ELWATAN-ALHABIB
samedi 31 octobre 2015
 
Bas les masques !




par Moncef Wafi
Et si les jeunes Palestiniens étaient en train tout simplement de bousculer tous les accords et projets secrets qui entourent la région avec comme centre névralgique le dos de leur peuple. Cette intifada au couteau, qui succède à une intifada blanche déclenchée avant la dernière agression contre Ghaza, a surpris tout le monde, les dirigeants palestiniens en premier qui ont été pris au dépourvu. Les martyrs palestiniens, en décidant de jouer au couteau ou aux voitures-béliers contre des tirs réels, ont discrédité leur « président » qui préfère, quant à lui, s'accrocher au statu quo et à son poste alors que ses jours sont comptés avec le retour de son ex-bras droit, le désormais Serbo-Monténégrin Mohamed Dahlan.

Ces jeunes, dans le sillage des mourabitounes, les gardiens d'Al Qods, sont devenus une inconnue dans l'équation qu'on pensait déjà réglée entre l'Arabie Saoudite et Israël pour stopper la révolution iranienne surtout après l'accord sur le nucléaire signé entre Washington et Téhéran. Selon Thierry Meyssan, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace, le contenu des négociations secrètes entre Tel-Aviv et Ryad comprend entre autres points la création d'une force arabe commune sous commandement militaire israélien et surtout la création d'un Kurdistan indépendant de manière à affaiblir l'Iran, la Turquie et l'Irak. Le plus grand perdant dans ce jeu de dupes est le peuple palestinien qui perdra son droit au retour contre une reconnaissance d'un Etat sous tutelle économique américano-saoudienne.

C'était sans compter sur le soulèvement palestinien qui a poussé Mahmoud Abbas à rencontrer la procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, sur fond d'escalade de violences avec Israël. Une première, depuis que l'Autorité palestinienne a rejoint la CPI en janvier, pour essayer de mettre fin aux exécutions sommaires des Palestiniens (64 morts) dans les Territoires palestiniens, à El Qods et en Israël. Pour rappel, M. Abbas avait brandi la menace de la CPI après l'agression d'un colon pyromane contre une famille palestinienne qui a fait quatre morts. Cette rencontre entre selon une voix palestinienne officielle dans le cadre de l'examen préliminaire en cours de la procureure sur la situation en Palestine qui a été ouvert, sur demande de l'Autorité, en janvier dernier pour déterminer si elle disposait d'assez d'éléments pour ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés commis depuis l'été 2014, lors de l'attaque sioniste sur Ghaza.

Une attaque qui a eu l'approbation des Saoudiens de l'avis même de Amos Gilad, homme-clé au ministère israélien de la Défense dans les relations avec l'Égypte de Moubarak et aujourd'hui directeur du département israélien des relations politico-militaires, qui avait déclaré à ce propos que la coopération sécuritaire avec l'Égypte et les États du Golfe est unique. Il n'est un secret pour personne que le Mossad et les responsables saoudiens du renseignement se réunissent régulièrement pour se concerter sur les dossiers concernant la région et principalement la guerre qu'ils mènent contre l'Iran, l'ennemi commun. 
 
vendredi 23 octobre 2015
 

« Hitler ne voulait pas exterminer les juifs » dixit Benjamin Netanyahu






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C’est extraordinaire de voir ce criminel mettre toute la barbarie de la seconde guerre mondiale sur le dos des musulmans ! Extraordinaire ! Dans quelques jours il mettra également la destruction du temple de Salomon sur le dos des musulmans qui n’existaient même pas à l’époque. C’est du négationnisme au carré puisqu’il nie la shoah hitlérienne sur laquelle toute la modernité est construite mais également la place de l’imam d’Al Quds dans toute cette affaire occidentalo-occidentale. Un peu comme la Morano qui attribue au général de Gaulle les propos sur les origines « judéo-chrétiennes » de la France alors qu’il n’était question dans les mots rapportés par Alain Peyrefitte que d’origines gréco-latines et de confession chrétienne ! Seulement, les conservateurs sionistes sont passés par là et ont lié leur sort aux chrétiens qui, du reste, ne le sont plus du tout, afin de se liguer ensemble contre l’islam !
Bref, leçon de chutzpah extraordinaire de la part d’un homme que l’histoire retiendra comme ayant été un grand criminel de guerre.

Lors d’un congrès sioniste mondial, le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu a blâmé le Mufti de Jérusalem pour l’extermination des Juifs par Hitler
Le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est fendu d’une déclaration surprenante mardi lors d’un discours devant le 37e congrès sioniste.
Le dirigeant israélien a sous-entendu que Hitler n’était pas le premier responsable de l’élimination des juifs d’Europe lors de la Seconde guerre mondiale en expliquant que c’était le Mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, qui aurait proposé de les exterminer…

« Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs à cette époque, il voulait expulser les Juifs. Et Haj Amin al-Husseini est allé voir Hitler et lui a dit : « Si vous les expulsez, il vont tous venir ici (en Palestine) ». « Alors que devrais-je faire d’eux ? », a demandé Hitler. « Brûlez-les », lui a-t-il répondu. »

« Distorsion dangereuse de l’histoire »
Les propos de Benjamin Netanyahu ont provoqué un tollé et déchaîné les réseaux sociaux qui réagissent en masse.


La réaction du leader de l’opposition israélienne, Yitzhak Herzog ne s’est pas faite attendre. Il qualifie la déclaration de Netanyahu de « distorsion dangereuse de l’histoire » et exige qu’il revienne sur sa déclaration.
En 2012, le Premier Ministre israélien avait déjà effectué une sortie similaire en décrivant le Mufti de Jérusalem, Husseini, comme l’un des « principaux architectes » de l’extermination. Une affirmation rejetée par les experts de la Shoah.
Le président palestinien Mahmoud Abbas n’a pas manqué de s’emparer de l’affaire.

« Le monde entier voit comment l’histoire est distordue et utilisée contre nous », a-t-il dit, les Israéliens utilisent « leur histoire, les actes criminels qui leur ont été infligés » pour « accuser Haj Amin al-Husseini au lieu d’Hitler ».
 
jeudi 22 octobre 2015
 
Netanyahu dans le délire du mensonge historique




par Kharroubi Habib
Le rappel que les Juifs ont été victimes d'une entreprise ayant eu pour but leur extermination massive est depuis la création de l'Etat d'Israël systématiquement martelé par ses dirigeants successifs et la propagande sioniste à chaque fois que les agissements de cet Etat heurtent les consciences dans l'opinion internationale et lui valent critiques et dénonciations. Benyamin Netanyahu dont la politique à l'égard des Palestiniens suscite une réprobation universelle et fait s'interroger ceux qui la manifestent sur la véritable nature de l'Etat qu'il dirige, n'a pas manqué lui aussi de dégainer l'arme de « dissuasion massive » qu'est le rappel de la « Shoah » ? Il l'a fait devant un parterre totalement acquis à l'utilisation de cette arme pour la défense de l'Etat d'Israël : celui du congrès international sioniste, donc le moins susceptible de contester les énormités qu'il a sorties en l'occurrence. Révisionniste sur l'histoire de la Shoah dans un sens légitimant pour la politique d'Israël à l'égard des Palestiniens et des Arabes en général, l'odieux dirigeant sioniste a proféré l'abominable « mensonge ayant consisté à attribuer la paternité de la « solution finale » que le régime nazi a entreprise pour exterminer les Juifs en Europe au chérif El Husseini le mufti de l'époque de la ville d'El Qods. Oui, vous lisez bien qu'il a osé cette ignominie par laquelle il tente d'instiller dans les consciences que c'est finalement un Arabe et Palestinien qui serait le véritable responsable de l'innommable crime qu'à été la « Shoah ». Chez Netanyahu et tous les sionistes qui font bloc avec lui, la haine de l'Arabe et du Palestinien est le moteur de leur comportement au point qu'ils s'en autorisent pour revisiter l'histoire de la Shoah à charge d'abord et avant tout contre eux. Parce qu'ils ont émis qui du doute qui des réserves sur la réalité du nombre de victimes juives du fait de la « solution finale » entreprise par les nazis, des historiens et autres intellectuels ont été mis au banc d'infamie et irrémédiablement brisés. Que l'on imagine ce qu'ils se seraient attirés si comme Benyamin Netanyahu il se seraient avisés de dédouaner Hitler d'être celui qui a pensé et conceptualisé la « solution finale » comme l'a fait publiquement le Premier ministre israélien en énonçant comme fait historique « avéré » que c'est El Husseini, le mufti d'El Qods, qui a soufflé l'idée au dictateur nazi et convaincu de la mettre en pratique. Des nazis et de Goebbels, leur ministre de la Propagande, Netanyahu a retenu que le mensonge est un instrument efficient de la désinformation et de l'instrumentalisation des consciences et que plus il est gros et invraisemblable, il fonctionne. Il a cette fois tout de même dépassé les bornes au point que même encore tétanisés par la peur de se mettre à dos les lobbies sionistes, les médias occidentaux ont tout de même refusé de le suivre dans sa divagation sur la paternité de la Shoah. Jusque-là, Netanyahu n'a été critiqué que sur sa politique à l'égard des Palestiniens. C'est maintenant son équilibre mental qui est en cause. N'est pas en effet sain d'esprit l'homme qui réécrit l'histoire de la Shoah pour assouvir sa haine du Palestinien et de l'Arabe. De là où il est, Hitler doit savourer d'avoir trouvé en le Premier ministre d'Israël le défenseur ayant cherché à l'exonérer de l'imprescriptible crime contre l'humanité qu'il a conçu et fait exécuter. Ce n'est pas un procès en révision de l'histoire dont Netanyahu est normalement passible mais de crime contre l'humanité pour avoir visé à transférer la responsabilité de la tragédie que fut la Shoah sur un Arabe palestinien en essayant de façon subliminale de l'étendre à l'ensemble du peuple palestinien, coupable de ne pas accepter sa dépossession par les prétendus gardiens de la mémoire de cette Shoah. 
 
mercredi 21 octobre 2015
 
Ban Ki-moon, Obama et Kerry se trompent sur la nature de la révolte des adolescents palestiniens






par Kharroubi Habib
Ban Ki-moon, le président américain Barack Obama ou son secrétaire d'Etat John Kerry ne se sont émus de la violence qui a explosé dans les territoires occupés palestiniens et en Israël même, que lorsque les victimes qui se décomptent ne sont plus uniquement des Palestiniens. Ils s'en inquiètent maintenant parce que l'enfer en ces lieux est devenu aussi une réalité pour l'occupant sioniste. Il ne faut donc pas s'y tromper : s'ils ont élevé leurs voix pour demander que cessent les violences qui embrasent les territoires occupés et Israël même, ce ne sont pas celles permanentes qu'exerce l'Etat sioniste sur la population palestinienne qui les ont fait réagir.

Ban Ki-moon, Obama et Kerry n'ont eu la révélation de la violence dans le conflit palestino-israélien que quand la jeunesse palestinienne a décidé de ne plus accepter passivement l'oppression et l'humiliation qui est le lot quotidien de son peuple sous l'occupation israélienne. Aux jeunes révoltés palestiniens qui bravant cet occupant en dépit de l'insignifiance des moyens de lutte à leur disposition sont parvenus à installer la peur dans ses rangs, ils déclarent faussement « comprendre » leur colère mais les appellent à l'exprimer « pacifiquement ». Ce qu'ils veulent obtenir d'eux en réalité est qu'ils cessent leur révolte. Car celle-ci est en train de rebattre les cartes dans le conflit palestino-israélien.

Les jeunes Palestiniens qui ont fait le choix d'affronter à main nue ou avec de dérisoires armes l'occupant oppresseur le font au constat de l'échec de la voie pacifique pour laquelle leurs aînés ont opté, dupés à la fois par les promesses de l'ennemi sioniste et des puissances occidentales leur ayant fait miroiter le mirage d'un Etat palestinien à créer qu'il leur sera possible de réaliser en s'y tenant. Ces jeunes Palestiniens qui harcèlent l'occupant au péril de leurs vies ne sont pas, comme les présente la propagande d'Israël et de ses inconditionnels, des candidats au suicide dont l'esprit et la conscience ont été captés et influencés par les prêches de la nébuleuse terroriste internationale. Ils se battent pour construire un nouveau rapport de force avec l'ennemi occupant.

De fait, leur révolte a déjà obtenu un résultat, celui d'avoir soulevé la chape de plomb qui a été apposée sur le conflit israélo-palestinien malgré l'aggravation des conditions du peuple palestinien opprimé mais au prétexte que la région et la communauté internationale seraient confrontées à des urgences autrement plus menaçantes pour la paix mondiale. Que les révoltés soient des adolescents n'est pas signifiant qu'ils sont inconscients et mus par des pulsions suicidaires. Leur révolte est parfaitement réfléchie et leurs actes assumés sans contrainte ni bourrage de crâne. D'ailleurs, ces jeunes révoltés qui ont semé la panique dans les rangs de l'occupant ne se revendiquent d'aucune faction palestinienne ni d'aucune organisation extra-palestinienne. Façon de prouver que l'ennemi sioniste a désormais face à lui le combattant sans merci, une jeunesse palestinienne qui ne s'arrêtera de le défier que quand il cessera son occupation et acceptera les revendications du peuple palestinien.

S'il est un référent en lequel ces jeunes se sont tournés quand ils ont décidé de déclencher leur révolte, c'est celui de la guerre de libération algérienne comme le prouvent les drapeaux algériens que certains d'entre eux brandissent et agitent en s'affrontant avec les soldats et policiers de l'Etat sioniste. Ban Ki-moon de même qu'Obama et Kerry se trompent s'ils pensent qu'en faisant d'évasives et fausses promesses quant à la solution du conflit palestino-israélien, ils obtiendront des jeunes Palestiniens qu'ils arrêtent leur révolte et la poursuite du statu quo mortifère pour les Palestiniens qui s'est établi dans ce conflit depuis la conclusion des accords d'Oslo. 
 
 
Permis de tuer







par Moncef Wafi
Le génocide continue en Palestine sous le regard bienveillant ou indifférent de l'opinion mondiale qui a érigé la sécurité d'Israël sur un piédestal inviolable, placé au-dessus de toutes les lois internationales. Le traitement médiatique de cette nouvelle escalade meurtrière des Israéliens ne déroge pas à la règle. Les Palestiniens sont abattus et les Israéliens périssent, selon la terminologie choisie par la presse occidentale. Le choix du verbe est fort, ciblé pour faire mal et symbole d'un traitement inégal loin de tout professionnalisme.

Ce samedi, quatre Palestiniens sont morts et un autre blessé, portant le nombre des martyrs d'Al Qods à 41 et des centaines de blessés, dont des enfants, à la porte de la puberté, depuis le début des violences, le 1er octobre. Sept Israéliens ont été abattus et des dizaines ont été blessés. Couteau contre arme automatique, l'équation est inégale et la légitime défense est vite supplantée par l'homicide volontaire. Netanyahu a donné un permis de tuer à chaque colon qui peut aligner un Palestinien dans sa ligne de mire et presser une détente létale. Un couteau dans la main du mort et l'alibi est fabriqué : légitime défense.

En absence de réaction des Arabes, de leur Ligue et de leurs leaders occupés à s'entretuer, la Palestine s'est tournée vers le Conseil de sécurité de l'ONU quémandant une protection internationale. La «licence to kill» de Netanyahu a précipité cette demande devenue «plus urgente que jamais auparavant», a plaidé le très peu écouté ambassadeur palestinien à l'ONU, Riyad Mansour. Les assassinats, les exécutions sommaires en pleine route, les lynchages de Palestiniens «sans défense» ont fait réagir la Palestine de Mahmoud Abbas plus que la guerre d'extermination contre Ghaza. Riyad Mansour a soulevé haut la volonté des Palestiniens à se battre pour leur indépendance avec Al Qods-Est comme capitale. Il a aussi réclamé une protection internationale pour le parvis de la mosquée d'Al Aqsa interdite aux musulmans et offertes, en tant que promesse électorale, aux extrémistes juifs.

La réponse du Conseil était sans surprise appelant à se réunir de nouveau la semaine prochaine alors que le permis de tuer fonctionne plus que jamais. Un texte en gestation, proposé par la France, privilégierait le calme et la retenue, ainsi qu'au maintien du statu quo sur les Lieux saints et soulignerait la nécessité de relancer un règlement politique. S'il n'y avait pas urgence et mort d'hommes, on se croirait, à la lecture de la feuille de route des Français, devant une dispute dans une cour d'école. Le malheur des Palestiniens est déjà dans leurs dirigeants plus prompts à condamner énergiquement leurs concitoyens que les criminels israéliens. Où en est donc la plainte pour crime contre l'humanité brandie après la mort de toute une famille brûlée par des colons extrémistes, M. Abbas ? 
 
dimanche 18 octobre 2015
 

Même Gandhi aurait compris la violence des Palestiniens





Même Gandhi aurait compris la violence des Palestiniens
À travers le brouillard d’autosatisfaction, de propagande médiatique, d’incitation, de diversion, de lavage de cerveau et de victimisation de ces derniers jours, cette simple question revient avec force : Qui a raison ?
Il ne reste plus d’arguments fondés dans l’arsenal israélien, du genre qu’une personne honnête pourrait accepter. Même le Mahatma Gandhi comprendrait les raisons de cette explosion de violence des Palestiniens. Même ceux qui rejettent la violence, qui pensent qu’elle est immorale et vaine, ne peuvent s’empêcher de comprendre comment elle resurgit périodiquement. La question est pourquoi elle n’explose pas plus souvent. De la question sur qui a commencé à la question sur qui est à blâmer, le doigt se pointe légitimement sur Israël, sur Israël seul. Ce n’est pas que les Palestiniens soient irréprochables, mais l’essentiel de la responsabilité repose sur les épaules d’Israël. Tant qu’Israël ne se défait pas de cette responsabilité, il n’a aucun fondement pour émettre ne serait-ce que l’amorce d’une exigence face aux Palestiniens. Quoi que ce soit d’autre est de la propagande mensongère.
En tant que vieille militante palestinienne, Hanan Ashraoui, a écrit récemment que les Palestiniens sont le seul peuple sur cette terre à qui on demande d’assurer la sécurité de l’occupant, tandis qu’Israël est le seul pays qui exige de ses victimes sa propre protection. Et comment pouvons nous répondre ?
Comme le président palestinien Mahmoud Abbas l’a demandé dans une interview à Haaretz : « Comment pensez-vous que la rue palestinienne va réagir après le meurtre par le feu de l’adolescent Mohammed Abou Khdeir, l’incendie volontaire de la maison des Dawabsheh, l’agression par des colons et les dégâts sur une propriété sous les yeux des soldats ? » Et qu’allons nous répondre ?
Aux 100 ans de dépossession et aux 50 ans d’oppression, nous pouvons ajouter ces quelques dernières années, marquées par l’intolérable arrogance israélienne qui nous explose une fois de plus au visage.
C’étaient les années où Israël pensait qu’il pouvait faire n’importe quoi et ne pas en payer le prix. Il pensait que le ministre de la Défense pouvait se vanter de connaître l’identité des assassins des Dawabsheh et ne pas les arrêter, et que les Palestiniens se contraindraient. Il pensait que, presque toutes les semaines, un petit garçon ou un adolescent pouvait être tué par les soldats, et que les Palestiniens ne bougeraient pas. Il pensait que les chefs militaires et politiques pouvaient soutenir les crimes et que personne ne serait inquiété. Il pensait que les maisons pouvaient être démolies et les troupeaux chassés, et que les Palestiniens accepteraient tout ceci humblement. Il pensait que les colons assassins pouvaient endommager, brûler et agir comme si ce qui appartenait aux Palestiniens leur appartenait, et que les Palestiniens courberaient la tête.
Il pensait que les soldats israéliens pouvaient entrer par effraction toutes les nuits dans les maisons palestiniennes et terroriser, humilier et arrêter les gens. Qu’on pouvait en arrêter des centaines sans jugement. Que le service de sécurité du Shin Bet pouvait se mettre à torturer des suspects avec des méthodes transmises par Satan.
Il pensait que les grévistes de la faim et les prisonniers libérés pouvaient être arrêtés de nouveau, souvent sans raisons. Qu’Israël pouvait détruire Gaza tous les deux ou trois ans et que Gaza se rendrait et que la Cisjordanie resterait tranquille. Que l’opinion publique israélienne applaudirait à tout cela, avec au mieux des acclamations et au pire l’exigence de plus de sang palestinien, avec une soif difficile à comprendre. Et que les Palestiniens pardonneraient.
Ceci pourrait durer encore des années. Pourquoi ? Parce qu’Israël est plus fort que jamais et que l’Occident est indifférent et lui laisse le champ libre plus que jamais.
Pendant ce temps, les Palestiniens sont faibles, divisés, isolés et saignent comme jamais depuis la Nakba.
Ainsi, cela peut continuer parce qu’Israël le peut – et que le peuple le veut. Personne n’essaiera de l’arrêter, sauf l’opinion publique internationale, qu’Israël rejette comme ayant la haine des Juifs.
Et nous n’avons pas dit un mot de l’occupation elle-même et de l’incapacité à y mettre fin. Nous sommes fatigués. Nous n’avons pas dit un mot de l’injustice de 1948, qui aurait dû s’arrêter alors et ne pas se poursuivre avec encore plus de force en 1967 et continuer sans aucune fin en perspective. Nous n’avons pas parlé des lois internationales, de la justice naturelle et de la morale humaine qui ne peuvent accepter rien de tout cela en aucune façon.
Voilà la toile de fond qui fait que des jeunes gens tuent des colons, jettent des bombes incendiaires sur des soldats et balancent des blocs de pierre sur des Israéliens. Il vous faut beaucoup d’étroitesse d’esprit, d’ignorance, de nationalisme et d’arrogance – ou tout ce qui est dit plus haut – pour ne pas le voir.
20151017-Gideon-LevyGideon Levy
Traduction : J. Ch. pour  Agence Média Palestine
Source: http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.679268?date=1445030525480
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=16231
 
vendredi 16 octobre 2015
 
Israël ressemble plus à une entreprise criminelle géante qu’à un Etat


Selon un récent sondage réalisé par le groupe de réflexion palestinien « Policy and Survey Research », la majorité des Palestiniens en Cisjordanie soutiennent un retour à la lutte armée contre l’occupation israélienne. Compte tenu de leur sort, personne ne devrait en être surpris.


Il existe dans notre monde quelque chose qui est la justice naturelle, et quand un peuple opprimé doit se battre pour ses droits contre un oppresseur, la justice naturelle nous dit qu’il a le droit de le faire par tous les moyens nécessaires.

Telle est la situation dans laquelle le peuple palestinien se trouve aujourd’hui : les 1,8 million de Palestiniens enfermés dans la plus grande prison de la planète, autrement connue comme la bande de Gaza, et les 3 millions vivant sous occupation militaire en Cisjordanie.

Leur souffrance est un acte d’accusation pour une communauté internationale qui, plutôt que d’intervenir pour mettre fin à l’injustice qui s’affiche devant eux sur une base quotidienne, a plutôt contribué à la faciliter.

Ce qui ne peut être réfuté est qu’il n’y a aucune base légale ou morale pour une occupation, depuis des décennies, de la terre palestinienne par l’Etat d’Israël. Aucune... Au contraire, l’occupation et le traitement des Palestiniens par Israël réfute l’idée que le droit international est appliqué de manière égale, sans crainte ni favoritisme.

Pour quelques Etats à part, le droit international est un choix éventuel quand il va dans le sens de leurs intérêts, mais ignoré lorsqu’il est question de défendre les faibles et les vulnérables et mis en avant pour défendre l’indéfendable.

Près de 100 barrages militaires sont tenus par des soldats israéliens ou des gardes de sécurité armés dans toute la Cisjordanie, ce qui perturbe la vie commerciale et la vie au jour le jour de ses habitants. De longues files de gens qui essaient de passer à travers sont fréquentes, comme les abus par les soldats et les gardes de sécurité concernés à l’encontre de ceux qui tentent de les franchir.

De nombreux rapports attestent que des hommes et des femmes âgés sont soumis à des fouilles à nu. Des femmes enceintes sont obligées d’aller accoucher sur le côté de la route parce que leur accès à l’hôpital est entravé, et des personnes se voient refuser le droit de passer pour les plus fragiles des raisons.

L’expansion des colonies, toutes illégales et exclusivement juives, sur la terre palestinienne jamais ne cesse, ce qui, avec le vol des ressources palestiniennes, laisse peu de doute sur le fait qu’Israël ressemble plus à une entreprise criminelle géante qu’à un Etat.

Un rapport de B’tselem (Centre d’information israélien pour les droits de l’homme dans les territoires occupés) ne nous laisse aucun doute sur l’ampleur du problème : « L’existence des colonies entraîne des violations de la plupart des droits humains des Palestiniens, y compris le droit à la propriété, l’égalité, un niveau de vie suffisant et la liberté de mouvement. En outre, les changements radicaux imposés par Israël sur la carte de la Cisjordanie excluent toute possibilité réelle d’établir un Etat palestinien indépendant et viable dans le cadre de l’application du droit à l’autodétermination ».

Il y a aussi la question des prisonniers palestiniens à considérer. Selon le groupe de soutien aux prisonniers palestiniens, Addameer, en août 2015 on dénombrait 5520 prisonniers politiques palestiniens détenus dans des prisons israéliennes. Parmi ceux-ci, 153 étaient des enfants, tandis que 350 étaient détenus dans ce qui est connu comme la détention administrative, qui en réalité signifie un emprisonnement à durée indéfinie en dehors de tout cadre légal.

Aggravant encore l’injustice subie par les Palestiniens, les efforts démesurés du gouvernement israélien et de ses partisans pour réclamer le manteau de la victime au milieu de ce brutal statu quo. Pour ces oppresseurs, ce serait leur existence qui serait menacée, leurs droits qui seraient bafoués, et de telles mesures, nécessaires pour répondre à cette menace et protéger leurs droits, seraient totalement justifiables.

Toutefois, le droit d’Israël à exister n’est pas la question, bien qu’il soit toujours mis en avant pour justifier sa politique de refus du droit de la Palestine à exister. La question est de savoir si Israël a le droit d’exister sur la base de la négation d’un autre peuple.

La montagne de mensonges, de dissimulation et d’obscurantisme déployée dans le cadre de cette question est non seulement un obstacle à la justice pour le peuple palestinien, mais un obstacle à la stabilité, la sécurité et au progrès en Israël même. Nelson Mandela n’a jamais été plus convaincant que quand il a dit : « Seuls les hommes libres peuvent négocier. Un prisonnier ne peut conclure d’accords. »

Le monde ne peut attendre du peuple palestinien qu’il accepte l’humiliation quotidienne et attende tranquillement la disparition de l’occupation. Si la paix est l’objectif, alors il faut donner aux Palestiniens le droit d’avoir recours à la justice, par des moyens pacifiques et juridiques. Leur refuser ce recours, c’est les priver de leur humanité et les pousser à la violence.

La poursuite du statu quo n’est pas une option, surtout quand cela implique la réalité au jour le jour des postes de contrôle mentionnés ci-dessus dans toute la Cisjordanie. Cet état de fait rend la libre circulation impossible, comme le développement économique, la croissance et la stabilité.

D’innombrables initiatives de paix au cours des années ont été tentées et ont échoué face à un veto des gouvernements israéliens, enfermés dans leur refus et leur intransigeance. Pourtant, la solution à cette crise a toujours été simple : c’est l’application du droit international sous peine de sanctions économiques.

L’absence de justice pour les Palestiniens est un exemple douloureux des doubles standards qui passent pour du droit international aux yeux de Washington et de ses alliés. C’est la raison pour laquelle, si et quand une troisième intifada va finir par exploser, la responsabilité n’en incombera pas à ceux qui se soulèvent, mais à ceux qui ne leur ont pas laissé d’autre choix.

Par John Wight
Sources : Russia Today ; Traduction : Info-Palestine.eu
 
mardi 13 octobre 2015
 

Il y a eu un tournant décisif dans l'équilibre des forces





Paul Craig Roberts
Dimanche 11 Octobre 2015


Il y a eu un tournant décisif dans l'équilibre des forces

 
Le monde commence à se rendre compte qu'un changement radical dans les affaires mondiales est survenu le 28 septembre, lorsque le Président russe Poutine a dit dans son allocution à l'ONU que la Russie ne peut plus tolérer le vicieux chaos stupide de Washington, et l'échec des politiques qui ont déchaîné le chaos qui déferle au Moyen-Orient et maintenant en Europe. Deux jours plus tard, la Russie a pris la direction de la situation militaire en Syrie et a commencé à détruire les forces de l’État islamique. 
 
    Parmi les conseillers d'Obama, il y en a peut-être quelques-uns qui ne sont pas imbus d'orgueil et sont capables de comprendre ce changement radical. Spoutnik News rapporte que certains conseillers en sécurité de haut niveau d’Obama lui ont conseillé de retirer les forces militaires de Syrie et de renoncer à son projet visant à de détrôner Assad. Ils lui ont conseillé de coopérer avec la Russie afin de stopper le flot de réfugiés qui submerge les vassaux de Washington en Europe. L'invasion de populations indésirables sensibilise les Européens à ce qui leur en coûte d’endurer la politique étrangère US. Les conseillers ont dit à Obama que l'idiotie de la politique des néoconservateurs menace l'empire de Washington en Europe. 
 
    Plusieurs commentateurs, Mike Whitney et Stephen Lendman par exemple, ont à juste titre conclu qu'il n'y a rien que Washington puisse faire concernant les actions russes contre l'État islamique. Le projet néoconservateur, une zone d’exclusion aérienne imposée par l’ONU au-dessus de la Syrie pour chasser les Russes, est une chimère. Aucune résolution ne sortira de l'ONU. En effet, de facto, les Russes ont déjà créé une zone d’exclusion aérienne. 
 
    Sans menaces verbales ni injures, Poutine a nettement modifié l'équilibre des forces, et le monde le sait. 
 
    La réponse de Washington consiste à des injures, fanfaronnades et d’autres mensonges, dont certains sont relayés par certains vassaux de plus en plus douteux [la Fabiusie, NdT] de Washington. Le seul effet est de démontrer l'impuissance de Washington. 
 
    Si Obama a conservé un peu de raison, il écartera de son gouvernement les faibles d’esprit néoconservateurs [pléonasme, NdT] qui ont fait partir en fumée le pouvoir de Washington, et il se concentrera à la place sur son raccrochage à l'Europe en se joignant à la Russie pour anéantir, au lieu de parrainer, le terrorisme au Moyen-Orient qui submerge l'Europe de réfugiés. 
 
    Si Obama ne peut pas reconnaître ses erreurs, les USA perdront ce qui leur reste crédibilité et prestige partout dans le monde. 
 

En savoir plus sur http://www.alterinfo.net/Il-y-a-eu-un-tournant-decisif-dans-l-equilibre-des-forces_a117904.html#QZCRmFaPmC6TXKyk.99
 
 

Spiegel: la Russie a mis fin à

l’hégémonie mondiale des USA







Spiegel: la Russie a mis fin à l’hégémonie mondiale des USA
L’ancien ordre du monde, où les Etats-Unis jouaient un rôle dominant, a désormais touché à sa fin.
Les derniers événements survenus dans l’arène politique internationale, ont marqué un tournant majeur et également le début d’une nouvelle ère où les rapports de force ont définitivement changé, a écrit le magazine allemand Der Spiegel.
L’époque de la domination occidentale n’est aujourd’hui que du passé et l’Amérique n’a plus d’incidence déterminante sur l’ordre mondial, a souligné l’édition. Pendant plusieurs mois, l’Occident n’a eu de cesse de répéter que la Russie se trouvait isolée du monde entier. Pourtant, la politique internationale ne tourne plus en rond autour de l’Europe, et Washington, lui aussi, a considérablement perdu en pouvoir.
De plus en plus de pays tendent actuellement à considérer la Russie comme un allié important, estime Der Spiegel.
Ainsi, Vladimir Poutine, président russe, a assisté, avec son homologue chinois Xi Jinping, à deux défilés militaires – à Moscou et à Pékin.
Le premier ministre indien Narenda Modi a également posté un tweet à l’occasion du 63e anniversaire du numéro un russe où l’on peut lire: « Je prie Dieu qu’il vous apporte santé, oie et longue vie ».
Le ministre de la Défense de l’Arabie Saoudite, allié dévoué des Etats-Unis, s’est rendu à deux reprises ces derniers temps à Moscou afin de conclure des accords, a indiqué le média allemand.
Quoi qu’il en soit, les structures anciennes de la sécurité mondiale sont désormais hors usage, ce qui peut expliquer la guerre en Ukraine et la crise syrienne. Cependant, il serait plus raisonnable de ne pas chercher de coupables, mais de regarder vers l’avenir.
Selon Der Spiegel, l’Europe a besoin de nouveaux accords portant sur la sécurité et sur la coopération ainsi qu’un nouvel accord d’Helsinki.

http://fr.sputniknews.com/international/20151012/1018764273/russie-usa-allemagne-monde.html#ixzz3oQWdcncf
 
lundi 12 octobre 2015
 

Etats-Unis: Aujourd’hui, 102,6 millions d’Américains en âge de travailler sont sans emploi !










Etats-Unis: Aujourd’hui, 102,6 millions d’Américains en âge de travailler sont sans emploi !
Le gouvernement fédéral américain utilise très soigneusement les chiffres manipulées pour couvrir la terrible crise économique qui se passe dans son pays.
Pour le mois de Septembre, le gouvernement fédéral nous a dit que 142.000 emplois ont été créés. Si cela était effectivement vrai, ce serait à peine suffisant pour contrer l’effet de l’augmentation régulière de la population. Malheureusement, la vérité est que les chiffres réels étaient en fait bien pire que cela.
Les chiffres non ajustés montrent que l’économie américaine a en fait perdu 248.000 emplois en Septembre et le gouvernement a ajouté plus d’un million d’Américains dans la catégorie “en dehors de la population active”.
chiffres bruts: 94 718 millions au 01-09-2015 – 93 706 millions au 01-08-2015 = 1 012 million d’américains qui se retrouvent en dehors de la population active sur un seul mois.
Lorsque j’ai vu ce chiffre pour la première fois, j’ai vraiment cru qu’il était inexact. Mais vous pouvez le vérifier par vous même sur le site de la Réserve Fédérale américaine ( FED) cliquez ici pour obtenir les chiffres bruts classés mois après mois
Selon l’administration Obama, il y a actuellement 7 915 millions d’Américains qui sont “officiellement au chômage” et 94 610 millions d’Américains en âge de travailler qui sont “en dehors de la population active”(sans emploi). Cela nous donne le total énorme de 102 525 millions d’Américains en âge de travailler et qui sont sans emploi actuellement.
Vous pouvez aussi vérifier ces ” chiffres officiels ” soit sur le site du département du travail américain (BLS) ou dans le tableau ci-dessous qui n’est rien d’autre qu’un C/C du tableau édité par le BLS ( Bureau of Labor statistics)BLS-sept-2015
Tout ceci n’a rien d’une reprise économique – C’est plutôt une crise économique d’une ampleur incroyable.
A ce sujet, mon ami Mac Slavo m’avait souligné quelque-chose l’autre jour. Je vous encourage à lire son analyse ici. Si nous avions mesuré le chômage de la même manière que nous le faisions il y a des décennies, nous serions tous en train de comparer l’économie d’Obama à celle de la Grande Dépression des années 1930.
Au lieu de cela, nous laissons le gouvernement fédéral nous sortir ce taux de chômage complètement frauduleux “de 5,1 %” et malheureusement la plupart d’entre nous croient les médias dominants quand ils nous disent que tout va bien.
Eh bien non, tout ne va pas très bien. À ce stade, le taux de participation à la population active est le plus bas depuis 1977. Et le taux de participation à la population active pour les hommes est à son plus bas niveau jamais enregistré. La façon dont le gouvernement fédéral a été en mesure d’obtenir cette forte baisse du taux de chômage officiel repose sur le fait de prétendre que des centaines de milliers d’Américains qui étaient au chômage sur une longue période “quittent le marché du travail» chaque mois.
Le graphique posté ci-dessous montre comment le taux de participation à la population active s’est détérioré depuis l’année 2000. Et en particulier, la baisse a été très frappante depuis l’installation du Président Obama à la Maison Blanche le 04 novembre 2008 . Est-ce que cela ressemble à une ” économie saine” selon vous ? …

Pour moi, le ratio emploi-population civile est une mesure beaucoup plus précise de la situation de l’emploi aux Etats-Unis que l’est le taux de chômage officiel. Juste avant la dernière récession, environ 63 % de tous les Américains en âge de travailler avaient un emploi. Au cours de cette récession, ce chiffre est passé sous 59 % et il y est resté pendant plusieurs années. Tout récemment, il a glissé au-dessus de 59 %, mais comme vous pouvez le voir ci-dessous, il est en train de chuter à nouveau…
La raison pour laquelle ce taux est en baisse est liée au fait que beaucoup d’Américains perdent leurs emplois ces derniers temps.
En réalité, nous assistons à des licenciements dans de grandes entreprises à un niveau que nous avons pas vu depuis 2009
jobless-queue-line-300x188Le rapport sur l’emploi américain d’aujourd’hui a été décrit comme «très mauvais», et ce dernier n’est pas le fait du hasard puisqu’il découle des licenciements dans l’énergie, dans les nouvelles technologies, dans la vente au détail, et dans d’autres secteurs qui ont récemment sérieusement nui au scénario optimiste.
“Le troisième trimestre a pris fin avec une forte augmentation des suppressions d’emplois,” voilà comment Challenger Gray, qui suit ces événements, a intitulé son rapport hier. En Septembre, les grandes entreprises américaines avaient annoncé 58 877 licenciements. Au troisième trimestre, ils ont annoncé 205 759 licenciements, le pire trimestre depuis les 240 233 licenciements au troisième trimestre de l’année 2009!
Depuis le début de l’année, nous sommes à près d’un demi-million d’annonces de suppressions d’emplois (493 431 pour être précis), en hausse de 36% par rapport à la même période de l’année dernière.
Certaines des entreprises qui ont annoncé récemment des licenciements sont Wal-Mart, RadioShack, Delta, Sprint, ConAgra, Caterpillar, Bank of America, Halliburton, Qualcomm, Microsoft et Hewlett-Packard.
Si vous avez besoin de trouver un emploi ou que vous envisagez de changer d’emploi dans un avenir proche, et bien, il n’y a plus de temps à perdre. les emplois vont devenir beaucoup, beaucoup plus difficiles à trouver dans les mois à venir, et chaque jour perdu rendra plus difficile la recherche.
À l’heure actuelle, il y a plus de 100 millions d’Américains qui obtiennent une sorte d’aide du gouvernement fédéral chaque mois. La dépendance au gouvernement est à un niveau que nous avons jamais vu auparavant dans l’histoire des États-Unis, et la situation va s’aggraver considérablement.
Si nous arrivons au point où le gouvernement est réticent voire incapable de prendre soin de tous ces gens, nous allons avoir un immense problème social sur les bras. Plus d’un tiers des personnes vivant aux Etats-Unis ne peuvent pas prendre soin d’eux et chaque jour de plus en plus d’Américains sortent de la classe moyenne. Lorsque l’état Providence commence à s’effondrer, le chaos qui en découlera sera bien pire que ce que la plupart des gens oseraient imaginer.
Alors qu’en pensez-vous ? Est-ce que les pertes d’emplois et les licenciements commencent à se produire dans votre pays ?
N’hésitez pas à donner votre avis.
Source: theeconomiccollapseblog
http://www.businessbourse.com/2015/10/11/etats-unis-aujourdhui-1026-millions-damericains-en-age-de-travailler-sont-sans-emploi/
 
jeudi 8 octobre 2015
 
Qui pousse à l'escalade, en Palestine ?





par Kharroubi Habib
Qui pousse à l'escalade des violences en Palestine occupée ? Le Président Mahmoud Abbas qui, face à la montée des tensions, entre Israéliens et Palestiniens, a solennellement, réaffirmé que l'Autorité qu'il préside s'en tient à vouloir une solution politique, par la voie pacifique du conflit palestino-israélien et d'aucune autre façon, ou le Premier ministre de l'Etat sioniste qui assume les provocations et la répression brutale, qu'exerce sur la population palestinienne, l'armée d'occupation ? Tout le monde sait qu'il n'est pas de l'intérêt de l'Autorité palestinienne qu'il se produise une escalade des violences car cela mènerait à une situation, dans les territoires occupés, sur laquelle elle perdrait tout contrôle et que les alliés d'Israël exploiteront, contre elle, dans leur contre-offensive diplomatique, visant à stopper les avancées enregistrées, ces derniers temps, au plan international, par la cause palestinienne.

Mais que c'est celui du gouvernement israélien qui en prend prétexte pour persister dans le refus d'une reprise du processus de négociations, pour la paix aux conditions mises par la Communauté internationale.

Depuis qu'il se produit des heurts et des actes de violence, à Jérusalem et en Cisjordanie, suite aux provocations et aux profanations que la soldatesque et la police sionistes entreprennent, sur ordre, dans l'Esplanade des mosquée, les autorités israéliennes qualifient le mouvement de colère et de protestation de la population palestinienne, d'être d'essence terroriste. Qu'elles combattront comme telle. Et ces autorités sionistes que l'on présente comme étant respectueuses des droits de l'Homme et sans haine pour les Palestiniens, ont décrété, pour cela, des mesures qui visent à terroriser ces derniers.

Le cabinet de Benyamin Netanyahu dont la composante fascisante n'échappe à personne a, en effet, donné l'ordre à sa soldatesque de tirer à balles réelles contre la population civile et de lui infliger des punitions collectives. L'on voit bien dans le comportement qui sont ceux de Mahmoud Abbas et de Benyamin Netanyahu, sur la situation qui prévaut dans les territoires occupés, que c'est bien ce dernier qui cherche à la rendre explosive et sans issue, qu'une confrontation qu'il sait, Israël, en mesure de remporter, grâce à sa suprématie militaire. Autant Mahmoud Abbas démontre qu'il se refuse à faire le jeu des extrémistes, dans le camp palestinien, qui poussent à user de la violence en tant qu'arme de résistance contre l'occupant et oppresseur israélien, autant le Premier ministre de l'Etat sioniste a succombé, par conviction, à la pression des siens qui rêvent d'en finir, par le fer et par le sang, avec la question palestinienne.

Mais le président palestinien ne peut, indéfiniment, faire preuve de modération que ses interlocuteurs étrangers lui demandent d'observer mais sans rien faire, de leur côté, pour contraindre Israël à changer sa politique, à l'égard des Palestiniens. Il ne peut, surtout pas, se contenter de déplorer et de condamner le massacre que subit son peuple. Le moment est venu, pour lui, de faire le geste fort qui mettra la Communauté internationale, devant ses responsabilités, à l'égard du peuple palestinien dont la première est qu'elle lui prodigue sa protection, sous une forme ou une autre, contre le barbare occupant sioniste.
 
 
mercredi 7 octobre 2015
 
En finir avec la fiction de l'engagement américain contre le terrorisme international




par Kharroubi Habib
Pour faire aboutir le plan du Grand Moyen-Orient (GMO) dont les néoconservateurs américains ont été les concepteurs et dont ils ont amorcé la réalisation sous la présidence de George W. Bush, les Etats-Unis ont mis en œuvre une stratégie du chaos destinée à désagréger les entités étatiques existantes dans la région concernée par ce plan et obstacles à la concrétisation de la reconfiguration à laquelle ils veulent soumettre celle-ci qui prendra la forme d'un dépeçage permettant la création d'une multitude de mini-entités ayant pour socle l'homogénéité ethnique ou religieuse de leurs populations.

Si George W. Bush a pensé atteindre cet objectif par l'engagement de la puissance militaire de l'Amérique, Barack Obama qui a pris sa relève et vise au même but a lui opté pour déchaîner des forces qui sous l'apparence de combattre la politique américaine dans la région ont plongé plus sûrement celle-ci dans le chaos désiré par les Etats-Unis qui leur permettra de justifier le dépeçage régional, but ultime du plan du GMO. L'émergence de l'organisation terroriste Daech et sa fulgurante montée en puissance ne peuvent pas ne pas avoir été en lien avec cette tactique américaine consistant à faire faire par d'autres que l'armée des Etats-Unis la situation chaotique d'où émergerait le Grand Moyen-Orient dessiné par les néoconservateurs.

Qui peut penser que les Etats-Unis n'ont pas la capacité qui leur aurait permis d'éradiquer l'organisation terroriste Daech dès sa naissance s'ils considéraient qu'elle représentait une menace pour leurs intérêts et buts dans la région comme ils le prétendent depuis qu'elle a lancé ses offensives qui lui ont permis de prendre le contrôle de vastes portions des territoires irakien et syrien. La réalité est qu'ils ne veulent pas de la disparition de cette organisation qui accentue et élargit le chaos régional. Ils s'en tiennent uniquement à réduire son degré offensif par les frappes aériennes qu'ils mènent ici ou là contre ses positions à partir desquelles elle pourrait relancer sa marche en avant pour une conquête totale des territoires irakien et syrien.

Cette « gestion » du péril Daech à la sauce américaine est décriée par tous ceux qui voient dans cette organisation une vraie et réelle menace pour la paix de la région et du monde et constatent que les Etats-Unis mènent contre elle une « guerre » qui n'en est pas une. En s'impliquant dans la lutte contre Daech, la Russie a mis à nu les calculs et arrière-pensées qui sous-tendent l'action des Etats-Unis contre cette organisation. Des frappes aériennes russes ont permis en effet ce que celles de la coalition pilotée par les Etats-Unis ne sont pas parvenues à réaliser : semer le désarroi et la débandade dans ses rangs. Cela parce que tout simplement l'intervention russe n'est pas conditionnée par la considération qu'ont les Américains qu'il faut garder à cette barbare organisation une quelconque capacité à poursuivre son œuvre de nuisance menant au chaos dans la région.

En rebattant ainsi les cartes au plan de la guerre contre le terrorisme, le Kremlin a contraint la Maison Blanche à étaler le cynisme du prétendu engagement américain dans celle-ci. L'on comprend que les Américains n'apprécient pas d'être ainsi démasqués et leurs intentions dévoilées et qu'ils ont tiré la grosse artillerie propagandiste pour tenter de semer le doute sur les buts de l'intervention russe en Syrie. Partie perdue pour eux dans l'opinion internationale qui n'est plus dupe des méandres machiavéliques qu'emprunte la politique américaine au Moyen-Orient et dans les autres situations de crise internationale. 
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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