ELWATAN-ALHABIB
samedi 30 juin 2018
 

USA, le plus grand criminel de toute l’histoire de l’Humanité !











Ce pays démoniaque n’a cessé depuis deux siècles de faire la guerre ; il est tout le temps en conflit militaire quelque part sur le globe terrestre, toutes les 12 minutes une bombe de l’armée yankee tombe à terre sur la tête d’un malheureux ! Ils se demandent pourtant pourquoi personne ne les aime, pourquoi le terrorisme existe ! Les dirigeants voyous de ce pays piétinent chaque jour les accords internationaux qu’ils ont eux-mêmes signés, en commettant systématiquement un parjure. Il s’ingère encore et encore dans les affaires internes des pays et le résultat concret de cette ingérence se compte en millions de morts.
Ce constat ayant été fait par le sénateur américain Ron Paul, constat factuel qui ne supporte aucune contradiction, on se demande alors à juste titre, comment se fait-il que les médias arrivent à faire croire que le seul problème à combattre sur terre, c’est l’islam ! C’est juste magique, de la pure sorcellerie.

 
vendredi 29 juin 2018
 

États-Unis : la Cour suprême valide un décret « antimusulman » 




















 28/06/2018

États-Unis : la Cour suprême valide un décret « antimusulman »














La Cour suprême des États-Unis a validé, mardi 26 juin, un décret du président américain Donald Trump, datant de septembre 2017, qui vise à interdire l’entrée aux États-Unis des ressortissants de 6 pays (le Yémen, la Syrie, la Libye, l’Iran, la Somalie et la Corée du Nord) au nom de la sécurité nationale. 

Un décret antimusulman… 

Sur les 9 juges de la Cour suprême américaine, 4 juges progressistes ont rejeté le décret alors que 5 autres juges conservateurs l’ont validé. 

Dans un avis s’opposant au décret, rédigé par la juge Sonia Sotomayor, et auquel se sont associé les 3 autres juges progressistes, il est dit qu’un « observateur raisonnable conclurait que le décret était motivé par un préjugé antimusulman ». 

Le président de la Cour suprême, John Roberts, à l’instar des autres juges conservateurs, a quant à lui estimé que « l’État a mis en avant une justification suffisante en termes de sécurité nationale » et que le président américain, qui a mis en exergue le risque que présentaient les « terroristes étrangers » pour les États-Unis, avait seulement fait usage de ses prérogatives en matière d’immigration. 

Le décret avait été fortement décrié par une partie de l’opinion publique, des médias et de la classe politique aux États-Unis comme étant islamophobe, en raison du fait que la majorité des pays visés soient à majorité musulmane. Afin de parer à cette critique, Donald Trump et son administration y ajouté la Corée du nord… 

Ce décret correspond à une promesse de campagne, mainte fois réitérée par Donald Trump, d’interdire l’accès au territoire américain aux personnes de confession musulmane. 

D’ailleurs dès son entrée en fonction comme président en 2016, Donald Trump avait signé un décret similaire qui avait été bloqué par plusieurs juges et tribunaux fédéraux américains, jugeant cette mesure inconstitutionnelle. 

La seconde mouture de ce décret avait également connu le même sort avant que la troisième ne soit validée par la Cour suprême des États-Unis. 

Au-delà de son caractère manifestement antimusulman, ce décret constitue une violation flagrante des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, notamment ceux des réfugiés. 
… contraire aux droits de l’Homme 

Le décret de Donald Trump est en violation flagrante des dispositions de plusieurs instruments internationaux des droits de l’Homme, comme la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CEDR) et la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUCH), pour ne citer que celles-ci. 

Concernant la CEDR, celle-ci dispose dans l’alinéa 1 de son article premier : « (…) l’expression «discrimination raciale» vise toute distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur la race, la couleur, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique, qui a pour but ou pour effet de détruire ou de compromettre la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice, dans des conditions d’égalité, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social et culturel ou dans tout autre domaine de la vie publique. » 

Premièrement, le simple fait que ce décret vise des personnes en raison de leur origine nationale, est en soi, une discrimination au sens de cette Convention. 

Deuxièmement, parmi les 150 millions de ressortissants des 6 pays visés par ce décret, il pourrait bien y avoir des hommes ou des femmes d’affaires, des touristes, des artistes, des sportifs, des étudiants ou autres qui ne puissent plus se rendre aux États-Unis pour les besoins de leurs activités professionnelles, artistiques ou de leurs études, du seul fait de leur nationalité. 

Cela constitue une atteinte flagrante à l’exercice de leurs droits fondamentaux dans les domaines politique, économique, social et culturel, comme visés par la CEDR. 

Ensuite, l’alinéa 1.a de l’article 2 de la CEDR dispose que « chaque État partie s’engage à ne se livrer à aucun acte ou pratique de discrimination raciale contre des personnes, groupes de personnes ou institutions et à faire en sorte que toutes les autorités publiques et institutions publiques, nationales et locales, se conforment à cette obligation. » 

Aussi bien la présidence des États-Unis en émettant un tel décret, que la Cour suprême américaine en le validant, rendant légal et légitimant une pratique discriminatoire fondée sur l’origine nationale. 

Le décret anti-immigration du président américain viole aussi la source même de tout le corpus du droit international des droits de l’Homme, à savoir la Déclaration universelle des droits de l’Homme qui dispose dans l’alinéa 1 de son article 13 que : « Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État ». 
…et attentatoire aux droits des réfugiés 

Mais ce qui est peut-être encore plus grave dans ce décret, est le fait qu’il viole les droits d’une catégorie autrement plus vulnérable, celle des réfugiés. 

L’alinéa 1 de l’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme dispose que « devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays. » 

Le fait que les États-Unis interdisent l’entrée aux ressortissants de pays (le Yémen, la Syrie, la Libye, l’Iran, la Somalie et la Corée du Nord) où des violations des droits de l’Homme sont régulièrement commises, soit en raison de la nature des régimes en place ou du fait qu’ils soient en proie à des conflits, pose de graves problèmes quant au droit à l’asile. 

En faisant cela, les Etats-Unis interdisent à toute personne ayant subi des persécutions dans leurs pays d’origine, au sens de la Convention relative au statut de réfugié (CSR), de faire une demande d’asile aux États-Unis, ce qui est une violation d’un droit de l’Homme universel et fondamental. 

https://www.tsa-algerie.com/etats-unis-la-cour-supreme-valide-un-decret-antimusulman/
 
 

L’EUROPE DÉLOCALISE SES CAMPS DE CONCENTRATION










Salima Mellah, Algeria-Watch, 29 juin 2018
Les projets européens d’installation de camps fermés pour les migrants en Afrique du Nord et en Europe
L’agence Association Press (AP) a publié le 25 juin 2018 un reportage sur les reconduites de migrants par les autorités algériennes vers le Niger. Les bus qui les transportent les abandonneraient à leur sort en plein désert. Ils seraient ainsi obligés de continuer à pied jusqu’à Assamaka, première localité du Niger, située à environ 20km de la frontière. Parfois des forces de l’ordre les contraindraient à avancer sous la menace de leurs armes. Selon l’agence, près 13000 personnes auraient ainsi été refoulées les 14 derniers mois, parmi lesquelles des femmes enceintes qui auraient perdu leur bébé en route. Le nombre de morts est inconnu.
Ces expulsions musclées font suite aux rafles organisées dans plusieurs villes où se concentrent les migrants en quête de travail et d’aides institutionnelles, communautaires ou citoyennes. Beaucoup d’entre eux cherchent à passer en Europe, tandis que d’autres n’envisagent qu’un séjour plus ou moins prolongé en Algérie où ils trouvent des emplois dans le bâtiment, l’agriculture ou le nettoyage. Les personnes arrêtées sont photographiées et fichées sans égard à leur statut. Certaines ont des visas valides, d’autres sont reconnues comme réfugiées par le HCR. Elles sont ensuite parquées dans différents centres, dépouillées de leurs affaires personnelles avant d’être abandonnées dans le désert.
Cet article d’AP a curieusement été repris par de nombreux autres médias comme une nouvelle sans précédent, un scoop sensationnel, alors que l’information est connue depuis un moment et que d’autres médias avaient déjà sonné l’alarme. Mais surtout, en Algérie même, plusieurs associations alertent depuis des mois et dénoncent ces pratiques inhumaines1. Le Haut-commissariat aux droits de l’Homme (HCDH) de l’ONU s’est également saisi du sujet et sa porte-parole, Ravina Shamdasani, a déclaré en mai que «l’expulsion collective des migrants, sans évaluation individuelle ou de garanties de procédure, [était] profondément alarmante et contraire aux obligations de l’Algérie en vertu du droit international des droits de l’homme, notamment la Convention sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, que l’Algérie a ratifiée»2.

Connivences européennes

Dans une langue de bois d’un niveau rarement égalé, le ministre des affaires étrangères algérien, Abdelkader Messahel répond aux accusations en dénonçant une campagne d’ONG orchestrée contre l’Algérie : « Nous sommes très sereins parce que, ce que nous faisons, nous le faisons dans le cadre du respect de nos lois. Nous le faisons dans le cadre du respect de la dignité humaine et nous le faisons dans le cadre de la concertation avec les pays de transit »3. Or s’il existe effectivement un accord de reconduction avec le gouvernement nigérien, celui-ci a tout de même exprimé « sa préoccupation » face aux expulsions massives de ses ressortissant évaluées à « 28 000 personnes (…) depuis le début de l’opération en 2014 ». Il déclare en octobre 2017 avoir « plaidé » pour que « les acteurs économiques » et ceux partis pour « travailler », soit « épargnés » par ces reconduites aux frontières4. Mais l’Algérie ne renvoie pas seulement les Nigériens mais tout Subsaharien arrêté. Une fois au Niger, ces ressortissants de divers pays en majorité de l’Afrique de l’Ouest regagnent les centres de transit de l’OIM (Organisation internationale de la Migration) d’où ils sont « relocalisés » dans leurs pays d’origine s’ils n’arrivent pas à se fondre dans la nature pour tenter un nouveau passage vers l’Algérie et l’Europe.
Le gouvernement algérien, sommé de réduire le nombre de migrants sur son territoire, s’oppose catégoriquement aux injonctions des membres de l’Union européenne d’installer des centres de rétention considérés légitimement comme une atteinte à la souveraineté du pays. Les projets européens prévoient qu’un office européen centraliserait les demandes d’asile des réfugiés internés dans ces centres, des agents spécialisés les interrogeraient au besoin sur place, tandis que les reconduites des personnes déboutées seraient organisées notamment par l’OIM et les autorités nationales. Ces camps, à l’exemple de ceux déjà installés au Niger, seraient disséminés en Afrique du Nord et accueilleraient également les rescapés des bateaux arraisonnés par l’agence Frontex, qui devrait être renforcée à 10 000 hommes contre 1 500 actuellement. Est-ce pour se soustraire à ces projets effroyables que le gouvernement préfère utiliser ses propres méthodes pour se débarrasser des migrants ? Quelles que soient les motivations algériennes, les responsables européens ne peuvent être que satisfaits des expulsions musclées organisées par les autorités algériennes vers le désert. Un porte-parole de l’Union commentant les informations d’AP déclare que les pays souverains peuvent expulser les migrants tant qu’ils se conforment au droit international. Faut-il y voir l’expression d’une connivence de l’Union européenne qui ignore ostensiblement des pratiques manifestement en violation à fois avec le droit national et international ? Pour quelles contreparties – à quel prix ?5 – l’Algérie accepte de faire le « sale boulot » des Européens ?

Que cache la « crise migratoire » ?

Les accords et règlements élaborés et adoptés par l’Union européenne depuis de nombreuses années sont actuellement mis à mal par des considérations politiques d’ordre national mais également international. Tous les Etats de l’Union émettent des signaux alarmants, auxquels participe le traitement infamant des bateaux de sauvetage Aquarius et Lifeline qu’aucun d’entre eux, sauf l’Espagne pour le premier, n’a voulu accueillir spontanément. Dans quelle mesure ces débats échauffés et proches de l’hystérie traduisent la réalité sur le terrain ? De quoi est-il réellement question ? De quelques dizaines de milliers de personnes qui débarquent sur les rives nord de la Méditerranée (50 000 depuis le début de l’année, de 170 000 en 2017 selon l’OIM). S’empêtrant dans des contradictions internes d’une intensité inédite, l’Union européenne semble proche de l’éclatement. Car cette levée de boucliers des nationalistes européens en matière de politique migratoire pourrait être qu’une manifestation de la profonde crise du projet européen.
Si les Etats membres s’entendent pour renforcer les mesures coercitives à l’encontre des réfugiés, accentuer l’endiguement en externalisant les frontières et impliquer les pays d’origine et de transit, chacun y va de sa propre proposition : Le chancelier autrichien plaide pour une intervention de l’agence Frontex en Libye et l’internement extra-territorial ; la France et l’Espagne parlent d’installer des centres de tri fermés en Europe, l’Italie remet en question les règlements de Dublin, tandis que certains pays d’Europe de l’Est ont totalement bouclé leurs frontières s’opposant à toute entrée de réfugiés. En Allemagne, les lignes de conflits traversent la coalition au pouvoir depuis que le ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, dont les positions semblent se rapprocher dangereusement de celles du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, un national-populiste radical, défie la chancelière Angela Merkel. Dans ces agendas motivés par des considérations politiciennes, la protection des réfugiés n’est évidemment pas une préoccupation.
Il demeure que ces conflits ne reflètent pas seulement des calculs de politique intérieure de court terme mais anticipent les diverses réponses possibles pour contrer l’arrivée de nouvelles vagues de réfugiés, car il faut bien s’attendre à de nouvelles arrivées : guerres, déstructurations des économies locales, problèmes environnementaux, déstabilisations politiques, etc. ne sont pas prêts de cesser. La recrudescence du nombre de réfugiés en 2015 était une conséquence directe des guerres de l’OTAN et de ses alliés en Irak, en Libye, en Syrie et au Mali qui telles des ondes de choc ont touché toutes les régions avoisinantes.

“Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.” Bossuet

Finalement tous semblent s’être entendus lors du sommet à Bruxelles le 28 juin 2018 : Des « plateformes de désembarquement » doivent être mises en place dans les pays de transit du Sud, des camps fermés vont certainement voir le jour en Europe et les ONG qui tentent de sauver des vies en Méditerranées seront encore plus sévèrement réprimées6. L’expérience libyenne semble tenir d’exemple. Les garde-côtes de ce pays entraînés, armés et financés par les Européens gèrent un business atroce de réfugiés conjointement avec les milices qui les enferment, torturent, affament. Ces garde-côtes mercenaires sont payés par l’Europe pour perpétrer cette infamie. Mais comme le dit très explicitement le président Emmanuel Macron : « La capacité à fermer cette route [entre la Libye et l’Italie, ndlr] est la réponse la plus efficace » au défi migratoire. Selon lui, ce serait même « la plus humaine ». Il appelle donc à « renforcer » cette coopération avec Tripoli7.
Il est plus que positif que les pays du sud de la Méditerranée refusent de s’intégrer dans les stratégies européennes inhumaines et criminelles. En dehors de toute considération éthique, quelles seraient en effet les conséquences à terme pour les pays du Maghreb d’un alignement sur les orientations de l’Union Européenne ? Les gesticulations fascisantes derrière lesquelles s’abritent les dirigeants européens pour tenter de justifier l’ignominie du traitement réservé à des réfugies ne sont qu’un prétexte. C’est leur presse et leurs médias qui alimentent des peurs phantasmées pour en dissimuler les prodromes derrière l’hystérisation du débat. Car il est utile de réitérer une évidence que les médias européens occultent trop souvent : cette situation tragique est très largement imputable à une Europe qui, fuyant ses responsabilités dans les crises ayant déterminé ces flux de réfugiés, abandonne toute morale en érigeant des murailles et oblige les pays de sa périphérie à assumer les conséquences de ses errements.
Il serait souhaitable que les pays du sud- méditerranéen adoptent une position commune de refus des ingérences et mettent l’Europe face à ses propres responsabilités. Il est vital, et pas uniquement au nom de la morale et de la solidarité humaine, de préserver les relations d’accueil et de libre circulation pour les personnes en quête de travail et de protection qu’ont toujours maintenu les populations du Maghreb.
1 Opérations de rapatriement des migrants subsahariens: Les ONG dénoncent, El Watan, 20 mai 2018,
2  https://francais.rt.com/international/51175-algerie-abandonne-t-elle-vraiment-migrants-plein-desert-enquete
3  http://www.rfi.fr/emission/20180627-abdelkader-messahel-ministre-algerie-affaires-etrangeres-ua-mali-migrations
4  https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/04/18/au-niger-28-000-migrants-expulses-d-algerie-depuis-2014_5286970_3212.html
5 L’Union européenne aurait fourni une aide financière de 111.3 million $ entre 2014 et 2017, voir article d’AP.
6 https://www.tsa-algerie.com/centres-de-controles-renforcement-des-frontieres-ce-que-contient-laccord-europeen-sur-les-migrants/
7  https://www.mediapart.fr/journal/international/280618/les-migrants-paient-le-prix-fort-de-la-cooperation-entre-lue-et-les-garde-cotes-libyens
 
jeudi 28 juin 2018
 

Le président du Conseil de l’UE insiste sur le fait que les divisions entre l’UE et les États-Unis « vont bien au-delà du commerce »










Le président du Conseil de l’UE insiste sur le fait que les divisions entre l’UE et les États-Unis « vont bien au-delà du commerce »

Tusk prévient l’Europe de se préparer aux pires scénarios
Par FRANK SELLERS
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, exhorte les membres de l’Union Européenne à se préparer aux « pires scénarios », alors que les tensions entre l’Europe et les États-Unis continuent d’augmenter. Ce n’est pas la première fois que Tusk parle négativement de son allié transatlantique, comme il l’a déjà dit, avec des amis comme Trump ‘qui a besoin d’ennemis ?’.
Rapports de Associated Press :
BRUXELLES (AP) – Alors que se profile une guerre commerciale entre Washington et Bruxelles, le président du Conseil Européen, Donald Tusk, déclare que l’Union Européenne doit se préparer au pire en raison de la politique du président américain Donald Trump.
Dans une lettre adressée mercredi aux dirigeants de l’UE, Tusk a écrit que  » les relations transatlantiques sont soumises à d’immenses pressions en raison de la politique du président Trump « .
M.Tusk, qui préside un sommet de deux jours des dirigeants de l’UE à Bruxelles à partir de jeudi, a déclaré que « malheureusement, les divisions vont au-delà du commerce ».
Il a écrit : « Je crois que, tout en espérant le meilleur, nous devons être prêts à préparer notre Union aux scénarios les plus pessimistes ».
Plus tôt ce mois-ci, Trump a imposé des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium européens. L’UE a réagi par des « mesures de rééquilibrage » qui ont touché environ 2,8 milliards d’euros (3,25 milliards de dollars) de produits américains.
Les différends entre l’Europe et les États-Unis sont généralement perçus comme une question de tarifs commerciaux, qui peut reprendre le cours qu’il a suivi au cours des dernières décennies dès qu’un accord est conclu entre le bloc des 28 nations et POTUS Donald Trump, qui pense utiliser ces tarifs douaniers comme outil de négociation.
Cependant, ce n’est pas tout à fait le cas, et il est peu probable que le rapiéçage se produise précisément de cette façon, car ce qui se passe ici est qu’une ligne de faille majeure est en train de se creuser entre la façon dont les Européens et les Américains perçoivent le commerce, les relations internationales, les accords internationaux et la position des nations dans l’ordre mondial, et peut-être même leur définition de ces choses.
Trump croit à l’exceptionnalisme national, en particulier celui de l’Amérique, et il ne croit pas aux ordres multilatéraux fondés sur des règles. L’Europe aime penser en termes d’accords « gagnant-gagnant » entre de multiples parties, où Trump voit tout en termes de « gagnant-perdant », ce qui signifie qu’il y a ici des différences fondamentales de valeurs entre les Européens et les Américains. C’est pourquoi Tusk déclare qu’il y a plus qu’une question de taxes à l’importation.
 Source : http://theduran.com/eu-council-president-insists-that-divisions-between-eu-and-us-go-beyond-trade/
Traduction : Avic – Réseau International
 
mercredi 27 juin 2018
 

Le concept juif du « Peuple Elu » est-il une construction suprémaciste ?









Le concept juif du « Peuple Elu » est-il une construction suprémaciste ?

 » Voilà où nous en sommes aujourd’hui. Une puissance régionale dominatrice et un pleurnicheur mondial, régnant sur une population colonisée privée de tout droit, avec la conviction que des forces obscures sont là pour nous exterminer à tout moment ». ~ Uri
Par Jim W. Dean (VT)

Deux âmes 

par Uri Avnery, … et Gush Shalom , Tel Aviv
Les douze tribus
Les douze tribus
[Note de la rédaction de VT : Aïe, Uri s’est de nouveau aventuré dans le no mans land sioniste, s’attaquant aux zélotes du « peuple élu ». Heureusement, lui peut le faire pour que nous n’ayons pas à prendre le risque d’être lynchés ou brûlés sur le bûcher.
Uri survit en tant que critique interne de la politique israélienne, et aussi de sa foule de dogmes religieux extrémistes, simplement parce que le judaïsme traditionnel a toujours toléré des débats animés … mais ne les réserve qu’à eux-mêmes.
Les gens de l’extérieur doivent prendre le risque du goudron et des plumes de l’antisémitisme, mais la plupart ne s’en préoccupent pas. C’est une opération psychologique classique, pour intimider un adversaire potentiel en faisant des exemples avec ceux qui ne resteront pas à leur place.
Les journaux israéliens sont remplis de combats féroces sur tous les sujets imaginables. La vraie méchanceté est réservée aux journaux hébreux qui ne sont jamais traduits en anglais. Vous avez peut-être remarqué que les médias américains couvrent rarement les querelles domestiques israéliennes, et encore moins les enquêtes sur leur scène politique.
Je me souviens d’avoir appris cela en lisant un article israélien sur une résolution de la Knesset sur les mots interdits que les membres ne pouvaient plus utiliser pour faire référence les uns aux autres pendant les débats.
C’était une longue liste, avec beaucoup de mots colorés dont j’avais été surpris qu’ils les aient même rendus publics. Mais la sonnette d’alarme a retenti dans ma tête. Aucun média étranger n’oserait dire quoi que ce soit à ce sujet, et ils ne l’ont pas fait.
C’est un texte plus long que d’habitude pour Uri, un morceau historique, mais qui vaut la peine d’être lu. Pour autant que je sache, nous, à VT, sommes les seuls à publier Uri aux Etats-Unis… Jim W. Dean].
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– Two Souls – Première publication le 23 juin 2018 –
« En réalité, la religion juive était une religion prosélyte et s’est répandue rapidement dans tout l’empire » … Uri 
« Aussi longtemps qu’au fond de nos cœurs, vibrera l’âme juive … »commence ainsi la traduction officielle de l’hymne national d’Israël. En fait, l’original hébreu dit « l’âme d’un Juif », mais le traducteur a probablement eu raison. C’est l’âme juive que l’on voulait dire.
Mais y a-t-il une âme juive ? Est-ce différent des âmes des autres ? Et si oui, quelle est la différence ? Franchement, je ne sais pas ce qu’est une âme.
Mais supposons qu’il existe une psychologie collective, l’esprit général de tous les hommes et de toutes les femmes qui composent ce collectif – chacun ayant sa propre psychologie. Qu’est-ce qui le différencie de celui des autres peuples ?
En regardant le peuple israélien actuel, un étranger pourrait bien être perplexe. Tout d’abord, plus d’un cinquième des Israéliens ne sont pas du tout juifs, mais appartiennent au peuple palestinien, qui a probablement une « âme » différente. Quand les gens parlent des Israéliens, ils veulent généralement dire « Israéliens juifs ».
QuestTribes1-213x320Cela, soit dit en passant, aurait dû convaincre les Israéliens depuis longtemps de changer l’hymne national et d’autres symboles de l’État, afin de donner à la minorité un sentiment d’appartenance. Les Canadiens l’ont fait.
Quand ils ont compris que les citoyens d’origine française étaient susceptibles de faire sécession et de fonder une nation, ils ont changé d’hymne et de drapeau, afin de donner à la minorité française un sentiment d’appartenance. Autant que je puisse en juger de loin, l’opération a été couronnée de succès. Mais il y a peu de chance que cela se produise ici.
MÊME si l’on ne parle que des juifs israéliens, notre psychologie nationale (ou « âme ») est plutôt perplexe. Elle contient des éléments qui s’excluent mutuellement et qui sont profondément contradictoires.
D’une part, la plupart des Israéliens (juifs) sont extrêmement fiers de la puissance de l’État qu’ils ont « construit à partir de rien ». Il y a 150 ans, il n’y avait pratiquement pas de Juifs sur la terre de Palestine, et ceux-ci étaient complètement impuissants. Aujourd’hui, Israël est l’État le plus puissant de la région, une puissance nucléaire qui excelle dans de nombreux domaines de l’activité humaine – militaire, technologique, économique, culturel, etc.
Pourtant, en écoutant les nombreux discours israéliens, on pourrait en arriver à la conclusion que nous pouvons être rayés de la carte à tout moment. Le monde est plein de gens dont le seul but dans la vie est de nous détruire. C’est pourquoi nous devons être prêts à tout moment à défendre notre existence même.
Comment ces deux attitudes contradictoires vont-elles de pair ? Pas de problème. Ils s’en sortent très bien.
D’abord, il y a l’ancienne croyance que Dieu nous a choisis d’entre tous les peuples. Pourquoi Dieu a-t-il fait cela ? Dieu seul le sait. Il n’a pas à expliquer. La chose est un peu compliquée. D’abord les Juifs ont inventé Dieu. Il y a aussi des revendications égyptiennes et mésopotamiennes, mais les Juifs savent mieux. (Il a été dit que beaucoup de Juifs ne croient pas en Dieu, mais croient que Dieu a choisi les Juifs.)
Les Juifs apprennent dès leur plus jeune âge qu’ils sont le peuple élu de Dieu. Inconsciemment, cette connaissance reste ancrée dans leur « âme » tout au long de leur vie, même si beaucoup d’entre eux deviennent des athées totaux. Il est vrai que de nombreux peuples sur terre croient qu’ils sont meilleurs que les autres peuples. Mais ils n’ont pas de Bible pour le prouver.
Marc Chagall's - Tribus
Marc Chagall’s – Tribus
Je suis sûr que beaucoup de Juifs ne savent même pas qu’ils le croient, ni pourquoi. Seule l’âme juive le sait. Nous sommes spéciaux. Le langage en est le reflet. Il y a les Juifs et il y a les autres. Pour tous les autres, l’hébreu est « goyim ». En hébreu ancien, « Goyim » signifie simplement les peuples en général, y compris le peuple israélite ancien.
Mais au fil des siècles, une nouvelle définition a vu le jour : il y a les Juifs et il y a tous les autres, les Gentils, les Goyim.
Selon la légende, les Juifs étaient un peuple normal vivant sur leur terre, la Terre d’Israël, lorsque les méchants Romains les conquirent et les dispersèrent dans le monde entier.
En réalité, la religion juive était une religion prosélytiste et s’est rapidement répandue dans tout l’empire. Les Juifs de Palestine étaient déjà une minorité parmi les adeptes de Jéhovah, lorsque les Romains ont expulsé beaucoup d’entre eux (mais pas tous) du pays.
Bientôt ils ont dû concurrencer le christianisme, une ramification du judaïsme, qui a également commencé à gagner massivement des adhérents. Le christianisme s’est construit autour d’une grande histoire humaine, l’histoire de Jésus, et était donc plus apte à convertir les masses d’esclaves et de prolétaires dans tout l’empire.
Le Nouveau Testament inclut aussi l’histoire de la crucifixion – une image inoubliable des « Juifs » exigeant l’exécution du doux Jésus. Je doute qu’une personne qui a entendu cette histoire dans sa petite enfance perde vraiment cette scène dans son inconscient. Il en résulte une sorte d’antisémitisme, conscient ou inconscient.
Ce n’était pas la seule raison de haïr les Juifs. Le fait même qu’ils étaient dispersés dans le monde entier était un énorme avantage mais aussi une énorme malédiction.
Un marchand juif de Hambourg pouvait entrer en contact avec un marchand juif de Thessalonique, qui correspondait avec un marchand juif du Caire. Peu de chrétiens ont eu une telle opportunité. Mais la concurrence a exposé les Juifs à d’innombrables pogroms. D’un pays européen à l’autre, les Juifs ont été attaqués, tués, violés et finalement expulsés.
Dans l’âme juive, tout cela a créé deux tendances contradictoires : la conviction que les Juifs étaient spéciaux et supérieurs et la conviction que les Juifs étaient en danger éternel d’être persécutés et exterminés.
Achitecture islamique
Achitecture islamique
Entre-temps, une autre ramification du judaïsme – l’islam – a vu le jour et a conquis une grande partie du monde. En l’absence d’une histoire de Jésus, il n’était pas anti-juif. Muhammad a eu ses querelles avec les tribus juives dans le désert arabe, mais pendant de longues périodes, les musulmans et les juifs ont travaillé en étroite collaboration.
Moïse Maïmonide, l’un des plus grands penseurs juifs, était le médecin personnel de l’un des plus grands héros musulmans, Salah ad-Din (Saladin). Jusqu’à l’apparition du sionisme.
Les Juifs n’ont pas changé. Tandis que d’autres nations européennes ont changé leurs formes de structure sociale – tribus, royaumes multi-tribaux, empires, nations modernes, etc. – Les Juifs sont restés attachés à leur diaspora ethnico-religieuse. Cela les a rendus différents, conduisant à des pogroms et finalement à l’Holocauste.
Le sionisme était une tentative de transformer les Juifs en une nation européenne moderne. Les premiers sionistes furent maudits par les rabbins orthodoxes dans les termes les plus farouches, mais refusèrent d’être entraînés dans une guerre culturelle. Ils ont créé la fiction que dans le judaïsme, la religion et la nation sont les mêmes.
L'autobiographie de Herzl est une confession d'un zélote narcissique, et plus qu'un peu fou.
L’autobiographie de Herzl est une confession d’un zélote narcissique, et plus qu’un peu fou.
Theodor Herzl, le fondateur du sionisme moderne, était un colonialiste européen de part en part. Il a essayé de gagner une puissance coloniale européenne pour son entreprise – d’abord du Kaiser allemand, puis des impérialistes britanniques. L’empereur a dit à ses assistants : « C’est une bonne idée, mais on ne peut pas le faire avec les Juifs ». Les Britanniques ont réalisé le potentiel qu’ils pouvaient en tirer et ont publié la Déclaration de Balfour.
Les populations arabes de Palestine et du « Moyen-Orient » ont réalisé trop tard que leur existence même était en danger. Quand ils ont commencé à résister, le sionisme a construit des forces militaires modernes. Très vite, ils sont devenus de loin la machine militaire la plus efficace de la région et la seule puissance nucléaire locale.
VOILA où nous en sommes aujourd’hui. Une puissance régionale dominatrice et un pleurnicheur mondial, régnant sur une population colonisée privée de tout droit, avec la conviction que des forces obscures sont là pour nous exterminer à tout moment, se considérant comme un peuple très spécial et une victime éternelle. Tout cela très sincèrement. Et tout cela tous ensemble.
Quand quelqu’un ose suggérer que l’antisémitisme en Occident est en train de mourir et que l’anti-islamisme est en hausse, la réaction juive est la fureur. Nous avons besoin d’antisémitisme pour notre équilibre mental. Personne ne va nous le voler.
Il y a presque 80 ans, de petits groupes de jeunes juifs de Palestine ont eu l’idée d’une séparation entre les communautés : nous, les juifs de Palestine, nous étions une nouvelle nation, tous les autres resteraient simplement des Juifs. Un peu comme les Américains et les Australiens, qui étaient en grande partie d’origine britannique mais plus tout à fait britannique.
Nous sommes tous devenus « natifs ». A l’âge de 18 ans, nous avons tous échangé nos noms juifs contre des noms hébreux. (C’est ainsi qu’est né Uri Avnery.) Nous avons commencé à nous considérer comme une nouvelle nation, avec une nouvelle « âme », liée au judaïsme, certes, mais surtout historiquement.
Mais lorsque l’ampleur de l’Holocauste a été connue, toutes ces idées sont mortes. Le passé juif a été glorifié. Aujourd’hui, Israël s’appelle lui-même l' »État juif ». Avec tous les attributs d’être juif, y compris la double âme.
Ainsi, les Israéliens continueront à chanter lors des matchs de football « Aussi longtemps qu’une âme juive… ».
 Uri Avnery
Source : https://www.veteranstoday.com/2018/06/25/is-jewish-choseness-a-supremacist-construct/
Traduction : Avic – Réseau International
 
lundi 25 juin 2018
 

Le monde a bougé et nul en Occident n’en a pipé mot








Le monde a bougé et nul en Occident n’en a pipé mot

Le monde a changé et personne ne l’a relevé en Occident. L’Inde et le Pakistan ont rallié l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Depuis le 15 juin 2001, dix-sept ans après sa fondation, elle s’est tranquillement imposée première alliance regroupant des nations de toute l’Eurasie. Passé de six à désormais huit nations en 2016, les deux nouveaux membres sont les puissances nucléaires régionales d’Asie du Sud : l’Inde, avec 1,324 milliards d’âmes, et le Pakistan qui en compte 193,2 millions.
En d’autres termes, l’OCS, qui regroupait déjà plus de 1,5 milliard d’âmes, a d’un seul coup pratiquement doublé.
Les conséquences pérennes de cette évolution sont immenses pour le monde. S’agissant vraisemblablement de l’assurance de paix la plus importante, elle élimine tout risque de guerre nucléaire en Asie du Sud, pour 20 pour cent du genre humain. Regroupant désormais huit nations totalisant 40% de la population mondiale, l’OCS compte l’une des deux plus puissantes nations dotées d’armes thermonucléaires, la Russie, et trois autres puissances nucléaires, la Chine, l’Inde et le Pakistan.
Cette évolution couronne en particulier la victoire de la diplomatie de Moscou. La Russie cherche depuis des dizaines d’années à faciliter l’intégration de son vieil et proche allié stratégique, l’Inde, sous le parapluie de l’OCS. Cette vision a été clairement exprimée par l’un des plus grands esprits stratégiques du 20ème siècle, Evgueni Primakov, ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Russie, décédé en 2015. Jusque-là, la Chine bloquait discrètement l’Inde, mais du fait de son adhésion en même temps que le Pakistan, allié de la Chine, l’influence de Pékin et de Moscou sont en harmonie.
Cela ne peut que renforcer le rôle déjà dominant de la Russie dans la diplomatie et la sécurité du continent asiatique. Tant pour Pékin que pour Delhi, la route des bonnes relations mutuelles et la résolution de problèmes, comme le partage des ressources en eau de l’Himalaya et l’investissement dans le développement économique de l’Afrique, passe désormais par Moscou. Le Président Vladimir Poutine est idéalement placé pour jouer le rôle d’intermédiaire naturel entre les deux nations asiatiques géantes.
Cette évolution doit aussi être considérée comme la réaction la plus significative de l’Inde devant l’imprévisibilité et la versatilité grandissantes des États-Unis sur la scène mondiale. À Washington et en Europe de l’Ouest, inévitablement, à vrai dire par réflexe, on fait porter le chapeau de ce comportement uniquement au Président Donald Trump.
Mais en réalité, cette tendance alarmante remonte au moins au bombardement du Kosovo par les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN, en 1998, qui ont bravé le défaut de sanctions du droit international pour ce genre de conduite à l’époque, car d’autres membres clés du Conseil de sécurité des Nations Unies s’y étaient opposés.
Depuis lors, sous l’impulsion de quatre présidents successifs, le goût étasunien pour les interventions militaires inattendues dans le monde – interventions le plus clair du temps salopées et sans fin –, inflige désolation et instabilité à une ribambelle de pays, en particulier au Moyen-Orient (Irak, Syrie, Libye et Yémen), mais aussi en Eurasie (Ukraine) et en Asie du Sud (Afghanistan).
Avec l’adhésion de l’Inde et du Pakistan à l’OCS, nous avons aussi un splendide rejet des États-Unis.
Les États-Unis étaient le premier allié stratégique et le protecteur du Pakistan depuis son indépendance, il y a plus de 70 ans ([cela s’explique par le fait que] Dean Acheson, le secrétaire d’État de l’administration Truman entre 1949 et 1953, s’honorait de son mépris raciste à l’égard de tout Indien, de son antisémitisme et de sa haine de l’Irlandais).
Les relations entre le Pakistan et les États-Unis s’effritent constamment depuis que ces derniers se sont rués en guerre contre l’Afghanistan, en novembre 2001, mais du début à la fin, les décideurs étasuniens ont toujours tenu pour acquis qu’au bout du compte, Islamabad resterait au garde-à-vous et marcherait au pas au son de leur clique.
Cela faisait dix-sept ans que les États-Unis courtisaient l’Inde, en fait, depuis la visite d’État du Président Bill Clinton en 2000 – que j’ai couverte pour la presse de son parti. En 2016, lors d’une séance des deux chambres du Congrès, l’actuel Premier ministre indien, Narendra Modi, est intervenu pour annoncer l’honneur ultime d’avoir été homologué par l’establishment politique étasunien.
Les décideurs et les experts étasuniens pontifiaient avec assiduité que l’Inde, démocratie anglophone, deviendrait le partenaire idéologique et stratégique des États-Unis contre l’émergence inévitable de la Chine sur la scène mondiale. Bonjour le fantasme !
Durant l’ère de la guerre froide, la ‘perte’ d’une nation du gabarit et du statut de l’Inde ou du Pakistan, au profit d’un camp rival ou simplement idéologiquement indépendant, aurait propagé des ondes de choc, suscité la détresse, la colère, et les médias étasuniens auraient même publiquement dit leur crainte.
Or, ce à quoi nous avons assisté à la suite de ces événements marquants est de loin plus extraordinaire. Les décisions prises par Delhi et Islamabad n’ont été ni louées, ni condamnées, ni  même reconnues dans le traditionnel débat politique et stratégique étasunien. Elles ont juste été entièrement escamotées. Voir que les dirigeants et les faiseurs d’opinion de la principale superpuissance s’imaginent toujours que c’est ainsi qu’ils doivent gérer les affaires, est en soi fort inquiétant et redoutable.
La réalité est que nous vivons dans un monde multipolaire, et qu’il en est manifestement ainsi depuis au moins 2001. Cette vérité évidente sera néanmoins toujours refusée à Washington, Londres et Paris, où l’on niera catégoriquement des faits parfaitement évidents.
Strategic Culture FoundationMartin Sieff
Original : www.strategic-culture.org/news/2018/06/22/world-transformed-and-no-one-america-noticed.html
Traduction Petrus Lombard
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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