ELWATAN-ALHABIB
lundi 30 juillet 2007
 
Je serai en Argentine pour quelques semaines, je continue à "alimenter" ce modeste Blog avec des Billets , dans la mesure du possible , interessants.

Ait Hamza.
 
 
FRANCE

LOIS RACISTES/RACIALES ET POLICES DE LA PENSEE : NE LES LAISSONS PLUS FAIRE !

Nous devons combattre ces lois raciales racistes, dîtes "antiracistes" (Il faut le faire !) qui ont introduit et établi des distinctions entre les Français; ainsi que ces polices de la pensée qui traînent devant les tribunaux, toute personne "coupable" de "mal penser" De même que les milices racistes sionistes, qui depuis plus de trente ans, commettent agessions et exactions contre les biens et les personnes, en toute impunité !
Nous avons parmi les chasseurs/renifleurs de "mal-pensants" et de "littérature nauséabonde" : La LICRA, qui est l'une des principales ligues consultées par les magistrats à toute occasion... L'UEJF, qui vient de faire saisir des livres dans 2 librairies parisiennes : "La Licorne bleue" et la "Librairie du Savoir" par un huissier accompagné d'un commissaire de police, en vue de poursuites éventuelles... Raphaël Haddad, président de l'UEJF, était présent durant ces opérations ! A noter que l'UEJF, avait lancé, il y a quelque temps, l'opération trollage/flicage :"Surveille ton net"... "J'Accuse ! " de Marc Knobel chargé de mission au CRIF, qui forme les magistrats de ENM et indique sur le site du CRIF comment procéder pour dénoncer les "mal-pensants". Lui et son association composée de Me Richard Sebban, avocat du Bétar ; de Me Stéphane Lilti, avocat de l'UEJF et d'Antoine Peillon journaliste à l'humanité (après être passé au "Pèlerin" émettent des lettres de cachet à l'endroit des coupables... Le "BNVCA" de l'ex-commissaire Sammy Ghozlan, qui dans ses communiqués, souligne les origines "africaine", "maghrébine", voire, européenne, de présumés coupables... Il a aussi mis en lignes un formulaire de dénonciation des "mal-pensants"... "SOS-RACISME" que les "mauvaises langues" appellent SOS-SIONISME, au service du racisme d'Etat... Le "MRAP" qui nous fait croire qu'il défend Noirs, Arabes et Musulmans, mais qui dans les faits, au service du racisme d'Etat, dont les lois dites "antiracistes" sont les pilliers... Les polices de la pensée, en dépit de querelles de stratégie et de famille, agissent en concert et en fonction du principe des vases communicants... Daniel Milan
Dimanche 29 Juillet 2007 - 19:00
danielmilan@neuf.fr
 
vendredi 27 juillet 2007
 
Charlie Hebdo saute sur l'anti-France



Ecrit par PlanB


Intensifiant ses prêches révisionnistes, le journal de Philippe Val désigne un nouvel ennemi public : l’anticolonialisme.
Charlie Hebdo vient d’ajouter une nouvelle pièce à sa panoplie d’épouvantails. Après les pacifistes (munichois), les musulmans (barbares), les prolos (gros cons), les pro-Palestiniens (antisémites), les altermondialistes (complices de Ben Laden), les critiques des médias (adeptes de Pol Pot), les opposants à la Constitution européenne (nostalgiques de Vichy) et tout ce qui est à gauche de François Hollande (partisans du goulag), c’est au tour des anticolonialistes d’enrichir la collection des barbus-pédophiles-rouge-brun chère aux « humoristes » de la rue de Turbigo.
Le numéro du 11 juillet est largement dédié à ce fléau d’une acuité brûlante (1). Dans son éditorial, consacré à l’avocat Jacques Vergès, Philippe Val écrit : « On pourrait penser que le parcours de Vergès, de la guerre d’Algérie à la défense de Saddam Hussein, est incohérent. C’est oublier une chose : du début à la fin, de la défense des extrémistes arabes, chez lesquels il disparaît pendant plusieurs années quand on le croit au Cambodge, jusqu’à la défense de Saddam Hussein, qui lui a échappé, en passant par celle de Barbie, qui est devenu son ami, il a été l’éternel défenseur des tueurs de Juifs et l’avocat des dictateurs. »
De « mon beauf » à mon légionnaire
Si les mots ont un sens, les combattants de l’indépendance algérienne étaient donc des « tueurs de juifs ». En un mot : des nazis. Quelques pages plus loin, Daniel Leconte enfonce le clou. À la faveur d’un entretien avec Barbet Schrœder, réalisateur d’un documentaire sur Vergès, le producteur d’Arte et grand ami de Val lâche : « On voit comment la filiation se fait de l’anticolonialisme au nazisme. » Par symétrie, le colonialisme conforte la paix, la justice et la démocratie. Les auteurs du projet de loi UMP sur « l’œuvre civilisatrice » de la colonisation ne démentiraient pas ce point de vue, pas plus qu’Alain Finkielkraut, Pascal Bruckner ou Michel Sardou, l’artiste engagé du « temps béni des colonies ». Galvanisés par Nicolas Sarkozy, qui déclara durant sa campagne que la repentance pour les crimes de l’occupation française en Algérie était « une mode exécrable » dont le « seul but [était] de mettre la France en accusation », les parfumés au sable chaud ont trouvé leur feuille de liaison : Charlie Hebdo, l’organe des Lumières décomplexées.
« Cela dit, s’interroge Leconte, qui va pouvoir faire le lien entre l’attentat du Milk Bar [revendiqué par le FLN en 1956] et celui du World Trade Center s’il ne connaît pas toutes les subtilités de cette histoire ? » Le parallèle est grotesque : les combattants du FLN, quand ils posaient des bombes, le faisaient avec l’appui d’une partie appréciable, voire majoritaire, des Algériens, tandis que Ben Laden conduit des opérations terroristes sans réel soutien populaire. Les premiers luttaient pour leur indépendance, le second brandit une bannière religieuse. Au demeurant, attentat pour attentat, pourquoi ni Val ni Leconte n’évoquent-ils ceux de la résistance française sous l’occupation allemande, ou ceux du mouvement juif Haganah, telle la bombe posée contre les Britanniques en 1946 dans l’hôtel King David de Jérusalem (91 morts) ?
Mais ce serait méconnaître les « subtilités de l’histoire ». Celles-ci imposent de défendre la « culture » des lettrés attablés à la brasserie Lipp du boulevard Saint-Germain contre les hordes arabes qui ne lisent pas Spinoza, indifféremment barbares comme Val l’explique en page 3 : « Nationalistes arabes extrémistes, radicaux religieux arabes, anciens et néo-nazis ont un point commun : ils haïssent la pensée occidentale, héritière des traditions judéo-gréco-latines qui produit des valeurs comme les “droits de l’homme”. » Val se serait mordu la langue pour ne pas ajouter : et des grands intellectuels comme moi.
Notes : 1. La semaine précédente, Claude Lanzmann fustigeait dans Charlie Hebdo les anticolonialistes opposés à Israël.
Le Plan B n°9 (juillet - septembre 2007)
http://www.leplanb.org/page.php?article=66
 
jeudi 26 juillet 2007
 
Encore plus de bombes et de chars blindés pour des guerres ingagnables



Les programmes militaires, les actions diplomatiques, les décisions
(ou l'absence de décisions) prises par les élus du Congrès, et les
déclarations de l'exécutif étasuniens ne répondent plus depuis
longtemps à une cohérence rationnelle intelligible qui soit en
adéquation avec les faits têtus observés sur le terrain ou avec des
anticipations d'événements conçues selon des prévisions qui
intégreraient des données recueillies objectivement.

Ce mardi 24 juillet, Iraniens et Étasuniens de haut rang dans la
hiérarchie diplomatique se rencontreront à Baghdad pour "discuter" de
la sécurité en Irak. La République issue de la Révolution islamique de
1979 est ainsi invitée, après avoir été combattue plus de huit années
par les puissances impérialistes, par le truchement d'un Saddam Houceine
dictateur cynique et pantin désarticulé entre les mains des
manipulateurs occidentaux, à traiter avec la puissance occupante et
génératrice du chaos dans l'Orient arabe, de la manière de juguler le
désordre induit par une invasion criminelle et illégale. C'est la
seconde rencontre du genre, la précédente date du 29 mai de cette même
année.

Différents lobbies, et le sionisme qu'il soit évangéliste ou israélien
n'est pas l'un des moindres, continuent d'agiter l'option de
l'intervention militaire contre l'Iran , dont plus personne parmi les
bellicistes ne sait vraiment si la raison relève des aides
alléguées à la résistance irakienne ou non pas l'existence mais le
projet d'une bombe nucléaire.
Northrop Grumman pour 2,5 millions de dollars va apporter des
modifications au bombardier furtif B2 de manière à ce qu'il puisse
porter une nouvelle classe de bombes capables de pénétration très
profonde dans les sols, les rochers pour atteindre tunnels et bunkers
enfouis à une grande distance de la surface. Boeing a la charge
d'élaborer cette nouvelle arme MOP pour Massive Ordnance Penetrator,
d'une dizaine de mètres de longueur contenant près de trois tonne
d'explosifs conventionnels dans une tunique d'acier renforcé. L'une des
versions du vaisseau-amiral B2 a une autonomie de vol de plus
de 3000 km et est capable d'atteindre n'importe quel point du globe en
très peu d'heures. Il est vanté comme non vulnérable lors de la
pénétration dans les espaces aériens protégés. La production de
nouveaux gadgets des véhicules de combat avec un meilleur blindage et
une plus grande durabilité que les actuels Humvee va débuter dès le
début de l'année fiscale 2008 et a été confiée à BAE systems et
à General Dynamics.

Aujourd'hui, le chiffre de 5 millions d'Irakiens déplacés est avancé
dans l'allocution du sénateur républicain Chuk Hagel devant le Cato
Institute, dont quatre sont réfugiés hors d'Irak. Son plaidoyer
ardent en faveur du retrait des troupes et de l'arrêt de l'occupation
militaire, soulignant l'absence de "terroristes" en Irak avant 2003,
n'a aucune chance d'être entendu. Les solutions diplomatiques n'offrent
aucune perspective d'enrichissement rapide pour ceux qui financent les
campagnes électorales étasuniennes.
Le saupoudrage de l'idéologie bornée de ceux qui appellent de tous
leurs voeux l'Apocalypse mêlée à la puissance de la propagande sioniste
continuent d'emporter la conviction du pré carré de l'administration
Bushnick.
Nous sommes sans doute près de l'effondrement d'un système qui s'était
hypertrophié grâce au monde communiste et contre lui, seule la
coordonnée temporelle précise de cette fatalité toute proche fait
encore défaut.

Maintenant qu'il ne se produit quasiment plus rien sur le territoire
même des USA, en dehors de la construction d'immenses zones
pavillonnaires de plus en plus éloignées des centres urbains,
l'implosion pourrait venir de l'éclatement de la bulle immobilière.


Convergence des Causes
24 juillet 2007
 
 
Au Congo, bat le coeur de l'Afrique



Nous ne somme pas si éloignés des moeurs de la fin du dix neuvième
siècle lorsque le roi des Belges Léopold II s'était approprié le Congo
après la Conférence du partage de l'Afrique à Berlin en 1885. Le bon
roi avec l'appui des États-Unis d'Amérique a assuré l'exploitation
minière au moyen d'un véritable génocide, des dizaines de milliers de
mutilations, mains coupées, des viols systématiques.

Le sergent Mobutu n'avait pu devenir chef de l'État en 1965 qu'après
l'assassinat concerté entre Belges et Étasuniens et le renfort exécutif
de troupes onusiennes du leader de l'Indépendance Patrice Lumumba trop
indocile et indépendant en janvier 1961. Sous le règne dictatorial du
Léopard de l'Afrique, la dette du Congo est passée de 30 millions de
dollars en 1965 à 13 milliards en 1998, en même temps que sa fortune
personnelle a explosé. Après la guerre de Libération menée avec le
Rwanda, l'Ouganda qui avait permis de chasser Mobutu en 1997, vint le
temps du réajustement structurel avec Laurent Désiré Kabila contraint
selon les principes du FMI d'ouvrir aux transnationales l'accès aux
fantastiques richesses minières de la RDC. Puis vint le temps d'une
guerre qui n'a rien de civile, démarrée le 2 août 1998, qui a impliqué
pas moins de 6 gouvernements africains, a duré 6 années et fait trois
millions de morts.

Pourquoi ?

La République Démocratique du Congo est riche, immensément riche, d'or,
de cuivre, de diamant, de coltan, cet alliage de colombium et de
tantale si rare, trouvé en abondance au centre de l'Afrique (80% des
réserves mondiales), et indispensable à la fabrication de téléphones
cellulaires, satellites, missiles, réacteurs nucléaires, pièces de
vaisseaux.
L'Est du Congo a été traité par le Rwanda et l'Ouganda comme leur
arrière-pays à dépecer pour ses ressources minières, les bénéfices
servant en retour à financer la guerre. Les transnationales minières et
les grands financiers se sont arrachées les morceaux du Congo les plus
rentables immédiatement en s'alliant aux tendances politiques qui leur
étaient favorables ainsi qu'à leurs groupes militaires rebelles. Elles
ont parfois créé leurs propres milices privées.
Parmi elles, peuvent être citées les compagnies minières géantes comme
la Consolidated Eurocan Ventures du Lundin Group, Barrick Gold
Corporation (BGC) aujourd'hui en deuxième position pour la production
mondiale de l'or, I'Anglo American Corporation (AAC) d'Afrique du Sud,
la plus importante compagnie minière du monde, en dehors des
pétrolières.

Dans le Conseil de transaction de la Barrick siège l'ex-président Bush,
père de l'actuel président Bush.
De plus petites ont vu le jour dans les années quatre vingt dix qui
s'affrontent aux précédentes sur ce terrain comme l'American Minerals
Fields Inc. (AMFI) et de son associé l'American Diamond Buyers, et
d'autres encore: des Etats-Unis, du Canada, d'Afrique du Sud,
d'Ouganda, de Belgique, d'Israël...
L'AMFI créée en 1995 a pour dirigeants des financiers occidentaux qui
participent à l'élaboration d'enjeux stratégiques mondiaux dans tous
les domaines, techniques, politiques et même scientifiques. Leur
ambition n'est plus seulement d'avoir des États assujettis à leur
puissance, mais de forger de nouvelles entités étatiques qui seraient
leur prolongement.
Les moyens économiques et militaires dont disposent ces groupes privés
leur permettent de créer un "Nouvel Ordre Mondial" en anéantissant
comme en Irak et en Afrique les structures étatiques existantes.
La République Démocratique du Congo, par sa taille, de la dimension de
l'Union Européenne, sa situation, en plein coeur de l'Afrique, et ses
immenses richesses minières est la cible de ces nouveaux
prédateurs d'une puissance souvent supérieure à celles des anciens
États impériaux actuellement désengagées de leurs anciennes
possessions.

Aujourd'hui, le pays est enfoncé dans la plus grande des misères, 75% de
ses 60 millions d’habitants vivent avec moins d’un dollar par jour,
moins de 20% ont accès à l'eau et à l'électricité. Pourtant, avec 34%
des réserves mondiales connues de cobalt, 10% des réserves de cuivre,
mais aussi de l’uranium, de l’or, du bois, du pétrole et un potentiel
hydroélectrique de plus de 80.000 MW (le 4e du monde), l’ex-Zaïre
pourrait devenir un des moteurs économiques de l’Afrique. Pour figurer
la richesse minière congolaise, la moyenne d'or extraite par tonne de
terre déplacée est de 7 kilos et par endroit de 16 kg contre 11 grammes
d'or pour la moyenne mondiale.
La capitale Kinshasa, meurtrie par trois vagues de violences depuis le
mois d’août, est encore sous haute surveillance policière et militaire.
Une nouvelle brèche s’est ouverte sur le front est, dans la région
volatile du Nord-Kivu où l’armée régulière a combattu fin novembre des
soldats dissidents réfractaires au processus de réforme de l’armée.
Entamé en 2004, ce processus comprenait le désarmement de tous ceux qui
avaient combattu, que ce soit du côté des forces gouvernementales ou du
côté des groupes armés et leur intégration dans l'armée nationale
unifiée mais il tarde à être mis en place. Les groupes armés congolais
opposés au processus de paix et à l'intégration dans les FARDC ont eux
aussi perpétré de multiples atteintes graves aux droits humains au
Nord-Kivu, au Sud-Kivu, au Katanga et dans la Province-Orientale
(Ituri). Ces exactions comprennent des viols, des homicides illégaux et
des actes de torture. Des groupes armés étrangers, notamment les Forces
démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ainsi que des mouvements
burundais et ougandais, continuent d'opérer sur le sol congolais et de
commettre de graves atteintes aux droits humains.
Ce 17 avril 2007, l'agence de l'ONU pour les réfugiés a fait état de
650 000 déplacés en raison de l'insécurité dans l'Est de la RDC et dans
la seule province du Nord Kivu. Les enfants continuent d'être enrôlés
le plus souvent de force par les groupes non gouvernementaux. Les
femmes sont exposées aux pires violences.

Ici, les ingérences occidentales ne sont même pas occultes.
Elles ne peuvent décemment pas se targuer d'être "humanitaires" quand
elles fournissent en armes les groupes qui leur permettent de se servir
en minerais et que le projet de fragmenter le coeur de l'Afrique en
petites entités sans autonomie politique ni militaire, sorti de sa
latence depuis les cartons de l'AMFI et de la Barrick est en cours
d'exécution depuis le milieu des années quatre vingt dix.
Le revirement du père Kabila dès son arrivée au pouvoir qui a dénoncé
les contrats miniers léonins au profit de ces compagnies puis son
assassinat prouvent qu'il existe une cohésion d'un peuple congolais par
delà les plus que cinq cent ethnies qui le composent.


Convergence des Causes
22 juillet 2007
 
lundi 23 juillet 2007
 

Comment s’attirer de sérieux ennuis

Si vous souhaitez libérer votre pays
Parce qu’il est occupé par des
Étrangers-intrusifs-envahisseurs-colonialistes-squatteurs
Assurez-vous que ceux-ci ne soient pas des Juifs
sinon vous serez étiqueté antisémite.

Assurez-vous aussi que ceux-ci ne soient pas principalement blancs
sinon vous serez étiqueté raciste

Et assurez-vous qu’ils ne soient pas blancs et juifs
Car là vous allez avoir des ennuis sérieux…car ça, c’est de l’antisionisme!!

Je vous conseille de rester à la maison ,
Si vous en avez encore une,
Et d’attendre que le Messie vienne à votre secours
Tout ce que vous oseriez éventuellement entreprendre
sera étiqueté “terrorisme”

Publié par Raja

Libellés : antisionisme, antisémite, raciste, terrorisme
 
 

« Nous savons que les choses sont graves, pires que détestables, elles sont folles »




« Nous savons que les choses sont graves, pires que détestables, elles sont folles »

Uruknet.info, par Mike Whitney, le 22 juillet 2007


​​​Les Américains ne croient plus à la révolution. C'est devenu un événement sans signification du passé éloigné. Mais nous avons besoin d'une révolution et nous en avons besoin maintenant. Nous devons destituer l'administration et restaurer la confiance du peuple en son gouvernement.


​​​​L'administration Bush n'est pas du tout un gouvernement. Nous le savons tous. C'est une mafia -- une oligarchie de racketteurs. Ils n'ont aucune autorité morale, aucune légitimité, aucun droit de gouverner. Ce sont des criminels.


​​​​Qui ne le sait pas ?


​​​​Et, pourtant, nos députés et sénateurs au Congrès refusent de faire leur travail. Ils « n'ont pas mis l'impeachment sur la table ». Ils ont convenu que Bush est au-dessus des lois. Très bien. Alors nous devrons les persuader qu'ils seront mal s'ils ne trouvent pas une autre voie. Mais Bush doit disparaître. Comment pouvons-nous autrement rétablir la démocratie aux USA ? Comment pouvons-nous autrement rétablir le pouvoir légitime du Congrès ?


​​​​Chaque jour nous lisons quelque nouvelle attaque contre nos libertés. Chaque jour notre constitution est davantage démolie. Cette semaine Bush a interdit les manifestations publiques contre la guerre. Le mois dernier il a publié un ordre gouvernemental faisant de lui le dictateur si une autre attaque terroriste survenait à l'intérieur des USA. Le mois avant que le Congrès passe une loi facilitant à Bush l'instauration de la loi martiale et la militarisation du pays.


​​​​Nous ne sommes pas endormis. Nous savons ce qui passe. Nous savons qu'ils ne s'arrêteront pas avant que quelqu'un les arrête. Pourquoi le voudraient-ils ? Ils aiment le pouvoir.


​​​​Regarder l'Irak. Les millions de manifestants dans les rues n'ont eu absolument aucun effet. Le Congrès n'a eu aucun effet. L'opinion mondiale n'a eu aucun effet. Les Nations Unies n'ont eu aucun effet.


​​​​Qu'arriva-t-il donc ?


​​​​Ils ont été arrêtés en Irak par des hommes avec des armes. Fin de l'histoire.


​​​​En sera-t-il différemment au pays ? J'espère que non, mais qui sait ?


​​​​Les gauchistes, les libéraux et les libertaires sont doués pour indiquer les détails de l'attaque de Bush contre la Déclaration des Droits -- mais à quelles fins ? Pour plus de jérémiades et pour se tordre les mains davantage ?


​​​​Nous n'avons pas besoin de ça. Nous connaissons le problème et nous savons la solution -- Bush doit disparaître.


​​​​Je peux avoir tort, mais je pense que la révolution vient -- et elle viendra plus tôt que vous le pensez. Les étasuniens sont bernés et intimidés depuis longtemps, mais nous atteindrons un point de basculement où le scandale public vaincra la peur. Et c'est ce qu'est la révolution -- la fureur organisée dirigé contre le gouvernement. C'est pourquoi ils veulent nous maintenir séparés, et nous espionner, et suivre chacun de nos mouvement. Ils veulent le pouvoir absolu. C'est leur rêve. C'est partout le rêve des hommes malfaisants. Mais ça échouera -- parce que tout ce qu'ils ont tenté jusqu'ici a échoué. Et parce que la culture de la liberté est plus forte que les intrigues cyniques des démagogues.


​​​​Nous devons voir que nous ne sommes pas seuls. Nous devons comprendre que 70% des étasuniens se sentent exactement comme nous. Ils seront fous de rage. Fous à la guerre, fous au Congrès, fous envers Bush. Et nous devons rester fous -- fou comme des diables jusqu'à ce que les choses changent. Et elles ne changeront que si nous travaillons ensemble.


​​​​Mais d'abord nous devons devenir fous.


​​​​Peter Finch montre le chemin dans son film prophétique « Network » (Le Réseau).



Original : http://www.uruknet.de/?s1=55&p=34713&s2=22


 
vendredi 20 juillet 2007
  L'Empire grimaçant sous ses contractions démocratiques





Arguant de prétextes fallacieux et continus dans leurs merdias, les US(a)
persistent à envoyer au monde des signaux contradictoires.

Alors que leur guerre contre leurs terroristes s'éternisent et qu'ils en
ont déclenché plusieurs autres dont l'invasion de l'Irak sous des prétextes
inadmissibles et unanimement reconnu comme mensonge d'Etat, le gouvernement
Bush annonce dans un rapport au Congrès en date du 12 juillet l'avancement
de la situation sécuritaire en Irak.
Un recours massif aux Mainstream Media a pour charge d'aider une
administration aux abois. On a assité toute cette semaine à des messages
diffusés soit disant d'Al-Qaïda, des primes pour retrouver Ben Laden, des
agressions plus qu'insupportables contre les peuples de confession musulmane
avec l'annoblissement d'un Rushdie, la sortie en salle du film de la belle
Satrapi prix du jury de Cannes comme par hasard, les agressions contre
la mosquée rouge au Pakistan qualifiées de guerre contre les islam'istes ...

Pour couronner l'ensemble, nous apprenons que le Sénat vient de voter une
résolution anti-iranienne accusant l'Iran d'être impliqué dans les attaques
menées contre les forces américaines en Irak. Voici un occupant qui accuse
le voisin de faire de l'ingérence pour excuser ses difficultés à sécuriser
un pays qui refuse de se faire conquérir. L'administration Bushienne n'est
pas à une déclaration ubuesque près. Des articles de la presse plus asservie
que la bonne vieille Pravda déclarent qu'Al-Quaïda a tué plus de 4000 civils
irakiens(1) depuis le début de l'année. Al-Quaïda ubiquitaire toujours frappe
en Algérie, mais aussi au Liban à Naher El-bared.

Pouvons-nous ignorer tous ces événements et leur chronologie, véritable
orchestration avec les cuivres un brin discordants et les tambours toujours
vrombissants, pétaradant, sonnant la charge ?

Pour se donner l'illusion d'être une démocratie, la chambre des représentants
vient de voter un retrait de l'armée US pour au plus tard le premier avril
2008, ainsi la démoncratie US sait aussi se contredire, car peu de temps
auparavant, elle votait les pleins budgets pour la perpétuation de
l'occupation.

Le constat est simple, depuis l'invasion de l'Irak, l'objectif a été de
saboter ce pays dans son développement, de déshumaniser les Irakiens en
détruisant ce qui constitue leur identité et leur unité (arabité, Islam,
coexistence pacifiée d'ethnies et de rites différents, véritable métissage
culturelle ...) et de voler les ressources pétrolières(2 ) en s'accaparant
par la force plus de 80% de la production du sous-sol actuelle et à venir,
remise aux mains d'entreprises US dites internationales. Pour cela, il faut
maintenir des bases militaires garantes de l'illégalité de ces contrats
qui constituent un tremplin pour les forces US dans l'Orient arabe et le
Caucase.

Face à une Résistance acharnée des Irakiens, le plan des néocons vascille.
C'est ainsi qu'en pleine période estivale (comme si cela n'était pas suffisant
en terme de camouflage) les Us sous couvert du gouvernement Maliki tente,
mais avec beaucoup de mal, profitant de l'absence des ministres sadristes et
du Parti de la Concorde, de faire aboutir la loi sur le PETROLE(3).

Comme le signalait un ministre australien cette semaine passée, ne serait-ce
pas là le but ultime de l'empire, la domination ?

Or la puissance n'est effective que lorsqu'elle est virtuelle, justement pas
déployée comme elle l'est aujourd'hui, pure présence militaire de destruction
et déstructuration qui n'a nulle chance de susciter une quelconque adhésion
et qui, montrant ses limites, se galvaude et s'évanouit.



Convergence des Causes
13 juillet 2007



(1) Il est fait état de plus de 650 000 civils irakiens tués depuis l'invasion
en 2003 de l'Irak par les Us. Les 4000 représentent moins de 1%
du nombre présumé victimes. Sans compter les victimes depuis 1991 date de
le première guerre contre l'Irak.

(2) Les réserves sont évaluées à plus de 200 milliards de barils

(3) La loi sur le pétrole a de vastes implications, la plus importante étant
qu’elle met fin au monopole de l’Etat irakien sur le développement des champs
pétrolifères. Alors que le peuple irakien continuera en vertu de la constitution
à « posséder » les ressources, les compagnies pétrolières étrangères obtiendront
des contrats qui leur donneront les droits exclusifs d’exploration et de
production pour des périodes aussi longues que vingt ans. La loi ouvre la porte
à des « accords de partage de la production » qui protégeront la compagnie
investissant contre les pertes et offriront des retours sur l’investissement
encore plus élevés.
Fait très important en ce qui concerne Washington, tous les contrats signés par
le précédent régime de Saddam Hussein, comme les ententes avec les sociétés
françaises, russes et chinoises, sont annulées. Les compagnies américaines sont
toutes en position d’obtenir les droits de développement des champs de pétrole.
 
  Le dernier César et ses Peace talks





Celui qui sera considéré comme l' ultime César fossoyeur de la puissance étasunienne vient de prononcer un discours-programme, compilation de voeux pieux venus de toutes les façons trop tard à la fin de son deuxième mandat, du règlement du problème de la Palestine.
L'arrogance et le contre-sens volontaire de Bush le deuxième se lisent de prime abord dans l'intitulé inacceptable pour qui sait la nature du conflit imposé aux Palestiniens, de ce qu'il voudrait promouvoir, une conférence internationale qui renouerait des "négociations de paix".

Pour qu'il y ait paix, il faut des belligérants et une guerre un minimum symétrique. Or nous avons là une Occupation militaire financée par les USA et l'Europe d'un pays qui est la quatrième puissance militaire du monde.
Bush se promet de payer officiellement celui qui avait concocté les accords d'Oslo, Mahmoud Abbas pour valider la Paix qui veut dire Sécurité pour les voleurs de terre, les violeurs de l'Histoire, les Terroristes d'État et leur armée en même temps que Déni de son droit inaliélable d'un Peuple au trois quart chassé et réfugié à disposer de sa patrie.

Entre autres résultats bénéfiques pour le régime sioniste, l'OLP est devenue l'Autorité Palestinienne chargée de livrer les militants demandés par l'occupant, les accords commerciaux et de coopération privilégiés avec l'UE sont pérennes malgré le non respect par Tel Aviv de leurs conditions initiales et surtout, les négociations d'un mouvement de libération nationale sont devenus dans les merdias et de façon irréversible une recherche de la Paix entre deux parties présentées et vécues comme entités symétriques.
Mahmoud Abbas a signé toute honte bue au-devant de son peuple martyr sa collaboration avec l'occupant quand il a accepté l'entraînement de 4000 soldats de sa garde présidentielle en Égypte sous le commandement du Lieutenant Général Keith W. Dayton et sur ordre d'Eliott Abrams, le conseiller ultra-sioniste de Rice. L'AIPAC vient de lui donner son onction on ne peut moins ambiguë sous forme de déclaration dans laquelle le Lobby sioniste étasunien par excellence lui a décerné son soutien dans sa lutte contre le Hamas.

Le contrôle présenté comme total par le Hamas de la bande côtière de 500 kilomètres carrés, une surface qui fait un peu plus de trois fois Paris, est plus que relatif. On voudrait faire oublier par là que le régime sioniste et son armée ont la main sur toutes les frontières, maritime, terrestre, et aérienne, maîtrisent les flux commerciaux, financiers et y compris ajustent les livraisons de fuel juste au point d'empêcher l'effondrement total de toute vie. Bien avant la victoire du Hamas, Gaza est depuis de nombreuses années au bord de l'asphyxie.
L'annonce de Bush ce lundi a convaincu tous les observateurs de sa parfaite inanité, y compris chez les Israéliens. Ni Mahmoud Abbas, ni Olmert n'ont une quelconque légitimité aux yeux de leurs opinions.

L'enlisement sans fin de l'armée étasunienne en Irak et celle des forces otanesques en Afghanistan a redonné de la vigueur cette semaine au rapport Baker-Hamilton publié en décembre 2006 puisqu'il a été repris comme base de discussion parmi les membres du Congrès. Il préconisait le règlement du problème créé par l'interventionnisme étasunien créateur de Chaos dans l'Orient Arabe en trouvant une solution équitable d'abord à la vieille écharde plantée dans le coeur de l'orient arabe, la Palestine occupée. Le document de l'Irak Study Group demandait d'inclure toutes les forces en présence dans les négociations, donc ne pas tourner le dos au Hamas.

L'ultime César reconnaît que l'Amérique est fatiguée de sa Longue Guerre, de sa croisade contre des moulins derrière lesquels seraient tapis des barbus égorgeurs déguisés en pilotes d'avions sans licence d'atterrissage mais il estime de son "devoir" d'y rester.
Le recrutement dans l'armée de métier étasunienne, alors qu'elle promet des possibilités d'études gratuites à condition d'en revenir sain et sauf, ne soulève guère d'enthousiasme, plus de 15% des nouveaux enrôlés ont eu à purger de lourdes peines de prison pour crimes graves.
Dans l'armée sioniste, de moins en moins de soldats optent pour les unités de combat de choc considérées jusque là comme les plus prestigieuses dans l'idéal militaro-théologique de l'État sans frontières, telle l'unité Golani ou la Brigade Nahal.

Dans les deux cas, la fonction manque d'attrait. Golani a subi des revers foudroyants au Liban en 2006.

L'armée étasunienne, même en restant en arrière plan derrière les supplétifs irakiens, perd des soldats en nombre à chaque déplacement de convoi terrestre. Les raids aériens ne cessent de se multiplier ces dernières semaines, décimant la population civile. L'usage des douze drones Predator est envisagé sur les théâtres d'opération afghan, irakien, et la production de vingt quatre nouvelles unités va être intensifiée pour une livraison prévue au plus tard en 2009.
La "coalition" en Irak va de toutes les façons manquer d'effectifs car le Royaume-Uni est en train de retirer des troupes, cinq cent soldats britanniques vont quitter la région de Bassorah sous peu. Gordon Brown doit faire un minimum de concessions aux opposants du Labour qui l'ont soutenu et qui veulent une inculpation de Blair pour tromperie, mensonges, et pour avoir entraîné son pays dans une guerre illégale.
Il devra le faire d'autant que le Département de la Justice étasunien veut disposer de toutes les pièces confirmant les trafics d'influence et la corruption sans limite dans l'affaire Yamamah de livraison d'avions Tornado par BAE en 1985 à l'Arabie Séoudite.


Convergence des Causes
19 juillet 2007
 
jeudi 19 juillet 2007
 

Mettez en accusation Bush et Cheney maintenant




Mettez en accusation Bush et Cheney maintenant

Par Paul Craig Roberts, l


​​​À moins que le Congrès ne mette immédiatement Bush et Cheney en accusation, les USA pourraient être dans un an une dictature policière en guerre contre l'Iran.


​​​​Bush a mis en place toutes les mesures nécessaires pour la dictature sous forme « d'ordres gouvernementaux » qui sont déclenchés chaque fois que Bush déclare une urgence nationale. Les rapports récents de Michael Chertoff, chef du Homeland Security, de l'ancien sénateur républicain Rick Santorum et d'autres suggèrent que les étasuniens pourraient s'attendre à une série de mises en scènes, ou d'événements « terroriste » sous fausse bannière dans un avenir proche. [1]


​​​​De nombreuses personnes vigilantes pensent que l'administration Bush ne se soumettra pas aux conseils avisés et à l'opinion publique, de commencer le retrait des troupes d'Irak, parce qu'elle prévoit de sauver sa position impopulaire grâce à des opérations sous fausse bannière qui seront utilisées pour étendre la guerre en Iran.


​​​​Trop tourne mal pour l'administration Bush : l'échec de ses guerres au Moyen-Orient, les sénateurs républicains quittant le navire, les troupes turques amassées à la frontière nord de l'Irak à deux doigts de l'invasion pour s'occuper des Kurdes, et la majorité des étasuniens en faveur de la mise en accusation de Cheney et presque la majorité pour celle de Bush. L'administration Bush a désespérément besoin d'épisodes dramatiques pour effrayer les étasuniens et pour que le Congrès rentre dans les rangs militaristes -- de l'État policier que Bush et Cheney ont favorisé.


​​​​William Norman Grigg a récemment écrit que les républicains « priaient pour une frappe terroriste » pour sauver le parti d'un lessivage électoral en 2008. Chertoff, Cheney, les nazis néo-conservateurs et le Mossad, n'auraient pas de scrupule à sauver la peau des républicains, qui ont permis à Bush d'entamer deux guerres injustifiées, avec dans les coulisses l'Iran attendant d'être attaqué dans une troisième guerre.


​​​​L'administration Bush a vainement tenté de ressusciter le facteur de peur terroriste en infiltrant quelques groupes de crâneurs et en les encourageant à parler du montage d'événements « terroristes ». L'entretien, encouragé par les agents fédéraux, a eu comme conséquence des arrestations de « terroristes » matraquées par les médias, mais même les médias captifs [du pouvoir] étaient incapables d'effrayer les gens avec de telles opérations de coups montés évidents.


​​​​Si l'administration Bush veut continuer ses guerres au Moyen-Orient et fixer fermement « l'exécutif unitaire » dans le pays, il devra conduire quelques opérations sous fausses bannière qui effrayeront et irriteront les étasuniens, et les inciteront à accepter la déclaration de Bush d'une « l'urgence nationale » et le retour de la conscription [2]. Autrement, l'administration pourrait simplement permettre à tout vrai complot terroriste de se dérouler sans entrave.


​​​​Une série de mises en scènes ou d'attaques permises serait tournée par les médias captifs en justification de la politique néo-conservatrice islamophobe, dont l'intention est de détruire au Moyen-Orient tout gouvernement n'étant pas une marionnette US. La réussite donnerait aux USA le contrôle du pétrole, mais le but principal est de supprimer toute résistance à l'absorption complète de la Palestine dans un Grand Israël.


​​​​Pensez à ça. Si une autre « défaillance de sécurité » genre 911 n'étaient pas en cours d'élaboration, pourquoi Chertoff, le despote du Homeland Security, se donnerait-il la peine de convaincre le Chicago Tribune que les étasuniens sont devenus complaisants à propos des menaces terroriste et qu'il « ressent viscéralement » que ces USA-là seront bientôt durement frappés ? (« Se basant sur un ''sentiment viscéral'' à propos de l'histoire, Chertoff, le chef du Homeland Security prévient de l'augmentation des risques », Déclarations d'Al Qaeda par E.A. Torriero, 11 juillet 2007.)


​​​​Pourquoi le républicaine belliciste Rick Santorum dirait à l'émission radiophonique de Hugh Hewitt que « d'ici à novembre, beaucoup de choses vont arriver, et je crois qu'à cette heure-là l'année prochaine, le public US (sic) aura une opinion très différente sur cette guerre. »


​​​​Durant toute son existence le gouvernement US a mis en scène des incidents qu'il a ensuite utilisées au nom d'objectifs qu'il n'aurait pu poursuivre autrement. Selon un certain nombre d'auteurs, des opérations sous fausses bannière ont été systématiquement utilisées par l'État israélien. À l'époque tsariste en Russie, la police secrète faisait exploser des bombes afin d'arrêter ceux qu'elle considérait gênants. Hitler était un très important orchestrateur d'opérations sous fausses bannière. Ces opérations sont un outil ordinaire des gouvernements.


​​​​Se demander : Est-ce qu'un gouvernement qui nous a menti sur deux guerres et qui œuvre en nous mentant pour attaquer l'Iran reculerait à mettre en scène des attaques « terroristes » pour éliminer l'opposition à son ordre du jour ?


​​​​Seule une minorité réactionnaire croit honnête et intègre l'administration Bush-Cheney et fidèles les mass médias.


​​​​Hitler, qui n'a jamais obtenu de soutien majoritaire dans une élection allemande, a utilisé l'incendie du Reichstag pour attiser l'hystérie et faire passer la Loi d'Habilitation, qui a fait de lui le dictateur. Les tyrans déterminés n'ont jamais besoin d'un soutien majoritaire pour renverser l'ordre constitutionnel.


​​​​Le système constitutionnel US n'est pas loin d'être renversé. Est-ce que les prochains événements « terroriste » dont Chertoff a mis en garde alerte et promis par Santorum sont le moyen pour renverser notre démocratie constitutionnelle ?



Original : http://www.vdare.com/roberts/070715_impeach.htm

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info



Notes du traducteur


​​​​1- Voir les déclarations de Ron Paul :

http://www.alterinfo.net/Ron-Paul-dit-que-les-USA-sont-en-grand-danger-de-mise-en-scene-d-attaques-terroristes_a9845.html


​​​​2- Conscription ou incorporation dans le service militaire obligatoire. Actuellement aux USA les militaires s'engagent volontairement, comme en France.




Paul Craig Roberts
 
lundi 16 juillet 2007
 
Décision de l’ONU considérant illégaux le procès et la condamnation d’Abassi Madani :






Des juristes s’insurgent par S.H



Plusieurs juristes et représentants de la société civile ont dénoncé, hier, la décision de l’ONU ayant qualifié d’illégaux le procès et la condamnation d’Abassi Madani, fondateur de l’ex-FIS, et ayant exigé de Algérie de l’indemniser.
Invités hier au forum d’El Moudjahid, ces hommes de loi n’ont pas hésité à qualifier cette décision de tentative d’«immixtion dans les affaires internes du pays». Mme Saïda Benhabylès, ex-ministre, est scandalisée par cette décision qu’elle considère illégale.
«Le peuple algérien a souffert des années du terrorisme et Abassi Madani était parmi ses têtes pensantes dans la mesure où c’était le premier à avoir affirmé que le sang des militaires n’était pas interdit», a-t-elle affirmé. Il est inconcevable, à son sens, que l’ONU puisse prendre une telle décision «au mépris des souffrances des Algériens».
En tant que contribuable, Mme Benhabylès dit «refuser catégoriquement» que son «argent puisse servir à indemniser Abassi Madani». «Une telle initiative est à peine croyable», s’insurge-t-elle. De son côté, Me Azzi, avocat chargé du dossier de la réconciliation nationale au tribunal d’Alger, a expliqué que l’ONU ne peut prendre une telle décision que dans le cas où elle est saisie par l’Etat algérien et non pas par un individu.
«La décision de l’ONU ne peut pas être appliquée», affirme-t-il. Quatre ans après avoir été saisi, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a jugé illégaux, au regard du droit international, le procès et la condamnation par le tribunal militaire de Blida du fondateur du Front islamique du salut (FIS dissous), Abassi Madani, en 1992, selon une décision rendue publique vendredi à Genève.









Le Comité, qui avait été saisi par le fils de M. Madani, a estimé que le gouvernement algérien n’avait pas «démontré que le recours à un tribunal militaire était nécessaire» pour juger l’accusé, condamné en juillet 1992 à 12 ans de prison pour «atteinte à la sûreté de l’Etat».
Selon cette décision, «le procès et la condamnation d’Abassi Madani par un tribunal militaire révèlent une violation» du Pacte international sur les droits civils et politiques, que l’Algérie a ratifié le 12 décembre 1989 dans le sillage de la Constitution de février de la même année, selon les constatations du Comité adoptées le 28 mars dernier.
Parlant de l’application de la charte sur la paix et la réconciliation nationale, Me Azzi reconnaît qu’il y a eu une dégradation flagrante de la situation sécuritaire, mais il tient à rappeler que «la charte approuvée par le peuple n’était pas censée apporter une solution radicale au terrorisme».
Parlant des problèmes rencontrés dans l’application de ces mesures, Me Azzi cite, entre autres, le cas des disparus qui ne sont ni inscrits dans la liste des terroristes abattus ni dans celle des disparus. «Ce problème vient d’être résolu grâce à l’intervention du président de la République que nous avons saisi et qui a décidé que soient délivrés des actes de décès à ces familles et d’intégrer les personnes concernées, selon les cas, dans l’une des listes existant déjà».
S. H.












Commentaire: Ces juristes et représentants auto-déclarés de la société civile auront beau s'agiter, ils n'arrêteront pas le cours de l'Histoire. La vérité, la justice et l'honneur bafoué de l'Algérie par une bande de criminels et de pillards finiront, tôt ou tard par reprendre leurs droits. Tous leurs droits. Lorsque les généraux ont décidé d'interrompre le processus électoral qui avait donné la victoire au FIS, ce n'était pas, comme l'ont prétendu les "intellectuels" de l'"Algérie qui avance", pour sauver la démocratie en Algérie, mais pour sauver leur peau et leurs privilèges. Les généraux algériens au secours de la démocratie, c'est carrément le grand guignol! Le peuple, dans sa majorité, y compris ceux qui étaient contre l'Islamisme, avait voté pour le FIS parce que ce parti avait promis aux électeurs qu'il jugerait les généraux et qu'il rapatrierait le trésor qu'ils avaient volé. Les relais "éradicateurs", coupés du peuple et qui ont prostitué leur conscience à leurs maîtres galonnés, ont couvert de leurs voix et de leur hystérie les crimes abominables que les généraux ont commis contre les populations civiles, et même parfois et lorsque le besoin s'en faisait sentir, contre leurs propres valets qu'ils faisaient assassiner par leurs islamistes de service ou par ceux, trop stupides, fanatiques bornés, qui ne se savaient pas les outils d'une vaste machination, ni que les Fetwas qu'ils serraient contre leur coeur avait été élaborées dans les bureaux du DRS. Abbassi MADANI fait partie de ces Algériens qui avaient cru en un idéal politique, qui lui ont consacré leur vie, qui lui ont sacrifié leur vie de famille, qui ont été suivis de millions d'algériens. D'autres hommes politiques algériens se sont opposés à eux, démocratiquement, pacifiquement, et ont tenté d'expliquer au peuple que la voie de l'islamisme était une impasse civilisationnelle. Mais le peuple algérien, qui avait cru trouver en le FIS le moyen de se débarrasser des ogres militaires qui avaient mené le pays à sa ruine, votèrent en masse pour le parti islamiste. Nous connaissons la suite. La réaction de certains politiciens qui affirmèrent dès le lendemain du scrutin et parce qu'ils avaient subi un cuisante défaite, qu'ils s'étaient trompés de peuple et qui furent tout aussitôt instrumentés et embrigadés pour appeler à l'interruption du processus électoral. Nous savons ce qui advint par la suite. La répression sauvage qui s'abattit sur les islamistes, leur bannissement dans des pénitenciers en plein désert, la persécution quotidienne qui s'exerça contre eux et contre leurs familles pour les pousser à la violence, la création de groupes islamistes armés, de milices et d'escadrons de la mort par les chefs de l'armée pour massacrer des civils par milliers et retourner la population contre les islamistes. L'utilisation de la torture, des viols, des enlèvements, des séquestrations, des exécutions extra-judiciaires qui devinrent des pratiques généralisées. Banalisées. Elles furent étouffées par la voix de pseudos intellectuels et de journalistes félons à leur profession et à leur peuple, qui nièrent toute implication de l'armée dans ces abominations et qui s'opposèrent farouchement à toute enquête internationale sur ces crimes. Ils devinrent les voix de leurs maîtres et aboyèrent tant et plus pour empêcher la vérité d'éclater. Ce sont les mêmes qui aujourd'hui s'élèvent contre cette juste décision de l'ONU qui considère illégaux le procès et la condamnation de Abbassi MADANI et qui somme l'Algérie de l'indemniser. Ce n'est, pourtant, que justice. Aucune somme d'argent, aussi importante soit-elle, ne peut rendre à cet homme toutes ces années qui lui ont été ravies, alors qu'il était au sommet de la gloire, rien ne pourra le guérir de toutes les brimades, de toutes les humiliations qu'il a dû subir. Quand à Mme BENHABYLES, qui refuse, en tant que contribuable, que son argent puisse servir à indemniser Monsieur MADANI, il est utile de lui rappeler que c'est de l'argent du peuple qu'il est question, pas du sien. Puisque, pour ce qui est de sa personne, elle est citoyenne de l'"Algérie qui avance", celle des généraux, des nouveaux riches et autres voleurs. Son argent à elle, est chez ces gens là. Djamaledine BENCHENOUF
 
jeudi 12 juillet 2007
 
Colonisation
L’occupation US de l’Irak tue-t-elle 10 000 civils par mois ou beaucoup plus encore ?
par Michael Schwartz*
Alors que la presse atlantiste rend compte des 3 000 GI’s morts en Irak et des nombreuses victimes civiles des attentats inter-confessionnels, elle passe sous silence le massacre quotidien des civils, victimes des patrouilles US et de leurs opérations de recherche de suspects. Le professeur Michael Schwartz estime leur nombre à plus de 10000 par mois au cours des 3 premières années. Et bien plus encore, depuis le renforcement des opérations ordonné par le président Bush.





Thèmes
Occupation de l’Irak


Une étude scientifique réalisée avec les derniers outils statistiques de pointe a été publiée le 12 octobre 2006 dans le Lancet, (la publication médicale britannique la plus réputée) [1]. L’étude concluait que - à la date de l’an passé — 600 000 irakiens étaient morts de mort violente directement attribuable aux opérations militaires en Irak. Répartis sur les 39 premiers mois de la guerre en Irak, cela équivaut à une moyenne d’environ 15 000 morts par mois. .

Mais le pire n’était pas encore atteint, le taux de mortalité violente était alors en pleine augmentation, et pendant la première moitié de 2006 la moyenne mensuelle est passée à 30 000 morts, une moyenne qui a fort probablement encore augmenté, étant donné les violents combats qui accompagnent l’actuel renforcement militaire états-unien en Irak.

Les gouvernements U.S. et Britanniques ont rapidement disqualifié les résultats de cette étude en mettant en cause « les erreurs méthodologiques de l’enquête » - et ce malgré le fait que les enquêteurs avaient eu recours aux méthodes standard d’investigation, couramment utilisées pour mesurer le taux de mortalité dans des zones de conflit ou de catastrophe. (Les chercheurs se sont rendus dans un panel d’habitations choisies au hasard et ont demandé aux habitants si quelqu’un dans leur maisonnée était mort ces dernières années, notant les détails et vérifiant les certificats de décès autant que possible). Les deux gouvernements à l’origine de la guerre ne donnèrent aucune raison concrète pour laquelle ils rejetaient les résultats de l’enquête et ils ignorèrent le fait qu’ils avaient mandaté des études identiques (parfois menées par les mêmes chercheurs) dans d’autres régions de conflit, y compris le Darfour et le Kosovo. Les raisons pour lesquelles ces gouvernements ne pouvaient accepter cette étude étaient par contre suffisamment claires : les résultats étaient tout simplement trop dévastateurs pour qu’ils les reconnaissent. (Secrètement le gouvernement britannique reconnut plus tard que la méthodologie employée était « une méthode fiable et éprouvée pour mesurer la mortalité dans des zones de conflit », sans pour autant jamais reconnaître publiquement la validité de l’étude).

Des chercheurs réputés ont validé l’étude du Lancet sans quasiment aucune critique. Juan Cole, un des principaux experts états-uniens sur le Moyen-Orient, résuma la conclusion de l’étude de manière abrupte mais correcte : « La mésaventure US en Irak a tué [en un peu plus que trois ans] deux fois plus de civils que le nombre de personnes assassinées par Saddam en 25 ans ».

Malgré ce consensus des experts, les démentis officiels ont eu un impact certain sur l’opinion publique, et les rares articles de presse qui mentionnent l’étude du Lancet l’accompagnent systématiquement des propos officiels désobligeants. Ainsi, sur le site web de la BBC, l’étude du Lancet était mentionnée sous le titre « Forte augmentation du nombre de tués en Irak » [2] mais le reste de l’article citait longuement la déclaration du président Bush rejetant l’étude sous prétexte que « la méthodologie employée est discréditée par la plupart des scientifiques » et que « le chiffre de 600 000 qu’ils avancent n’est tout simplement pas crédible ». En conséquence de ce traitement médiatique de l’information, la plupart des États-uniens pensent probablement que le chiffre avancé par M. Bush en décembre 2005, soit 30 000 victimes civiles environ (moins de 10% du chiffre réel) est correct.
Tenter d’évaluer le nombre de victimes de l’occupation de l’Irak

Ces statistiques choquantes en elles-mêmes le sont encore plus lorsque l’on observe que parmi les 600 000 victimes environ de la guerre en Irak, la majeure partie a été tuée par l’armée US. Ce nombre est de loin supérieur à tous les morts victimes d’attentats à la voiture piégée, d’escadrons de la mort, de violence ethnique ou de criminels meurtrier. Même comptées ensemble, le nombre de ces victimes est encore loin en dessous de celui de la violence militaire générée par l’armée des États-unis.

Les enquêteurs de l’étude du Lancet ont demandé à leur échantillon de population comment les personnes de leur famille étaient mortes et qui était responsable de leur mort. Les familles n’avaient aucun mal à donner la cause de la mort, plus de la moitié (56 %) des interrogés indiquant des morts par balle, 13 % mentionnèrent des attentats à la voiture piégée, 13 % des bombardements aériens, 14 % des tirs d’artillerie et autres explosions... seulement 4 % des interrogés répondirent qu’ils ne savaient pas de quoi étaient morts les membres de leur famille.

Les familles interrogées étaient moins précises quand il s’agissait d’identifier les responsables de la mort. Si la plupart était en mesure de séparer les responsabilités — les victimes d’un bombardement aérien étaient attribuées aux occupants tandis que les attentats à la voiture piégée étaient indiqués comme étant l’œuvre de l’insurrection, les morts par balle ou par tirs d’artillerie étaient moins faciles à attribuer, la plupart se produisant lors d’échanges de coups de feu ou bien dans des circonstances sans témoin. Dans de très nombreux cas les familles étaient donc dans l’incapacité de préciser qui était responsable de ces morts. Les enquêteurs n’enregistraient que les témoignages de ceux qui étaient certains de l’origine de la mort, laissant vide le champ « responsabilité » si « la maisonnée exprime des doutes quand à l’origine des circonstances ayant causé la mort ».

Pour nous, lecteurs quotidiens de la presse aux États-unis, les résultats sont effarants : dans la catégorie des morts dont la famille était en mesure d’identifier le coupable, 56 % avaient été tués par les soldats U.S. (ou par leurs alliés de la Coalition des volontaires). En nous basant sur ces chiffres, nous pouvons en déduire sans trop de doute que les forces de la Coalition avaient tué au moins 180 000 Irakiens vers la mi-2006. Par ailleurs nous avons toutes les raisons de croire que les États-Unis sont responsables d’une partie au prorata (voire plus) des morts non attribuées. Ceci signifie que — à la date de l’étude, mi-2006 — les U.S. et leurs alliés avaient peut être tués plus de 330 000 irakiens.

Les autres morts ont été les victimes de l’insurrection, des criminels de droit commun et des forces du nouveau gouvernement irakien. Et n’hésitons pas à insister encore une fois sur un chiffre qui va à rebrousse-poil de l’opinion généralement admise : les attentats à la voiture piégée, la raison de la mort la plus facilement identifiable par les familles interrogées, ne sont responsables que de 13 % des victimes, soit environ 80 000 morts, 2 000 tués par mois. Ce chiffre est horrible se situe loin en dessous du nombre des victimes des militaires US. Il représente moins de la moitié du nombre officiel de victimes des actions militaires, et même pas un quart du nombre probable.

Même si nous nous arrêtons au chiffre officiel et confirmé de 180 000 irakiens tués par les opérations militaires des troupes d’occupation U.S. et alliées depuis le début de l’occupation, nous arrivons à une moyenne de plus de 5 000 morts par mois. Et nous devons garder à l’esprit que le taux de mortalité violente en 2006 était deux fois plus élevé que le taux moyen, ceci signifiant que la moyenne des tués par les forces US en 2006 était d’environ 10 000 morts par mois - soit à peu près 300 irakiens par jour, dimanche compris. Avec le renforcement des opérations militaires en 2007, ce chiffre est probablement bien plus élevé aujourd’hui.
Pourquoi ne savons nous rien de tout cela ?

Ces chiffres paraissent totalement improbables à la majorité des États-uniens. Si l’armée US tuait 300 Irakiens chaque jour, cela ferait la « une » des journaux, n’est-ce pas ? Et pourtant, la presse tant imprimée qu’électronique ne nous dit jamais que les soldats U.S. tuent tous ces gens. On nous parle beaucoup d’attentats à la voiture piégée et d’escadrons de la mort, mais on parle beaucoup moins des victimes des soldats US, sauf de temps en temps quand il s’agit d’un « terroriste » important, ou ici et là, parfois, quand l’atrocité est vraiment trop visible.

Comment font les États-unis pour accomplir un tel carnage, et pourquoi la presse ne s’y intéresse t-elle pas ? La réponse se trouve dans une autre statistique incroyable : celle-ci est publiée officiellement par le Pentagone et est confirmée par la hautement respectable Brookings Institution [3] : ces 4 dernières années, l’Armée de terre U.S. a effectué en moyenne plus de 1 000 patrouilles par jour dans les zones hostiles, dans le but de capturer ou tuer des insurgés ou des « terroristes ». (Depuis février 2007, ce nombre est passé à environ 5 000 patrouilles par jour, si nous incluons les troupes irakiennes participant au renforcement des opérations militaires états-uniennes.)

Ces milliers de patrouilles quotidiennes ont pour conséquence des milliers de morts irakiennes, étant donné que ces patrouilles ne sont pas de simples promenades dans les rues, comme nous pourrions le croire. Dans son livre indispensable In The Belly Of The Green Bird [4], le journaliste d’investigation Nir Rosen décrit ces patrouilles comme « toutes entières remplies d’une énergie brutale et d’une tension violente qui n’est que rarement décrite par les journalistes "embarqués" de la presse "mainstream" aux États-unis ».

Cette brutalité est facilement compréhensible, compte tenu des objectifs de ces patrouilles. Des soldats états-uniens sont envoyés dans des communautés hostiles dans lesquelles la quasi totalité de la population soutient les insurgés. Les soldats disposent souvent d’une liste de suspects et de leurs adresses. Leur mission est d’interroger, d’arrêter ou de tuer les suspects, de fouiller leurs maisons pour y trouver des preuves, notamment des armes et des munitions, mais aussi de la littérature, des équipement vidéos et autres éléments utilisés par la résistance pour ses activités politiques et militaires. Quand les patrouilles n’ont pas de liste précise, ils fouillent des pâtés de maison à la recherche de personnes aux comportements suspects ou de preuves d’activités terroristes.

Dans ce contexte, n’importe quel homme en âge de porter une arme n’est pas seulement un suspect, mais un adversaire potentiellement meurtrier. Les soldats sont régulièrement briefés de ne prendre aucun risque : par exemple, frapper à la porte est souvent dangereux car on pourrait se faire tirer dessus à travers la porte. Les instructions sont donc de faire jouer l’élément de surprise dès qu’il y a un risque de danger — enfoncer la porte, la faire sauter, tirer sur tout ce qui pourrait être suspect, lancer des grenades dans les maisons ou les pièces pouvant abriter une quelconque résistance... si vraiment ils rencontrent une résistance tangible, ils peuvent demander une assistance d’artillerie ou l’aviation pour détruire le bâtiment plutôt que de tenter d’y pénétrer.

(...)

Si elles ne rencontrent pas de résistance, ces patrouilles peuvent interpeller environ 30 suspects ou fouiller plusieurs dizaines de maisons en une seule journée. Ceci veut dire que nos 1 000 patrouilles quotidiennes peuvent envahir plus de 30 000 maisons par jour.

Mais si une mine explose sous leur Humvee ou si elles sont prises sous le feu d’un sniper, alors leur mission change et a pour objectif de trouver, capturer ou tuer le responsable de l’attaque. Les officiers sur le terrain pensent d’ailleurs que très souvent les attentats à l’explosif au passage de patrouilles sont faites par des insurgés qui veulent détourner la patrouille de son objectif initial, empêchant la fouille généralement brutale des maisons, la violation de l’intimité des femmes de la maison et l’humiliation des habitants.

Les échanges de coups de feu qui suivent généralement une attaque sur une patrouille, débordent toujours sur les maisons avoisinantes, étant donné que les insurgés s’y cachent pour échapper à la contre-attaque états-unienne. En conséquence, les soldats US ont pour habitude de systématiquement tirer sur ces maisons soupçonnées d’abriter des insurgés prenant le risque de faire des victimes innocentes parmi les habitants. Les règles d’engagement de l’armée US insistent sur l’importance de tout faire pour éviter de mettre en danger les civils, et il existe de nombreux exemples où les soldats ont mesuré leur riposte afin d’épargner les civils. Mais les témoignages d’officiers et de soldats montrent clairement que, dans le feu de l’action, la priorité est la capture ou la mort de l’insurgé, pas la sécurité des civils.

Tout ceci paraît assez encadré et ne permettant pas de générer le nombre de morts avancé par l’étude du Lancet. Mais l’importance du nombre de patrouilles — 1 000 par jour — et en conséquence le nombre important de confrontations dans les maisons, les ripostes aux attaques des snipers ou des mines, les échanges de coups de feu qui s’ensuivent... tout cela finit par s’additionner en former un massacre quotidien.

(...)

[Lors de la commissions d’enquête sur le massacre de Haditha, où un groupe de soldats US à massacré 24 membres d’une famille dans une maison, en représailles d’un attentat ayant tué un des leurs] le Major General Richard Huck, officier commandant l’unité de Marines à Haditha [aujourd’hui chargé de la planification des opérations au Pentagone], a souligné à nouveau la limpidité de ces règles d’engagement, quand il a expliqué pourquoi il n’avait pas jugé bon à l’époque de procéder à une enquête sur la mort de ces victimes civiles :

« Ces morts sont survenues lors d’une opération de combat et il est fréquent qu’il y ait des victimes civiles dans ce type d’engagement. Dans mon esprit, j’ai vu que les insurgés avaient tiré sur mes soldats et que les soldats de la Kilo Company avaient riposté. Dans ces circonstances, la mort de 15 civils non concernés ne me paraissait pas suffisamment inhabituelle pour justifier une enquête ».

Pour le Général Huck, comme pour les autres officiers commandant en Irak, à partir du moment où il y a « des coups de feu ennemis » — voire simplement la menace de ces coups de feu — alors les actions commises par les Marines dans cette maison d’Haditha étaient non seulement légitimes (à partir du moment où elles sont mentionnées dans le rapport d’intervention), mais carrément exemplaires. Les soldats ont riposté de manière appropriée dans une situation de combat, et la mort de « civils non concernés » n’est « pas inhabituelle » dans ces circonstances.

Partant de cette constatation, souvenons nous que les soldats de l’Armée de terre mènent un peu plus de 1 000 patrouilles par jour — ce chiffre ayant grimpé à 5 000 patrouilles si on inclut celles menées conjointement avec les troupes irakiennes). Si l’on croit les chiffres publiés par le Pentagone — et confirmés par la Brookings Institution — ces patrouilles résultent en 3 000 échanges de coups de feu chaque mois, soit environ une centaine par jour en moyenne juste pour les soldats états-uniens. Ces combats ne causent pas toujours la mort de 24 civils innocents d’un coup, mais les règles d’engagement appliquées par nos soldats — lancer des grenades à main dans des maisons soupçonnées d’abriter des insurgés, utiliser une puissance de feu maximum contre des snipers, utiliser l’artillerie et l’aviation contre tout nid de résistance — garantissent un flot continu de morts civils.

Il est important d’analyser comment ces évènements sont relatés par la presse des États-unis, quand celle-ci se donne la peine d’en parler. Voici par exemple une dépèche de l’Associated Press à propos de patrouilles dans la province de Meyssan, un bastion de l’armée du Mahdi (Juin 2007).

« Plus loin dans le Sud, les autorités irakiennes ont indiqué que plus de 36 personnes ont trouvé la mort lors de combats violents durant la nuit, lors d’une opération de ratissage de maisons menée par des soldats britanniques et irakiens dans la ville d’Amarah, un bastion de la milice chiite, l’Armée du Mahdi » [5].

Cette information fait partie d’une dépêche relatant plusieurs combats dans tout l’Irak, intitulée « Les forces U.S. et irakiennes accentuent la pression sur les insurgés ». Aucun des combats présentés n’est décrit comme étant autre chose que la routine. Il y eut environ 100 combats ce jour là, tous produisant leur lot de victimes. Combien ? Si nous partons des chiffres estimés par l’article du Lancet, les incidents d’Amarah représentent environ un dixième de tous les Irakiens tués par les États-uniens ce jour là. Extrapolés au reste du mois de Juin, le total des Irakiens tués avoisine probablement les 10 000.

Lors de la commission d’enquête sur Haditha l’un des enquêteurs posa la question de la justification d’un taux aussi élevé de victimes, notamment civiles, dans la traque et l’arrestation des insurgés en Irak. Le Lieutenant Max D. Frank, premier officier à avoir enquêté sur les morts d’Haditha, déclara alors que ces morts étaient « un résultat malheureux et involontaire découlant du fait que les habitants locaux permettent aux combattants insurgés d’utiliser leurs maisons comme base d’attaques contre des patrouilles états-uniennes ». Dans la même veine, le premier Lieutenant Adam P. Mathes, responsable de l’unité impliquée dans le massacre, refusa de manière véhémente l’idée que l’armée puisse s’excuser auprès de la population locale pour les exactions commises. Au contraire, Mathes insista sur le fait que l’armée devrait plutôt faire savoir à la population que l’incident d’Haditha (le massacre de femmes et enfants) était représentatif « des choses désagréables qui vont vous arriver si vous laissez des terroristes utiliser votre maison pour attaquer nos soldats ».

Dans mon exemplaire du Dictionnaire Merriam Webster, le mot « terrorisme » est défini ainsi : « des actes de violence ou de destruction (attentats à la bombe) commis par des groupes dans le but d’intimider la population. ... » Ce qui s’est passé à Haditha cette nuit là était précisément un tel acte de violence. Et il n’était pas isolé, il y en eut plus de 100 ce jour là. Et ils furent commis par des gens comme le Lt. Mathes dans le but d’intimider la population d’Haditha et d’autres villes en Irak, afin qu’ils cessent de soutenir l’insurrection.
Michael Schwartz
Michael Schwartz est professeur de sociologie à l’université d’État de New York, Stony Brook
 
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