ELWATAN-ALHABIB
mardi 29 août 2017
 

La supercherie du droit-de-l’hommisme




Hormis les réactionnaires qui pensent que les hiérarchies sociales sont fondées en nature et qu’il y a des hommes faits pour commander et d’autres pour obéir, tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut défendre les droits de l’homme. Mais il faut admettre que les uns et les autres ne parlent pas de la même chose. Si l’on entend par cette expression la possibilité pour chacun de jouir du bien commun, alors l’accès à l’emploi, au logement, aux soins et à l’éducation fait partie des droits de l’homme – ou des droits humains, ne jouons pas sur les mots – au même titre que la liberté d’expression ou le choix de son orientation sexuelle. Prendre au sérieux les droits de l’homme, c’est y inclure les droits collectifs, c’est-à-dire la possibilité de vivre dans des conditions matérielles décentes.
Les militants des droits de l’homme, pourtant, ne s’intéressent qu’aux droits individuels et délaissent ostensiblement les droits collectifs. Que des individus soient emprisonnés ou empêchés de s’exprimer par des gouvernements autoritaires leur est insupportable, mais que des masses d’affamés subissent la loi d’airain du capital mondialisé leur est indifférent. Leur compassion pour l’humanité souffrante est étrangement sélective. Ils ne se mobilisent que pour des minorités ou des individus isolés, ils agissent au cas par cas en sélectionnant les individus ou les groupes qu’ils jugent dignes de leur attention, et on ne les voit jamais prendre fait et cause pour une classe socialement opprimée.
Le vocabulaire de la plupart des ONG – majoritairement anglo-saxonnes – en témoigne clairement. Elles entendent combattre la discrimination et non l’exploitation, l’exclusion et non la pauvreté, la privation de liberté infligée à quelques-uns et non la misère imposée au grand nombre. Leur philosophie est celle de l’individualisme libéral, qui ne connaît que des individus porteurs de droits et se soucie peu de savoir s’il y a parmi eux des riches et des pauvres. Ne parlons pas de la lutte des classes, ce gros mot qu’elles ne veulent même pas entendre prononcer. La seule lutte qui compte à leurs yeux, c’est celle qui vise à aligner des individus abstraits sur un standard restreint aux libertés formelles – et individuelles – en oubliant allègrement que ces libertés n’existent que sous certaines conditions.
Pour tout dire, le droit-de-l’hommisme ordinaire occulte le fait que ces libertés individuelles ne sont effectives que si les droits collectifs sont garantis par des structures sociales qui les favorisent. En d’autres termes, les droits individuels ne sont réels que si les individus sont correctement nourris, logés, éduqués et soignés, et ces conditions ne sont réunies à leur tour que si un rapport de forces entre classes sociales les inscrit dans la durée. Bref, les droits-de-l’hommistes oublient tout bonnement que les individus ne sont rien sans la société et que les droits individuels dont on réclame l’application ne sont que du vent si la société est divisée en dominants et dominés.
Cette indifférence aux conditions d’exercice des droits dont ils font pourtant leur fonds de commerce n’est pas étonnante. Petits-bourgeois des pays riches, les défenseurs des droits de l’homme défendent les droits dont ils jouissent, dont ils pourraient jouir ou dont ils voudraient que jouissent ceux qui leur ressemblent. Pourquoi dépenseraient-ils leur énergie à lutter contre la faim dans le monde quand leur assiette est pleine ? Pourquoi se battraient-ils pour l’appropriation collective des richesses puisqu’ils n’ont aucun problème de fin de mois ? En luttant pour les droits de l’homme, ils aspergent d’eau bénite leurs états d’âme de nantis que leurs conditions d’existence n’amènent jamais à interroger les ressorts de l’oppression et de l’injustice qu’ils ont constamment à la bouche, mais sans savoir de quoi ils parlent.
Que les pauvres soient pauvres importe peu à leurs yeux, car les pauvres revendiquent en général autre chose que la reconnaissance de droits individuels rendus impossibles par l’absence de droits collectifs. Lorsque l’extrême richesse côtoie l’extrême pauvreté, revendiquer la liberté d’expression avec un minimum de sérieux impliquerait d’exiger l’expropriation des capitalistes qui contrôlent la presse afin de créer les conditions d’une information plus objective. Mais on n’a jamais entendu un droit-de-l’hommiste formuler ce genre de revendication. Le contrôle des médias ne s’expose à sa foudre vengeresse que s’il est exercé par de méchants dictateurs qui défient le nouvel ordre mondial. Pour les autres, il n’y a pas de problème.
Sélective, cette indignation pseudo-humaniste choisit ses victimes. Les autres peuvent crever. Lors de la chute du communisme, en 1991, les organisations droits-de-l’hommistes ont crié victoire. L’idéologie des droits de l’homme ayant été inventée pour lutter contre l’URSS, cette victoire finale sembla consacrer leur vision du monde. Mais aucune de ces organisations n’a souligné que les prisons soviétiques étaient vides depuis longtemps et que le totalitarisme dont la philosophie politique des années 70 faisait un mal absolu était une coquille vide. On ne s’émut pas davantage, chez les humanistes, en constatant que sous la présidence Eltsine (1991-2000) l’espérance de vie régressa de dix ans sous l’effet des réformes structurelles dictées à la Russie par le FMI. C’est normal. Les petits vieux qui meurent en masse dans le paradis capitaliste n’intéressent pas les défenseurs des droits de l’homme.
L’humanité souffrante dont se soucient des ONG pétries d’humanisme se résume à un agrégat indistinct d’individus abstraits, atomisés, dont le sort n’est intéressant que s’il témoigne d’une violation de leurs droits individuels, de préférence dans un pays exotique dont le procès est instruit par la doxa occidentale. Mais on n’a jamais vu “Amnesty International” – dont le seul intitulé relève de la publicité mensongère – s’insurger contre le fait que 800 millions de personnes souffrent de malnutrition, ou que des centaines de milliers d’ouvrières sont surexploitées par les multinationales occidentales dans les “maquiladoras” de la frontière mexicaine. On répondra sans doute que ce n’est pas l’objet social de cette organisation, et je répondrai à mon tour que c’est précisément le problème sur lequel il convient d’insister.
Cette triple sélectivité dans le choix des droits en question, des individus concernés, et enfin des pays sur lesquels on braque le projecteur, explique donc beaucoup de choses. Elle explique que l’on fasse le tri parmi les victimes en évitant soigneusement d’incriminer les structures – celles de l’exploitation capitaliste mondialisée – qui sont responsables de 90% des malheurs qui frappent l’humanité. Elle explique aussi la fascination des ONG droits-de-l’hommistes pour la défense des LGBT. La lutte contre les discriminations qu’ils subissent est légitime, mais il faut être lucide sur l’effet de cantonnement qu’elle génère. Car cette cause, aux yeux du droit-de-l’hommisme petit-bourgeois, présente l’avantage de transcender la division sociale, d’évacuer la question des rapports de classe, bref de conférer à la lutte pour les droits humains une universalité abstraite qui sert les intérêts dominants.
La sélectivité du droit-de-l’hommisme permet aussi de comprendre pourquoi la condamnation des violations incriminées épouse toujours un axe nord-sud. Aucune ONG vénézuélienne ne mène campagne contre la mainmise d’une poignée de milliardaires sur la quasi-totalité des médias en France ou aux USA. En revanche, les ONG occidentales dénoncent sans relâche les violations de la liberté de la presse au Vénézuéla, alors que la presse, loin d’y être opprimée par le pouvoir, appartient à une poignée de capitalistes qui combattent le gouvernement. Machine de guerre contre les Etats récalcitrants, le droit-de-l’hommisme bénéficie donc de financements colossaux, à l’image de ces “Casques blancs” qui jouent au djihadiste côté cour et au brancardier côté jardin grâce aux 15 millions de dollars versés par des fondations britanniques. Moyennant une trousse à maquillage, ils arrivent même à fabriquer des victimes pour émouvoir le populo scotché devant les petites lucarnes.
Ces exemples montrent également que la fonction expresse de l’idéologie droit-de-l’hommiste – servie par ces appareils idéologiques de masse que sont les ONG – est de saper la souveraineté des Etats qu’elle a pris pour cibles. De la fondation de George Soros aux officines qui participent aux conflits armés sous couvert d’action humanitaire en passant par les révolutions de couleur organisées de l’étranger, la galaxie droit-de-l’hommiste intervient partout, distribuant subventions, éléments de langage et certificats de moralité à qui-mieux-mieux dans le seul but de semer le désordre dans des pays dont la liste est fournie par la CIA et dont le seul tort est de faire obstacle à l’hégémonisme occidental. La Russie en sait quelque chose, et on comprend qu’elle ait neutralisé cette poignée d’exhibitionnistes à moitié débiles (Femen) dont l’activisme desservait les intérêts du peuple russe.
Savamment orchestrée au nom des droits de l’homme, toute cette agitation a pour but de vider de sa substance le droit des peuples à s’organiser comme ils l’entendent. Dirigée contre le droit des nations à disposer d’elles-mêmes, cette ingérence fait peser une menace d’implosion sur les sociétés dont l’essor ou la résistance déplaît à Washington, Londres ou Paris. Pratiquée à grande échelle, l’intervention militaire chez les autres n’a pas toujours donné les résultats escomptés. Elle est désormais remplacée par cette épée de Damoclès planant sur la tête de tous ceux qui osent défier l’Empire et contester le monopole du dollar. Faute de pouvoir vitrifier ses opposants étrangers à l’arme lourde, un Occident arrogant brandit alors l’étendard de l’internationalisme humanitaire. Relayé par un gauchisme qui dissout ses illusions perdues dans le pathos et oublie Trotsky avec BHL, il agite frénétiquement le miroir aux alouettes des droits de l’homme, éblouissant beaucoup de bonnes âmes qui ne voient pas que cette idéologie est le faux-nez de l’impérialisme.
L’Occident a beau croire qu’il a découvert la pierre philosophale, la conception des droits de l’homme, pourtant, n’est pas univoque. Pour les Chinois, le premier des droits est celui de ne pas mourir de faim. Cette priorité n’est pas celle de la gauche occidentale, sinon elle mobiliserait davantage d’énergie à lutter contre la faim dans le monde qu’à promouvoir les droits des minorités. Mais cette divergence n’est pas une raison suffisante pour dire que les idées chinoises ne valent rien. “A plusieurs, nous sommes moins sujets à l’erreur que lorsque nous sommes seuls à décider”, disait Aristote. On veut bien admettre qu’un milliard 379 millions de Chinois puissent se tromper, mais on peine à croire que ce soit le cas tout le temps, d’autant que leur pays qui était un champ de ruines en 1949 est aujourd’hui la première puissance économique du monde. A défaut de quelques coups bien mérités sur le museau, un peu d’humilité éloignerait homo occidentalis de son penchant indécrottable à donner des leçons à la terre entière.
 
lundi 28 août 2017
 

De quel endroit l’Etat Islamique envoie-t-il ses revendications pour les attentats perpétrés dans le monde ?





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De quel endroit l’Etat Islamique envoie-t-il ses revendications pour les attentats perpétrés dans le monde ?
Les revendications de l’Etat Islamique pour tout attentat, toute action terroriste, de la voiture-bélier jusqu’à la moindre agression au couteau, suppose une administration centralisée, bien organisée, avec un système de réseau de communication efficace pour coordonner toutes les actions revendiquées.
N’importe quel groupe action de la police, d’un service de renseignement ou de l’armée sait que la moindre opération, aussi minime soit-elle (sabotage, enlèvement, élimination, etc.), nécessite un minimum d‘organisation avec une planification, un staff pour coordonner et gérer les différentes phases de l’opération, et peut-être même une répétition/simulation des actions à entreprendre.
Où sont basés les staffs et l’administration de l’Etat Islamique qui chapeaute toutes les actions terroristes revendiquées ?
Pas en Irak en tout cas. Jusqu’à la libération de Mossoul, il était encore permis de croire que la « capitale » principale de l’Etat Islamique était un centre de décision acceptable. La ville était supposée abriter le « calife » invisible, tous ses vizirs et toute son administration. Force est de constater que, durant toute l’épopée du calife invisible Al Baghdadi, qui a débuté en 2014 par l’invasion de Mossoul et qui s’est terminée par sa mort mystérieuse il y a quelques semaines, aucune décision califale ou de son administration n’est sortie de Mossoul. C’était un calife fantôme dans un état fantôme, bien que la ville fût pleine à craquer de terroristes venant du monde entier.
Aujourd’hui, avec la libération de la « capitale » de l’Etat Islamique, l’on peut dire avec d’autant plus de certitude que les récents attentats de Barcelone ou d’ailleurs n’ont pas été planifiés à Mossoul. Bien qu’il reste ici ou là ce que l’on appelle encore des « bastions de l’Etat Islamique », ceux-ci sont dispersés dans le désert irakien, et il est difficile de faire croire qu’ils peuvent se coordonner pour organiser une attaque au couteau à Paris, à moins de refaire le coup des grottes de Tora Bora en Afghanistan. Pour ceux qui l’auraient oublié, voici à quoi était censé ressembler cet extraordinaire centre de décision où Oussama Ben Laden planifia l’effondrement de trois gratte-ciel avec deux avions seulement, et l’annihilation de toutes les preuves concernant la disparition de 2 300 milliards de dollars au Pentagone, grâce à un troisième avion qui a su se frayer un chemin à travers un trou minuscule pour précisément aller frapper la partie du Pentagone où se trouvait le service de comptabilité du Département de la Défense, éliminant ainsi l’équipe qui était en mesure d’établir la traçabilité des dépenses opérées sur le budget de la Défense.
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Les centres administratifs et de décisions pour la planification des attentats à l’échelle mondiale ne peuvent pas être en Syrie non plus. En supposant même que Raqqa fût une seconde capitale pour l’Etat Islamique, il n’y a jamais eu aucune décision ou acte administratif qui émanât de cette ville. Notons au passage que le calife fantôme se paye le luxe d’avoir deux capitales pour son califat fantôme. La situation actuelle de Raqqa est équivalente à celle de Mossoul. La préoccupation première des terroristes assiégés dans la ville est d’abord de sauver leur peau et l’on ne voit pas pourquoi ils perdraient un temps précieux dans la planification des opérations destinées uniquement à faire peur à quelques promeneurs dans les rues de Bruxelles ou de Londres. Même pour des terroristes, il existe un sens minimal des priorités.
Leur situation est encore pire dans les autres « bastions » en territoire syrien où ils sont traqués et harcelés par l’armée arabe syrienne. L’image que l’on nous a imposée du terroriste est celle d’un homme capable de tout sauf de réfléchir et qui, même avec une kalachnikov sur la tempe, n’aurait comme préoccupation que d’aller se faire sauter à l’autre bout du monde. De plus, nos médias qui ont l’imagination très fertile, bien plus fertile que celle de ceux qu’ils appellent « les complotistes », nous ont mis dans l’idée que, grâce à Internet, le terrorisme mondial n’a pas besoin d’un endroit spécifique pour organiser ses méfaits. Ainsi, internet permettrait non seulement l’endoctrinement, mais aussi le recrutement des futurs djihadistes. En fait on peut tout mettre sur le dos d’internet. Il n’y a pas si longtemps, les médias avaient bien tenté de présenter les mosquées comme des lieux de radicalisation, mais cela n’a pas fonctionné, et pour cause. En Europe, les lieux les plus surveillés sont sans doute les sites nucléaires et les mosquées.  Et des mosquées, il n’y en a pas tant que ça, elles sont donc d’autant plus faciles à surveiller.
Les mosquées étant éliminées comme lieux de radicalisation, les médias se sont rabattus sur les deux seuls autres endroits dont on peut tout dire sans courir le risque d’être contredit : la prison (personne, à moins d’être incarcéré, ne peut aller vérifier ce qui s’y passe), et internet (où il y a de tout).  Mais ce qui nous intéresse ici, c’est surtout Internet, car l’Etat Islamique n’a pas accès à nos prisons, en tout cas pas au point de pouvoir former des commandos kamikazes. Nous avons vu qu’il n’y avait plus aucune organisation centralisée possible en Irak (et il n’y en a d’ailleurs jamais eu). Il reste donc la Syrie.
Or, la Syrie, comme n’importe quel pays dans le monde peut bloquer l’accès à internet sur son territoire, sans même avoir recours à des moyens militaires. Avec l’aide de la technologie militaire russe, elle est donc  en mesure d’isoler une ville comme Raqqa, la supposée capitale de l’EI, de tout accès à internet. Elle peut également isoler les autres groupes de l’Etat Islamique, et ce, d’autant plus facilement que ces groupes sont circonscrits dans des zones géographiques bien délimitées. L’on imagine aisément que toutes les mesures dans ce sens ont dû être prises par l’armée arabe syrienne.
Cela signifie que, sans internet, l’entité qui se réclame de l’Etat Islamique qui envoie régulièrement des menaces à tous les états comme si elle suivait une mailing List, organise des attentats partout dans le monde, et envoie des directives à ses membres, ne peut en aucun cas être basée en Syrie ou en Irak. Pour bien mesurer l’ampleur de la farce, il suffit de se rappeler qu’avant l’arrivée de l’Etat Islamique, tous les attentats terroristes, absolument tous, étaient revendiqués par Al Qaida, et que, dès l’avènement du nouveau « califat », c’est celui-ci qui a pris le relais pour s’approprier l’ensemble des exactions terroristes dans le monde, laissant Al Qaida prendre tranquillement sa retraite en matière d’attentats et de menaces contre les pays occidentaux.
Et pourtant, derrière chaque revendication de l’Etat Islamique, il y a bel et bien une planification sophistiquée, une organisation minutieuse de toutes les étapes de chaque opération, un choix ciblé des acteurs directs, c’est-à-dire ceux qui mourront à la fin de chaque attentat (et nous avons une idée des critères du casting qui permettront de valider le narratif pos-attentats). Malheureusement, à ce jour, personne ne peut dire avec exactitude qui sont les planificateurs des attentats presque quotidiens qui endeuillent le monde. On ne peut se satisfaire des habituels « c’est la CIA », « c’est le Mossad », ou « c’est le MI6 ». Il est évident que ces agences, ainsi que bien d’autres, sont impliquées d’une manière ou d’une autre dans la plupart des attentats, mais il serait absurde de croire que ces services montent de telles opérations juste pour se faire plaisir ou parce qu’ils sont méchants. Ils exécutent des missions, rien de plus. Pour qui ? C’est la question primordiale, dont la réponse complète apportera bien des éclaircissements ; encore faudrait-il se la poser, plutôt que de s’embrouiller l’esprit dans des considérations destinées à obscurcir un peu plus la vision de la réalité.
 Avic – Réseau International

 
samedi 19 août 2017
 

L’automobile comme arme de guerre a encore frappé: Barcelone…






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L’automobile comme arme de guerre a encore frappé: Barcelone…
Le énième usage d’un véhicule automobile en tant qu’arme de guerre, cette fois-ci en plein centre de Barcelone, en Catalogne, a été sans surprise revendiqué par un Daech fantôme et inexistant depuis la chute de ses bastions en Libye, en Irak et en Syrie. A moins que ce ne soit la branche philippine, ce qui semble loin de toute vraisemblance. Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait ivresse.
Inéluctablement, le retour en Europe des hordes de volontaires manipulés ayant rejoint Daech ou d’autres groupes terroristes au Levant ou ailleurs pour le compte de l’OTAN aura un impact meurtrier.
Le choix de l’arme du crime, l’automobile, trahit une lointaine influence des think-tanks conseillant certains cercles militaires spécialisés dans les insurrection de 3e génération, la contre-insurrection et la guerre hybride.
Ce choix est venu d’une scène d’un très grand film réalisé par Gillo Pontecorvo et intitulé « La Bataille d’Alger » (1966) ou des hommes armés foncent sur la foule en tirant dans le tas avec des pistolets mitrailleurs MAT-49. Le film a été une des principales références pour les stratèges U.S en Irak et il est encore rediffusé au Pentagone. Il est aussi étudié en Israël dans le cadre de recherche sur de nouvelles formes de guerre non-conventionnelles en milieu urbain.

Manque d’imagination ou tentative d’obtenir l’interdiction de l’automobile? Il s’agit plutôt de maintenir la peur et le discours narratif officiel sur une réalité politiquement correcte qui s’est sérieusement lézardée. Pour les esprits simples, la menace est connue d’autant plus qu’elle se confond avec d’autres phénomènes socio-culturels. Pour l’observateur averti, les commanditaires de ces crimes sont aux abois face à l’échec de plus en plus manifeste de leurs stratégies. L’épouvantail ne tient plus debout. Il y aura d’autres attaques stupides et gratuites destinés à provoquer certaines réactions primaires, les faits sont là: le bateau coule. Les manipulateurs de l’ombre ont perdu la main. Cela les terrifie au plus haut point. D’où leur recours au terrorisme peu élaboré qu’est la voiture bélier.


source:https://strategika51.wordpress.com/2017/08/18/lautomobile-comme-arme-de-guerre-a-encore-frappe-barcelone/
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/lautomobile-comme-arme-de-guerre-a-encore-frappe-barcelone/#h5RFVMR3qbWyLBqQ.99
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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