ELWATAN-ALHABIB
dimanche 30 janvier 2011
 
Révolution d’Égypte: Silence israélien suspect, spectre de l’islamisme brandi




29/01/2011
Signes implicite d’inquiétude qu’Israël s’attelle pourtant à vouloir dissimuler : le Bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé à tous les porte-parole et aux ministres de ne pas parler aux médias au sujet de ce qui se passe en Egypte.
Alors que cette révolution en est à son cinquième jour, l’administration israélienne s’est distinguée par son silence. Qui en dit longtemps sur sa réelle position officielle, laquelle devrait refléter une profonde inquiétude du risque de perdre l’un de ses principaux alliés dans la région, Housni Moubarak, et surtout celle de voir renverser un régime lequel avait été le premier dans le monde arabe ( 1979) à avoir conclu un accord de paix avec lui.

Sachant que lors de la révolution tunisienne, cette position israélienne avait été plus claire et plus rapide : par la voix de Sylvan Shalom

Absence de position ne veut surtout pas dire absence d’intérêt : c’est bien le contraire qui a lieu : le ministère des Affaires étrangères suit attentivement les développements en Egypte, effectue des évaluations de la situation, toutes les heures, alors que le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman s'est entretenu avec l'ambassadeur d'Israël au Caire, Yitzhak Levanon , afin d'entendre son évaluation, rapporte le quotidien israélien Haaretz .



En parallèle, ce sont les experts qui sont consultés par les médias israéliens. Eux aussi semblent vouloir peser leurs mots, et ne sont pas à l’aise dans l’expression de leur réelle position à l’égard de ce qui se passe en Égypte.
Comme s’il s’agissait d’éviter les erreurs commises lors de la révolution tunisienne : leur regret pour la destitution de ZinelAbidine Ben Ali et leur inquiétude que la révolution tunisienne ne contamine les autres peuples arabes avaient révélé au grand jour leur véritable visage : celui qui refuse les choix libres et démocratiques des peuples arabes et de vouloir soutenir les despotes qui les répriment.

Selon le quotidien israélien The Jerusalem post, « les troubles civils au Moyen-Orient inquiètent les experts israéliens ».

« Bien que les répercussions pour la sécurité nationale de l'Etat hébreu soient difficiles à prévoir, les experts estiment que les mouvements de masse, qui débutent comme des soulèvements pro-démocrates, pourraient rapidement être détournés par des islamistes » souligne le quotidien.
Cette position montre bien implicitement un souci israélien de ne pas paraître hostiles à des mouvements pro-démocrates. Tout en affichant une leur soi-disant appréhension que les Islamistes n’accèdent au pouvoir.

"Nous devons comprendre que nous vivons sur un volcan", a expliqué le général Yaacov Amidror, ancien chef de la Recherche et de l'Evaluation de Tsahal. "Les conditions peuvent évoluer entre aujourd'hui et demain. Mais nous devons nous préparer au pire des scénarios." Et de poursuivre : "C'est comme être sur une couche de glace épaisse ; mais cela finira par fondre."

"Les conseils émis par certains pays d'Europe de l'Ouest - qui suggèrent que les soulèvements soient suivis d'une vague de révolutions démocratiques - ne devraient pas être suivis. Il n'y a pas de raison de craindre une escalade de la violence immédiate. La question se pose sur le long terme", poursuit-il.

Selon le général Giora Eiland, ancien conseiller à la sécurité nationale, "le risque que les Frères musulmans prennent le pouvoir en Egypte existe. Ce serait préjudiciable, non seulement pour Israël mais pour tous les démocrates."


Et d'expliquer que « le véritable combat ne se déroule pas entre Moubarak et les éléments pro-démocrates, mais entre Moubarak et les Frères musulmans ».
La conclusion est certes bien débranché de la réalité de ce qui se passe en Égypte : l’ancien chef de l’AIEA, Mohammad ElBaradei, qui est rentré dans la nuit de vendredi à samedi, en plus de nombreux partis qui participent à la révolution ne sont pas du tout des islamistes.
Il serait candide de croire dans une telle généralisation une lacune dans l’analyse.
Elle est surtout le fruit d’une volonté de travestir la réalité, en brandissant le spectre de la montée de l’islamisme, promu à la bête noire des Occidentaux, pour se permettre après de fustiger aisément une révolution populaire.








Coin des commentaires



Israël et la fatalité du ghetto

Byblos | Canada
Il y a certes une «hasbara» (propagande) sioniste à l'échelle mondiale. Il y a aussi un contrôle évident de très nombreux media occidentaux. Mais il y a aussi -il suffit de lire les nombreux sites sionistes sur le net, et surtout les commentaires des lecteurs- il y a aussi une véritable PARANOIA sioniste, une incapacité de regarder en face. Quand le destin s'acharne à la perte de quelqu'un, il commence par le rendre aveugle.

Le sionisme ebranlé!

Saladin | France
Les sionistes ont une peur bleue,Moubarak,leur marionnette et celle du Grand Satan,chancelle.Ils savent qu'ils sont rejetés par les peuples de la région et que tôt ou tard ,ils devront prendre la poudre d'escampette.Ils s'accrochent néanmoins a des espoirs illusoires:tous les larbins de la région tels que Moubarak,abdallah II et la famille tartufe qui a usurpée la terre des lieux saints de l'Islam.Ils tremblent a l'idée que ces larbins soient balayés par des révolutions populaires.Il faut les faire trembler.Peut-etre comprendront-ils ce qui leur reste a faire:deguerpir.Les plus lucides d'entre-eux l'ont deja compris.Le reste suivra.Ils finiront par savoir qu'on n'occupe pas impunément les terres d'Islam,même si l'on bénéficie du soutien d'Iblis et de tous les colonialistes de la planète.

Le crépuscule du colonialisme sioniste en Palestine!

Saladin | France
Les sionistes,clament a qui veut bien les croire qu'ils sont intelligents.S'ils l'étaient réellement,ils ne seraient pas venus en Palestine,pour spolier ses habitants,les massacrer et les réduire a l'état de réfugiés.S'il l'étaient,un sel coup d'œil sur une carte géographique leur aurait montré qu'il leur est impossible de demeurer dans cette region,entourés qu'ils sont de populations a eux, irréductiblement hostiles.Leurs larbins,tels Moubarak,la clique inculte,obscurantiste et parasite des Seoud, le roitelet de Jordanie,le Grand Satan et ses suppôts,l'ONU,qui a enlevé illegalement la Palestine a ses habitants pour la leur donner,qui n'est qu'une force supplétive au service de l'Occident colonialiste,tous ces ennemis du genre humain ne leur serviront a rien a l'heure de l'épreuve.

Source:elmanar tv
 
samedi 29 janvier 2011
 


Soutenu par les USA, le pharaon d’Egypte s’accroche au pouvoir





29/01/2011 Un véritable séisme a ébranlé, vendredi, l'Égypte, faisant trembler le trône de Hosni Moubarak, qui règne sans partage depuis 1981. Des centaines de milliers de manifestants ont crié partout en Egypte : A bas Moubarak.

Faisant la sourde oreille, le pharaon d’Egypte, n’a pas renoncé au pouvoir. Il s’est, par contre, plié à la demande de l’administration américaine, en annonçant dans son allocution de onze minutes à la télévision égyptienne, vers 23h, qu’il formera un nouveau cabinet à partir de ce samedi.


Le président égyptien a aussi plaidé en faveur d'une série de réformes démocratiques, après s'être dit « déterminé à assurer la stabilité de l'Egypte», car « ce qui s'est produit s'inscrit dans une tentative de déstabilisation de l'Egypte», selon ses propres termes.


«Il y aura de nouvelles mesures pour une justice indépendante, la démocratie, pour accorder davantage de liberté aux citoyens, pour combattre le chômage, améliorer le niveau de vie, développer les services et soutenir les pauvres», a ajouté Moubarak.


Malgré l'annonce télévisée du Président, les manifestants, au Caire, ont continué à réclamer son départ.


Mais l'armée prenait le contrôle de la place Tahrir, dans le centre du Caire, où des milliers de manifestants s'étaient regroupés malgré le couvre-feu.


PAS DE RÉPIT POUR LES MANIFESTANTS



Côté des manifestants pas de répit. Samedi matin, des milliers hostiles au régime du président Hosni Moubarak ont commencé à se rassembler dans le centre du Caire.

"Allahu Akbar!" (Dieu est le plus grand), "le peuple veut la chute du président", scandaient des centaines de manifestants samedi matin à la place Tahrir alors que des milliers d'autres affluaient dans ce secteur au cœur de la capitale égyptienne.

"Moubarak va-t-en", scandaient également les manifestants.


Des heurts violents ont, en outre, éclaté samedi dans la grande ville d'Ismaïliya, sur le canal de Suez, entre les forces de l'ordre et des milliers de manifestants demandant le départ de Moubarak.





LE VENDREDI DE LA COLERE


Très vite, la police a perdu le contrôle. À la tombée du jour, les forces anti-émeutes reculaient sur les principaux ponts sur le Nil, perdus dans la fumée.
Un peu partout, les images diffusées par les télévisions montraient des incendies ayant visé des bâtiments du Parti de Moubarak (PND), des postes de police, et des gouvernorats .
C'est alors que les véhicules blindés de l'armée ont fait leur apparition dans les rues. La télévision d'État a annoncé un couvre-feu nocturne dans la capitale, à Alexandrie et à Suez, puis dans l'ensemble du pays.




Outre les centaines des détenus depuis mardi (soit 1 mille), on dénombrait plus de 20 morts et près de 1 030 blessés dont 13 morts et 75 blessés à Suez.





WASHINGTON APPELLE SON ALLIE A DES REFORMES


À Washington, le président américain Barack Obama, n'a pas appelé son homologue égyptien Hosni Moubarak à se plier à la demande de son peuple, comme il le fait avec les opposants au régime iranien, hostile à Israël.

Mais il s’est contenté d’exhorter Moubarak à prendre des mesures "concrètes" en faveur de réformes politiques et à ne pas avoir recours à la violence contre les manifestants hostiles à son régime.
Pour sa part, la secrétaire d'État Hillary Clinton qui, 24 heures plus tôt, qualifiait le régime de « stable », jugeait vendredi soir la situation « inquiétante ».


Elle a appelé Moubarak à refréner les forces de sécurité et à engager des soi-disant « réformes immédiates » .


Source:elmanartv






Coin des commentaires



Moubarak,un pitoyable minus habens!

Saladin | Français
Ce petit satrape qui est au service du sionisme,du Grand Satan et de ses suppôts depuis 30ans,qui a affamé le peuple égyptien,l'a fait travailler a sa fortune et a celle de sa famille,qui a affamé les Palestiniens et conspiré contre eux,qui s'est souillé en serrant la main des malandrins sionistes,en les embrassant et en leur bradant le gaz égyptien,nous dit qu'il est devenu,démocrate et homme de vertu.Un homme de soumission de reptation,de trahison,d'iimperitie,du passé et du passif veut faire croire qu'il est devenu un autre homme a l'extrême opposé de ce qu'il a été.Qui va vous croire M.Moubarak?Il y a en ce monde des gogos,mais certainement pas au sein du peuple d'Egypte ,qui a pris l'engagement de vous renverser et de vous trainer devant la justice pour répondre de vos méfaits.

il recolte ce qui il a semé

ahmed | algerie
moubarek et son régime payent son alliance inconditionnelle avec bush, et avec les racistes sionistes contre son propre peuple et contre l'Irak, Gaza et le Liban .il doit assumer maintenant son sort de n'avoir jamais écouter l'avis de son peuple
 
jeudi 27 janvier 2011
 
L’Europe craint le raz-de-marée démocratique au Maghreb

Saâd Lounès

Michelle Alliot-Marie a beau démentir ses propos scandaleux. Elle n’a fait qu’exprimer à haute voix la stratégie néo-coloniale française et européenne vis-à-vis des pays du Maghreb depuis la décolonisation. Transmettre "le savoir-faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité, permet de régler des situations sécuritaires de ce type".

Sarkozy vient de justifier et confirmer amplement ces propos de pacification protectorale : «Je revendique une certaine réserve lorsqu'il s'agit de commenter les évènements de pays qui ont été la France et qui ne le sont plus… Je revendique cette réserve, ce recul, spécialement sur l'Algérie ».

Il précise aussi que «la France abritait et protégeait la quasi-totalité de l’opposition démocratique tunisienne». C’est un lapsus, il voulait dire «surveillait et neutralisait».

Tous les medias et les états-majors politiques ont été pris de court par la fulgurance des événements. Ils n’ont rien compris, rien vu venir en Tunisie.

Les Tunisiens, longtemps écrasés par l’Etat policier de Benali, prouvent tous les jours qu’ils ont cessé d'être des sujets colonisés pour devenir des citoyens responsables. Ils veulent engager la révolte populaire dans un mouvement démocratique irréversible, incassable. Ils exigent le départ immédiat des caciques du régime qui veulent gérer la transition pour redistribuer les rênes du pouvoir.

Depuis la chute de Benali et les émeutes conjointes en Algérie, les médias occidentaux s’interrogent sur la «contagion» démocratique. Le terme est bien choisi comme si c’était une maladie dangereuse… pour les intérêts européens.

Et pour cause, la démocratisation du Maghreb et plus généralement de l’Afrique du Nord, et du monde arabe va profondément bouleverser les relations géostratégiques et économiques par la constitution d’un nouveau bloc homogène.

De quoi ont peur concrètement les européens ?

D’abord, du raz de marée démocratique qui va réunir des peuples divisés par leurs dictateurs et créer un ensemble économique maghrébin cohérent, complémentaire et compétitif.

Ensuite, ce vent de liberté va provoquer un reflux certain du mouvement migratoire. L’Europe va perdre une partie de son lumpen-prolétariat immigré, et surtout de nombreux ouvriers professionnels, cadres, experts et professions libérales exilés et tentés de retourner chez eux.

Enfin, la «contagion démocratique» risque de s’étendre à toute l’Afrique et bouleverser brutalement l’ordre politique et économique euro-africain et mondial.

Les silences gênés et prolongés des autorités européennes et maghrébines prouvent que des conseils de crise sont tenus pour élaborer de nouvelles stratégies afin de contrer cette volonté des peuples maghrébins de se libérer de leurs tuteurs.

Les fichiers des élites compréhensibles et corruptibles sont passés au peigne fin pour détecter et promouvoir les nouveaux leaders politiques et militaires des décennies à venir.

Face au professionnalisme et au pragmatisme des services secrets et des «laboratoires d’idées» (think tank) occidentaux, les opposants algériens exposent une zizanie et un infantilisme d’une indécence ignoble.

Une véritable course contre la montre est engagée. Le dernier discours très colonial de Sarkozy, nouveau président du G20, est une déclaration de guerre contre la révolution démocratique et une non-assistance à des peuples en danger.

S’il n’y a pas une réelle prise de conscience et une volonté des algériens d’engager immédiatement la révolution, nous allons tout droit vers un durcissement encore plus féroce du régime avec de nouveaux chefs militaires et politiques qui seront choisis pour leur cruauté.

Le dernière démonstration des forces de police contre la marche du RCD, comparée à une «bataille d’Alger», donne un avant-goût du nouveau pouvoir encore plus répressif qui attend les algériens.

Saâd Lounès
 
lundi 24 janvier 2011
 
Omar Benderra : Tunisie : ce que les experts civilisés n’ont pas vu venir







Voici une autre démonstration de l'effet pygmalion inversé et perverti sur la formation du regard des élites indigènes par le regard des civilisés colonialistes.

La révolution tunisienne est un formidable révélateur de la sincérité démocratique des responsables politiques, des intellectuels et des personnalités médiatiques qui tiennent chronique et ont micro ouvert en permanence dans les médias français. Au delà des « hésitations », soulignées parfois avec une certaine cruauté par de nombreux observateurs, de la diplomatie française, une chose retient l’attention : le silence assourdissant des experts et des analystes de haut niveau qui peuplent les écrans de télévision. La révolte démocratique du peuple tunisien n’a en effet guère suscité de réactions – ou alors fort embarrassées – des préposés à la « bien-pensance » et des donneurs de leçons civilisés, de ceux qui se mobilisent avec constance contre les régimes iranien, vénézuélien ou chinois, de ceux qui à longueur de colonnes fixent de facto la ligne éditoriale de la grande majorité des médias français.

Mais un silence me paraît encore bien plus éloquent que l’embarras des habituels intellectuels médiatiques : celui d’Hubert Védrine, théoricien stratosphérique des relations internationales, ex-secrétaire général de l’Élysée et ancien ministre des Affaires étrangères, habituellement si prompt à analyser chaque crise internationale, qu’on lit le matin dans Libération et après déjeuner dans Le Monde. Celui qui livre d’habitude avec aplomb sur tous les plateaux de savantes analyses sur le cours des affaires de la planète n’est tout simplement pas là. Il est complètement absent et rigoureusement invisible. Mais où est donc passé cet hyper-expert, critique féroce du « droit-de-l’hommisme » – qui, selon lui, saperait l’autorité des États et contribuerait ainsi à les affaiblir ?

Pour comprendre mes interrogations sur le sort de cette autorité diplomatique, que l’on me pardonne d’évoquer une anecdote personnelle. Le 21 janvier 2005, il y a quasiment cinq ans jour pour jour, lors d’une rencontre autour du Maghreb organisée à l’Assemblée nationale à Paris par le site marocain L’Observateur, j’ai entendu – comme des dizaines d’auditeurs médusés – Hubert Védrine déclarer en substance que les pays du Sud – entendez du Sud méditerranéen – n’étaient pas mûrs pour la démocratie : « Il avait fallu plusieurs siècles pour que nous [les Occidentaux] accédions à la démocratie » ; et en attendant, « nous devions traiter avec les États et les élites de pouvoir ».

Par acquis de conscience, j’ai demandé à des témoins de la scène s’ils avaient gardé la même mémoire de cette sortie invraisemblable dans la bouche d’un responsable socialiste ayant occupé des fonctions éminentes dans l’État français. Ils ont confirmé ces propos auxquels j’avais alors réagi à chaud, hélas en l’absence d’Hubert Védrine qui avait quitté la salle immédiatement après son intervention. J’avais manifesté ma surprise devant cette position ethnicisante ou essentialiste qui évoquait pour moi la très colonialiste SFIO de Max Lejeune et de Guy Mollet, plutôt que l’humanisme de Jaurès. Pour aggraver mon cas, j’avais ajouté qu’après qu’on nous ait répété pendant des décennies que nous n’étions pas mûrs pour l’indépendance, voilà que nous étions obligés d’entendre que nous n’étions pas prêts pour la démocratie. Veillant à ne pas outrepasser les règles de la bienséance, j’avais conclu en regrettant que, décidemment, pour les porte-parole autorisés de la Civilisation, nous autres Maghrébins ne serons jamais au rendez-vous de l’Histoire.

Passons sur le fait que cela m’avait valu d’être taxé d’« impoli » par une journaliste d’un hebdomadaire parisien habituée des corridors de la présidence algérienne depuis l’époque lointaine de Boumediene. Deux ou trois dames avaient même surenchéri en déplorant la rudesse et le manque d’éducation notoires des Algériens…

Les blindés, seule alternative aux « barbus » : une thèse mensongère

Au delà de l’anecdote, si on peut contester le cynisme de l’homme politique, on ne peut que reconnaître sa franchise. Le discours d’Hubert Védrine est symptomatique de la pensée commune et du quasi-consensus politique des élites françaises, socialistes ou non, autour du soutien à Ben Ali et aux régimes policiers du monde arabe. C’est ce pseudo-réalisme sans états d’âme qui constitue le fond commun idéologique des élites de gouvernement, qu’elles soient de droite ou de gauche. Certes, cette posture dissimule des intérêts bien compris. Mais in fine, la représentation politique du monde arabo-musulman s’articule exclusivement sur la théorie du « containment » du « péril islamiste ».

Selon les intellectuels médiatiques et tant d’experts « sécuritaires », la « menace islamiste » supposée inhérente à nos peuples réputés frustes et violents ne peut être maîtrisée que par des régimes autoritaires, aussi ineptes, sanguinaires et corrompus soient-ils. Autre consensus politique censé légitimer cette position : il n’existe pas de forces d’opposition démocratiques crédibles et seul l’islamisme dans sa version « talibane » représenterait une alternative aux régimes en place. Entre blindés et barbus, il n’y aurait donc rien, sinon quelques personnalités très minoritaires. Pour les élites françaises, le soutien inconditionnel aux dictatures est donc l’unique voie pour réduire la menace « existentielle » islamiste et, partant, préserver la stabilité des États et de la région.

Cette thèse martelée depuis des années par la machine médiatico-politique à fabriquer le consentement est tout simplement mensongère. Le chercheur François Burgat, dans la préface à l’édition de 2010 de son remarquable L’Islamisme à l’heure d’Al-Qaida (La Découverte), l’explique clairement : « En 2010, paradoxalement, les pays musulmans où s’esquisse la sortie de l’autoritarisme ne sont pas ceux où, avec le soutien de la communauté internationale, le tout répressif de la “lutte contre les intégristes” a prévalu, mais bien ceux, peu nombreux, où les courants islamistes sont loyalement intégrés au jeu institutionnel. Ni la vision médiatique ni la stratégie politique dominantes […] ne semblent percevoir et encore moins prendre en compte cette réalité essentielle, laissant se perpétuer un quiproquo culturaliste parfaitement mystificateur. »

Le modèle turc n’est-il pas l’un des démentis les plus clairs aux aveuglements des faiseurs d’opinion ? Dans d’autres pays – Liban, Palestine, Irak, Koweït ou Bahreïn et, très probablement aujourd’hui, Tunisie –, l’islamisme, en dépit de toutes les tensions, tend majoritairement à s’insérer dans la modernité fondamentale, celle qui détermine toutes les autres : la démocratie. C’est l’opinion de nombreux activistes du Maghreb et du monde arabe. Moncef Marzouki, opposant de longue date au régime de Ben Ali, insiste ainsi dans une récente interview (Politis, 20 janvier 2011) sur les différences fondamentales entre les divers courants de l’islam politique. Pour lui, « le clivage se situe entre ceux qui acceptent le jeu démocratique et les autres » : « En Algérie et en Tunisie, certains laïques se sont fourvoyés avec les pouvoirs dictatoriaux en trahissant l’idéal démocratique pour réprimer les islamistes en place. On a vu le résultat… »

Le mythe de l’inéligibilité à la démocratie

En dépit de ce que pensent des « spécialistes » très formatés, les scènes politiques des pays de culture musulmane ne peuvent donc être réduites à la seule alternative entre dictature et islamisme archaïque. Ce n’est que par la démocratie que sera dépassée cette fausse contradiction dans laquelle les despotes et leurs alliés « civilisés » veulent enfermer les peuples. La « laïcité » autoritaire défendue par les théoriciens du soutien aux dictatures produit l’effet inverse de celui escompté. La violence d’État, la répression des libertés et le déni du droit contribuent à renforcer l’obscurantisme et à nourrir les régressions. La dictature organise aussi le vide politique, qui est ensuite utilisé pour déplorer l’absence d’alternative et/ou de leader politique « évident », ce qui « contraindrait » à soutenir les régimes en place. Le contre-modèle algérien est à cet égard tout à fait exemplaire.

La prétendue inéligibilité des peuples musulmans à la démocratie en raison de leur défaut de maturité est un mythe battu en brèche par le combat pacifique et par les luttes syndicales de femmes et d’hommes dans le monde arabe, ignorés par la plupart des médias français. La révolution du peuple de Tunisie prouve aussi qu’il n’est pas besoin d’un leadership charismatique pour qu’une société arabo-musulmane se soulève et avance avec une maturité jusqu’ici impressionnante sur la voie de la démocratie. Encore faudrait-il ne pas refuser obstinément de voir les signes annonciateurs d’un mécontentement trop profond pour être contenu éternellement.

Ce n’est donc pas le moindre mérite de la révolution tunisienne d’avoir présenté au monde l’image d’un peuple digne et courageux qui a pris son destin en main et abattu pacifiquement une dictature implacable. Le sacrifice de Mohamed Bouazizi a également mis en évidence pour une opinion européenne soigneusement désinformée le désespoir d’une jeunesse privée de libertés et de perspectives. La réaction populaire a mis à bas le mur de la peur construit avec l’aide des bonnes consciences médiatiques. Qui oserait dire aujourd’hui que le peuple tunisien n’est pas apte à la démocratie ?

 
samedi 22 janvier 2011
 

Omar Mazri :

sentiments profonds

sur la "Révolution

des

cactus" et regard

lucide sur la contre

révolution des

éradicateurs





Omar Mazri : sentiments profonds sur la "Révolution des cactus" et regard lucide sur la contre révolution des éradicateurs




« Les poètes arabes n’ont jamais exprimé de sentiments profonds, car ils ne considéraient pas la nature avec un sentiment vivant et méditatif, comme quelque chose de sublime, mais plutôt comme on regarde d’un œil satisfait un vêtement bien tissé et coloré ou un beau tapis, rien de plus » Abou Qacem Chebbi


Faisant preuve d’une poésie qui relève de la mystique le peuple tunisien a transcendé la peur et a fait tomber l’idole en chantant : « Lorsque le peuple un jour veut la vie. Force est au destin de répondre. Aux ténèbres de se dissiper. Aux chaînes de se briser... »

Le peuple tunisien a arraché sa victoire d’une manière autonome et il lui appartient donc - en toute logique pragmatique - de parachever son édifice civilisationnel, constitutionnel, institutionnel et démocratique avec la même autonomie et la même détermination sans aucune tutelle autre que celle qu’il reconnait idéologiquement, culturellement, socialement et politiquement et que dégagera tout processus électoral si ce dernier est authentiquement mis en place sous la souveraineté de ce peuple et pour servir ce peuple. Toute autre démarche et toute autre revendication seraient anti démocratiques.


Pour l’instant, tant pour la Tunisie que pour le reste du monde musulman, les éradicateurs du RCD, tunisiens et algériens, continuent de suivre un autre processus, d’obéir à une autre logique et de répondre à un autre agenda. Qaradhawi, Rached Ghanouchi et Ali Belhadj, les intégristes d’un autre temps, revendiquent la participation de tous les opposants pour faire tomber les idoles de la dictature et la réhabilitation du peuple dans sa légitimité et sa liberté à choisir sans contrainte ses représentants élus démocratiquement et son système de gouvernance. A l’opposé les « démoncrates », les « demmoucrates » et les « dominocrates » du Maghreb – hors jeu et opposés à l’émancipation des peuples dont ils ont peur et dont ils redoutent les choix démocratiques – s’unissent dans un cri celui de l’agonisant ou du pris de panique qui voit la perte de ses privilèges de classe, de sa rente d’intellectomane, de son statut d’intellectuel organique, de sa devanture pseudo libertaire qui craque comme un vernis montrant ses compromissions avec les appareils de sécurité, avec les agendas sionistes et les luttes idéologiques du colonialisme contre les peuples musulmans :


En octobre 1988, la jeunesse algérienne avait ainsi été incitée par des officines du pouvoir à manifester afin d’affaiblir la frange conservatrice du Front de libération nationale (FLN). On s’en souvient, cette manipulation, qui avait fait plus d’un millier de morts, avait provoqué des réformes politiques, mais aussi la montée en puissance du mouvement islamiste et conduit, au final, à huit années de terreur et de chaos. Un tel scénario peut très bien se reproduire, y compris en Tunisie. Cela tient au fait que les mouvements religieux, même affaiblis par de longues années de répression, peuvent très vite s’organiser et reprendre l’initiative. A l’inverse, le camp démocratique est fragmenté, quand il n’est pas tout simplement le client du pouvoir… Sur le plan régional, ces événements interpellent l’Union européenne (UE), dont les membres feignent de croire que le sud de la Méditerranée finira par trouver tout seul le chemin de la démocratie et de la prospérité économique. En réalité, le consensus implicite au sein de l’UE est de s’appuyer, faute de mieux, sur des gouvernements dictatoriaux qui se présentent comme l’ultime rempart face à l’islamisme et qui promettent de tout mettre en œuvre pour empêcher leur jeunesse d’émigrer en masse vers le nord. Les émeutes de Tunisie et d’Algérie – mais aussi demain du Maroc, car la situation dans ce pays n’est guère différente de celle de ses voisins – démontrent les limites d’un tel raisonnement. Il ne faut pas se leurrer. Il est possible que les mouvements de contestation s’essoufflent au cours des prochains jours, que cela soit à cause d’une violente répression ou de quelques réformes symboliques. Mais, tôt ou tard, la violence reviendra car on voit mal comment des systèmes autocratiques pourraient s’amender et contribuer au développement harmonieux de leurs pays… On pourra me demander mais que peut l'Europe ? Que peut la France ? Et j'imagine que les défenseurs de la souveraineté nationale, et les défenseuses aussi - car il y en a et, paraît-il, très bien récompensées – s'apprêtent à bondir. Je les entends déjà m'accuser de trahison pour avoir appelé, ou tout simplement évoqué, une quelconque interférence étrangère dans les affaires des Algériens mais aussi des Tunisiens, sans oublier les Marocains - lesquels sont embarqués dans la même galère même si cela ne bouge guère chez eux, en ce moment (cela viendra, croyez-moi).

Aujourd’hui les islamistes et leur idéologie ne représentent plus une menace ni en Algérie, ni en Afrique du Nord. Mais les élites corrompues ont toujours peur pour leurs acquis. Ils appréhendent l’attitude de l’armée qui peut, comme en Tunisie, refuser de réprimer les manifestants… Le régime algérien est à bout de souffle et a atteint sa limite d’âge. Soit les élites politiques et sociales encore saines prennent le leadership responsable d’une insurrection populaire qui gronde, comme tente de le faire avec lucidité et courage Saïd Sadi. Soit nous allons droit vers des actes d’agression, d’auto-défense et de chaos généralisé.

« Pour continuer à diriger ces pays par des gouvernements « aux ordres », au sortir de la décolonisation, puis pour contrer un « islamisme politique » nouveau, on a laissé des clans maffieux mettre en coupe réglée les économies de ces pays au détriment de leur développement socio-économique. Mais c’est parce que ces régimes fantoches étouffent les aspirations de leurs populations qu’est née l’islamisme politique, forme de contestation ultime quand il n’existe aucune autre voie d’expression… bien que défendant le respect des croyances, principe constitutionnel, et luttant contre toutes les formes de discrimination, nous avons toujours pensé qu’une religion ne peut pas et ne doit pas être érigée en doctrine politique… La révolution tunisienne n’en est qu’à son début, attendons et espérons que les forces réactionnaires, toujours vives, ne reprennent pas, sous une autre forme, le contrôle de la situation.»


On peut citer ad eternum les bonnes intentions des « ripoublicanistes » du Maghreb mais l’urgent et l’important est d’apporter des réponses claires à leurs interventions « sibyllines » et comme les dialecticiens laïcs lever les mystères « cléricaux » et « rabbiniques » de la casuistique « religieuse ».


Il ne s’agit pas pour l’instant, en Tunisie, en Algérie, en Égypte ou ailleurs dans le monde arabe, d’exprimer une opinion éradicatrice excluant un homme aspirant à la citoyenneté et à la liberté mais de se définir par rapport à la dialectique de l’oppression et de la libération des peuples musulmans. Le lecteur averti de l’histoire contemporaine comprend facilement qu’il y a deux clans qui s’affrontent : d’un côté les partisans de la liberté qui veulent s’affranchir de l’oppression et de la tutelle colonialiste et de l’autre côté les partisans de l’oppression qui soutiennent les régimes dictatoriaux et leurs donneurs d’ordre en refusant la liberté et le choix des peuples dans leur lutte contre les tutelles oppressives. Nos amis éradicateurs font l’impasse sur cette dialectique en opposant les islamistes au non islamistes alors que l’expérience historique et le vécu social et politique montre que dans chacun des deux groupes – les opposants et les adjuvants à la dictature – on retrouve les mêmes colorations « idéologiques » d’islamistes, de laïcs, de nationalistes, de progressistes, de libéraux. Il est édifiant pour l’esprit ouvert à la politique, à la dialectique et au vécu social des peuples de voir que les éradicateurs comme les régimes dictatoriaux ne font pas la distinction sur le plan dialectique mais sur le plan de l’Islam se présentant pour l’Occident islamophobe et le sioniste les partisans de la solution sécuritaire et éradicatrice des islamistes et sous laquelle on éradique, on éduque et on récupère pour le compte du mondialisme tous les titres de chapeaux idéologiques qui consentent à se taire, à devenir complice ou à profiter de la rente intellectuelle, religieuse, sociale, économique et idéologique.


Pourquoi les éradicateurs algériens et tunisiens font l’impasse sur les contradictions principales et mettent en avant les clivages secondaires ?


La raison est simple : ils ne sont pas représentatifs du combat libérateur mené par les peuples contre le despotisme. Ils ne sont que la cinquième colonne que le FMI, la Banque mondiale, la gouvernance mondiale impérialiste et sioniste et l’incompétence poussée à l’idolâtrie narcissique des despotes mégalomanes considèrent comme inutile dans un monde où la suprématie est définitivement consacrée à l’Occident qui a imposé son agenda. L’agenda du monde occidental est simple :


  • plus jamais de révolution de type léniniste, maoïste, Titoienne ou khomeyniste qui récupère ses richesses, s’émancipe du capitalisme ou se propose comme modèle ;
  • plus jamais de contestation de la paix avec Israël ou de remise en cause de la normalisation de l’Infitah égyptien et de l’Istislam palestinien ;
  • plus jamais de processus démocratique qui met en place une solution islamique hostile à l’hégémonie impérialiste comme le FIS en Algérie, le Hezbollah au Liban et le HAMAS en Palestine ;
  • plus jamais de résistance populaire, sociale ou politique ou militaire, contre le découpage du monde musulman dans un Sykes-Picot actualisé à la chute de l’empire soviétique et à l’éveil du monde musulman et en particulier à la résistance afghane.


Leur accorder le titre de cinquième colonne délabrée ce n’est pas une insulte gratuite mais un verdict historique sur leur incapacité intellectuelle et politique à se positionner stratégiquement et tactiquement sur l’échiquier tant celui du monde planétaire que celui du monde musulman qu’ils ne connaissent pas et leur ignorance de leurs propres peuples les rend inutiles et encombrant tant pour le despote que pour son maître le néo colonialisme. Tous les appels, aujourd’hui, à l’Europe ou à la France contre les dictateurs du Maghreb ne signifie pas qu’ils ont choisi le camp de la liberté et de la démocratie mais qu’ils expriment à haute voix la panique qui s’est emparée d’eux en constatant les changements rapides sans eux et à leur détriment. Les États-Unis n’ont pas de préjugés culturels et idéologiques car ils n’ont pas de frontières du fait de leur statut d’hyper puissance dont la profondeur stratégique s’étend aux terres qui avoisinent les océans et les mers qui les lient au reste du monde. Les États-Unis pragmatiques s’accommoderaient de n’importe quel vassal jouant le rôle confié et lui laissant le soin de construire l’image qui lui conviendrait le mieux : qamis avec barbe et sabha, sari ou pancho…


Les éradicateurs de culture française n’ont pas de place dans le scénario américain qui se trouve mis en péril car la France la plus impliquée et la plus proche géographiquement n’a pas su prévoir la révolution tunisienne ni réagir suffisamment vite pour la contenir sauf des déclarations stupides de ses élites épuisées qui ont continué à vivre regardant le monde musulman sous le regard fallacieux et stupide de leurs protégés. J’ai longuement expliqué le phénomène pygmalion, sa perversion et son inversion dans des articles précédents pour ne pas avoir à l’expliquer pour le rapport de la France et de ses élites au Maghreb (Hezb frança).


Nos amis éradicateurs lancent donc subtilement un appel aux français leur demandant de les aider à prendre le pouvoir (alors qu'ils le partagent de fait ou de complicité tacite avec les tyrans) avant que les islamistes ne reprennent leur force et ne reviennent avec vigueur dans le champ social et politique.


Les éradicateurs algériens, désespérés de l’évolution en Turquie sont en train de perdre leurs derniers repères et leurs derniers espoirs en Tunisie. Ils prennent beaucoup de précaution dans leur propos mais ils envoient des messages forts aux éradicateurs tunisiens leur demandant subtilement de ne pas avoir peur de la menace islamique tunisienne et qu'il faut aller au devant de la rue tunisienne et l’occuper comme il demande à la France de les soutenir et au régime de Ben Ali de les accueillir s’il veut se protéger de la déferlante islamique. Ils ne font qu’exprimer le syndrome de leur peur de la rue et ils conseillent aux tunisiens d'occuper tous les espaces y compris par la trahison et la compromission car ils s’imaginent la partie sera facile pour eux croyant que Ben Ali a définitivement liquidé le mouvement islamiste. Leur appel est davantage une catharsis sociale et politique qu’un véritable combat idéologique car une fois de plus ils se trompent lamentablement d’analyse politique comme ils se trompent fatalement de camp.


Ils leur manque le courage de Mohamed Bouazizi pour faire don de leur vie et de leurs préjugés pour leur cause car en réalité ils n’ont pas de cause populaire à défendre mais des rentes et des positions que leur ont accordées la France et la presse éradicatrice algérienne. Il leur manque la lucidité et l’amour de la liberté du poète révolutionnaire tunisien Abou Al Qacem Chebbi que les jeunes et moins jeunes déclament les vers face aux forces de répression de la tyrannie. Aux tyrans du monde, écrit sous le régime du protectorat français de Tunisie Abou Al Qacem dénonce les crimes du colonialisme français et prédit une révolte contre le système despotique et colonialiste annonçant ainsi un mouvement incessant jusqu’à ce que « le destin réponde » :

Ô tyran oppresseur...

Ami de la nuit, ennemi de la vie...
Tu t'es moqué d'un peuple impuissant
Ta main est teinte de son sang
Tu abîmes la magie de l'univers
Et tu sèmes les épines du malheur dans ses éminences


Doucement ! Que ne te trompent pas le printemps,
La clarté de l'air et la lumière du jour
Dans l'horizon vaste, il y a l'horreur de la nuit
Le grondement du tonnerre et les rafales du vent
Attention ! Sous la cendre, il y a des flammes


Celui qui plante les épines récolte les blessures
Regarde là-bas où tu as moissonné
Les fleurs de l'espoir
Le torrent du sang va t'arracher

Et l'orage brûlant va te dévorer…


Ils n’ont ni la culture de l’arabité ni celle de l’islamité ni celle de la liberté de Chebbi pour témoigner contre les forces de l’inertie qui ont permis au colonialisme et au despotisme de s’installer durablement et impitoyablement en Afrique du Nord :


« Les poètes arabes n’ont jamais exprimé de sentiments profonds, car ils ne considéraient pas la nature avec un sentiment vivant et méditatif, comme quelque chose de sublime, mais plutôt comme on regarde d’un œil satisfait un vêtement bien tissé et coloré ou un beau tapis, rien de plus »


Chebbi ne visait pas l’Arabe en tant que personne, langue ou région mais il vise cet être amorphe et incompétent de l’Afrique du Nord avant qu’on ne lui inculque le venin de la berbérité et du berbérisme. Il visait cette mentalité décadente qu’on trouvait chez la majorité des élites soumises au fait accompli et à l’importation de la pensée unique. Il s’agit de cette mentalité de bédouins nomades ruralisant les cités les laissant sans civilisation qu’Ibn Khaldoun a traité de « A’âràb » et que les berbéristes plongés dans leur intégrisme farouche et leur ignorance arrogante ont assimilés à « Arabes » pour en faire un argument supplémentaire dans leur lutte contre la langue arabe du Coran et contre l’Arabe qui a islamisé le Maghreb l’identifiant au colon, à l’occupant ou à l’envahisseur romain. Évoquant « A’âràb » d’Ibn Khaldoun mais occultant l’Andalousie et l’émirat aghlabide de Kairouan dans le rayonnement civilisationnel du Maghreb et de la méditerranée les éradicateurs survolent l’histoire pour la nier et se situer dans la lutte anti terroriste dont ils escomptaient cueillir les fruits mais l’histoire a ses raisons que les illusions des égarés ne peuvent imaginer.


Chebbi n’a pas dénigré les savants musulmans mais a dénigré la sclérose et l’inertie qui a immobilisé Zeytouna hors du siècle, hors du peuple, hors de la lutte contre le colonialisme. Ses critiques sont toujours d’actualité pour les fonctionnaires d’Al Azhar ou les islamologues de la Sorbonne ou les politiciens laïcs ou islamistes du monde arabe qui comme le dit Malek Bennabi sont passé du sacré au profane (et l’inverse) sans connaitre le sublime, celui de la pensée, de l’imagination créatrice, des valeurs de l’universel. Pour éviter toute ambigüité Chebbi précise sa pensée vertueuse et révolutionnaire en rupture avec les totems et les inerties de la culture traditionnaliste et de la culture moderniste, toutes deux des cultures mimétiques de gens destinés à la vassalisation et non à la liberté :


« [Ils] sont prisonniers d’un grand nombre de clichés et de contraintes poétiques qui les forcent à imiter les anciens, ils écrivent une langue qui n’est pas la leur »[


« Si j’appelle de mes vœux le renouveau [...] ce n’est point pour dénigrer la littérature de nos ancêtres »


Le renouveau du Maghreb des peuples n’est pas dans l’exclusion, l’exclusive et l’éradication mais dans la fédération de toutes les forces vives pour fonder un état de droit. Le renouveau est dans la libération de l’oppression du peuple et de l’aliénation des élites aveuglées par l’absence de vision dialectique. Elles ne voient pas la ligne de démarcation entre les intérêts de leurs peuples et la prédation capitaliste ni les points de clivages entre l’islam libérateur et civilisateur et la religion confisquée par l’état vassal ni la dichotomie entre le discours libertaire de l’Occident et sa pratique liberticide envers tous les peuples d’Orient et d’Occident, Musulmans et non musulmans. Le renouveau du Maghreb et la pensée démocratique ne peut se faire dans la confusion ni dans l’amalgame mais dans la clarification des positions et des concepts. Les élites arabes qui se gargarisent de liberté et de démocratie comme fond de commerce contre l’Islam doivent prendre conscience que l’histoire des faits et de la pensée depuis la colonisation à ce jour témoigne que les peuples ne sont pas libres et ne seront jamais libres sous les slogans mensongers et meurtriers véhiculés par le colon qui se veut civilisateur et l’indigène qui se croit civilisé.


Zine el Abiddine Ben Ali, malgré ses crimes et son arbitraire inique, peut trouver auprès d’Allah le Miséricordieux une excuse, celle d’avoir été corrompu par le pouvoir, l’argent, la CIA. Il peut invoquer l’excuse d’avoir fuit pour éviter au peuple tunisien une guerre civile ou un bain de sang. Il peut trouver mille et une raison que nous pouvons trouver dans cette image qui deviendra une image symbole de la fin d’un régime et un enseignement pour le spécialiste de la sémiologie et de la symbolique du signe et des regards :




Dans cette image le tyran est défait, abattu, battu par sa victime. Il est plus à plaindre que l’immolé agonisant. En effet l’homme momifié de son vivant est entré par la grande porte dans l’histoire au prix d’une immense douleur qui l’a libéré définitivement de la peur et de l’oppression. Il est maintenant aux Main de Dieu le Miséricordieux qui pardonne tous les péchés sauf celui de lui donner un associé. Ben Ali est dans cette image la véritable victime ; victime de son narcissisme, de sa cécité, de sa dérive démiurge il est ramené à sa petitesse, à sa misère humaine, à peut être un instant d’humanité face à une douleur muette et indicible et face à un regard caché dont il ne peut ni solliciter le pardon ni comprendre l’émotion car il lui est fermé à jamais et il ne viendra témoigner contre lui que le Jour du Jugement dernier devant Allah qui dira « Je suis le Roi maître du pouvoir absolu où sont maintenant les prétendus roi ? »


Les éradicateurs n’ont toujours pas compris que l’histoire n’est pas irréversible, que l’oppresseur peut être renversé, que le faible peut devenir puissant et que la vérité peut être dévoilée et les comptes réclamés. Est-ce qu’ils ont le courage de se regarder à travers le Coran et de prévoir leur sort funeste dans ce monde et dans l’autre pour leur haine aveugle, leur mensonge et leur hypocrisie :


{Qui est plus injuste que celui qui empêcha, dans les Mosquées d’Allah, que Son Nom y soit psalmodié et s’évertua à leur ruine ? Ceux-ci n’avaient à les pénétrer qu’en étant craintifs. Ils auront en ce monde un avilissement, et dans la vie Future, un immense châtiment.} Al Baqarah 114


{Si un bien vous effleure, cela leur nuit, et si un malheur vous frappe, ils s’en réjouissent. Mais si vous persévérez et êtes pieux, leurs manœuvres ne vous nuiront point. Certes, Allah Domine ce qu’ils font.} Al Imrane 119


La première victoire que le peuple tunisien a remportée après la chute du dictateur et en attendant la chute de la dictature est la réhabilitation par les appareils de la répression et de la bureaucratie de l’identité musulmane du peuple tunisien. Tout ce que Bourguiba, Ben Ali, la France et les États-Unis ont fait pour détruire l’esprit musulman est anéanti en quelques instants : les mosquées tunisiennes font l’appel à la prière, les trois jours de deuil national à la mémoire des martyrs sont une psalmodie incessante et sur tout le sol tunisien des versets coraniques.


Les éradicateurs n’ont rien compris et ne comprendront toujours rien à l’âme et à l’histoire de leur peuple car ils sont privés de l’âme, de l’histoire et de la langue de leurs peuples. Ils sont privés non seulement de la liberté mais du sens de justesse. La vérité est une cause pour laquelle on se bat véritablement et elle ne peut être établie contre son peuple, sa mémoire, son avenir et ses valeurs. Abou Qacem Chebbi fils de musulman dit de son père qui lui a donné une éducation islamique : « Il m’a fait saisir le sens de la bonté et de la tendresse, et m’a appris que la vérité est la chose la meilleure dans ce bas monde, et la chose la plus sacrée dans l’existence »


Ceci dit on peut spéculer sur la nature de ce peuple et sur son choix souverain. Sans perdre de temps on va aller à l’essentiel : le peuple tunisien à l’instar des peuples arabes est musulman toujours en harmonie et prêt à répondre à d’Ibn Badis l’amazigh (le berbère, l’homme libre) contre la politique d’assimilation et d’indigénisation du colonialisme et contre la volonté de dépersonnalisation des éradicateurs assimilés et phagocytés par le colonialisme :
« Le Peuple d'Algérie est musulman et à l'arabité il s'apparente. Qui affirme qu'il s'est détourné de ses origines ou qu'il a cessé de vivre, celui là a certainement menti. ».


A titre anecdotique les jeunes algériens et tunisiens doivent savoir que la Tunisie, l’Algérie et le Maroc sont liés par le même destin de la géographie, de l’histoire, de la langue, du sang et de la religion. Ainsi Abdelaziz Thâalbi le fondateur du nationalisme tunisien est de père algérien. Moi-même auteur de cet article je serais, selon les dires de mes grands parents, descendant d’une ancienne tribu originaire de Tozeur dans le sud de Tunisie. C’est sans doute pour cette raison que je conserve une douleur qui remonte à ma première visite à Kairouan où je me suis trouvé pleurant dans la première mosquée édifié par Okba Ibn Nafa’â livrée aux seuls touristes en short courts devant le regard d’un gardien qui contenait sa peine et sa révolte de voir un haut lieu historique dépouillé de son identité. C’est sans doute une mille et une autre raison qui me font pencher à considérer la révolution tunisienne non pas comme une révolution de jasmins mais comme une révolution des cactus : une résistance contre les temps durs, des épines contre la rapine impudente, de l’eau fraiche à l’intérieur qui n’a besoin d’aucune aide étrangère.


Le dernier mot pour nos amis éradicateurs : épargnez-vous les regrets et les remords et mettez-vous au service de votre peuple en reprenant possession de votre identité islamique car comme le dit Abou Qacem Chebbi :


« La vie n’attendra pas celui qui dort »


En vérité vous ne dormez plus car vous êtes morts depuis longtemps mais vous continuez à pousser au suicide collectif la jeunesse saine si elle se laisse contaminer par vos idées mortifères et mortelles. Notre devoir est d’avertir, d’éclairer et d’informer nos frères tunisiens et les hommes libres de l’Occident du danger qui les guette s’ils se mettent à vous écouter comme le ferait le sot qui écoute la souris lui conseiller de vendre le chat et d’acheter l’équivalent de son prix en graisse (dicton berbère). D’une manière plus sérieuse et plus responsable nous vous transmettons la vérité de ceux qui se sont réveillés à force de voir les traces de vos malheurs dans un pays que vous avez mené à la guerre civile pour votre conception erronée de la démocratie, de la justice, de la vérité et de la liberté :


{Celui qui était mort et Nous le Vivifiâmes et lui Donnâmes une lumière, par laquelle il marche dans la voie des Hommes, est-il semblable à celui qui est dans les ténèbres et qui n’en sortira point ? De même on a embelli aux mécréants ce qu’ils faisaient. Et aussi, Nous Mîmes dans chaque Cité les grands de ses malfaiteurs pour y ruser. Mais ils ne rusent que contre eux-mêmes et ils ne se rendent pas compte.}


Les laïcs ne sont pas contraints de prendre le Coran comme référence religieuse et idéologique mais ils doivent s’engager par respect pour les principes démocratiques de respecter le choix populaire, de ne pas s’allier avec l’armée ou les services de sécurité contre les opposants à la dictature, de ne pas faire allégeance à l’impérialisme ou au sionisme au nom de la lutte idéologique et politique qu’ils mènent contre les islamistes et surtout de s’engager et respecter la vertu en matière politique et la faire respecter par tous. La vertu consiste à ne pas frauder et à ne pas soutenir un fraudeur dans un processus électoral par exemple…


La vertu ne consiste pas à aligner tous les acteurs politiques dans un seul et unique moule idéologique. Chacun doit avoir la liberté de ses références islamiques, marxistes, nationalistes, libérales… mais tous doivent respecter le choix populaire et accepter l’alternance politique démocratique et pacifique sans violences ni injustice ni ruse contre le peuple. Aristote a accordé la démocratie à tout le peuple à l’exception des esclaves et des femmes (95% du peuple) en accordant à la politique l’arbitrage entre les intérêts de classe. L’Islam a consacré la fin de l’esclavagisme et la Choura (démocratie islamique) à l’ensemble des Musulmans.


Ce n’est pas aux éradicateurs algériens et tunisiens de fixer la norme mais au peuple tunisien qui témoigne dans la foulée de sa révolution sa profondeur culturelle et la vivacité de sa mémoire collective et de sa conscience sociale en prenant comme symbole Abou Al Qacem Chebbi dont les poèmes sont un hymne à la liberté et à la vertu :


OH ! FILS DE MA MÈRE


Tu es né libre comme l’ombre de la brise
Et libre telle la lumière du matin dans le ciel.

Là où tu allais, tu gazouillais comme l’oiseau
Et chantais selon l’inspiration divine.

Tu jouais parmi les roses du matin
Jouissant de la lumière là où tu la voyais.
Tu marchais –à ta guise- dans les prés,
Cueillant les roses sur les collines.

Ainsi Dieu t’a conçu, fils de l’existence
Et la vie ainsi t’a jeté dans ce monde.

Pourquoi accepter la honte des chaines ?
Pourquoi baisser le front devant ceux qui t’ont enchaîné ?

Pourquoi étouffer en toi la voix puissante de la vie
alors que retentit son écho ?
Pourquoi fermer devant la lueur de l’aube tes paupières illuminées
alors qu’est douce la lueur de l’aube ?

Pourquoi te satisfaire de la vie des cavernes ?
Où donc est le chant ? Et où le doux élan ?

Aurais-tu peur de la beauté du chant céleste
Craindrais-tu la lumière de l’espace dans la plénitude du jour ?

Allons, réveille-toi, prends les chemins de la vie
Celui qui dort, la vie ne l’attend pas.

N’aie crainte, au-delà des collines,
Il n’y a que le jour dans sa parfaite éclosion.

Que le printemps commençant de la vie
Qui brode des roses dans l’ampleur de sa cape.

Que le parfum des roses matinales
La danse des rayons sur le miroir des eaux.

Il n’y a que les pigeons élégants
Qui roucoulent sans fin dans las prairies

A la lumière ! La lumière douceur et beauté.
A la lumière ! La lumière est l’ombre des Dieux


La lumière de Dieu n'est pas accordée aux injustes, aux falsificateurs, aux imposteurs, aux partisans de la discorde sociale et aux traitres.


Samedi 22 Janvier 2011

http://liberation-opprimes.net/index.php?option=com_content&view=article&id=828:omar-mazri-sentiments-profonds-a-legard-de-la-revolution-des-cactus-et-de-la-contre-revolution-des-eradicateurs http://liberation-opprimes.net/index.php?option=com_content&view=article&id=828:omar-mazri-sentiments-profonds-a-legard-de-la-revolution-des-cactus-et-de-la-contre-revolution-des-eradicateurs
 
jeudi 20 janvier 2011
 
Israël redoute un monde arabe démocratique




Qui redoute le plus la démocratie dans les pays arabes? A part les autocrates Arabes eux-mêmes?

Le vice-Premier ministre israélien exprime son inquiétude face à la démocratisation du monde arabe, après la dissolution du régime tunisien.
« La chute du régime tunisien dirigé par Zine El Abidine Ben Ali peut avoir de graves répercussions », a déclaré le vice premier ministre Israélien Sylvan Shalom.

Dans un entretien accordé à la radio israélienne vendredi soir, Shalom a déclaré qu’il était issu d’une famille d’immigrants Tunisiens.
« Je crains que nous nous trouvions maintenant devant une nouvelle phase très critique dans le monde arabe. En cas d’effondrement du régime tunisien actuel, la sécurité nationale d’Israël ne sera pas affectée de manière significative dans l’immédiat, a-t-il dit. « Mais nous pouvons cependant supposer que ces développements constituent un précédent qui pourrait se répéter dans d’autres pays, pouvant affecter directement la stabilité de notre système. »
Shalom a ajouté que si les régimes voisins de l’Etat d’Israël devaient être remplacés par des systèmes démocratiques, la sécurité nationale israélienne pourrait être menacée de manière significative.
« Les nouveaux régimes défendraient ou adopteraient des lignes politiques intrinsèquement opposées à la sécurité nationale d’Israël », a-t-il dit.
Le vice-Premier ministre a indiqué qu’Israël et la plupart des régimes arabes ont un intérêt commun à lutter contre ce qu’il a appelé le « fondamentalisme islamique » et ses organisations « radicales » qui menacent Israël.
La menace, a-t-il ajouté, est ce qui motive en grande partie la coordination directe et indirecte en matière de renseignements entre Israël et les régimes arabes.
Shalom a souligné qu’un monde arabe démocratique ferait cesser cette actuelle allégeance, parce qu’un système démocratique serait gouverné par une population en général opposée à Israël.

Par Saleh Naami à Gaza, journal égyptien Al Ahram (Egypte), 15 Janvier 2011, traduit de l’anglais par Djazaïri







Coin des Commentaires






brian | heart
Ces déclarations sont la preuve que le système sioniste en Palestine occupé repose sur le soutien immorale des dirigeants arabes. La réalité et la vrai peur est de voir immergé des états islamiques reposant sur chari'a. Alors les peuples seront libérés du joug international visant l'asservissement de l'Homme par l'Homme. L'islam est la seul solution pour rendre à l'Homme sa liberté et son autonomie. Les pays arabes doivent réagir et lutter pour imposer leur aspiration à l'islam. Quel meilleur époque que celle du prophète (sws), des compagnons et andaloucia pour démontrer les bienfaits de l'islam et du bonheur qu'il procure aux Hommes d'ici bas. Le temps de l'oppression et de l'infamie est terminée , les ennemis de l'islam le savent très bien.

l'amalgame entre islam et terrorisme

brian | heart
Les ennemis de l'islam n'hésite pas à faire l'amalgame entre terroriste et islam, à défaut de dire islam= terroriste. L'islam et chari'a est bel et bien une terreur pour l'UE, les EU, les sionistes car leur domination prendrai fin. C'est la raison pour laquelle l'accent est mis sur des mensonges attribuant à l'islam aucune liberté, des violences, un mal vivre, un refus du progrès...alors que c'est exactement le contraire. Les peuples arabes ne doivent pas désirer autres que le retour vers le Seigneur des Mondes qui à instaurer chari'a pour le bon vivre ensemble. C'est inévitable le monde deviendra musulman avec ou sans les peuples, soyez donc parmi ceux qui ont œuvré pour leur seigneur.

L'errement

ENAIZ RABAH | Algérie
je ne comprends rien à ces charognards de juifs sionistes installés en Palestine, ils ont les cow boys avec eux, ils ont lu avec eux, ils ont le service de sécurité des pays arabes avec eux, et ils ont peur. dans le fond , je les comprends, parce qu'ils savent très bien que quand même dans ce bas monde, des hommes justes existent toujours et c'est grâce à eux que DIEU ne nous a pas changés, et ce sont ces justes là, peut-être d'entre les musulmans sunnites, peut être d'entre les américains, peut être d'entre les ascendants de ceux qui les ont installés en 1948 à savoir, l'ue, peut être et c'est fort possible d'entre les musulmans chiîtes , in châa llah qui vont les chasser et reprendre leurs routes comme prévu.

ARABES COMPLICES !

CANDIDE | senegal
Normal que les sionistes s'inquiètent : on ne s'entend qu'avec son semblable ! les criminels sionistes ne peuvent s'entendre qu'avec des dirigeants criminels. Ce monsieur qui se fait appeler "faussaire ment" Shalom (qui signifie paix mais dont le véritable nom lié à sa nature est Vampire ) pense vraiment , logiquement et historiquement à la pérennité d'un état qui s'est imposé par le mensonge, le crime et la force quand, en face, il y aura quelqu'un pour le rejeter! Dites-lui que le compte à rebours a commencé !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

décidément de gros vrai trouillards,y a pas à dire!

abdelkader.b | France
AU NOM DE DIEU LE CLÉMENT ET LE MISÉRICORDIEUX.Alors là!les analyses de noyés"Israël"maudits cadet de nos soucis,même rien n'a fout!mille fois!mais on remarque bien,que cette âne bâté déclare les profondeurs de leurs crimes en séries,des aveux de plus!en plein protocoles de Sions,qu'ils n'arrêtent toujours pas de nier,sans preuves d'ailleurs!voilà maintenant qu'ils flippent de la révolution tunisienne,tant mieux!saletés de race maudite,c'est la preuve divine comme au Liban,Palestine occupée et autres pays arabes,qu'il y aura toujours des arabes pour sauver l'honneur et vous faire encore plus trembler que votre ombre,pour un beau jour proche inchallah,vous terrasser comme des fétus de pailles,de la surface de cette terre,au nom de dieu le clément et le miséricordieux,et tous ces martyrs!

Le compte a rebours du sionisme,mouvement colonialiste a contre-courant de l'Histoire

Saladin | France
Ce qui doit être clair pour les usurpateurs de la Palestine,c'est que pour les peuples arabes ,il n'y a pas d'"Israël".Il y a une invasion des terres d'Islam,par une vermine sioniste composée de khazars et de berbères convertis au judaïsme,voulue et soutenue par les colonialistes occidentaux.Ces envahisseurs qui ont chassé les autochtones de leurs terres pour prendre leur place n'ont,et n'auront jamais,aucune légitimité.Les larbins de l'Occident dans la région,pourront capituler devant eux ou leur faire des promesses,cela n'engage en rien les peuples arabes et musulmans.Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.Avec la révolution des hommes libres en Tunisie,la démocratisation va bon train et son rouleau compresseur mettra hors d'état de nuire ces gens de sac et de corde sionistes.

Source:elmanartv
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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