ELWATAN-ALHABIB
mercredi 31 octobre 2012
 
De l'arme «nucléaire» au «CHAMP»:
la technologie au service de la frayeur et de la destruction


Amar DJERRAD
Mercredi 31 octobre 2012
Dans ce Monde que dominent la cupidité, l’égoïsme et la course effréné à l’enrichissement, la science et la technologie ont été détournées pour servir les minorités détentrices du Grand Capital qui inventent des armes funestes leurs permettant de menacer, de détruire et de tuer pour mieux assoir leur domination afin d’accaparer les richesses des autres. Ils en sont arrivés même à dénier aux autres peuples le droit d’acquérir ces Sciences et ces Technologies.
On apprend que l’Armée américaine a testé récemment une nouvelle arme baptisée « CHAMP » (Counter-electronics High-Powered Microwave Advanced Missile Project). Il s’agit d’un missile qui émet des salves de micro-ondes permettant de rendre inopérant les équipements électroniques lorsqu’il est lancé sur localité donnée. Il peut ainsi neutraliser toutes les installations fonctionnant par l’électronique. En somme, de nos jours, toutes les usines, tous les réseaux de distribution d’électricité et d’eau, toutes les administrations, les télévisions, les hôpitaux etc. Une « grande » invention du siècle qui permet par l’électronique de détruire ou de neutraliser les inventions électroniques sans distinctions. Keith Coleman, le responsable du programme CHAMP, précise, sûrement avec fierté, que cette « technologie marque une nouvelle ère, dans la guerre moderne », estimant « Dans un proche avenir, cette technologie pourra être utilisée, pour rendre les systèmes électroniques et les données d’un ennemi, inutiles, avant même l’arrivée des premières troupes ou des avions ». Encore et toujours pour la guerre et les destructions. Ils n’ont que cela comme morale ! Sommes-nous arrivés aux limites de la science pour entamer la phase de l’autodestruction ?
Au fond, est-ce vraiment utile ? N’est- pas stupide et insensé d’investir des sommes colossales pour des armes destructrices, sous le prétexte de défense, sachant de « l’ennemi » finira par acquérir cette technologie ? En peu de temps ! Et après ? Cette hantise à vouloir faire encore plus puissant, plus performant ne devient-elle pas un handicap, car source et cause à plus d’hostilité, plus d’incertitudes, plus de tentions interétatiques, plus de conflits, plus d’ennemis et plus de dépenses ? La problématique est que chaque arme nouvelle mise au point par une partie devait être rivalisée immédiatement par l’autre. Dès lors, une compétition infernale se déroule pour la possession, en quantité et en qualité, de plus d’armes possible. Une arme devient dissuasive et moyen de pression ou de suprématie quand on en garde le monopole le plus longtemps possible, cependant elle finit toujours, surtout de nos jours où il n’y a presque plus de secret, par devenir un facteur d’insécurité collective par sa généralisation inévitable? Un petit exemple économique : Quiconque devient riche quand on lui donne un million de dollars, mais quand on en donne à tout le monde on crée un problème ; de l’inflation. C’est le cas de toutes les armes dites « dissuasives » créées jusque-là ! Que faire ? En inventer d’autres plus absurdes ? Faire assassiner les savants des autres, qui semble être le mode opératoire actuellement ? Le monde est arrivé à une phase historique de son évolution où personne ne peut avoir ni le monopole, ni la tutelle sur quoi que ce soit !
Comme à toute action répond une réaction, les choses ne sont pas simples, le monde n’est pas figé, l’être humain n’est pas amorphe ou stupide.
On croit toujours être le plus fort en inventant des techniques, procédés et armes plus performantes que l’adversaire dans l’objectif de le dominer, mais l’on omet toujours, dans cette volonté, la réplique de l’adversaire qui arrive toujours, surtout à notre époque, à acquérir très rapidement ces moyens pour les retourner contre l’adversaire. Il s’agit de choses scientifiques accessibles. Quand une idée se concrétise, il est facile de la reproduire. Au final, il s’agit d’inventions coûteuses qui seront, en peu de temps, à la portée des concernés visés ; et donc inutiles, car ne permettant pas d’atteindre les objectifs souhaités. Mieux, chez celui qui reproduit jaillit, en lui, l’idée de l’innovation, la sophistication du produit avec moins de temps et de moyens que l’inventeur « d’origine » ! Bref en croyant inventer des choses pour agresser et dominer les autres on n’a fait, en réalité, que leur lancer un boomerang ! Tout ce qui a été inventé comme arme dans le monde depuis l’antiquité a fini par être à la portée de tous, tôt ou tard. De nos jours, très tôt, parfois aussitôt que l’inventeur commence son application ou sa démonstration sur le terrain. La dernière preuve est le drone ‘secret’ américain, le RQ 170 de récente technologie, détourné par l’Iran et… certainement reproduit. « À malin, malin et demi » dit-on. On trouve, en effet, toujours plus habile que soi ; quel que soit notre force !
Les Occidentaux, en particulier les américains dépensent toujours plus dans l’armement en se justifiant par des raisons sécuritaires. Ce principe de sécurité qui guide et détermine leurs programmes militaires sous les titres entre autres « bouclier anti-missiles » et de « satellites espions » traduit, en fait, une crainte abyssale quant à la nature de la réaction de ceux qu’ils ne cessent de menacer ou d’agresser. Que de « traités » de « conventions » et autres pour rassurer, atténuer les tensions et inquiétudes, mais ils restent insuffisants car volatiles devant les tentations et les appétits voraces des trusts.
La sécurité s’assure par la bonne volonté et les bonnes actions et non par les provocations, les hostilités ou les ‘guerres’ par satellites interposés.
La sagesse aimerait que les centaines de milliards dépensés soient utilisées pour le bien de l’humanité et non pour sa destruction ! « La véritable force commence par la sagesse. » (Jean Van Hamme).
DJERRAD Amar

 
 
L’art de la guerre

L’arme du silence médiatique (Il Manifesto)

 

 

 


On dit que le silence est d’or. Il l’est, sans aucun doute, mais pas seulement dans le sens du proverbe. Il est surtout précieux comme instrument de manipulation de l’opinion publique : si dans les journaux, dans les télé-journaux et dans les talk show on ne parle pas d’un acte de guerre, il n’existe pas dans l’esprit de ceux qui sont convaincus que n’existe que ce dont parlent les media. Par exemple, combien de gens savent qu’il y a une semaine la capitale du Soudan, Khartoum, a été bombardée ? L’attaque a été effectuée par des chasseurs bombardiers, qui ont frappé de nuit une usine de munitions. Celle qui, d’après Tel Aviv, fournirait les Palestiniens de Gaza. Israël est le seul à posséder dans la région des avions capables de frapper à 1900Kms de distance, d’échapper aux radars et de provoquer le blackout des télécommunications, capables de lancer des missiles et des bombes à guidage de précision depuis des dizaines de Kms de l’objectif. Des photos satellitaires montrent, dans un rayon de 700 mètres de l’épicentre, six énormes cratères ouverts par de très puissantes têtes explosives, qui ont provoqué des morts et des blessés. Le gouvernement israélien garde le silence officiel, en se bornant à affirmer que le Soudan est « un dangereux état terroriste, soutenu par l’Iran ». Par contre les analystes stratèges parlent, donnant pour sûre la matrice de l’attaque, soulignant que ce pourrait être un essai de celle des sites nucléaires iraniens. La requête soudanaise que l’Onu condamne l’attaque israélienne et la déclaration du Parlement arabe, qui accuse Israël de violation de la souveraineté soudanaise et du droit international, ont été ignorées par les grands media.
Le bombardement israélien de Khartoum a ainsi disparu sous la chape du silence médiatique. Comme le massacre de Bani Walid, la ville libyenne attaquée par les milices « gouvernementales » de Misrata. Des vidéos et photos, diffusées via Internet, montrent d’impressionnantes images du massacre de civils, enfant compris. Dans un témoignage vidéo dramatique depuis l’hôpital de Bani Walid assiégé, le Dr. Meleshe Shandoly parle des symptômes que présentent les blessés, typiques des effets du phosphore blanc et des gaz asphyxiants. On a appris immédiatement après que le médecin a été égorgé. Il y a cependant d’autres témoignages, comme celui de l’avocat Afaf Yusef, que de nombreuses personnes sont mortes sans être touchées par des projectiles ou des explosions. Corps intacts, comme momifiés, semblables à ceux de Fallujah, la ville irakienne attaquée en 2004 par les forces étasuniennes avec des projectiles au phosphore blanc et des armes nouvelles à l’uranium. D’autres témoins parlent d’un bateau transportant des armes et des munitions, arrivé à Misrata peu avant l’attaque contre Bani Walid. D’autres encore parlent de bombardements aériens, d’assassinats et de viols, de maisons démolies au bulldozer. Mais leurs voix aussi ont été étouffées sous la chape du silence médiatique. Tout comme l’information que les Etats-Unis, pendant l’assaut contre Bani Walid, ont bloqué au Conseil de sécurité de l’Onu la proposition russe de résoudre le conflit par des moyens pacifiques.
Informations qui n’arrivent pas, et arriveront de moins en moins, dans nos maisons. Le réseau satellitaire mondiale Intelsat, dont le quartier général est à Washington, vient de bloquer les transmissions iraniennes en Europe, et le réseau satellitaire européen Eutelsat a fait de même. A l’époque de l’ « information globale », on ne doit écouter que la Voix de son Maître. [1]
Manlio Dinucci
Edition de mardi 30 octobre 2012 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/...
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
[1] Référence ironique à la maison de disques britannique His master’s Voice, fameuse en Italie surtout dans les années Trente. NdA.
 
mardi 30 octobre 2012
 

Non, Netanyahu n’est pas le bienvenu en France !







AFPS
Mardi 30 Octobre 2012


Non, Netanyahu n’est pas le bienvenu en France !
L’AFPS appelle ses groupes à se saisir de toutes les pos­si­bi­lités pour exprimer ses exi­gences au moment de cette visite. A Paris elle appelle à un ras­sem­blement uni­taire sur la base de la charte du Col­lectif national.

le mercredi 31 octobre à 18 heures 30 place de l’opéra à Paris

A l’invitation du Pré­sident de la Répu­blique, B. Neta­nyahu va être reçu à l’Élysée le 31 octobre prochain.
Cette visite inter­vient alors que Neta­nyahu vient d’annoncer, l’alliance de son parti le Likoud avec le parti d’extrême-droite d’Avigdor Liberman, actuel ministre des Affaires Étran­gères et chantre de la colo­ni­sation et de la stig­ma­ti­sation des arabes israéliens.
La poli­tique de Neta­nyahu organise le déve­lop­pement sys­té­ma­tique et sans pré­cédent de la colo­ni­sation en émiettant et étran­glant les ter­ri­toires pales­ti­niens, minant le fon­dement même d’une solution à deux états. Elle main­tient Gaza sous un blocus inhumain, forme inac­cep­table et illégale de punition col­lective. Elle réprime avec constance et bru­talité le mou­vement de résis­tance popu­laire et paci­fique de la société civile pales­ti­nienne. Cette même poli­tique menace l’Iran d’intervention au risque de déclencher un cata­clysme. Neta­nyahu vient chercher en France l’assurance que nous ne recon­naî­trons pas l’État de Palestine et refu­serons de l’accueillir à l’ONU, fût-​​ce comme état non membre.
Cela n’est pas accep­table, d’autant plus après le déplo­rable vote au Par­lement européen qui vaut rehaus­sement des rela­tions entre l’Union euro­péenne et Israël.
La France doit s’en tenir au droit, égal pour tous, et « sou­tenir la recon­nais­sance inter­na­tionale de l’État pales­tinien » en votant oui à la demande pales­ti­nienne à l’Assemblée générale de l’ONU, et en appelant à des sanc­tions contre la poli­tique illégale d’Israël.
L’AFPS appelle ses groupes à se saisir de toutes les pos­si­bi­lités pour exprimer ces exi­gences au moment de cette visite. A Paris elle appelle à un ras­sem­blement uni­taire sur la base de la charte du Col­lectif national.


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Association France Palestine Solidarité (AFPS)

21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
http://www.france-palestine.org/Non-Netanyahu-n-est-pas-le

 
 
lundi 29 octobre 2012
 

Afrique : Le continent spolié !

 

 


Pourquoi les métropoles européennes sont-elles pleines d’africaines et d’africains au regard hagard, au sourire contrit, désemparés – mendiant pauvrement, vendant à la tire, « bossant » durement, le balai à la main, la pelle au bout du bras, fouillant la benne à ordures derrière le restaurant ? Quel désespoir incommensurable a bien pu chasser ces êtres admirables hors de leur patrie ensoleillée – qu’ils apprécient tant ¬– et les pousser sur les chemins de l’exil pleins de périls pour aboutir sous le pont Mirabeau ?
Les migrants du Bounty ?
Pourquoi les métropoles européennes sont-elles pleines d’africaines et d’africains au regard hagard, au sourire contrit, désemparés – mendiant pauvrement, vendant à la tire, « bossant » durement, le balai à la main, la pelle au bout du bras, fouillant la benne à ordures derrière le restaurant ? Quel désespoir incommensurable a bien pu chasser ces êtres admirables hors de leur patrie ensoleillée – qu’ils apprécient tant ¬– et les pousser sur les chemins de l’exil pleins de périls pour aboutir sous le pont Mirabeau, sur la Grande Place, derrière le Parthénon, autour du Colisée, sur Piccadilly Circus et face au Reijks Museum ?
Leur exode risqué s’est amorcé il y a quelques années au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en RDC, au Burkina, au Kenya, en Somalie, au Mali ou au Rwanda, peu importe ; il a toujours débuté là où leur vie était menacée, puis par monts et par vaux, à pied, en car, en train ou en bateau, la longue caravane des déshérités s’est ébranlée laissant ça et là son tribut d’éclopés, d’affamés, d’épuisés, de morts vivants, dans le grand désert brûlant, sur les chemins de brousse mal famée, dans l’océan déchaîné jusqu’à Ceuta l’insolente, Tripoli la décadente, Alexandrie l’énigmatique ou Tunis la tragique.
Là, les derniers rescapés de ces sentiers de souffrance se feront offrir à gros prix par un passeur bandit de compléter la traversée du continent – de la faim – vers un illusoire paradis pour démunis où ils iront grossir les rangs des exclus de la prospérité tapageuse et surfaite. Nul ne sait encore sur ce rafiot de la mort qu’au bout de ce chemin de Calvaire sur les flots mortifères, la dernière épreuve sera d’être arraisonnée avant que d’être retourné sur leur chemin d’amertume !
Dans les pages qui suivent nous allons répondre à une question simple et complexe, à savoir : « Pourquoi tant d’immigrants africains affrontent le désert, l’océan et la mer, les garde-côtes et les passeurs tueurs pour migrer vers l’Europe ce continent de malheur ? ».
C’est que dans les pays africains de misère, où les compagnies minières pillent le minerai précieux et cher alors qu’elles n’abandonnent rien aux crève-la-faim, si bien qu’après avoir travaillé pour presque rien dans ces charniers d’enfer les fils de l’Afrique, s’ils n’y sont pas trépassé, entreprennent la traversée de la jungle, des savanes, des déserts, des barbelés, de la mer meurtrière afin d’aller gagner quelques deniers à expédier à la parenté restée sous le tir des troupiers et sous les bombes anti-personnel des terrassiers, ou sur la plantation de café-exporté, mal payé, ou au fond d’un trou de mine-assassine.
Le pillage du coltan
Nous ferons la démonstration de ce crime sanglant à partir de l’exemple du coltan. Le coltan (métal rare, indispensable à la fabrication de cellulaires et de téléviseurs) est extirpé des puits de mines artisanales en République Démocratique du Congo (80 % des réserves mondiales), puis, aussitôt exproprié et exporté vers les usines de transformation d’Europe, d’Amérique et surtout d’Asie (1).
C’est la transformation industrielle du minerai qui crée de la valeur et de la plus-value d’où les capitalistes tirent leurs profits industriels et marchands et l’État ses impôts et ses taxes (le kilo de coltan traité se vend 500 $ sur le marché). L’extraction minière du coltan rapporte très peu. Le salaire d’un mineur de la mort dans la province du Kivu (RDC) se situe entre 10$ et 50$ par semaine, ce qui est tout de même le quadruple du salaire congolais moyen (10$-50$ par mois). Un mineur extrayant en moyenne 1 kilo de coltan par jour, 7 jours par semaine, reçoit donc pour sa peine un salaire hebdomadaire médian de 35$ contre une production de 7 kilos x 500$ = 3 500$, soit un pourcent de la valeur de la marchandise. Vous croyez que l’Afrique reçoit sa juste part des richesses qu’on lui vole ?
Cessons de distribuer la charité aux africains mal-aimés. Cessons de leur prêter de l’argent pour s’endetter pour l’éternité et laissons-les bénéficier de leurs richesses continentales et ils seront prospères, croyez-vous ? Non évidemment ! Pourquoi ? Parce que tout dépend de quelle classe sociale s’approprie ces richesses privées ou collectives ! Nous y reviendrons plus avant.
Sachez qu’en moyenne chaque kilo de coltan coûte la vie à deux enfants mineurs au Kivu-Congo ravageur, peu importe la langue, l’ethnie ou la religion de ces jeunes souffre- douleurs. Ces enfants meurent sous les éboulis dans des mines artisanales délabrées. L’internationalisme de l’exploitation capitaliste sévit dans ce pays dans toute son ignominie.
Les troupes du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi – armées et financées par des multinationales des nouvelles technologies comme Apple, Nikon, Sony, Nokia, Ericsson et autres monopoles occidentaux – occupent la région du Kivu afin d’y exproprier le coltan exploité par de misérables flibustiers armés avec la complicité des généraux – seigneurs de guerre congolais, rwandais et ougandais. Le corsaire du coltan Laurent Nkunda, vous connaissez ? On en parle encore au journal télé (2). Le Premier Ministre canadien Stephen Harper a-t-il dénoncé ces magouilles lors de sa visite à Kinshasa récemment ? Aucunement !
L’échauffourée tribale et nationaliste n’est ici que le Gris-gris de pays conquis et des petit-bourgeois européens et américains aigris chantant le salut de la patrie par le sang des Partisans. La journaliste Belge Colette Braeckman constate ceci :
« A Kivu, une vingtaine d’avions chargés de minerais décollent chaque jour pour le Rwanda (qui selon l’ONU a empoché 250 millions $ de la vente de coltan NDLR). On peut y croiser des enfants qui travaillaient dans les mines et qui se sont échappés. Ils vous racontent comment ils se sont fait kidnapper sur le chemin de l’école. Tout le monde le sait, mais personne ne fait rien, même pas les Nations unies. Ce trafic ne va pas s’arrêter de sitôt. L’armée congolaise n’est pas efficace - c’est un héritage de Mobutu - et les généraux bénéficient aussi de ce business. Ils disent aller à Kivu pour faire la guerre, mais ils y vont aussi pour s’enrichir. Chaque faction, l’armée congolaise, les milices tutsies, etc. tous profitent de cette situation et n’ont pas intérêt à la changer. » (3).
En corolaire de ces salaires de misère, chacun se rappellera de l’assassinat de 34 mineurs Sud-africains – soi-disant libérés de l’apartheid – par la police raciste d’Afrique du Sud pour cause de grève ouvrière visant à hausser un salaire de 400 euros par mois tout compté. Ça s’appelle mourir de faim en peinant durement (4).
De tels salaires de crève-la-faim n’assurent même pas la reproduction élargie de la force de travail. En d’autres termes, plus l’ouvrier africain travaille et plus il s’approche de la mort par lente inanition. Ces salaires n’assurent pas non plus l’édification d’un marché national consistant sur lequel s’appuierait la bourgeoisie marchande locale pour assurer l’accumulation primitive du capital constant (CC) puis l’investissement en usines (CV) et le « Take off » capitalistique industriel moderne (5).
Il en résulte que dans la division internationale du travail induite par l’impérialisme occidental dominant (du moins jusqu’à présent), l’Afrique a toujours obtenu le rôle de fournisseur de matières premières. Au début, à titre de fournisseurs de bêtes de somme – esclaves valant moins que leur poids de céréales – puis fournisseur de bois précieux et de denrées alimentaires spoliés sur des plantations expropriées aux autochtones comptant pour moins que rien dans ce marché. Enfin, on assiste aujourd’hui à la spoliation des minéraux rares (dont le coltan), des pierres précieuses et du pétrole (10% des réserves mondiales) dont les peuples locaux ne tirent pratiquement aucun bénéfice.
Les pilleurs étrangers protégés par leurs serviteurs nationaux
Un service de garde chiourme des intérêts locaux des compagnies impérialistes étrangères (dont canadiennes) est assuré par une caste de prédateurs – rois nègres cravatés, généraux de carnaval en képi – entourés de meurtriers, de repris de justice et de corsaires déguisés en militaires – mis au service de clans négriers appointés par quelques grandes entreprises monopolistes – les dits monopoles miniers – solidement abouchés aux ambassades occidentales de leur pays d’origine affectées dans ces contrées saignées à blanc.
Tant que le président-nègre local accomplit correctement son travail d’adjudant et tant qu’il réfrène ses appétits de gourmand – n’espérant jamais devenir aussi gros que le bœuf de la fable – et tant qu’il sait embrasser la main qui le maintient sur son trône de paille – sa réélection « démocratique » est assurée. Que le goinfre noir prétentieux tente un jour de redresser l’échine et de s’affranchir de cette tutelle dominatrice ; qu’il manigance quelque nouvelle alliance avec une nouvelle puissance (pensons à Gbagbo en Côte d’Ivoire ou à Kadhafi en Libye ou à Kabila en RDC) et alors, les foudres de l’enfer « démocratique » de l’Occident hypocrite s’abattent sur le récalcitrant en tourment. L’élection hier encore « démocratique » est aussitôt invalidée par l’Élysée – la Maison Blanche – le 10 Downing Street ou le Reichstag allemand – la dite « communauté internationale » et l’opposant complaisant décrété gagnant sur-le-champ.
Le « démocrate » devient tyran, l’ami et l’allié d’hier devient usurpateur et les bombardiers et les drones téléguidés depuis les capitales occidentales fauchent soudainement les vies du peuple ainsi que le palais princier tout à coup outrancier après trente années tolérées au milieu de cette misère mortifère.
Un polichinelle d’un autre clan sera juché pour un temps sur le trône chambranlant – quelques criminels de guerre seront promus généraux d’opérette, les malfrats – garde – du corps de ce prétendant deviendront officiers d’intendance, chargés d’assurer la loyauté de ce nouveau métayer de la corvée présidentielle – qui consiste essentiellement à signer les décrets de prospection et d’exploitation des claims miniers, pétroliers et forestiers et les contrats d’achat d’armements afin d’assurer la reproduction élargie du pouvoir compradore soumis.
La petite et la moyenne bourgeoisie africaine « socialiste »
L’économie nationale des pays africains étant dominée et spoliée par les pays impérialistes occidentaux, la petite et la moyenne bourgeoisie nationale africaine, fragile et instable, n’a souvent pas grand accès aux prébendes, aux bakchichs, aux postes administratifs, gouvernementaux, judiciaires et militaires lucratifs, ni à la propriété foncière réservée à la grande bourgeoisie compradore. Ces fragments de classes sont donc aigris et menacés de paupérisation et d’éradication tout comme leurs cousins nord-américain et européen. La tentation est alors très grande pour ces sections de classes moribondes de lancer leur peuple dans la révolte aventurière sous le sceau frauduleux du « socialisme » – l’Angola, l’Algérie, l’Éthiopie sont de ces pays qui ont connu de ces guerres « populaires » pour assoir le pouvoir de charlatans et de leurs sectes de prétendants moyens et petits bourgeois. On sait aujourd’hui ce qu’il advint de ces tyrans pseudo-socialistes.
Parfois, le néo-colonisateur ne laisse pas assez à boire et à manger, pas suffisamment de prébendes alléchantes pour satisfaire tous les larbins locaux vainqueurs du précédent gouvernement si bien que le partage du butin devient source de conflits sanglants entre pirates intra-tribaux – intra-muros. C’est ce qui se produit en ce moment à Abidjan entre Ouattara l’adjudant et ses sergents d’apparat dont certains ont été abandonnés dans le caniveau au Ghana et au Burkina Faso d’où les assassinats récents à la frontière du domaine convoité et contesté. Le prolétariat n’a rien à faire de ces guerres entre hyènes et chacals.
L’AFRICOM mène la charge
Notez que les puissances impérialistes occidentales ne font pas confiance à cette engeance de larbins locaux pour maintenir l’ordre et le pouvoir de leur maître sur ces contrées convoitées. Aussi, les États-Unis ont-ils imaginé une superstructure militaire contraignante – L’AFRICOM – pour représenter ses intérêts dans la région – et pour embrigader, contrôler et entraîner ces va-nu-pieds déguisés en armée de métier. L’AFRICOM organise et supervise les efforts de guerre et de maintien de l’État de guerre permanente, d’extraction des ressources naturelles et de spoliation du travail salarié et de sa plus-value. Pour ne pas avoir accepté d’embrigader son armée dans l’agression en préparation au Nord du Mali le Président de Mauritanie a bien failli y laisser la vie. Il semble qu’après l’attentat à demi réussi, il ait enfin compris. L’attaque contre le Mali aura bien lieu, supervisée par l’AFRICOM et menée par la chair à canon régionale (6).
En 2007, le conseiller du département d’État étasunien, le Dr J. Peter Pham, a affirmé que les objectifs stratégiques d’AFRICOM consistaient à « protéger l’accès aux hydrocarbures et autres ressources stratégiques abondantes en Afrique. [La] tâche [d’AFRICOM] consiste à protéger la vulnérabilité de ces richesses naturelles et s’assurer qu’aucune tierce partie comme la Chine, l’Inde, le Japon ou la Russie obtiennent des monopoles ou des traitements de faveur. (Nile Bowie, COVERT OPS IN NIGERIA : Fertile Ground for US Sponsored Balkanization, Global Research, 11 avril 2012.) (7).
Une solution aux problèmes africains ?
Par les temps qui courent, les peuples africains, loin de se reprendre en main et de mener à bien leurs luttes de libération contre la domination néocoloniale impérialiste, et surtout contre leur bourgeoisie compradore nationale organisée en castes autour de généraux – seigneurs de guerre complaisants – laissent plutôt tous ces vauriens offrir leur service d’homme de main aux différentes puissances hégémoniques.
Aujourd’hui en Afrique, certaines des anciennes puissances coloniales sont réapparues sur le devant de la scène, concurremment à leur allié et concurrent étatsunien, face à la Chine, nouvelle superpuissance ascendante. En 2012, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique devant les USA et la France. La Chine impérialiste a construit le siège social de l’Union Africaine, elle investit chaque année des milliards de dollars en projets routiers et ferroviaires. Elle exploite les mines et le pétrole et change la donne en construisant des usines – clés en main – en Éthiopie notamment, créant ainsi un prolétariat africain au Nord du Continent, complément au prolétariat de l’Afrique du Sud. Ce sont là d’excellentes nouvelles pour la classe révolutionnaire africaine qui voit ainsi grossir ses rangs (8). Si vous souhaitez combattre les sectes religieuses intégristes, construisez des usines en Afrique.
Voilà, résumées en quelques pages, les causes fondamentales du misérable exode africain vers l’hémisphère Nord. Les puissances impérialistes occidentales absorbant l’usufruit des ressources naturelles et expropriant une large part de la plus-value ouvrière et paysanne ainsi que les profits et les revenus des États croupions, il ne reste pratiquement rien pour la survie de ces pays. Aussi, plutôt que de se laisser mourir les africains suivent la trace de leurs richesses jusqu’au Nord de la Méditerranée.
Peut-on changer ce désordre des choses ? Oui, certainement ! Il revient aux ouvriers et aux employés, mineurs, travailleurs des champs, métayers et artisans de s’organiser en parti politique révolutionnaire indépendant de l’aristocratie bureaucratique locale, aussi loin que possible de la petite et de la moyenne bourgeoisie nationale – fuyant comme la peste les intellectuels hâbleurs et pédants – pour diriger leurs coups meurtriers visant à renverser les commettants locaux de la classe capitaliste monopoliste internationale (9).
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(1) L’exploitation du coltan http://www.umoya.org
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_d%C3%A9mocratiq...

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Kivu
(3) Colette Braeckman (2012). http://observers.france24.com/fr/content/20081112-coltan-min...
(4) Afrique du Sud (2012). http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_%C3%A0_M...
(5) Robert Bibeau. La crise économique dans tous ses méfaits. (2012). http://les7duquebec.org/7-au-front/la-crise-economique-dans-...
(6) Exemple récent du coup d’État avorté en Mauritanie http://kassataya.com/mauritanie/vacance-du-pouvoir-qui-dirig...
(7) Julie Lévesque. (2012). Guerres secrètes des États-Unis en Afrique. http://www.mondialisation.ca/la-guerre-secrete-des-etats-uni...
(8) Vincent Gouysse. (2012). 2011-2012 : Reprise de la crise. http://www.marxisme.fr/reprise_de_la_crise.htm La Chine avance ses pions en Afrique.(2012). http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-c... La Chine en Afrique http://www.refletsdechine.com/apres-la-france-afric-la-chine...
(9) http://haratine.blogspot.fr/2012/04/la-bourse-des-esclaves.h... http://www.afrohistorama.info/ http://kassataya.com/mauritanie/vacance-du-pouvoir-qui-dirig... Le Parti Sadi. (2012). http://www.partisadi.net/2012/10/%c2%ab-faisons-payer-les-ri...
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dimanche 28 octobre 2012
 

Cette lancinante « menace islamique »

 

Par Alain Gresh 
vendredi 26 octobre 2012,
 
 
 
Le Figaro (24 octobre) nous l’apprend : « L’image de l’islam se dégrade fortement en France »
« "Notre sondage, explique Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop, démontre une évolution qui va dans le sens d’un durcissement supplémentaire des Français vis-à-vis de cette religion et d’une perception négative renforcée de l’islam. Même si une proportion non négligeable de Français, 40 %, continue à se dire indifférente à la question de la présence de l’islam en France." »
« Ce qui explique, à ses yeux, un tel durcissement — 43 % des sondés considèrent l’islam comme une "menace" — est lié à une "visibilité" fortement accrue de l’islam sur la scène publique et médiatique. "Ces dernières années, il n’est pas une semaine sans que l’islam, pour des questions sociétales, voile, nourriture halal, ou pour une actualité dramatique, attentats, ou géopolitique, n’ait été au cœur de l’actualité." D’où cette autre impression : 60 % pensent que cette religion a désormais "trop d’importance". Ils étaient 55 % il y a seulement deux ans. Ceux qui se disaient indifférents à cette question passent de 41 à 35 %. »
Il n’est pas une semaine sans... La vraie question est là : qu’est-ce qui fait que, en France, avec ses millions de chômeurs, son école et son système de santé en péril, sa crise économique sans précédent, l’islam occupe une telle place « au cœur de l’actualité » ? Et pourquoi jette-t-on sans arrêt de l’huile sur le feu ?
Déjà, en octobre 2006, dans un envoi sur ce blog consacré à l’affaire Redeker et intitulé « Peut-on encore critiquer l’islam ? », j’écrivais :
« Car la vraie question est là. Pourquoi certains journalistes, certains éditeurs, certains intellectuels se plaisent-ils à jeter de l’huile sur le feu ? Pourquoi l’incompétence est-elle une clef pour pouvoir publier des pamphlets approximatifs, non étayés, schématiques ? Les exemples sont multiples de ces nouveaux spécialistes de l’islam intronisés par les médias. On pourrait citer, parmi d’autres, Caroline Fourest ou Mohamed Sifaoui, dont les travaux d’"enquête" sont à la vérité, pour reprendre une formule du chanteur Renaud, "ce que le diable est au bon dieu". Il suffit de se promener dans n’importe quelle librairie pour mesurer le nombre de livres consacrés aux musulmans ou à l’islam. La grande majorité sont très critiques (ce qui est parfois tout à fait légitime, quand cette critique s’appuie sur un vrai savoir). »
« Le débat autour de l’islam est-il impossible ? inutile ? nuisible ? Sûrement pas. De nombreuses questions se posent sur l’islam, le monde dit musulman, à condition de toujours utiliser le "pluriel" : les musulmans sont au nombre de plus de 1 milliard, ils sont majoritaires dans une soixantaine de pays de plusieurs continents : ils vivent sous des dictatures, des régimes autoritaires, des démocraties ; ils pratiquent leur foi de manière différente et les musulmans ne se réduisent sûrement pas à une foi dont les interprétations sont multiples. » (lire « Musulmans du monde »)
Depuis, les choses ont encore empiré. Au fil de ce blog, en six ans et quelque, on peut constater à quel point cette lancinante « menace musulmane » revient hanter politiques et médias. A tel point que, durant la campagne présidentielle, j’ai pu écrire, « la chasse aux musulmans est ouverte ». Et la campagne de Jean-François Copé, avec son pain au chocolat et ses fantasmes de racisme anti-Blancs, n’est que le dernier signe de cette dérive.
Un aspect peu souligné du sondage — bien qu’il ne dise rien sur les affiliations politiques des personnes — est le fait que l’ampleur de l’hostilité à l’islam indique qu’elle est partagée par l’électorat de gauche. Et il faut insister sur la faillite de la gauche, qu’elle soit modérée ou radicale, à organiser une résistance face à cette islamophobie. C’est d’ailleurs tout l’avantage de l’islamophobie : on ne peut pas être de gauche et raciste, mais on peut très bien être de gauche et islamophobe (que ce soit au nom d’une conception dévoyée de la laïcité, ou d’un universalisme républicain qui sert à masquer les discriminations).
Pour une excellente déconstruction du sondage du Figaro, on lira le texte de Pierre Tévanian, « Pour 100 % des musulmans, les sondages sont plutôt une menace » (Les mots sont importants, 25 octobre 2012), qui écrit notamment : « Il ne s’agit pas non plus de faire des sondeurs les seuls "engraineurs", ni même les principaux. L’effet performatif de la question de la menace n’atteint ici sa pleine efficience que parce que ladite question advient dans un contexte particulier, beaucoup moins anodin que la tombée du jour ou une coupure de courant, et beaucoup plus anxiogène : elle ponctue un flot quotidien et ininterrompu d’invectives politiques, de tribunes injurieuses, d’éditoriaux alarmistes et de faits divers dramatisés qui ont, depuis le 11 septembre 2001, et plus encore ces derniers mois, fait de l’Islam la figure par excellence de la menace. Moyennant quoi les sondés savent inconsciemment, lorsque la question leur est enfin posée, quelle est la bonne réponse — celle qu’il convient d’apporter pour donner à son interlocuteur, aussi bien qu’à soi-même, l’image d’un citoyen responsable, informé, lucide, bref : "averti". »
Il est trop facile de dénoncer la seule extrême droite ou la droite et leurs dérives. En réalité, ces dérives s’appuient sur un discours consensuel que véhiculent aussi bien des radios publiques, comme France Culture ou France Inter, que des journaux comme Le Nouvel Observateur ou les autres magazines. Là, bien sûr, les préjugés sont emballés dans un discours pseudo-laïque ou humaniste, mais alimentent l’idée d’une différence fondamentale entre « eux » et « nous », d’une menace permanente à laquelle notre société serait confrontée (non pas la crise, le chômage, les inégalités, etc., mais bien les Autres)...
La journée du 17 octobre (tout un symbole), sur France Inter, consacrée à l’islamisme radical n’est qu’un exemple, parmi tant d’autres, de l’obsession de la radio publique pour la menace musulmane.
L’éditorial de Thomas Legrand sur « Islamophobie, un mot piège », reprend, une fois de plus, le mensonge de Caroline Fourest : le terme serait apparu en 1979, « quand, juste après le renversement du chah d’Iran, des féministes américaines et des Iraniens opposants de gauche, qui avaient milité pour la révolution et la démocratie, se sont scandalisés des premières décisions sexistes et liberticides du régime de l’ayatollah Khomeini. Ils ont été qualifiés par Téhéran "d’islamophobes". »
Pour ceux qui sont intéressés, on peut renvoyer à l’étude « Towards a defintion of islamophobia : approximations of the early twentieth century » (PDF), de Fernand Bravo Lopez, parue dans Ethnic and Racial Studies (26 novembre 2010), qui revient sur le débat qui a agité la France (entre autres) à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle autour de l’islam. C’est de cette période que date le terme islamophobie, largement utilisé. Ce mot désigne alors, selon l’auteur, « la croyance que l’islam et les musulmans sont les ennemis implacables, absolus, éternels du christianisme, des chrétiens, de l’Europe et des Européens. » Il véhicule une « image de l’ennemi », c’est-à-dire « cette conviction d’un groupe que sa sécurité et ses valeurs de base sont menacés par un autre groupe. » N’assiste-t-on pas au même phénomène aujourd’hui, mais dans un contexte différent ?
Thomas Legrand explique benoîtement que le mot islamophobie, « loin de lutter contre l’amalgame entre les intégristes islamistes et les musulmans, ne fait que l’alimenter puisqu’il met, dans le même sac, la lutte contre l’islamisme radical, le blasphème et le racisme anti-musulman. » Il devrait lire le sondage du Figaro qui montre justement que cette distinction n’a aucune prise dans la réalité des perceptions que lui et sa radio ont largement contribué à créer.
 
samedi 27 octobre 2012
 

Nouvelle vague de carnages et de transfert des Musulmans en Birmanie 
L'équipe du site  
Des milliers de musulmans birmans fuyant une nouvelle vague de massacres meurtriers perpétrés par les bouddhistes dans l'ouest birman affluaient vers les camps déjà surpeuplés de la capitale de l'Etat Rakhine, Sittwe, a indiqué samedi l'ONU à l'AFP.
 
Après plusieurs semaines d'accalmie dans un Etat placé sous l'état d'urgence depuis de premiers affrontements en juin, les tueries ont repris cette semaine par les bouddhistes de l'ethnie rakhine contre les  Rohingyas, une minorité musulmane considérée par l'ONU comme faisant partie des plus persécutées de la planète.
 
Selon les médias d'Etat, depuis dimanche dernier, 67 personnes ont été tuées dans plusieurs communes et une centaine blessées. Près de 3.000 maisons ont également été incendiées.
Maisons de Rohingyas brulées cette semaineSelon l’Organisation nationale des Rohingya de l’Arakan (ONRA), des gangs extrémistes organisés rakhins dirigés par des moines ont brûlé plus de 1000 maisons, depuis le 21 octobre dernier , et tué et blessé des centaines de musulmans dans les cantons de Myinbya, Mrauk-U, Pauktaw et Kyaukpyu.  L’organisation assure également que ces actes de génocide ont été menées avec l'appui des forces de police, de l'armée dans l'intention de d’éradiquer l'ensemble de la population musulmane de l'Arakan.
  

Selon l’AFP, quelque 75.000 personnes avaient été déplacées par les violences de juin, en grande majorité des Rohingyas, qui vivent toujours dans des conditions misérables, juste à l'extérieur de Sittwe dans des camps où ils manquent de nourriture et de soins.
  

Et la nouvelle vague d'affrontements a poussé des milliers d'autres à fuir. "Pour l'instant, nous sommes au courant de 3.200 nouveaux déplacés qui sont arrivés dans et autour des camps de déplacés existants à Sittwe", a indiqué Vivian Tan, porte-parole du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
   "2.500 autres seraient en chemin", a-t-elle ajouté.

  
Des milliers de moines ont manifesté le 2 septembre dernier pour exiger le départ des RohingyasVendredi, le porte-parole du gouvernement rakhine Win Myaing avait évoqué le sort de 3.000 Rohingyas arrivés en bateau à Sittwe, mais qui n'avaient pas été autorisés à se rendre dans les camps et avaient été repoussés vers une île toute proche.
   "Les déplacés sont toujours sur l'île, nous ne prévoyons pas de les faire venir à Sittwe", a-t-il indiqué samedi.
   Il a d'autre part assuré que les forces de sécurité avaient "pris le contrôle" des zones potentiellement explosives dans la région et que la situation était désormais "calme".
   Ces zones sont demeurées hors d'accès des journalistes de l'AFP.
  
Des blessés rakhines, interrogés à l'hôpital de Sittwe, ont affirmé selon l’AFP que l'armée avait ouvert le feu sur eux lors des incidents. Cette information n'a pu être dans l'immédiat vérifiée de source indépendante.
 
 "Je suis allé voir quand j'ai entendu qu'il y avait un clash entre les Kalars et les Rakhines", a indiqué Zaw Chit Than, employant un vocable extrêmement péjoratif pour désigner les Rohingyas. "Mais on n'a pas pu y aller car les soldats nous en ont empêchés".
   "La meilleure façon de régler ce problème est que le gouvernement ne les garde pas en Etat Rakhine", a-t-il ajouté, au diapason de l'opinion publique locale. "Nous voulons les envoyer n'importe où, mais pas en terre Rakhine".
  

Au total, plus de 150 personnes ont été tuées dans les violences communautaires depuis juin, selon un bilan officiel qui est probablement sous-évalué.
   "Human Rights Watch craint que le bilan des morts ne soit beaucoup plus élevé" en se fondant notamment "sur les déclarations de témoins fuyant les scènes de carnage", a indiqué l'organisation dans un communiqué sur les dernières violences.
  

Amnesty International a pour sa part demandé que les "autorités interviennent pour protéger tout le monde et briser le cycle de discrimination et de violences".
   Chris Lewa, de l'organisation The Arakan project qui défend les Rohingyas, a décrit samedi une région qui a plongé dans le non-droit.
  

"La violence se propage dans le sud et l'est (de l'Etat) avec l'objectif clair d'expulser tous les musulmans, pas seulement les Rohingyas", a-t-elle estimé en estimant que "l'actuelle vague de violences confessionnelles est bien plus meurtrière qu'en juin".

Source: Divers

 
 
  Le Hamas accuse Israël d’avoir attaqué une usine militaire au Soudan  

Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a condamné vendredi l'attaque contre une usine militaire au Soudan imputée par Khartoum à Israël, lors d'un prêche pour la prière de l'Aïd al-Adha.
"En notre nom et au nom du gouvernement, nous disons au Soudan, jusqu'où est arrivé le terrorisme sioniste à l'origine du bombardement d'une usine (militaire), que nous condamnons ce crime et réprouvons ce terrorisme", a déclaré Haniyeh.
   Cette attaque "prouve encore une fois qu'Israël est un Etat hors-la-loi qui parraine le terrorisme dans la région et le nourrit dans le monde", a-t-il encore affirmé.  

Le Soudan a accusé mercredi Israël d'avoir bombardé une usine militaire à Khartoum, faisant deux morts.
   Un haut responsable du ministère israélien de la guerre a qualifié jeudi le Soudan d'"Etat terroriste dangereux", mais sans revendiquer explicitement le bombardement de l'usine de Khartoum.

En avril 2011, le Soudan avait déjà accusé Israël d'être derrière un mystérieux raid aérien contre un véhicule qui avait fait deux morts à Port-Soudan. Israël n'avait fait aucun commentaire. Un raid similaire avait été mené par des appareils étrangers sur un convoi d'armes dans l'est du Soudan en janvier 2009.

Lors de la fête d'alfitr 2012Haniyeh a également appelé le régime du président syrien Bachar al-Assad à relâcher son "emprise" sur la population des camps palestiniens en Syrie et "sur le peuple syrien frère, qui recherche sa liberté et sa dignité".
   "Nous vivons la douleur de notre peuple (palestinien) dans les camps en Syrie, (qui comptent) des martyrs et des blessés, que cette effusion (de sang) cesse, et que soit relâchée l'emprise de la main criminelle sur les enfants de notre peuple palestinien en Syrie", a dit Haniyeh.
 
 Cette déclaration intervient après la venue cette semaine de l'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, pour une visite historique dans la bande de Gaza, la première d'un chef d'Etat depuis que le Hamas en a pris le

contrôle en 2007.
Damas a longtemps soutenu le Hamas, lui accordant de nombreux avantages et facilités en Syrie, mais le mouvement palestinien a apporté son soutien aux rebelles syriens.

Source: AFP

 
vendredi 26 octobre 2012
 
Aid Moubarek Saïd à tous les musulmans !
 
jeudi 25 octobre 2012
 

Iran : Selon un analyste, les Etats-Unis sont en train de perpétrer un holocauste pour provoquer un changement de régime (Press TV)

 

 

 


"L’occident est tout à fait conscient que l’Iran n’a jamais cherché à se doter de l’arme nucléaire et n’en a même jamais eu le désir. Cependant, les occidentaux se révèlent incapables de trouver un meilleur prétexte que le programme d’énergie nucléaire de l’Iran pour mettre en place toujours plus de sanctions barbares avec l’objectif final de promouvoir un régime favorable aux Etats-Unis dans le pays."
Un analyste réputé affirme que les sanctions imposées par les Etats-Unis à la République Islamique "mettent en danger la vie de millions de malades" en Iran dans le seul but de concrétiser "leur grande illusion" qui est de mettre en place un régime pro-occidental.
"Les sanctions imposées par les Etats-Unis à la République Islamique qui ciblent directement et douloureusement la population ont créé une situation épouvantable pour ceux dont la vie dépend de médicaments qui sont affectés par ces sanctions barbares," a déclaré à press TV le Dr. Ismail Salami, un auteur iranien spécialiste du Moyen-Orient.
"Le seule fait d’imposer des sanctions illégales à la République Islamique et de mettre en danger la vie de millions de patients est vraiment d’une grande violence qui entre en contradiction avec un vrai sens de l’humain sans compter que cela viole le droit humanitaire international," a-t-il ajouté.
Salami a cité un récent article publié dans un journal étasunien de grande diffusion qui montre selon lui que l’Occident est "parfaitement conscient de l’effet dévastateur et inhumain" de ces sanctions sur les malades iraniens.
L’article du Washington Post intitulé " Iran : Les sanctions déciment les malades" détaille la manière dont la pénurie de médicaments affecte en particulier les "cancéreux et les malades atteints de troubles complexes comme l’hémophilie, les scléroses multiples et la thalassémie de même que les patients sous dialyse ou qui ont bénéficié d’un transfert d’organe."
Dans une lettre à Ban Ki-moon, le Secrétaire Général des Nations Unies, Fatemeh Hashemi, la présidente de la fondation de charité iranienne pour les maladies spéciales, a demandé que l’ONU protège les 6 millions d’iraniens qui souffrent de maladies chroniques comme la thalassémie, l’hémophilie, les problèmes de foie, les scléroses multiples, le cancer, etc, contre les conséquences désastreuses des sanctions imposées à l’Iran.
"Bien que les médicaments ne soient pas inclus dans la liste des produits interdits, ils subissent le contrecoup des sanctions qui rendent impossible les transferts d’argent par les banques et engendrent une ambiance catastrophique qui affecte les services de médecine iraniens, de plus l’austérité a réduit l’importation de médicaments dans le pays. En tant que présidente d’une organisation responsable de la vie de 6 millions de patients, je vous implore par la présente de faire respecter les droits humains en levant les sanctions qui sont de nature politique et qui affectent scandaleusement les malades iraniens," a écrit Hashemi.
"Nous souffrons particulièrement de la pénurie de médicaments pour le cancer et les scléroses multiples. Bien sûr les malades en dialyse et atteints de thalassémie sont aussi affectés. Tous les problèmes viennent des sanctions que les Etats-Unis ont imposé au secteur bancaire et aux difficultés de transfert des devises étrangères," a-t-elle ajouté.
Dans un rapport d’octobre, Ban avait alerté l’Assemblée Générale de l’ONU sur le fait que l’embargo occidental contre l’Iran affectait surtout la vie de la population iranienne ordinaire.
"Les sanctions imposées à la république Islamique d’Iran ont eu des effets notables sur toute la population à travers la hausse de l’inflation et du taux de chômage, l’augmentation des prix de l’énergie et des objets de première nécessité et la pénurie de produits indispensables comme les médicaments," a dit le chef de l’ONU le 6 octobre.
Dans un discours récent, le leader de la Révolution Islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a critiqué sévèrement les sanctions illogiques occidentales et les a qualifiées de "barbares" en disant qu’elles constituaient un acte de guerre.
"L’occident est en colère et ils utilisent le programme d’énergie iranien comme prétexte [pour imposer des sanctions]. Ils prétendent qu’ils lèveront les sanctions si l’Iran renonce à son droit à l’énergie nucléaire. Mais ils mentent. C’est par pur esprit de vengeance, qu’ils ont décidé d’imposer des sanctions illogiques à l’Iran," a dit l’Ayatollah Khamenei.
Les sanctions illégales imposées à la République Islamique sous contrôle étasunien sont basées sur l’allégation dénuée de fondement selon laquelle l’Iran poursuivrait des objectifs militaires avec son programme d’énergie nucléaire.
L’Iran rejette ces allégations et affirme qu’en tant que signataire du Traité de Non Prolifération et membre de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, il a le droit d’utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.
"L’Occident sait très bien que l’Iran n’a jamais cherché à fabriquer l’arme nucléaire et n’en a même jamais eu le désir. Cependant, les occidentaux se révèlent incapables de trouver un meilleur prétexte que le programme d’énergie nucléaire de l’Iran pour mettre en place toujours plus de sanctions barbares avec l’objectif final de promouvoir un régime favorable aux Etats-Unis dans le pays," a dit Salami.
Il a ajouté que "le fait que les officiels étasuniens nourrissaient la grande illusion [de réussir à provoquer un changement de régime en Iran] était la preuve qu’ils étaient complètement déconnectés de la réalité et que cela révélait la détermination infernale de Washington de parvenir à ses fins à n’importe quel prix, même au prix de la mort de millions de personnes."
"L’Occident mené par les Etats-Unis est en train d’exterminer de plein gré ou à contre-coeur les malades iraniens à travers ces sanctions illégales. En vérité, les Occidentaux auront des comptes à rendre pour les pertes humaines qu’ils infligent à la nation iranienne : Dieu les voit et ils subiront son courroux."
Dr. Ismail Salami
Pour consulter l’original : http://www.presstv.com/detail/2012/10/19/267634/iran-bans-us...
Traduction : Dominique Muselet
 
mercredi 24 octobre 2012
 



  
VIVA MARIAM !
 
 
 
par M. Saadoune
 
Quand on dispose d'Al-Jazira, le geste émiral d'aller à Ghaza sus-cite une couverture massive. L'argent ne manquant pas, on met la main au portefeuille pour montrer que l'on n'oublie pas la cause principale des peuples arabes. Du côté de l'Autorité palestinienne, cette préférence du Qatar pour le Hamas - qui comme tous les groupes liés à la confrérie des FM s'est positionné contre Damas - suscite quelques aigreurs que l'on évite de trop exposer. Après tout, l'Autorité palestinienne n'a rien de cohérent, non plus, dans ses positionnements.

Mais si Al-Jazira - que l'on dit plutôt en perte d'audimat au Maghreb - défend bien son vibrionnant émir, rien ne doit nous empêcher de parler d'une jeune fille de Bahreïn, pays à la révolte populaire et majoritaire boudée par Al-Jazira et ses consœurs, qui a choisi de boycotter une rencontre organisée par l'Unesco à l'université du Connecticut pour rendre hommage à son père, emprisonné à Bahreïn. Pourquoi ? Parce que dans une remarquable démonstration de l'art manipulatoire du mélange des genres, on a décidé, dans une «vente concomitante» grossière, de rendre également hommage au président israélien Shimon Peres. Mariam Al-Khawaja qui était censée prononcer, hier, un discours au nom de son père, Abdelhadi Al-Khawaja, embastillé «à perpétuité» par le pouvoir bahreïni (sa sœur Zineb a été à son tour brutalement arrêtée ces derniers jours et emprisonnée pour crime de «lèse-majesté»), a refusé d'accréditer la combine. Dans une lettre ouverte adressée à l'Unesco, elle se dit «flattée» que son père ait été choisi mais elle a dit sa déception de voir qu'on lui rend hommage «avec une personne responsable de nombreuses violations des droits de l'homme, et qui doit être traduite en justice, au lieu d'être honorée».

Il faut en parler car le refus courageux de cette instrumentalisation, au plan humain et politique, a beaucoup plus de valeur que la visite, sans risque et publicitaire, de l'émir du Qatar à Ghaza. Et il n'est pas inintéressant de souligner que cet acte éminemment politique de la jeune Mariam a été quasi totalement ignoré par les médias arabes. En Algérie, les médias ne sont pas limités dans l'expression sur Bahreïn, il reste qu'on ne parle pas beaucoup de la situation de ce pays. Pas autant qu'il le faudrait en état de cause. On le sait, pour les militants des droits de l'homme en lutte contre les autocraties et les dictatures, obtenir l'attention et le soutien des opinions publiques à l'étranger est un axe vital de leur action militante. C'est une démarche que le verrouillage et la répression interne justifient amplement, mais elle n'est pas sans risque. Comme celui d'être amené à taire ou à minimiser les situations où, par exemple, les Occidentaux sont très largement responsables ou coresponsables.

 Il faut être vigilant pour ne pas succomber à ce mélange des genres. Il faut être aussi courageux et accepter de renoncer à des tribunes et des soutiens où l'on perd le fil de son propre combat. Shimon Peres, aussi nobélisé qu'il soit, reste un colonialiste, un raciste et n'a aucun magistère moral en matière de droits de l'homme. C'est la couleuvre que l'on a tenté de faire avaler dans le Connecticut. C'est la rançon obscène que Mariam Al-Khawaja, malgré l'immense adversité dans laquelle se déroule la lutte pour les droits de l'homme à Bahreïn, a refusé de payer. «Mon père disait toujours que lorsqu'il s'agit des droits de l'homme, il n'y a pas de région grise. Soit tu soutiens les droits de l'homme, partout, et tu t'opposes aux agresseurs de ces droits, soit tu ne le fais pas», a déclaré Mariam Al-Khawaja. Clair, net et à méditer par ceux qui voudraient nous imposer l'agenda de leurs indignations très sélectives…
 
 
Guerre De L’Information

Emissions Radios Et TV Satellitaires L'UE Instaure SA Dictature 

 

 

L'UE n'est pas seulement entrain de se transformer en dictature économique mais aussi de devenir une dictature médiatique. L'UE vient récemment d'exiger de Hotbird et Eutelsat d'arrêter toute diffusion des radios et chaînes TV iraniennes. Un bel exemple de défense de la "liberté d'expression et d'information" en violation flagrante des conventions internationales et de la Charte de l'ONU.



Emissions Radios Et TV Satellitaires  L'UE Instaure SA Dictature

On assiste actuellement à une véritable dérive fasciste en matière de liberté d'expression et d'information au sein de l'UE imitée en cela par les états membres comme on peut le constater aussi en France sans même que la Gôche ne proteste mais au contraire participe de la curée liberticide.

Dans le cadre de ses sanctions unilatérales prises récemment contre l'Iran pour la poursuite de son programme nucléaire pacifique - qui pénalise d'abord et avant tout la population iranienne donc une forme de punition collective à son encontre pour la pousser à changer de dirigeants plus accomodants avec l'Empire américano sioniste- l'UE a exigé des responsables des satellites Hotbird et Eutelstat de stopper la diffusion de 32 radios et de 9 chaînes de télévision iraniennes. Eutelsat s'est empressé de justifier sa décision par les sanctions européennes contre l'Iran.

L'objectif bien sûr est de supprimer toute couverture de ce qui se passe au Moyen Orient autre que celle de la propagande américano sioniste et de leurs laquais européens propagandistes de guerre.


L'UE ne cesse de claironner sa défense de la liberté d'expression et d'information s'en prenant à la Russie par exemple accusée de museler médiatiquement et politiquement l'opposition à Poutine.


L'UE arrogante s'autorise à donner des leçons aux pays en développement en matière de pluralisme médiatique critiquant ouvertement Cuba et le Venezuela.


Mais l'UE bloque de façon tout à fait arbitraire pour plaire à ses maîtres de Washington et Tel Aviv non seulement les radios et TV iraniennes mais également celles de la Syrie de même que de la chaîne TV libanaise Al Manar proche du Hezbollah.


Par contre elle encourage la diffusion des TV des dictatures monarchiques takfiristes du Golfe Al Jazeera et Al Arabya qui diffusent à longueur de journée des mensonges illustrés de vidéos "Made in Qatar" dans des studios construits à cet effet.


La cible de cette désinformation en Europe ce sont les populations musulmanes nourries dés lors aux seins du Takfirisme (Salafisme) Al Jazeera et Al Arabya et dont certains agités vont ensuite dégoupiller une grenade dans une épicerie casher ce qui arrange bien les Juifs adeptes du Sionisme qui manipulent ce genre d'évènement pour faire de la surenchère sur le soit disant "antisémitisme nouveau" qui surgirait en France.


Les propriétaires des chaînes de propagande salafistes Al Jazeera et Al Arabyia, respectivement la dictature monarchique du Qatar et de l'Arabie Saoudite avaient elles -mêmes déjà donné l'ordre via la Ligue Arabe qui leur est inféodée aux propriétaires d' Arabsat et de Nilesat de stopper la diffusion d'Al Aram chaîne TV iranienne en langue arabe et des TV syriennes.


L'UE et les gouvernements des pays membres sont entrain de se transformer pour plaire à leurs maîtres de Washington et Tel Aviv en Sheikhs et Emirs moyenâgeux visant à interdire toute liberté d'expression et d'information pour faire taire la VOIX DE LA VERITE.


Que les médias occidentaux devenus de vrais organes de propagande guerrière - voir le quotidien le Monde qui publie encore une fois un abject appel à la guerre contre la Syrie de BHL Gluckman et cie - ne souffle mot de cette véritable atteinte à la liberté d'expression et d'information n'étonne plus guère mais que ceux qui revendiquent haut et fort la défense de la liberté d'expression et d'information à gauche se taisent à de quoi étonner voire scandaliser.


La collaboration à la dictature UE et plus globalement à celle de l'Empire américano sioniste a fait semble-t-il de nouveaux adeptes.


Gageons que l'année prochaine le PCF PG et consorts iront manger la soupe du CRIF pour faire bonne figure et dénoncer en coeur le "Nouvel Antisémitisme" en France placardé lui dans tous les médias inclus dans le magazine Marianne dit de "gôche".


Allo Gayssot Bobo....C'est La Valls Finale Groupons Nous Dés Aujourd'hui Pour Faire Taire Ceux Qui Résistent A L'Empire US ISRAEL.....En leurs coupant leurs moyens de diffusion, les vivres ect.
..





Mardi 23 Octobre 2012
Mireille Delamarre
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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