ELWATAN-ALHABIB
lundi 17 juillet 2017
 
Combien de manipulations ?




par Kamal Guerroua

Il est clair qu'en 1979, l'occupation soviétique de l'Afghanistan aurait favorisé pour la première fois l'émergence d'un mouvement de résistance islamique national qui a eu, plus tard, une grande influence sur la création d'Al-Qaïda, la naissance des Talibans et, quoique dans un contexte différent, la nébuleuse monstrueuse de Daech.

On remarque également que cette date marque l'apparition d'un djihadisme nouveau, agissant par la seule terreur et ayant pour base idéologique le Wahhabisme saoudien. Et pourtant, personne n'a pensé jusqu'au début des années 1980 de relier le terrorisme à l'islamisme ! Comment donc ce renversement de logique assez rapide fut-il possible alors que toute l'histoire de la décolonisation a prouvé que la violence n'a été le recours que des mouvements révolutionnaires séculiers ?

En réalité, la machine de propagande américaine y était pour beaucoup ! Il y a même certains intellectuels occidentaux qui s'étaient rendus en Afghanistan en 1981 pour aider les rebelles moudjahidine aux côtés de centaines de miliciens volontaires, venus du monde arabe dont Oussama Ben Laden. Craignant à l'époque le communisme, ces derniers ont soutenu l'islamisme comme une force de frappe anti-communiste avant de changer le fusil d'épaule lorsque celui-ci a retourné ses armes contre l'Occident dès septembre 2001. Cela est d'autant plus vrai qu'en Palestine par exemple, les mouvements islamistes dont le Hamas étaient même encouragés durant les premières décennies de l'occupation sioniste pour affaiblir l'O.L.P et bien d'autres fronts laïques résistants. De même, en Égypte et en Algérie, les Frères musulmans et l'association des oulémas dont descend en partie le mouvement islamiste de la fin des années 1970 ont joué jusqu'en début des années 1950 la carte de «l'intégration» et de «l'assimilation» aux puissances coloniales !

Notons aussi, pour rappel, que bien d'autres mouvements extrémistes ayant recouru de par le monde à la violence et à la guérilla terroriste sont laïques. Ce fut le cas notamment de la fraction armée rouge (RAF) en Allemagne, l'armée rouge japonaise, les brigades rouges italiennes, les Basques d'Euskadi Ta Askatasuna (ETA), etc. Plus loin, en Asie, à la fin du XXème siècle, les actions terroristes les plus barbares ont été menées par des Tamouls du Sri Lanka, adeptes non de l'islamisme mais de l'hindouisme. Comment cette vision des choses a-t-elle complètement changé alors ? En ce qui concerne l'espace arabo-musulman, cela n'a été possible qu'au lendemain de l'effondrement total de l'alternative socialiste du Nassérisme et du Baâthisme. Prenant leur relais, le fondamentalisme religieux, porteur de nouveaux défis contre l'Occident impérialiste, en a exploité toutes les failles à sa faveur dans une atmosphère d'indifférence généralisée pour s'imposer. L'idée de «Al-gha'zw al-thaqâfi» (l'invasion culturelle occidentale) fut sur toutes les lèvres pour justifier, auprès des classes défavorisées, la confrontation avec les ex-colonisateurs sous la bannière de l'islam. La répression et la corruption des régimes totalitaires (Shah d'Iran, les partis Baâth syrien et irakien, ou le F.L.N en Algérie) ont popularisé un islam nationaliste qui a vite dérivé vers l'intégrisme religieux, vu par certains intellectuels salonnards occidentaux comme l'image représentative et réelle mais combien caricaturale et «stéréotypée» de l'islam. La quête de l'égalité sociale par les activistes islamistes, leur glorification par le biais des discours triomphalistes de la pureté des origines, leur mépris de l'existence matérielle et surtout leur investissement massif dans les milieux éducatifs (en particulier sous l'Égypte de Moubarak) ont pu rallier toutes les voix opposantes ou dissidentes à leur camp.
 
mercredi 12 juillet 2017
 

Colère et amertume en Israël, la Troisième Guerre mondiale n'a pas pris en Syrie





Jonas E. Alexis
Mardi 11 Juillet 2017

image: http://www.alterinfo.net/photo/art/grande/15603992-20817494.jpg?v=1499778566
image: http://www.alterinfo.net/photo/art/default/15603992-20817494.jpg?v=1499778591
Colère et amertume en Israël, la Troisième Guerre mondiale n'a pas pris en Syrie

Avigdor Lieberman, ministre israélien de la Défense 
  
    Le régime israélien est frustré par le dernier cessez-le-feu mis en œuvre en Syrie. Ils n'ont jamais pensé que les USA pourraient conclure une trêve dans la région. Comme Jim W. Dean vient de l’écrire, juste après l'affaire, Avigdor Lieberman, le ministre des affaires militaires, a déclaré : 
 
    Israël se réserve pleinement la liberté d'agir, indépendamment de toute entente ou évolution. 
image: http://ww1097.smartadserver.com/imp?imgid=18837844&pgid=579382&tmstp=5197977343

 
    Il est au-delà de l’imaginable que quelqu’un puisse avoir l’idée dingue et croire encore à la « démocratie » d'Israël. Lieberman vient juste de démontrer que le régime israélien ne veut être lié par rien de rationnel. Né en Union soviétique, Lieberman semble avoir été contaminé par l'idéologie bolchevique, que ses frères, comme Trotsky, mettaient en avant à l'aube du vingtième siècle. 
  
    Lev, le père de Avigdor Lieberman, « était un écrivain qui avait servi dans l'Armée rouge. Sous le règne de Joseph Staline, il passa sept ans d’exil en Sibérie, et c’est là qu’il rencontra Evet, la mère Esther (2 juillet 1923 – 4 décembre 2014). » Vous rappelez-vous ce qu’a infligé l'Armée rouge aux civils allemands après la Seconde Guerre mondiale ? Vous souvenez-vous comment ils violaient et torturaient littéralement ces civils ? 
  
    Lieberman connaît bien évidemment tout le rôle qu’ont joué ses frères dans la Révolution bolchevique et dans la destruction de l'Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. Ses parents « lui inculquèrent une forte identité juive laïque et lui apprirent sciemment seulement le yiddish jusqu'à l'âge de trois ans. » Cette « identité juive laïque » semble avoir eu un fort effet sur Lieberman, qui la mit plus tard en pratique : 
 
    De 1983 à 1988, Lieberman aida à fonder le Zionist Forum pour les Juifs soviétiques, et fut membre du Board of the Jerusalem Economic Corporation et Secrétaire de la branche de Jérusalem de la Histadrut Ovdim Le'umit (Syndicat national des travailleurs). 
 
    En 2003, les USA, et même Israël, ayant voulu gracier 350 prisonniers palestiniens, Lieberman a répondu : « Il serait préférable de noyer ces prisonniers, si possible dans la mer Morte, puisque c'est le plus bas endroit du monde. » Selon Galei Tzahal (Radio de l'armée israélienne), il a été dit qu’en tant que ministre des Transports, « Lieberman, a persisté dans sa volonté de se procurer des bus pour amener les prisonniers là-bas. 
  
    Voici ce qu’a dit Lieberman en 2014 : « Je n’appuierai aucun accord de paix permettant le retour d'un seul réfugié palestinien en Israël. » Et en 2015 : « Tous ceux qui sont avec nous devraient tout obtenir. Tous ceux qui sont contre nous, il n'y a rien d'autre à faire. Nous devons lever une hache et leur couper la tête, sinon nous ne survivrons pas ici. » 
  
    Ainsi, si vous condamnez la torture et les traitements violents du régime israélien, si vous êtes contre la colonisation israélienne, Lieberman aimerait voir votre tête sur un plat d’argent. Lieberman montre à nouveau qu'Israël n'est absolument pas intéressé par la paix. Israël s’intéresse au pillage et aux descentes chez ses voisins Palestiniens. C'est l’une des raisons pour lesquelles ils veulent encore saboter le dernier cessez-le-feu en Syrie. La paix effraie les officiels israéliens. Tel que le journal israélien Haaretz l'écrivait dernièrement, « Les Israéliens disent aux USA qu’ils ne veulent pas que les Russes maintiennent l’ordre dans les zones sécurisées du sud de la Syrie. » : 
 
    Un haut responsable israélien a dit que la Russie a proposé que son armée s'occupe du travail dans le sud de la Syrie. Mais Israël s'oppose avec véhémence à cette idée et l’a clairement fait savoir aux USA. Israël préférerait que ce soit des troupes US qui imposent le cessez-le-feu dans le sud de la Syrie. » 
 
    Comme ce sont ses marionnettes, Israël préférerait voir les troupes US dans le sud de la Syrie. Comme l'a dit Henry Kissinger lui-même, « Les soldats de l’US Army sont juste des animaux stupides servant de pions en politique étrangère » [Cité à la page 194 du livre de Bob Woodward et Carl Bernstein, The Final Days (New York: Simon & Schuster, 1976)]. « Animaux stupides », les soldats US ont servi et servent à se battre en Syrie pour le compte de l’État Islamique et des autres groupes terroristes. Précisément parce que se battre pour l’État Islamique est tout à fait en contradiction avec leur Constitution, ces soldats doivent commencer par enfreindre leurs ordres. 
  
Veterans TodayJonas E. Alexis, 10 juillet 2017 

Original : www.veteranstoday.com/2017/07/10/israel-is-mad-and-sad-because-world-war-iii-hasnt-started-in-syria/ 
Traduction Petrus Lombard

En savoir plus sur http://www.alterinfo.net/Colere-et-amertume-en-Israel-la-Troisieme-Guerre-mondiale-n-a-pas-pris-en-Syrie_a131846.html#8Hv6u2L1T4YI2RhG.99
 
mardi 11 juillet 2017
 
L'intox qui prépare la voie à une nouvelle agression israélienne




par Kharroubi Habib
Selon le magazine français «Intelligence online», le Hezbollah aidé par l'Iran construirait au moins deux usines souterraines au Liban pour fabriquer des missiles et d'autres armes. Donnant pour avérées les informations qu'il rapporte, l'auteur de l'article avance que la construction de ces usines va permettre au Hezbollah d'obtenir une hausse spectaculaire de ses capacités à disposer d'un armement de précision et souligne « la profondeur de l'implication iranienne en Syrie et au Liban ».

Venant d'un magazine au parti pris pro-israélien relevant du secret de polichinelle, la « révélation » en question est à décrypter comme étant séquence de préparatifs par l'Etat sioniste d'une nouvelle agression militaire au Liban au prétexte de la menace que feraient peser sur sa sécurité nationale ces usines prétendument en construction par le Hezbollah. Pour sûr qu'il faut s'attendre que la parution de l'article d'Intelligence online va s'accompagner d'un battage médiatique dans les médias israéliens et occidentaux au but de justifier par avance l'agression que les politiques et l'état-major israéliens ont résolu d'entreprendre. Inéluctable est celle-ci tant l'Etat sioniste panique devant la montée en puissance de la force de frappe du Hezbollah dont il pourrait faire usage contre lui une fois terminé le conflit syrien auquel ses combattants aguerris prennent part.

Les stratèges israéliens ont sans aucun doute tiré la conclusion qu'il faut à leur armée intervenir au Liban contre le Hezbollah avant qu'il ne se désengage du conflit syrien et être en mesure de redéployer face à elle sa redoutable force de frappe. Ce désengagement du Hezbollah l'Etat sioniste s'emploie d'ailleurs à le rendre inenvisageable pour lui avant d'avoir mis en route sa nouvelle agression militaire contre le Liban.

C'est à cela que vise le refus de l'Etat sioniste de l'accord de cessez-le-feu en Syrie acté par Moscou et Washington incluant des zones du territoire syrien jouxtant le territoire de l'Etat sioniste. Pour Israël, la poursuite des affrontements entre les groupes armés djihado-islamistes et les forces loyales et les alliés du régime dans ces zones a pour avantage qu'elle fixera les combattants du Hezbollah qui y sont déployés. A cet effet, l'armée israélienne prodigue ouvertement aux groupes djihado-terroristes qui y sont implantés et déterminés à rejeter tout accord d'arrêt des combats, et son aide en armement autant qu'en logistique et son appui militaire direct sous la forme d'attaques aériennes et de lancers de missiles sur les positions des forces gouvernementales syriennes et du Hezbollah qui leur font face.

Comme à son accoutumée, l'Etat sioniste présentera sa nouvelle guerre d'agression en tant qu'opération militaire rendue inévitable au prétexte que les usines d'armement que le Hezbollah construirait représentent un danger pour lui que son armée doit impérativement et préventivement annihiler. Pour y préparer l'opinion internationale, il a chargé ses relais médiatiques d'assener à celle-ci des « révélations » du genre de celle dont s'est fendu le magazine Intelligence online et d'entretenir l'illusion que sa sécurité nationale est en jeu face à un Hezbollah en voie de la mettre en danger en disposant de l'armement que produiraient les prétendues usines dont a parlé ce magazine français. L'intox en prévision d'une nouvelle agression israélienne au Liban a bel et bien commencé. La question n'est plus de savoir si Israël va la commettre mais quand il la lancera. 

 
samedi 8 juillet 2017
 


 
vendredi 7 juillet 2017
 

Les législateurs en Espagne donnent leur aval 

au droit de boycotter Israël







    Au cours des dernières années, Israël et ses substituts ont redoublé d’efforts pour diaboliser et mettre hors la loi le militantisme de solidarité avec la Palestine, particulièrement en tentant de brouiller la distinction entre la critique d’Israël et de l’idéologie de son État sioniste d’une part, et l’antisémitisme, d’autre part.

Les militants saluent cette décision des législateurs d’Espagne où ils reconnaissent que le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions en faveur des droits des Palestiniens est protégé par les lois qui garantissent la liberté d’expression.
Le 27 juin, la Commission de coopération internationale du Congrès des députés, la Chambre basse d’Espagne, a adopté à l’unanimité une résolution demandant au gouvernement « de reconnaître et défendre le droit des militants des droits de l’homme, de Palestine, d’Israël et des autres pays, de prendre part à des activités légales et pacifiques protégées par le droit à la liberté d’expression et à la liberté de réunion, telle que promouvoir les campagnes de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) ».
Podemos, parti de gauche dont les législateurs ont proposé la motion, a déclaré que cette approbation signifie que le gouvernement « doit faire respecter ces droits et agir contre le harcèlement des militants, en Espagne et dans beaucoup d’autres pays, engagés dans des campagnes pacifiques, légales et légitimes contre la violation des droits humains en Palestine ».
Lutter contre la répression
Podemos relevait des incidents inquiétants de répression apparente de personnes impliquées dans la défense et l’information des droits des Palestiniens, tels que l’annulation d’une initiative en janvier, à l’Institut du monde arabe à Madrid, sur la résistance non violente palestinienne contre l’occupation et l’apartheid israéliens.
Les lobbys israéliens en Espagne ont porté plainte en pénal contre les militants individuels qui avaient appelé au boycott.
Ils ont aussi intenté des procès en justice pour s’opposer au nombre de plus en plus grand de municipalités espagnoles – la plus importante étant la ville de Barcelone – qui se sont déclarées libérées de l’apartheid israélien.
« C’est une victoire pour toutes celles et ceux qui agissent selon leur conscience en participant au mouvement BDS pour les droits de l’homme des Palestiniens », a déclaré Ana Sanchez, responsable des campagnes internationales avec le Comité national palestinien du BDS (BNC), en parlant de l’action des législateurs.
Sanchez ajoute que les campagnes BDS « continuent de se développer dans le monde » et que « les institutions des États en Europe, aux États-Unis et au-delà, confirment de plus en plus le droit de leurs citoyens à participer au mouvement BDS pour faire avancer l’accès des Palestiniens aux droits de l’homme ».
Le BNC a souligné que cette motion parlementaire « est la deuxième sur une courte période où les institutions de l’État espagnol affirment le droit au boycott ».
Fin avril, le ministre des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, a écrit au sénateur Podemos, Pablo Bustinduy, que « le gouvernement respecte totalement les activités et les campagnes menées par la société civile dans le cadre de la liberté d’expression garantie dans notre système politique ».
En octobre dernier, l’Union européenne a déclaré que le plaidoyer BDS constitue une liberté d’expression et une liberté de réunion, qui sont protégées, dans l’ensemble des 28 États membres, conformément à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Précédemment, des États membres de l’UE, à savoir l’Irlande, les Pays-Bas et la Suède, avaient rejeté la pression d’Israël et de ses substituts et affirmé le droit de leurs citoyens à défendre le BDS, comme outil pour faire progresser les droits du peuple palestinien.
Défendre la liberté d’expression
Le mois dernier, le BNC a salué la récente décision du parlement suisse de bloquer une mesure qui voulait interdire au gouvernement de financer les groupes qui soutiennent le BDS.
Lors des débats à la Chambre haute de la Suisse, le ministre des Affaires étrangères, Didier Burkhalter, a fait valoir que la mesure anti-BDS serait antidémocratique car elle annihilerait la capacité de la société civile à critiquer les gouvernements.
Cette mesure était défendue par le Parti du Peuple, parti de droite, qui oeuvrait de concert avec l’ONG Monitor, une organisation israélienne spécialisée dans la diffamation de celles et ceux, Israéliens, Palestiniens et internationaux, qui défendent les droits des êtres humains.
Au cours des dernières années, Israël et ses substituts ont redoublé d’efforts pour diaboliser et mettre hors la loi le militantisme de solidarité avec la Palestine, particulièrement en tentant de brouiller la distinctionentre la critique d’Israël et de l’idéologie de son État sioniste d’une part, et l’antisémitisme – sectarisme contre les juifs -, d’autre part.
Sur d’autres fronts, des responsables de l’UE agissant de concert avec le gouvernement israélien, déploient des efforts pour censurer la critique d’Israël sous la bannière de la lutte contre l’antisémitisme.
Les militants pour les droits des Palestiniens ripostent avec des campagnes d’envergure pour défendre la liberté d’expression.
Il perdure cependant une séparation nette avec certains gouvernements, en particulier ceux de la France et du Royaume-Uni, qui sont toujours engagés dans la suppression de la liberté d’expression quand il s’agit de la Palestine.
Mais, même au Royaume-Uni, des tribunaux ont contribué à faire reculer la censure : en juin, la Haute Cour de Londres a rejeté la réglementation du gouvernement qui visait à empêcher les municipalités de prendre des mesures en soutien aux droits des Palestiniens.
Une victoire BDS au Chili
Le mois dernier, le BNC a salué la décision prise par des universités du Chili d’annuler deux initiatives coparrainées par l’ambassade israélienne.
Un responsable de l’Autorité des antiquités d’Israël devait prendre la parole à l’Université Alberto Hurtado et à l’Université du Chili, mais les militants étudiants ont objecté le rôle de son organisme dans la destruction et le vol du patrimoine culturel palestinien qui se poursuivent.
BDS Chili a décrit ces annulations comme une preuve de la détermination des étudiants chiliens à « travailler pour que cessent les liens de nos universités avec les institutions complices de l’apartheid israélien ».

Source: Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine
Les législateurs en Espagne donnent leur aval au droit de boycotter Israël 07 Jul 2017 ALI ABUNIMAH Au cours des dernières années, Israël et ses substituts ont redoublé d’efforts pour diaboliser et mettre hors la loi le militantisme de solidarité avec la Palestine, particulièrement en tentant de brouiller la distinction entre la critique d’Israël et de l’idéologie de son État sioniste d’une part, et l’antisémitisme, d’autre part. Les militants saluent cette décision des législateurs d’Espagne où ils reconnaissent que le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions en faveur des droits des Palestiniens est protégé par les lois qui garantissent la liberté d’expression. Le 27 juin, la Commission de coopération internationale du Congrès des députés, la Chambre basse d’Espagne, a adopté à l’unanimité une résolution demandant au gouvernement « de reconnaître et défendre le droit des militants des droits de l’homme, de Palestine, d’Israël et des autres pays, de prendre part à des activités légales et pacifiques protégées par le droit à la liberté d’expression et à la liberté de réunion, telle que promouvoir les campagnes de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) ». Podemos, parti de gauche dont les législateurs ont proposé la motion, a déclaré que cette approbation signifie que le gouvernement « doit faire respecter ces droits et agir contre le harcèlement des militants, en Espagne et dans beaucoup d’autres pays, engagés dans des campagnes pacifiques, légales et légitimes contre la violation des droits humains en Palestine ». Lutter contre la répression Podemos relevait des incidents inquiétants de répression apparente de personnes impliquées dans la défense et l’information des droits des Palestiniens, tels que l’annulation d’une initiative en janvier, à l’Institut du monde arabe à Madrid, sur la résistance non violente palestinienne contre l’occupation et l’apartheid israéliens. Les lobbys israéliens en Espagne ont porté plainte en pénal contre les militants individuels qui avaient appelé au boycott. Ils ont aussi intenté des procès en justice pour s’opposer au nombre de plus en plus grand de municipalités espagnoles – la plus importante étant la ville de Barcelone – qui se sont déclarées libérées de l’apartheid israélien. « C’est une victoire pour toutes celles et ceux qui agissent selon leur conscience en participant au mouvement BDS pour les droits de l’homme des Palestiniens », a déclaré Ana Sanchez, responsable des campagnes internationales avec le Comité national palestinien du BDS (BNC), en parlant de l’action des législateurs. Sanchez ajoute que les campagnes BDS « continuent de se développer dans le monde » et que « les institutions des États en Europe, aux États-Unis et au-delà, confirment de plus en plus le droit de leurs citoyens à participer au mouvement BDS pour faire avancer l’accès des Palestiniens aux droits de l’homme ». Le BNC a souligné que cette motion parlementaire « est la deuxième sur une courte période où les institutions de l’État espagnol affirment le droit au boycott ». Fin avril, le ministre des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, a écrit au sénateur Podemos, Pablo Bustinduy, que « le gouvernement respecte totalement les activités et les campagnes menées par la société civile dans le cadre de la liberté d’expression garantie dans notre système politique ». En octobre dernier, l’Union européenne a déclaré que le plaidoyer BDS constitue une liberté d’expression et une liberté de réunion, qui sont protégées, dans l’ensemble des 28 États membres, conformément à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Précédemment, des États membres de l’UE, à savoir l’Irlande, les Pays-Bas et la Suède, avaient rejeté la pression d’Israël et de ses substituts et affirmé le droit de leurs citoyens à défendre le BDS, comme outil pour faire progresser les droits du peuple palestinien. Défendre la liberté d’expression Le mois dernier, le BNC a salué la récente décision du parlement suisse de bloquer une mesure qui voulait interdire au gouvernement de financer les groupes qui soutiennent le BDS. Lors des débats à la Chambre haute de la Suisse, le ministre des Affaires étrangères, Didier Burkhalter, a fait valoir que la mesure anti-BDS serait antidémocratique car elle annihilerait la capacité de la société civile à critiquer les gouvernements. Cette mesure était défendue par le Parti du Peuple, parti de droite, qui oeuvrait de concert avec l’ONG Monitor, une organisation israélienne spécialisée dans la diffamation de celles et ceux, Israéliens, Palestiniens et internationaux, qui défendent les droits des êtres humains. Au cours des dernières années, Israël et ses substituts ont redoublé d’efforts pour diaboliser et mettre hors la loi le militantisme de solidarité avec la Palestine, particulièrement en tentant de brouiller la distinctionentre la critique d’Israël et de l’idéologie de son État sioniste d’une part, et l’antisémitisme – sectarisme contre les juifs -, d’autre part. Sur d’autres fronts, des responsables de l’UE agissant de concert avec le gouvernement israélien, déploient des efforts pour censurer la critique d’Israël sous la bannière de la lutte contre l’antisémitisme. Les militants pour les droits des Palestiniens ripostent avec des campagnes d’envergure pour défendre la liberté d’expression. Il perdure cependant une séparation nette avec certains gouvernements, en particulier ceux de la France et du Royaume-Uni, qui sont toujours engagés dans la suppression de la liberté d’expression quand il s’agit de la Palestine. Mais, même au Royaume-Uni, des tribunaux ont contribué à faire reculer la censure : en juin, la Haute Cour de Londres a rejeté la réglementation du gouvernement qui visait à empêcher les municipalités de prendre des mesures en soutien aux droits des Palestiniens. Une victoire BDS au Chili Le mois dernier, le BNC a salué la décision prise par des universités du Chili d’annuler deux initiatives coparrainées par l’ambassade israélienne. Un responsable de l’Autorité des antiquités d’Israël devait prendre la parole à l’Université Alberto Hurtado et à l’Université du Chili, mais les militants étudiants ont objecté le rôle de son organisme dans la destruction et le vol du patrimoine culturel palestinien qui se poursuivent. BDS Chili a décrit ces annulations comme une preuve de la détermination des étudiants chiliens à « travailler pour que cessent les liens de nos universités avec les institutions complices de l’apartheid israélien ».   Source: Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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