ELWATAN-ALHABIB
lundi 31 décembre 2012
 

Voeux 2013, We Shall Never Surrender

 

 



Par Rene Naba



Responsabilité et traçabilité

Le phénomène a pris une ampleur telle qu’une mise au point s’impose afin d’y mettre fin, à tout le moins à prévenir de plus graves dérives.
La fonction d’un journaliste n’est pas de détruire une personne, mais de corriger ses erreurs. De déconstruire le processus de construction d’un intellectuel médiatique et la légitimation de sa fonction déclamatoire. De faire acte de salubrité publique en ce qu’un faiseur d’opinion est tenu à des obligations de responsabilité et de traçabilité, un système de sauvegarde instauré depuis l’épizootie de la maladie de Creutzfeld-Jacob, la maladie dite de la «vache folle».
Un pilote qui fait une erreur de pilotage paie de sa vie son erreur. Un chirurgien qui commet une faute professionnel en répond devant le conseil de l’ordre. Un spécialiste qui se trompe lourdement sur l’objet même de sa spécialité cesse de l’être. Pourquoi donc le journalisme serait-il soustrait à la critique et à la sanction? En vertu de quelle légitimité surnaturelle, les membres de cette corporation feraient-ils exception?
L’auteur de cet texte n’a pas pour habitude de piétiner un homme à terre, ni de tirer sur une ambulance, mais d’exercer sa fonction critique à l’égard des détenteurs d’un pouvoir qu’il soit politique ou médiatique, convaincu des vertus du débat contradictoire, tant il est vrai qu’un faiseur d’opinion ne saurait se permettre de jeter des anathèmes du haut d’une tribune médiatique, sans s’exposer à la critique aussi bien de ses idées que de son comportement que de son parcours. Une fonction critique et non vindicative.
La déontologie le commande. Le libre exercice de l’esprit critique est un des fondements de la démocratie et le principe de l’égalité des armes dans un débat, un impératif de survie de la démocratie.
Dans cet ordre d’idées, la fonction d’un bi national n’est pas d’être le porte-voix de son pays d’accueil, ni son porte-serviette, mais d’assumer avec vigueur la fonction d’interface exigeant et critique, un garde-fou à des débordements préjudiciables du pays d’origine et du pays d’accueil.
Dans l’intérêt bien compris des deux camps, le partenariat binational se doit de se faire, sur un pied d’égalité et non sur un rapport de subordination de l’ancien colonisé, le faisant apparaître comme le supplétif de son ancien colonisateur. De la même manière, le devoir d’un intellectuel progressiste est de faire conjuguer Islam et progressisme et non de provoquer l’abdication intellectuelle des progressistes devant un islamisme basique, invariablement placé sous les fourches caudines israélo-américaines.
Cela vaut pour Bourhane Ghalioune (Syrie), comme pour Mohamad Sifaoui (Algérie). Pour le tandem irakien Fouad Ajami et Ahmad Chalabi, les deux paravents médiatico-politiques de l’invasion américaine de l’Irak (2003), comme pour Walid Pharès, l’ancien milicien chrétien libanais commentateur de CNN et de France 24 ou Mouaffak Harb, transfuge chiite libanais vers les chaines satellitaires américaines.
Par extension pour Fareed Zakaria (indo américain), suspendu un moment pour plagiat par CNN, comme pour Boualem Sansal (Algérie) comme pour Hassan Chalghoumi (Tunisie). Pour Mathieu Guidère, comme pour Tahar Ben Jelloun. Pour les duettistes de l’excentricité kabyle, Ferhat Mehenni et Lyazid Abid (Algérie) comme pour la féministe Nadia El Fanni (Tunisie) et, naturellement, pour la cohorte de supplétifs syriens de l’administration française et les célèbres pieds-nickelés franco libanais de l’expertise moyen-orientale.
«Libérer l’Islam»!! Soit Boualem, mais pas par reddition à l’ennemi, mais par le ménage dans son propre camp, tant il est vrai que se conformer au moule de son cerbère n’est pas la meilleure marque de liberté. Soixante-dix ans après la proclamation de l’indépendance des pays arabes, la décolonisation des esprits s’impose.
Songeons au sort inique de Colin Powell, dont la prestigieuse carrière militaire a été à jamais souillée par sa pitoyable prestation au Conseil de Sécurité des Nations Unies lors du débat sur l’invasion de l’Irak, en 2003, et sa présentation d’une éprouvette de la poudre de Perlin pinpin en guise de matériaux nucléaire irakien. Une «souillure», confessera-t-il.
Au syndrome Ahmad Chalabi, rejeté par ses employeurs américains après avoir servi d’alibi à l’invasion de l‘Irak. A la démission retentissante d’Abdel Rahmane Dahmane, en charge des affaires musulmanes à l’Elysée, en guise de protestation contre son instrumentalisation par Nicolas Sarkozy.
A tous ces intermédiaires de Ziad Takieddine (rétro commissions sous-marins pakistanais), à Imad Lahoud (Clearstream), auparavant à Samir Traboulsi (Pechiney-Can), Ousmane Al Laidi (Royal Monceau), Alexandre Safa (otages du Liban) et Robert Bourgi (mallettes et djembés), sacrifiés sur l’autel de la survie d’une classe politique vénale et affairiste.
Comparaison n’est pas raison. Mais a-t-on jamais vu un binational franco israélien ameuter la France pour une action contre Israël? Ou plutôt se déployer dans le schéma inverse, s’acharner à faire plier la France aux fourches caudines israéliennes y compris dans sa politique la plus hideuse, la destruction et le blocus de Gaza, la phagocytose de la Palestine, la destruction de Beyrouth? Que les opposants syriens de France prennent exemple sur Arnold Klarsfeld, réserviste de l’armée israélienne, et, dans un registre sensiblement voisin, du philosophe BHL, leur idole absolue, plutôt que de se pâmer de son soutien nullement désintéressé.
Purger le passif colonial sans en occulter les aspects les plus nauséabonds dans le respect mutuel et non dans une flexibilité du naturalisé conspirant avec son pays d’accueil contre son pays d’origine pour son démembrement, comme en a donné l’exemple dans la bataille de Syrie, le tandem franco syrien démissionnaire de l’opposition off-shore, l’universitaire Bourhane Ghalioune et sa porte-parole Basma Kodmani.
Sauf à s’exposer au risque d’être perçu comme un «supplétif», le devoir d’un opposant syrien ou arabe est de porter le combat dans son pays contre ses dirigeants, sans l’hypothéquer par le soutien des anciennes puissances coloniales, les Palestiniens du Royaume uni, promoteur de la déclaration Balfour, à l’origine de leur plus grand malheur, les Syriens de la France, équarisseur de leur pays (Alexandrette), de même que les Algériens pour Sétif et son rôle positif dans l’instauration du code ségrégationniste de l’Indigénat dans leur pays.
L’exemple du Vietnam est à méditer, qui a octroyé aux Etats Unis, sans la moindre concession de sa part, la faveur de déminer son territoire, en guise de repentance et sèchement opposé une fin de non-recevoir à la requête du Général Jean Marie Bigeard d’être enterré à Dien Bien Phu, sur le lieu de sa cuisante défaite.
Rien, ni la morale, ni l’intérêt supérieur de la nation, encore moins son bilan post colonial, rien ne justifie l’état de prosternation permanente des intellectuels de cour arabes en France en ce que l’objet de leur idolâtrie se trouve en perte de vitesse du fait d’une politique erratique.

En ces temps-là, le patriotisme se vivait dans la ferveur

L’honneur le commande, l’intérêt supérieur de la Nation aussi, d’exiger des comptes à tous ceux qui ont dévoyé l’Islam, les wahhabites, bailleurs de fonds des Taliban destructeurs des Bouddhas de Bamyan, qui ont aliéné gratuitement 1,5 milliards d’hindous, les salafistes atlantistes du Qatar, parrains des Touaregs destructeurs des sanctuaires de Tombouctou, qui ont aliéné de leur côté près d’un milliards de croyants d’Afrique noire, développant une incroyable islamophobie à travers le Monde.
Il fut un temps où Moudjahidines et Fedayines, sans distinction de race ou de religion, forgeaient le destin sur le champ de bataille. Le combat se menait alors au péril de la vie sur le champ d’honneur, non en costume cravate, dans les salons feutrés des chancelleries occidentales, à grands renforts de golden cartes de crédit, alimentées par des dollars pétro monarchiques.
Le général Moustapha Tlass, ministre syrien de la Défense, et son fils Manaf, co-pilote de la Syrie et co-prédateur de son économie pendant un demi- siècle se laisseront exfiltrés par les services de renseignements d’un pays artisan du démembrement du leur, quand Larbi Ben M’Hidi et Ali La pointe se laissaient exécutés sur place plutôt que de se livrer à leurs ennemis, mus par le sens de l‘honneur et du devoir, et non propulsés par l’appât de pubères syriennes sinistrées par la monstruosité libidineuse de dignitaires en mal de rapine.
En ces temps-là, le patriotisme se vivait dans la ferveur comme une ardente obligation.
Pour le lecteur arabophone: De centaines de dignitaires religieux arabes divorcent pour épouser de mineures syriennes:
http://www.elaph.com/Web/NewsPapers/2012/9/760241.html?entry=editorchoice

Parure de diamants versus peanuts

Entre Shirine Ebadi, Prix Nobel de la Paix, militante des Droits de l’Homme en Iran même, sur le territoire de son propre pays, et la triplette mondaine de l’opposition cathodique syrienne Basma Kodmani-Darina Al Joundi-Lama Al Atassi, «y ‘ a pas photo». C’est parure de diamants contre peanuts.
Pas photo, non plus, entre Georges Ibrahim Abdallah, Doyen des prisonniers politiques à travers le Monde, Samir Kantar, ancien Doyen des prisonniers politiques arabes en Israël et la version moderne de l’opposition arabe, désormais invariablement off-shore, invariablement dans les rets de l’ancien pouvoir colonial.
La génération politique de la «gauche mutante», inconcevable à l’époque des guerres d’indépendance, devient ainsi la voie naturelle vers la consécration médiatique, phénomène marquant de l‘époque contemporaine, le plus important vivier de transfuges du militantisme révolutionnaire vers le conservatisme contemporain le plus rigide. Ce phénomène frappe aussi bien le Monde arabe que le Monde occidental et s’accompagne de la permanence de la stigmatisation de la figure du croquemitaine dans la construction de l’imaginaire occidental.
Tragique retournement des choses. Dramatique inversement des valeurs. Funeste conséquence pour le relèvement du Monde arabe et musulman.

Pour la constitution d’un front démocratique à l’échelle du Monde arabe

Au seuil d’une année cruciale marquée par une possible guerre Iran-Israël, des élections législatives en Israël et au Liban, le lancement du procès Hariri, en mars 2013, à trois mois des élections législatives libanaises, sans doute l’effet d’un pur hasard, ne nous laissons pas détourner de nos objectifs, ni gagner par le découragement par la déferlante «Néo-Jahilyah», l’ère antéislamique de la mentalité prélogique.
Saluons, dans cet esprit, le sursaut salutaire représenté par la constitution d’un front progressiste en Egypte, sous la houlette d’Abdel Hakim Gamal Abdel Nasser, en souhaitant que l’exemple soit suivi en Tunisie et en Syrie, en Irak et en Libye, au Bahreïn et en Jordanie, prélude à la constitution d’un large front démocratique pan arabe.
Prolongeons cette initiative par l’aménagement d‘une plateforme d’un «Front de la gauche démocratique arabe en Europe» afin d’y mener, en synergie, un même combat pour former une génération de citoyens et de citoyennes, patriotes et compétents à l’effet d’assurer la relève du combat la restauration de la dignité du monde arabe et la sécurisation de son espace national.
De Gamal Abdel Nasser (Égypte) à Mohammad Mossadegh, à l’Ayatollah Ruoholahti Khomeiny et Mahmoud Ahmadinijad (Iran) en passant par Yasser Arafat et Cheikh Ahmad Yassine (Palestine), à Moqtada Sadr (Irak) et Hassan Nasrallah (Liban), tous ont eu l’honneur d’assumer la fonction de croquemitaine sans que jamais personne n’ait songé à établir un lien entre l’arrogance occidentale et la radicalisation des contestataires de sa suprématie.
En un demi-siècle, la carte géostratégique du monde a connu une modification radicale, mais le lexique diplomatique international demeure inchangé sur un seul fait «l’Arabe israélien», une expression forgée pour désigner un Palestinien porteur de la nationalité israélienne, mais l’occultation du fait national palestinien, fait majeur de la diplomatie internationale de la seconde moitié du XX me siècle, a conduit les stratèges de la communication à forger cet être hybride par excellence, comme si l’Arabe israélien n’était pas un Palestinien, comme si le Palestinien et la Palestine ne se situaient pas au cœur du Monde arabe et au cœur des conflits du XX me siècle et du XXI me siècle.
Relevons la tête, retroussons les manches, concilions foi et citoyenneté, religion et esprit critique. Combattons sans répit les forces obscurantistes de la répression et de la régression pour qu’un soleil arabe succède enfin à la glaciation salafiste et que la Palestine ne demeure la grande oubliée de la cause nationale arabe.
Engageons-nous vaillamment dans la bataille pour la liberté d’opinion et de conscience dans le monde arabe, gage de vitalité et de créativité, prélude à l’avènement d’une société démocratique. Redonnons au combat politique ses lettres de noblesse…. Sans jamais courber l’échine, sans jamais perdre de vue les faussaires et les falsificateurs, leurs protecteurs et leurs complices, notre point de mire permanent, dans une détermination soit sans faille: «We Shall Never Surrender».
Avec tous nos vœux pour 2013.
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dimanche 30 décembre 2012
 

Noël : Les Enfants de Falloujah…

 

 

 
 
« Celui qui tourmente un enfant mérite d’être jeté à la mer, une meule au cou. »
Jésus (1)

 

Par Georges Stanechy 
 
 Un conte de Noël ?...
 
Il était une fois…
 
Un pays, qui avait à sa tête un dictateur : l’Irak.
 
Ni pire, ni meilleur, que les pires autocrates féodaux et corrompus des pétromonarchies du coin, reçus en permanence avec tapis rouge et accolades dans nos "vertueuses démocraties".
 
Mais, il avait eu le tort d’entrer en conflit avec ses protecteurs qui l’avaient installé au pouvoir. Alors, comme dans les films de gangsters, ils ont décidé de le remplacer par des marionnettes interchangeables et plus dociles.
 
Pétrole oblige…
 
"Apporter la Liberté et la Démocratie", affirmaient-ils, la main sur le cœur.
 
Ils avaient une obsession, toutefois : "renvoyer le pays à l’âge de pierre", disaient-ils. On ne comprenait pas bien : pourquoi chasser un dictateur imposait-il de réduire l’Irak en cendres ?...
 
Ils on tout rasé. Méthodiquement.
 
Pas simplement les installations militaires : toutes les infrastructures civiles. Tout ce qui est interdit par les Conventions de Genève et leurs Protocoles Additionnels, ces « Traités internationaux qui contiennent les règles essentielles fixant des limites à la barbarie de la guerre. »
 
Tout : centrales électriques, stations d’épuration d’eau, ponts, ports et aéroports civils, hôpitaux, universités, écoles, usines d’automobiles ou de tracteurs, ateliers mécaniques ou conditionnements de lait et yaourt, fermes d’élevage. Tous les ministères, sauf celui du pétrole !
 
"Retour à l’âge de pierre" : mission accomplie.
 
Jusqu’aux musées et sites archéologiques, pillés à l’exemple du sac du palais d’été des empereurs en Chine, en 1860, par les troupes françaises et les britanniques… Pillage, à l’époque, qui avait scandalisé Victor Hugo, et de nombreux intellectuels. Alors qu’aujourd’hui…
 
Détruire, massacrer, piller… Autres temps, mêmes mœurs.
 
Le plus curieux : ils se sont acharnés sur les femmes et les enfants.
 
Pourquoi ?
 
Pourquoi interdire, sous prétexte d’embargo, l’importation des produits pharmaceutiques, tout particulièrement ceux relevant de la pédiatrie ou de l’obstétrique ? En quoi la protection sanitaire, des enfants de la naissance aux premiers pas, de l’accouchement aux soins élémentaires, encourageait-elle la prolifération des armes de destruction massive, chimiques ou bactériologiques ?...
 
Il est vrai que les fonctionnaires de l’ONU, chargés de superviser l’opération « pétrole contre nourriture », s’amusaient à interdire cahiers et crayons… Probablement, au cas où les enfants survivants auraient envie d’aller à l’école.
 
Nous avions été poliment, froidement prévenus, reconnaissons-le. Impossible de l’oublier. Madeleine Albright, responsable des affaires étrangères des USA au moment des faits l’avait publiquement signifié.
 
Nous nous souvenons tous de sa réponse à une question, dans un entretien télévisé, sur les ravages de l’embargo infligé à la population Irakienne avant son écrasement sous les bombes. La mort “par embargo” de 500.000 enfants de moins de 5 ans, était le prix à payer pour “libérer” l’Irak : « Worth it »…
 
Martin-Rowson-TG-12-10-2012--EU-Nobel-Prize.jpgPercutante caricature de Martin Rawson :
Barroso, président de la Commission européenne, allant chercher le Prix Nobel de la Paix
accordé à “l’Europe” matraquée de répression sociale.
Accueilli par les plus illustres prédécesseurs : Kissinger aux mains ensanglantées et Obama caracolant sur son drone armé de missiles… (2)
 
 
Le Massacre des Innocents
 
En fait, dans les guerres actuelles menées par l’Occident, femmes et enfants sont des objectifs d’éradication stratégiques. Les plus sérieux et honnêtes des analystes, observateurs, démographes, économistes, géopoliticiens, l’admettent. Plus ou moins ouvertement et, dans tous les cas, en privé uniquement. Aucun ne l’exprimant publiquement par crainte de perdre fonctions et sinécures, crédits de recherche et dotations, subventions et “sponsoring”, accès aux médias et publications…
 
Très rares sont les articles publiés sur cette cible démographique, au cœur de toutes les planifications et opérations guerrières actuelles. Quand ils le sont, ce ne peut être que dans des médias non occidentaux, du fait de la censure. (3)
 
Résurgence d’une pratique ancestrale aux effets démultipliés par les nouvelles technologies. Avec pour objectif de casser, inverser même, la courbe démographique des populations du Moyen-Orient et du monde musulman, en général, composé de peuples non arabes (dont Pakistan, Afghanistan, Iran, etc.). Il s’agit d’un génocide programmé et méticuleusement appliqué.
 
Mais, le terme “génocide” serait réservé, parait-il. Comme une “appellation contrôlée” pour un vin ou un saucisson.
 
On ne parle donc que de "dégâts collatéraux". Terme générique présentant, de plus, beaucoup d’avantages : plus anodin, presque une norme, une fatalité…. C’est "la faute à pas de chance"… Personne n'est responsable. Fêtes de mariages et de naissances, aux fortes concentrations de femmes et d’enfants, sont, ainsi, systématiquement « traités » comme des objectifs militaires à anéantir.
 
La banalisation de cette pratique est telle que ce qu’on pensait appartenir à un autre siècle est repris dans les comportements, manuels de combat, et procédures de commandement, des troupes d’invasion occidentales au quotidien.
 
Tout récemment, décembre 2012, le Lieutenant Colonel Marion Carrington, patron du 1st Battalion - 508 th Parachute Infantry Regiment en Afghanistan, a déclaré publiquement que parmi les “mâles” en âge de porter les armes ("military-age males"), les enfants sont considérés comme des menaces potentielles. En conséquence, sont nommément désignés en tant que cibles : les "enfants au potentiel d’intention hostile" ("children with potential hostile intent"). (4)
 
Mais, que veut dire, ou comment identifier, un "enfant au potentiel d’intention hostile" ?... Sous couvert de concepts fumeux et de cabrioles rhétoriques, ce n’est que la justification hypocrite de tout massacre d’enfants, arbitraire et impuni.
 
Hôpitaux, cliniques, centres médicaux, où se rassemblent femmes et enfants pour obtenir des soins sont évidemment des objectifs militaires, dans toutes les opérations des troupes de l’OTAN. Ce qui s’est passé en Irak se produit en permanence en Afghanistan, et ailleurs. L’accès aux soins des femmes et des enfants, doit être empêché à tout prix. Les comédies humanitaires pour Journaux TV, destinés à endormir les opinions publiques, ne sont que les paravents de ces massacres et destructions sauvages et systématiques.
 
Exemple ? Au début de ce mois, décembre 2012, les troupes d’invasion de l’OTAN, dénommées ISAF en Afghanistan, ont fait irruption à l’hôpital de Sewak, dans la province de Wardak, au centre du pays. L’occupant pendant trois jours, s’en servant comme prison pour “interroger” des suspects. La soldatesque a tout cassé, en plein hiver : portes, fenêtres, lits, matériel médical, placards et étagères, même les murs…
 
Mais, ces soudards sont mal tombés, pour une fois. Le directeur de ce centre hospitalier relevant d’une ONG suédoise [Swedish Committee for Afghanistan - SCA], Andreas Stefansson, loin d’être intimidé, en a été révolté et a pu donner l’alerte en Europe. En dépit de l’inévitable censure médiatique. Dans une déclaration officielle du 6 décembre 2012, il qualifie cette action comme une :
« … violation absolument inacceptable de toutes les Conventions internationales… » (5)
 
Illustrations des violences guerrières directes ou indirectes dont la palette mortifère est employée dans son intégralité : embargos, bombardements, guerres civiles et chaos organisés. Permettant de sabrer, ainsi, des générations entières de femmes et d’enfants porteurs des développements démographiques des pays visés par ces actions.
 
Car, ce n’est pas le seul potentiel militaire des pays musulmans qui préoccupe les "stratèges" occidentaux, mais leur croissance démographique, accompagnée de celui de l’enseignement et de la maitrise des techniques. Le progrès économique et technologique qui en serait la conséquence engendrerait inéluctablement l'enracinement d'une irréversible indépendance politique, face aux visées hégémoniques de l’Occident et à ses entreprises de pillage.
 
On comprend mieux l’acharnement à pulvériser, démembrer, déchirer : Somalie, Irak, Pakistan, Afghanistan, Soudan, Lybie. Syrie, à présent. Le prochain chaos programmé étant l’Iran.
 
Sans oublier la Palestine, encore et toujours. Depuis plus de soixante ans…
 
On sait combien les enfants Palestiniens sont spécifiquement visés et massacrés. L’enclave de Gaza étant le symbole de cet acharnement sanguinaire. Bombardements allant de pair avec un embargo particulièrement implacable, et tout aussi illégal. Puisqu’il relève de la décision unilatérale des forces d’occupation, soutenues par les pays occidentaux dont elles sont l'émanation.
 
Cet embargo constitue un authentique "Crime contre l’Humanité", du fait qu’une population civile est prise en otage et massacrée au bon vouloir d’une armée coloniale. Selon périodicité, intensité, procédé, qui lui conviennent. Avec deux modalités récurrentes : violences armées (tirs, bombardements, assassinats, internements arbitraires et tortures, etc.), ou blocages d’accès aux soins médicaux et à l’alimentation (de l’eau potable aux produits alimentaires de base).
 
Les images de l’assaut meurtrier par des commandos, dans les eaux internationales, des bateaux acheminant de l’aide humanitaire pour Gaza sont encore dans toutes les mémoires.
 
Toutefois, ce blocus maritime, hyperviolent, n’est pas le seul instrument de d’étouffement par “embargo”. Il est renforcé par l’édification d’un mur sous-terrain constitué de palplanches en acier pour empêcher la population de creuser à la main des tunnels vers l’Egypte, et s'y procurer un minimum de médicaments et denrées de premières nécessités.
 
Notons que la France s’associe au plus haut niveau de l'Etat à ce "Crime contre l’Humanité".
 
Une preuve de cette implication, parmi d’autres : le général Benoit Puga est, depuis le 5 mars 2010, “chef d’état-major particulier” de nos présidents de la République. D’abord de Sarkozy, puis de Hollande qui l’a maintenu à son poste. Après avoir exercé les plus hautes fonctions dans nos armées (directeur du renseignement militaire, professeur au Collège interarmées, patron des opérations spéciales, corédacteur du Livre Blanc de la Défense Nationale, et tutti quanti…).
 

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est écrit en toutes lettres dans Wikipedia… Figure, dans ses glorieux états de service, une mention aussi révélatrice qu’atterrante (6) :

« En 2009, le général Puga est venu personnellement inspecter le chantier de construction du mur de séparation en acier entre l'Égypte et la bande de Gaza. »

 
On se pince pour y croire…
 
« … Venu personnellement inspecter… ». En 2009… Alors que Gaza, immense camp de concentration enfermant 1,5 millions de personnes, venait de subir durant plusieurs semaines parmi les plus atroces bombardements de population, et de massacres d’enfants, imaginés par les plus hallucinés des criminels…
 
Quelle est l’impératif stratégique de la France, pour que les plus hauts responsables de nos forces armées, au budget pharaonique égal à la moitié de celui de la Chine, se rendent sur place, afin « d’inspecter », de s’assurer de la profondeur et de l’épaisseur du mur sous-terrain en acier asphyxiant la population civile de Gaza ?
 
En quoi, contrôler, superviser, que la population de Gaza, dont ses enfants, crève lentement mais sûrement de faim, de manque de soins, et de désespoir, est-il une obligation de notre état-major ?...
 
Où résident intérêt, urgence, pour notre « Défense Nationale », notre « Souveraineté Nationale », de s’associer en permanence à des "Crimes contre l’Humanité", à l’encontre de populations à des milliers de kilomètres de chez nous, qui ne nous ont rien fait et ne nous menacent en rien ?...
 
Le degré d’abjection, d’infamie, de trahison, de notre caste gouvernementale et militaire, en termes de reniement de toute éthique, mais aussi d’avilissement dans la servilité à l'égard d’intérêts, idéologies et diktats de pays et « milieux » qui nous ont vassalisés, rendent pathétique de grotesque cette éternelle référence de nos politiciens et médias à une France mythique des Droits de l’Homme et des Lumières…
 
Dans le style des incantations mégalomaniaques d’Alexis de Tocqueville, autre féroce raciste colonial :
« Il y a des entreprises que seule la nation française est en état de concevoir, des résolutions magnanimes que seule elle ose prendre.
Seule elle peut prendre en main un certain jour la cause commune de l’humanité et vouloir combattre pour elle
. » (7)

 
Avec une « élite » de cette trempe, la France n’est, et ne sera, qu’un pitoyable polichinelle…
 
Fallujah-Birth-defects-Oct-2012-PTV.jpg
Enfants de Falloujah victimes des munitions à "uranium"
 
 
Falloujah : Laboratoire de l’Horreur
 
Enfants Palestiniens Afghans ou Irakiens : mêmes massacres.
 
Une ville en Irak restera dans l’Histoire une des grandes hontes de l’Humanité, qui en connaît une pléthore : Falloujah. Elle a résisté à l’invasion avec le plus grand courage. Elle en a été châtiée d’autant, avec un rare acharnement dans les atrocités guerrières : multiples bombardements, encerclements et pilonnages d'artillerie, sièges et batailles de rue, maison par maison, étage par étage...
 
Dès 1991, les occidentaux s'étaient amusés à bombarder le marché de la ville par surprise, attendant qu’il soit rempli," l’heure de pointe" comme disent les commerçants, lieu de concentration de femmes et d’enfants accompagnant leurs mères ou leurs sœurs. Officiellement recensés : 1360 civils tués. Certainement, plus du triple.
 
Lors de la destruction de l’Irak, les forces occidentales ont utilisé à profusion des armes nouvelles, à base d’uranium. Il existe un minimum de 40 sites fortement irradiés, mais Falloujah est le pire de tous.
 
Personne ne s’en inquiète, ou ne l’évoque. Ni les Belles Ames, politiciens et “journalistes d’investigation”, spécialisées dans l’histrionisme humanitaire. Encore moins, l’agence de l’ONU en charge du contrôle de la non prolifération des armements nucléaires, l’AIEA (Prix Nobel de la Paix 2005…), et ses rocambolesques “limiers-infatigables-chercheurs-d’atome-iranien”.
 
Toutes les enquêtes, recherches, sont interdites aux Irakiens, par les autorités d'occupation. Nos médias ne traitant le sujet que pour en atténuer l’impact, lorsque l’information fait ou refait surface, par les procédés habituels de la désinformation. Ce qu'on appelle le "contre-feu" (8) :
=> forme interrogative dans le titre : “L’armée américaine a-t-elle utilisé l’arme nucléaire en Irak ?”,
=> et, en dernière ligne, ou conclusion, le démenti officiel américain : “La seule réponse fournie sur ce sujet par le département d'Etat américain : il n'existe aucune preuve scientifique de la dangerosité de l'uranium appauvri sur la santé”...

 
Mais, les faits sont têtus et l’uranium met des milliers d’années avant de disparaître… Lors des mitraillages et bombardements, de 2004 surtout, balles et éclats d’obus ont truffé tous les bâtiments, murs et chaussées de la ville réduite en ruine.
 
Le professeur Christopher Bubsy, scientifique britannique, est le directeur de Green Audit, et secrétaire scientifique du comité européen sur les risques liés aux radiations [European Committee on Radiation Risks]. C’est un des plus éminents spécialistes des phénomènes d’irradiation et des ravages de l’uranium sur les populations et l’environnement. Avec courage, malgré obstacles, menaces et agressions (campagnes de diffamation par la propagande, en particulier), pour lui et ses collaborateurs, il s’est intéressé au destin tragique de cette ville.
 
D’après ses recherches et analyses, même sans explosion de bombe atomique, l’effet des munitions à base d’uranium est dévastateur (9) :
« La situation dans Falloujah est effrayante et affreuse, c’est encore plus dangereux et pire qu’à Hiroshima et à Nagasaki... »
« […] L’uranium est introduit dans le sang par la digestion et la respiration. Les quantités extrêmement élevées d’uranium auxquelles les gens de Falloujah ont été soumis expliquent l’élévation vertigineuse des cancers des ganglions, des poumons, des seins et du système lymphatique chez les adultes. »
 
Il s’est particulièrement penché sur les déformations congénitales dont la multiplication fulgurante atteste que Falloujah a servi de “Laboratoire de l’Horreur”. Parmi celles qui se sont multipliées (10) :
=> enfants nés sans yeux
=> enfants avec deux et trois têtes
=> enfants nés sans orifices
=> enfants nés avec des tumeurs malignes au cerveau et à la rétine de l’œil
=> enfants nés avec l’absence d’organes vitaux
=> enfants nés avec des membres manquants ou en trop
=> enfants nés sans parties génitales
=> enfants nés avec de graves malformations cardiaques.
 
Constats et conclusions du professeur Christopher Bubsy sont effrayants : l’emploi de munitions à base d’uranium avait un objectif à long terme, bien au-delà de la simple destruction de la ville. Ce sont les enfants qui ont été visés, avec des effets durables et multiplicateurs sur plusieurs générations. Extraits (11) :
« Le taux de leucémie d’enfant est 40 fois plus élevé, depuis 2004, que pendant les années qui précédent. »
« Le taux de mortalité infantile pour Falloujah est de 80 enfants en bas âge sur 1000 naissances (80 pour 1000), alors que pour le Koweït ce taux est de 9 enfants en bas âge sur 1000 (9 pour 1000). »
« La troisième génération affiche des malformations génétiques comprenant des maladies chroniques (cancer, cœur, etc.) à un taux 50 fois supérieur à la normale. »
 
La population des enfants « mâles » étant particulièrement ravagée  (11) :
« Avant 2003 naissaient à Falloujah, 1050 bébés de sexe masculin pour 1000 bébés de sexe féminin. En 2005, il y a eu la naissance de seulement 350 garçons pour 1000 filles, ce qui signifie que les bébés de sexe masculin ne survivent pas. »
« En raison du code génétique des enfants en bas âge de sexe masculin (manque de chromosome X), ceux-ci risquent plus de mourir à la naissance, et les enfants en bas âge de sexe féminin ont plus de chance de survivre à la naissance avec de fortes déformations. »
« Quant aux bébés de sexe féminin, les radiations provoquent des changements au niveau de l’ADN, ce qui signifie que ces même enfants de sexe féminin, s’ils survivent et s’ils se reproduisent plus tard, donneront naissance à des filles génétiquement déformées et à des bébés de sexe masculin mort-nés. »
 
Le Massacre des Innocents
 
Comment l’oublier à Noël ?… Noël, fête de la Nativité, des enfants… Célébration de la naissance de Jésus… A présent, celle du culte du Veau d’Or de la Consommation.
 
Mais, que pèsent les enseignements de Paix et de Fraternité de Jésus face aux mugissements  de la Bête ?
                                                    
Quant au respect des enfants, Lui, Le non-violent qui, dans une de ses exceptionnelles colères froides, fustigeant ceux qui les persécutent, les tourmentent, les enferment dans la violence et le désespoir... Jusqu’à souhaiter les voir jetés à la mer. Une meule au cou…
 
Comment l’oublier ?...
 
Enivrons-nous des carillons et clochettes, assis hilares, entre bonhommes bottés aux fausses barbes, glissant dans des traineaux tirés par des rennes en caoutchouc, sur de la neige en polystyrène…
 
Joyeux Noël !… Merry Christmas !… Feliz Navidad !... Frohe Weihnachten !... Buon Natale !... Vrolijk Kerstfeest !... Glædelig Jul !... Wesołych Świąt Bożego Narodzenia !...
 
Loin des regards silencieux des Enfants de Falloujah…
 
Regards qui vrillent notre “âme”. Mais, nous en reste-t-il une ?...
 
A l’exemple de ces criminels pervers de sadisme, ces héritiers de Josef Mengele, qui ont conçu et exécuté ces atrocités, les perpétuant implacablement, conscience en paix avec leurs complices, politiciens et médias, réunis en famille autour du sapin…
 
Entourés de leurs petites têtes blondes dénouant les paquets cadeaux, bourreaux repus et attendris, se délectant de chorales enfantines et grelots…
 
Mélodieuses vibrations de la magnificence de notre "Civilisation" :
« Petit Papa Noël… ♪♪♪…
Quand tu descendras du Ciel… ♪♪♪… 
Avec tes jouets par milliers… ♪♪♪… »
 
 
 


 
 
(1)  Evangile selon Saint Marc, chapitre 9 - verset 42.
(2)  Martin Rawson, On the European Union’s Nobel Peace Prize Win - cartoon, The Guardian, 12 octobre 2012,
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cartoon/2012/oct/12/european-union-nobel-peace-prize-cartoon
3)  Aline de Diéguez, Le boom démographique palestinien affole les Israéliens, 7 décembre 2012,
http://www.algeriepatriotique.com/article/aline-de-dieguez-le-boom-demographique-palestinien-affole-les-israeliens-iii
4) US military facing fresh questions over targeting of children in Afghanistan, (L’armée américaine mise en cause pour prendre les enfants comme cible en Afghanistan), The Guardian, 7 décembre 2012, http://www.guardian.co.uk/world/2012/dec/07/us-military-targeting-strategy-afghanistan 
5)  NGO : ISAF Attack Afghan Hospitals, Violating ‘’All Established Rules’’, (Une ONG Suédoise [Swedish Committee for Afghanistan - SCA] dénonce les attaques des forces coalisées sur les hôpitaux Afghans, en violation des conventions internationales), Fars News Agency, 8 décembre 2012,
http://english.farsnews.com/newstext.php?nn=9107125160

6)  Article Wikipedia sur le général Benoit Puga, en date du 11 décembre 2012, 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Puga#Op.C3.A9rations_ext.C3.A9rieures 
7)  Alexis de Tocqueville, Considérations sur la Révolution, I, VII, Gallimard, collection Pléiade, tome 3, p. 506.
8)  Exemple caricatural de cette pratique, dont sont extraites les citations :
Caroline Caldier, L’armée américaine a-t-elle utilisé l’arme nucléaire en Irak ?, FranceInfo, 9 juin 2011,
http://www.franceinfo.fr/monde-moyen-orient-2011-06-09-l-armee-americaine-a-t-elle-utilise-l-arme-nucleaire-en-irak-542427-14-19.html

9)  Layla Anwar, Falloujah, c’est pire qu’Hiroshima, 24 juillet 2012, http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9137

10)  Voir les vidéos (en anglais) sur le site du Professeur Chris Bubsy :
http://www.chrisbusbyexposed.org/?page_id=102
Notamment :

=> Cyclop child and the cause of congenital anormaly in Iraq (Les Enfants Cyclopes et les causes de malformations congénitales en Irak)

=> US depleted uranium ammo behind Iraq birth defects spike (Les munitions américaines à "uranium appauvri" à l’origine de l’augmentation vertigineuse des malformations congénitales en Irak)
(11)  Layla Anwar, Op. Cit. 
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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