ELWATAN-ALHABIB
lundi 29 février 2016
 

Le désordre du monde : Prélude à une nouvelle recomposition du monde arabe






Pr.C.E. Chitour
Dimanche 28 Février 2016


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Le désordre du monde : Prélude à une  nouvelle recomposition du monde arabe
Le désordre du monde : Prélude à une  nouvelle recomposition du monde arabe 
« Si vis pacem para bellum »  « Si tu veux la paix prépare la guerre » 
Vegece 
   Il est curieux de constater que depuis pratiquement la chute du mur de Berlin , le mouvement du monde s’est accéléré du fait de la conjonction de plusieurs facteurs. D’abord la chute de l’empire soviétique sous les coups de boutoir à la fois de l’empire américain dictant la norme et d’une Eglise menée de main de maitre par le pape Jean Paul II qui avec son magister moral a soulevé les foules des anciens pays de l’est avec son  «  N’ayez pas peur »   à l’instar d’un  Lech Walesa a qui l’Occident offrit le prix Nobel un poste de président  et qui semble-t-il n’était pas tout à fiat net dans son combat Ensuite encore et toujours l’énergie sous toute ses formes qui a amené des stratégies d’accaparement à se faire jour. Pour leur malheur  les pays arabes qui détiennent  60 % des réserves pétrolières et gazières  mondiales sont gouvernés par des potentats installés dans les temps morts et qui sont le jouet des manœuvres occidentales 
    L’invention des printemps arabes dans les officines occidentales était le prélude à un nouveau découpage des territoires des pays arabes. Dans cette nouvelle curée chacun veut avoir sa part. Même la Russie que l’on avait enterré trop vite refait surface et de belle manière. Elle défend sa chasse gardée en soutenant Bachar Al Assad Les Américains sont en train de vivre un cauchemar en ce début de 21è siècle. Au plan militaire et de la supériorité qu’ils avaient sur le reste du monde depuis 1945, ils sont en train de se voir sérieusement contrés et concurrencés par les Russes. Au plan économique et de l’hégémonie du dollar, c’est la Chine qui loin de se contenter de grossir et de leur ravir la place de leader, est en train de phagocyter leurs entreprises et même leurs institutions financières   
   Ainsi Les entreprises chinoises achètent davantage d’actifs à l’étranger, en particulier, elles acquièrent plusieurs sociétés américaines, ce qui terrorise les autorités américaines. : « Plus d’une centaine de transactions d’acquisition d’entreprises étrangères par des sociétés chinoises, totalisant 81,6 milliards de dollars, sont prévues pour 2016 L’expansion des investisseurs chinois a toutefois rencontré une certaine résistance.(…) Cela s’est passé avec la bourse de Chicago que la société d’investissements chinoise Chongqing Casin Enterprise a décidé d’acheter.   À la suite de cette transaction, la société chinoise, qui serait associée à l’Etat, recevra, pour la première fois, un accès direct au marché boursier américain d’un montant de 22 trillions de dollars »,lit-on dans la lettre des congressistes américains » (1) 
Qu’elle serait la solution pour garder le leadership ?: Le chaos 
       Les causes réelles sont connues : On dit que tout est parti d’une étude israélienne pour le découpage du Moyen Orient. Etude reprise ensuite dans le cadre du PNAC américain ( Programme pour un Nouveau Siècle Américain)  et plus tard dans le MEPI ( Middle East Partenaireship Initiative) appelé aussi GMO  La traduction concrète est comment s’assurer des sources d’approvisionnement sûres à faible cout. Le parapluie américain couvrait pratiquement tout les pays arabes du Moyen Orient à l’exception de l’Irak – on sait ce qu’elle est devenue   et de la Syrie voie de passage pour le gaz 
    Justement l’avocat Robert Kennedy junior, neveu de l’ancien président américain John F. Kennedy, a révélé dans un article pour le magazine Politico les véritables causes de la guerre en Syrie. La racine du conflit armé en Syrie, provient en grande partie du refus du président syrien Bachar al-Assad du passage d’un pipeline de gaz du Qatar vers l’Europe lorsque le Qatar a offert de construire un pipeline pour 10 000 millions de dollars qui traverserait l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie «  Ce projet aurait veillé à ce que les pays arabes du Golfe aient un avantage décisif sur les marchés mondiaux de gaz et aurait renforcé le Qatar, allié de Washington dans la région, a déclaré Kennedy junior. Le président syrien Bachar al-Assad, a rejeté le projet au motif que cela nuirait aux intérêts de son allié russe,   Immédiatement après le refus du projet initial, les agences de renseignement américaines, Le Qatar, l’Arabie Saoudite et le régime israélien ont commencé à financer la soi-disant opposition syrienne et à préparer une révolte pour renverser le gouvernement syrien »   (2) 
La poudrière syrienne et l’internationalisation du conflit 
          Pourtant et comme l’écrit  Seymourh Hersh  plusieurs généraux ont attiré l’attention d’Obama sur le fait qu’il ne fallait pas détruire la Syrie pour faire partir  Assad. Il  révèle que  dans cette enquête la manière dont le général Martin Dempsey et les chefs d’état-major US ont tenté de contourner la Maison-Blanche pour venir en aide à la Syrie.  « L’insistance répétée de Barack Obama que le président Bachar al-Assad doive quitter ses fonctions —et qu’il existe des groupes rebelles « modérés » en Syrie capables de le vaincre— a suscité au cours des dernières années des dissensions modérées ou même d’opposition ouverte parmi certains des officiers les plus chevronnés de l’état-major du Pentagone. Leur critique se focalisait sur ce qu’ils considèrent comme une obsession de l’Administration sur l’allié principal d’Assad : Vladimir Poutine. (…)  L’opposition des militaires remonte à l’été 2013, lorsqu’un rapport ultrasecret, rédigé conjointement par la Defense Intelligence Agency (DIA) et l’état-major interarmes, alors dirigé par le général Martin Dempsey, avait prévu que la chute du régime d’Assad mènerait au chaos et, potentiellement au contrôle de la Syrie par des extrémistes djihadistes, de la même façon que cela s’est passé en Libye ».(3)   
       On pense, à tort, que seuls les Russes et les Iraniens, en fait une nouvelle donne se fait jour à savoir que le conflit s’internationalise avec  l’entrée en lice de la Chine si elle était confirmée : « 5000 soldats chinois d’élite allaient être envoyés dans la zone de guerre du Levant pour aider la Russie à combattre ISIS   C’est cela qui a « horrifié » le Pentagone.   ces forces spéciales, appelées « Tigres de Sibérie » et celles appelées « Tigres de nuit » ont reçu, du Congrès de Peuple Chinois (NPC) l’autorisation de se déployer, après que la Chine ait voté sa première loi anti-terroriste autorisant l’Armée Populaire à participer à des missions anti-terroristes en dehors de ses frontières. “La Chine considère la crise syrienne selon trois perspectives” : “la législation et la légitimité internationale ; le positionnement stratégique mondial et les activités des djihadistes Ouighours, dans la province du Xianjiang» (4) 
Le rôle ambivalent de la Turquie 
   On rapporte que début 2011 la Turquie et l’Arabie Saoudite mirent à profit des protestations locales contre Assad pour essayer de fomenter les conditions de son éviction.   En faisant partie de l’Otan et de la coalition la Turquie devait  en principe aider au bombardement de Daesch. Cependant la haine irréductible vouée à Al Assad amène Erdogan à avoir deux fers au feu quitte à provoquer la Russie comme ce fut le cas de la destruction d’un avion en vol . Ses relations avec l’Arabie Saoudite l’incitent à adopter le même logiciel saoudien Comment combattre Al Assad le ‘Alaouite proche du chiisme iranien ennemi du sunnisme saoudien 
  Un rapport de renseignement russe révèle en effet  l’aide actuelle turque à Daesh : « Recrutement de combattants terroristes étrangers à destination de la Syrie, facilitation de leurs mouvements transfrontières vers ce pays et livraisons d’armes aux groupes terroristes opérant sur son territoire Selon les informations disponibles, des représentants de l’État islamique d’Irak et du Levant (ÉIIL) ont créé un vaste réseau à Antalya, avec l’aide des services spéciaux turcs, pour recruter en Turquie des personnes originaires de pays de l’ex-Union des Républiques socialistes soviétiques en vue de les faire participer au conflit en Syrie et de les transférer éventuellement en Russie. (…)  En septembre 2015, un groupe de combattants de l’ÉIIL comptant plus d’un millier d’hommes venus de pays d’Europe et d’Asie centrale a été conduit vers la Syrie par le passage frontalier d’Alikaila (Gaziantep), à partir du territoire turc. Les itinéraires utilisés pour les déplacements des combattants passent très près de la frontière turco-syrienne, à travers les localités d’Antakya, Reyhanlı, Topaz, Şanlıurfa et Hatay. Depuis la fin du mois de décembre 2015, un itinéraire de transport aérien est organisé avec l’aide des services spéciaux turcs pour permettre à des combattants de l’ÉIIL de se rendre de Syrie au Yémen en passant par la Turquie, grâce à l’utilisation d’appareils militaires turcs.  (…)  En décembre 2014, les services spéciaux turcs ont aidé à installer des camps de regroupement d’immigrés illégaux en Turquie, notamment dans la province de Hatay, en vue d’organiser un entraînement et d’envoyer des bandes d’extrémistes en Syrie.   (…)Des équipements et fournitures militaires sont ensuite transportés à travers la province de Hatay jusqu’à Alep et Idleb en Syrie par des véhicules »(5)      
   De plus il semble d’après l’agence Reuter du 25 février 2016 qu’une cinquantaine de sociétés de 20 pays sont impliquées à un degré ou un autre dans la fourniture des composants qui servent à fabriquer les bombes de l'Etat islamique. Plus de 700 composants, câbles, produits chimiques et autres utilisés par l'EI pour fabriqués des engins explosifs improvisés ont transité par 51 sociétés turques, chinoises, brésiliennes, russes ou encore américaines,  Ces explosifs sont désormais produits à une "échelle quasi-industrielle" par l'EI, qui utilise des composants largement disponibles comme les engrais chimiques et les téléphones mobiles. 
Des chaudrons potentiels et un volcan en éruption 
   Parmi les autres abcès de fixation sans oublier l’Irak qui n’en finit pas d’enterrer ses morts, et la Tunisie qui peine à se stabiliser, l’Algérie qui combat toujours le terrorisme résiduel, sans oublier aussi la Libye qui saigne il faut ajouter les massacres  à bas bruit du Yemen L’implication américaine dans les bombardements de l’Arabie Saoudite au Yémen,  est avérée. Selon l’analyste Finian Cunningham. Des entreprises de «sécurité» privées liées à la CIA combattent au Yémen dans le cadre de la campagne militaire de l’Arabie saoudite appuyée par les Etats-Unis. (…)  la campagne de bombardement de l’Arabie saoudite soutenue par les Etats-Unis est à présent coordonnée avec des forces au sol comprenant des troupes régulières, des entreprises de sécurité privées et des mercenaires de type Al-Qaïda redéployés depuis la Syrie. (…)   Washington et la Grande-Bretagne ont fourni des avions et des missiles à la campagne menée par l’Arabie Saoudite et responsable de milliers de morts parmi les civils (…) Le New York Times a rapporté qu’environ 400 mercenaires ont été envoyés depuis les camps de formation des Emirats arabes unis pour participer à des missions au Yémen. Des centaines d’autres sont formés en attente de déploiement ».(6) 
    Dans le même ordre  du chaos destructeur  s’agissant du Liban : «  Le numéro deux du Hezbollah a tenu à indiquer que les positions du parti de la Résistance, critiques à l’offensive saoudienne contre le Yémen sont compatibles avec les rapports rédigés par les Nations Unies, qui révèlent que 82% du peuple yéménite vit en dessous du seuil de pauvreté, dans une véritable famine.  « Le Yémen a été tellement saccagé que toutes les organisations humanitaires dénoncent l’Arabie et ses agressions. Hier le Parlement européen s’est réuni et a voté à 85% de ses membres en faveur de la cessation des ventes d’armements à l’Arabie saoudite en raison de ses crimes au Yémen. Ce qui veut dire que le monde entier estime que l’Arabie est l’agresseur et qu’elle commet des crimes », Et cheikh Qassem de clamer: «  en ce qui nous concerne, nous voulons un Liban pour tous les Libanais, où tous les Libanais sont libres et gardent la tête bien haute, sans être les vassaux des autres Etats. Le Liban ne sera jamais un émirat saoudien ».(7) 
De nouveaux accords type Sykes-Picot        
  L’Occident invente un nouveau Moyen Orient. Interviewé sur la chaîne CNN, par Michaël Holmes le général Michael Hayden, ancien chef de la CIA et de la NSA, a déclaré qu’on assistait à« l'effritement de l'ordre international post-Seconde Guerre mondiale (...) « l’effritement des frontières dessinées lors du traité de Versailles et des accords de Sykes-Picot (…) ». Il a ajouté : « Je suis très tenté de dire que l'Irak n'existe plus, la Syrie n'existe plus, et ils ne vont pas redevenir ce qu'ils étaient. Le Liban est en train de vaciller et la Libye a cessé d'exister depuis un certain temps. Il s'agit d'une phase tectonique, au moment où une guerre est menée contre le terrorisme. Nous passons par un moment extrêmement complexe ». (8) 
      Dans le même ordre l'ancien patron du renseignement extérieur allemand (BND), August Hanning, a affirmé que la division du Moyen Orient selon de nouvelles frontières n’est pas une simple spéculation, mais c’est plutôt un projet mûr. Dans une interview accordée au journal libanais Assafir  Hanning s’est demandé : « A quel point le Moyen-Orient constitue une région stable ? Qu’en est-il de la situation régionale depuis l’accord de Sykes-Picot ? Cette région est-elle stable ou non depuis la Première guerre mondiale ? ».« A mon avis, cette région n’est pas stable effectivement, et nous devons repenser une nouvelle structure sécuritaire », a-t-il répondu.  « Depuis la Première guerre mondiale, des frontières très factices ont été mises en place. Regardez l’Irak, c’est un pays factice. La Syrie, je pense qu’elle est différente.  Faisant le jeu de l’Occident, cet ancien responsable de renseignement allemand défend l’idée selon laquelle le conflit en Irak est sectaire, et omet de mentionner le rôle occidental et américain dans l’aiguisement des haines confessionnelles et dans le soutien aux groupes terroristes qui suivent une politique ségrégationniste »(9). 
     Plus rien ne sera comme avant : L’Occident  qui n’a jamais cessé d’instrumentalisé  et d’attiser les tensions interethniques et interreligieuses continuera de plus belle De ce fait, Les peuples arabes n’ont pas fini de payer pour l’incurie de leurs dirigeants. Il est à craindre s’il n’y a pas une prise de conscience endogène dont la première mission est de déconstruire la doxa occidental, qu’ils deviendront des peuplades qui sortant de l’Histoire seront installés dans les temps morts. La seule perspective est que ces peuples se choisissent d’une façon démocratique  des hommes d’Etat  fascinés par l’avenir qui au lieu de penser aux prochaines élections- généralement truquées- pensent enfin aux générations futures et donnent une perspectives à ces hommes et ces femmes dont le destin n’est pas de servir d’épaves données en pâture aux politiciens européens et américains qui se lavent les mains d’un chaos qu’ils ont eux même créé en dynamitant – pétrole oblige- des équilibres millénaires et subtils entre les communautés  et ethnies  en Syrie en Irak  en Libye. Ainsi va le Monde
   
1.http://fr.sputniknews.com/international/20160224/1022046338/chine-usa-investissements.html#ixzz419uXgpYd 
2.http://www.politico.eu/article/why-the-arabs-dont-want-us-in-syria-mideast-conflict-oil-intervention/ 
3.Seymour M. Hersh http://www.voltairenet.org/article189822.html 
4.http://reseauinternational.net/le-pentagone-sonne-par-lannonce-de-lenvoi-de-milliers-de-soldats-chinois-en-syrie/ 
5.http://www.voltairenet.org/article190331.html 18 février   
6.http://news360x.fr/les-mercenaires-du-pentagone-blackwater-al-qaida-au-nom-de-qui/ 
7.http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=288990&frid=18&seccatid=23&cid=18&fromval=1 
8.http://edition.cnn.com/2016/02/25/politics/michael-hayden-2016-campaign-rhetoric/ 
9.http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=246827

En savoir plus sur http://www.alterinfo.net/Le-desordre-du-monde-Prelude-a-une-nouvelle-recomposition-du-monde-arabe_a121154.html#C5LAzoCqd8A2BeiO.99
 
vendredi 26 février 2016
 

L’armement atomique israélien: un secret de polichinelle et une menace à l’échelle mondiale






Par Hilary Wise
israel militarisation atomique
La connivence avec le programme nucléaire d’Israël, plus que toute autre question, révèle l’ambivalence et l’hypocrisie de l’Occident.
Pendant que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou continue de tempêter et de prendre ses grands airs au sujet de la menace existentielle posée par un Iran détenteur – peut-être, un jour – de l’arme nucléaire, Israël a pris livraison du dernier de ses sous-marins de pointe allemands capables de transporter des ogives nucléaires.
Le coût de ces sous-marins est lourdement subventionné par le contribuable allemand dans le cadre de l’aide militaire constante de l’Allemagne à Israël. Selon les révélations du journal Der Spiegel, Angela Merkel aurait tenté de conditionner la livraison des sous-marins à diverses contraintes, « incluant l’exigence qu’Israël cesse sa politique de colonisation expansionniste et permette l’achèvement d’une station d’épuration située dans la bande de Gaza et partiellement financée par l’Allemagne ». Aucune de ces conditions n’a été remplie, mais la livraison s’est poursuivie.
Le secret le moins bien gardé du monde
Depuis des décennies, l’existence de l’arsenal nucléaire israélien est de notoriété publique, en partie grâce aux informations fournies par Mordechai Vanunu, toujours privé de sa liberté bien qu’il ait déjà purgé une peine de dix-huit ans.
Le Centre d’études pour la non-prolifération a rapporté qu’Israël dispose vraisemblablement de quelque 300 ogives – presqu’autant que le Royaume-Uni. Cela comprend une gamme d’armes thermonucléaires à portée intercontinentale et des armes tactiques d’artillerie à rayonnement renforcé (« bombes à neutrons »).
Les installations nucléaires israéliennes incluent le réacteur nucléaire de Dimona, situé dans le Néguev et où travaillait Vanunu, les bases de stockage nucléaires situées à Eilabun, près du lac de Tibériade, et le laboratoire national de test d’armes de Soreq, au sud de Tel Aviv.
Israël a toujours refusé de confirmer ou d’infirmer leur existence : c’est ce qu’Avner Cohen, auteur d’Israël et la bombe, appelle une politique du « ne demandez pas, ne dites pas ». Evidemment, aucune inspection de ces installations par l’Autorité internationale de l’énergie atomique n’a été autorisée.
Tant les Etats-Unis qu’Israël ont intérêt à maintenir la fiction qu’Israël n’est pas une puissance nucléaire (ou que, s’il l’est, les Etats-Unis n’ont en pas connaissance) : la loi américaine interdit expressément l’aide économique et militaire aux nations qui acquièrent la technologie de l’enrichissement nucléaire à des fins militaires. Il existe cependant une clause dérogatoire stipulant que le président peut autoriser une telle aide dans « l’intérêt vital » des Etats-Unis.
L’arsenal impressionnant d’Israël comprend des missiles Jericho III, lesquels peuvent transporter des ogives nucléaires et sont également capables d’atteindre quasiment toute l’Europe et une grande partie de l’Asie. Le véhicule de lancement spatial Shavit a une portée d’au moins 4 500 km, et Israël a développé un certain nombre de missiles de croisière, tels le Gabriel 4, un missile de croisière antinavire, et le Popeye Turbo, qui peut être déployé sur des sous-marins.
Les avions de chasse d’Israël, du F-15 au F-16I, sont capables d’opérations de longue portée avec des ogives nucléaires et chimiques. L’apport des sous-marins allemands Dolphin complète la capacité maritime, terrestre et aérienne de ces ogives nucléaires israéliennes.
Le soutien occidental
La réticence d’Israël à informer de ses réelles capacités nucléaires n’a pas été remise en question dans les milieux politiques et les médias occidentaux.
Non seulement peu de questions ont été posées, mais pendant des décennies, les pays occidentaux ont coopéré de façon active au programme nucléaire d’Israël. C’est la France qui a construit le réacteur nucléaire de Dimona dans les années 1950, utilisant l’eau lourde fournie par la Grande-Bretagne, la Norvège et plus tard les Etats-Unis. Pendant des années, Israël a collaboré étroitement avec le régime sud-africain au développement d’armes nucléaires, et cela jusqu’à la chute de l’apartheid.
L’aide militaire américaine à Israël, d’un montant de 100 milliards de dollars depuis 1962, s’élève désormais à une moyenne de 3 milliards de dollars par an, outre les milliards provenant des ventes d’armes. Cette aide prend en grande partie la forme d’armes conventionnelles telles que des avions de combat et des missiles sol-air ; mais une grande partie de cet armement peut constituer un système de lancement de missiles nucléaires. Par exemple, les récents programmes d’aide ont inclus des missiles à capacité nucléaire Harpoon, lesquels équiperont les sous-marins allemands.
L’acquisition clandestine par Israël de la technologie nucléaire des Etats-Unis et d’autres pays a fait l’objet de diverses révélations journalistiques. Mais l’étendue de la collusion de ces gouvernements et de leur consentement à ces transferts de technologie ne sera probablement jamais connue.
Ce soutien massif contraste avec l’attitude occidentale vis-à-vis de l’Irak. La simple – et complètement fallacieuse – suggestion que l’Irak possédait des armes de destruction massive a signifié pour ce pays vingt ans de sanctions paralysantes et de bombardements intensifs, aboutissant à une sanglante désintégration politique à laquelle nous assistons encore aujourd’hui.
Israël possède des armes nucléaires et chimiques en abondance, mais n’est absolument pas tenu pour responsable.
Le rêve d’un Moyen-Orient dénucléarisé
Dans un effort visant à enrayer la propagation des armes nucléaires et encourager les Etats nucléaires à y renoncer, une conférence internationale a lieu tous les cinq ans dans le cadre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Le TNP a été signé par tous les Etats du Moyen-Orient (y compris l’Iran), à l’exception d’Israël. La conférence du TNP de 2010 a conclu qu’une conférence régionale devrait avoir lieu en 2012 afin de discuter de la possibilité de faire du Moyen-Orient une région exempte d’armes de destruction massive. Ban Ki Moon a exhorté Israël à y participer.
Ce dernier a sans cesse tergiversé et cette idée de conférence a finalement été mise de côté – même si elle peut être relancée lors des discussions du TNP se tenant cette année, du 27 avril au 22 mai, au siège de l’ONU à New York. Peut-être par exaspération, l’Assemblée générale des Nations unies avait massivement adopté en 2012 une résolution appelant Israël à permettre l’inspection de son programme nucléaire. Ceux qui ont voté contre étaient les suspects habituels : Israël, les Etats-Unis, le Canada, les Iles Marshall, la Micronésie et Palau.
Qui participe à cette course aux armements ?
L’accord de principe négocié entre les Etats-Unis et l’Iran sur le programme nucléaire iranien a été chaleureusement accueilli par la communauté internationale, à l’exception des jusqu’au-boutistes sionistes aux Etats-Unis. Netanyahou, avec ses prédictions de Cassandre, s’est une fois de plus trouvé isolé. Avec une indubitable et inconsciente ironie, il a soulevé le spectre d’un Iran déclenchant une « course aux armements nucléaires » au Moyen-Orient.
Le seul cheval de cette course est, jusqu’à présent, Israël. Il est également l’Etat le plus belliqueux de la région, ayant à plusieurs reprises attaqué, envahi et occupé ses voisins les plus proches, annexant les territoires de certains et bombardant les territoires d’autres, y compris vraisemblablement l’Iran lui-même. Alors qu’Israël persiste dans cette politique, il est en effet compréhensible que ses voisins puissent souhaiter obtenir leur propre force de dissuasion.
Hilary Wise

Article original en anglais : Israel, the bomb and Western double-think, Middle Eat Eye, 28 avril 2015
Traduction : MEE - Hassina Mechaï
Hilary Wise est écrivain, universitaire et activiste. Elle a également été pendant huit ans journaliste au Palestine News.
 
lundi 22 février 2016
 

Les mensonges, fabrications et falsifications du gouvernement Bush-Cheney pour attaquer l’Irak, pour son pétrole et pour Israël







—Ils [Le président George W. Bush et le vice-président Dick Cheney] ont menti … Ils ont dit qu’il y avait des armes de destruction massive. Il n’y en avait pas. Et ils savaient qu’il n’y en avait pas. Il n’y avait pas d’armes de destruction massive.
Donald Trump (1946- ), propos tenus au cours d’un débat présidentiel du parti républicain sur la chaîne CBS, le samedi 13 février, 2016.
[George W. Bush] veut renverser le régime de Saddam Hussein, par une action militaire, en prétextant une conjonction entre le terrorisme et les armes de destruction massive (ADM).
—Mais les renseignements et les faits sont trafiqués de manière à justifier une politique préétablie.
Richard Dearlove (1945- ), Chef des Services secrets britanniques (MI6), (observation tirée du rapport intitulé ‘Downing Street memo’, le 23 juillet, 2002).
Il ne fait aucun doute que Saddam Hussein possède aujourd’hui des armes de destruction massive. Il ne fait aucun doute qu’il les a stockées afin de s’en servir contre nos amis, contre nos alliés, et contre nous.
Dick Cheney (1941- ), déclaration faite au congrès national des vétérans américains, le 26 août, 2002.
Présenter, comme on l’a fait, l’existence hypothétique d’armes de destruction massive comme une menace pour les États-Unis constitue, à mon avis, une tentative de tromper sciemment le peuple américain.
Général Hugh Shelton (1942- ), ancien Chef des armées américaines de 1997 à 2001, (opinion émise dans ses mémoires intitulées « Sans hésitation: l’odyssée d’un guerrier américain », 2010).
Nous [les États-Unis d’Amérique] sommes allés en guerre non seulement contre l’Irak et pas seulement contre des groupes d’insurgés, mais aussi contre une grande partie du monde arabe, contre des dizaines et des dizaines de millions de personnes … Ce fut une erreur stratégique de proportions monumentales de croire que cette guerre allait être confinée à l’Irak … [Cette guerre en Irak] est en passe de devenir le plus grand désastre stratégique de toute notre histoire.
Général William E. Odom (1932-2008), commentaire émis devant le Comité des relations étrangères du Sénat américain, le 18 janvier, 2007.

Le candidat républicain aux élections présidentielles américaines, Donald Trump, a rendu un grand service à la vérité et aux historiens de l’avenir en déclarant publiquement, le samedi 13 février, 2016, ce que la plupart des gens savaient déjà, à savoir que la guerre d’agression des États-Unis contre l’Irak, en mars 2003, était non seulement illégale au regard du droit international; elle fut aussi un grand exercice de propagande trompeuse et reposait sur des documents truqués, sur une série de mensonges et sur des falsifications.
Pour ma part, j’ai publié un livre au début de 2003, lequel détaillait la façon dont le gouvernement de George W, Bush et de Dick Cheney avait monté un casus belli sous de faux prétextes contre l’Irak, avec l’aide de néoconservateurs pro-israéliens œuvrant dans les échelons supérieurs du gouvernement étasunien.
La maison d’édition ‘Les Intouchables’ de Montréal publia une première édition du livre en février 2003, sous le titre de « Pourquoi Bush veut la guerre ». Cette dernière fut suivie, en 2004, d’une version en langue anglaise publiée aux États-Unis sous le titre de « The New American Empire ». En 2005, l’éditeur français l’Harmattan publia une version européenne intitulée « Le nouvel empire américain ». La maison ‘Nova Publishing’ de Ankara, en Turquie, publia par après une traduction en langue turque intitulée ‘Yeni Amerikan Imparatorlu›u’.
Les machinations et les truquages derrière la guerre désastreuse contre l’Irak, laquelle a littéralement fait des centaines de milliers de morts et créé des millions de réfugiés, et laquelle a complètement déstabilisé l’ensemble du Moyen-Orient, constituent donc un sujet que j’ai étudié depuis plusieurs années.
On ne sera guère surpris que j’aie accueilli la sortie de M. Trump avec satisfaction lorsque ce dernier décida d’ouvrir les yeux du public étasunien sur la réalité de la guerre en Irak, même si les personnes impliquées dans cette travestie coupable n’ont pas été inculpées, et encore moins condamnées, pour leur négligence et leur duplicité, sinon pour leur trahison, en vertu des articles de la Charte de Nuremberg et de la Charte des Nations Unies. Pire peut-être encore, aucune enquête publique sérieuse de cet épisode sordide du début du 21ème siècle n’a été conduite pour éclaircir comment le gouvernement du duo Bush-Cheney a planifié une attaque militaire préméditée contre l’Irak dans le but de provoquer un « changement de régime politique » dans ce dernier pays.
Par conséquent, il serait peut-être utile de résumer la triste liste des événements qui ont conduit à ce que le général américain William Odom a qualifié du « plus grand désastre stratégique de l’histoire des États-Unis ». Nous pouvons aussi dire que cette guerre illégale a été une grande catastrophe pour les populations du Moyen-Orient, et elle pourrait aussi se révéler être un désastre pour l’Europe et le monde dans son ensemble, surtout si le chaos actuel dans cette partie du monde devait conduire à unetroisième guerre mondiale.
1- UN EXERCICE DE DÉCEPTION: Quand George W. Bush prit le pouvoir en janvier 2001, son secrétaire au Trésor, Paul H. O’Neill (1935- ), l’ancien PDG d’Alcoa, rappelle que le projet de renverser le gouvernement irakien de Saddam Hussein fut soulevé par Bush dès la première réunion du cabinet de la nouvelle administration. Dans la biographie de M. O’Neill, sous la plume du journaliste Ron Suskind et intitulé “The Price of Loyalty”, (Le prix de la loyauté), il y est indiqué que George W. Bush avait pleinement l’intention d’envahir l’Irak et faisait tout en son possible pour trouver une excuse afin de lancer une guerre préventive contre Saddam Hussein. Comme l’écrit M. Suskind, il circulait même un document du Pentagone, daté du 5 Mars 2001 et intitulé « Candidats potentiels étrangers pour des contrats dans les champs pétroliers Irakiens », lequel contenait une carte géographique des zones pétrolifères à développer en Irak. Bien sûr, on s’était bien gardé de faire allusion à un tel plan détaillé dans le cadre de la campagne électorale de l’an 2000, et encore moins d’en débattre.
Cependant, un organisme de recherche néoconservateur et pro-Israël baptisé du nom de « Projet pour le Nouveau Siècle Américain » (PNAC), avait élaboré un projet pour renverser le gouvernement irakien, et cela dès septembre 2000. Le double objectif de base visait à sécuriser l’accès aux réserves pétrolières de l’Irak et à supprimer un ennemi potentiel de l’état d’Israël. Ce groupe de réflexion, fondé par William Kristol et Robert Kagan, était principalement dirigé par le vice-président Dick Cheney; par le secrétaire de la défense Donald Rumsfeld; par Paul Wolfowitz, (l’adjoint de Rumsfeld au ministère de la défense); par le frère cadet Jeb Bush de George W. Bush, alors gouverneur de la Floride; et par Lewis Libby, l’adjoint de Cheney.
Son mémorandum sur l’Irak portait le titre de « Reconstruire les Défenses de l’Amérique: Stratégies, Forces et Ressources pour un Nouveau Siècle ». Il y était clairement indiqué que: « En fait, les États-Unis cherchent depuis des décennies à jouer un rôle plus durable dans la sécurité régionale du Golfe[Persique]. Alors que le conflit non réglé avec l’Iraq lui donne une justification immédiate, le besoin d’une présence militaire américaine significative dans le Golfe va au-delà de la question du renversement du régime de Saddam Hussein ». Ce fut ce projet que l’administration nouvellement élue de Bush-Cheney décida de faire sien, en secret, huit mois avant les attaques terroristes de 9/11.
Il est aussi pertinent et nécessaire de mentionner que le document de la PNAC sur l’Irak, mentionné ci haut, suivait à la trace un autre rapport, rédigé en 1996 pour le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu et intitulé « A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm ». Ce document indiquait ceci : « Israël peut modeler son environnement stratégique en coopération avec la Turquie et la Jordanie, en affaiblissant, en endiguant et même en repoussant la Syrie. Afin de contrecarrer les ambitions régionales de la Syrie, les efforts pourraient viser à expulser Saddam Hussein du pouvoir, un objectif stratégique en soi important pour Israël. »
En 2001, l’administration Bush-Cheney semblait avoir fait sienne la stratégie proposée au gouvernement israélien quelques années auparavant.
2- POSSIBLE NÉGLIGENCE: Dans quelle mesure le gouvernement de Bush-Cheney a été négligent en ne prenant pas les mesures nécessaires pour empêcher les attaques terroristes de 9/11? C’est là une question légitime étant donné que la Maison Blanche de George W. Bush avait reçu, le lundi 6 août 2001, soit 36 jours avant les attaques terroristes, un rapport confidentiel de la CIA intitulé « Ben Laden est déterminé à frapper les Etats-Unis ». M. Bush était alors en vacances d’un mois dans son ranch de Crawford, au Texas, et aucune alerte ou mesure spéciale ne furent lancées ou prises afin d’avertir les autorités pertinentes du danger.
3- UN GOUVERNEMENT PARALLÈLE : Dès le début, la nouvelle administration de Bush-Cheney créa un organisme bureaucratique spécial pour la collecte de renseignements, pour faire de la propagande et pour coordonner les préparatifs de guerre. Ce fut le bureau du Pentagone baptisé du nom de ‘Office de Planification Spéciale’ (OPS), lequel fut placé sous la supervision directe de PaulWolfowitz (photo à droite), le secrétaire adjoint à la Défense. Tel que rapporté par le renommé journaliste Seymour Hersh, le nouvel organisme avait été conçu avec comme but de contourner la C.I.A. et la propre agence de renseignements du Pentagon, la D.I.A., et devait servir de source principale de renseignements pour le Président Bush concernant la possession possible par l’Irak d’armes de destruction massive et la relation éventuelle de ce dernier pays avec le réseau terroriste al Qaïda. La nouvelle agence avait aussi comme mission de trouver des arguments ou des prétextes pour que les États-Unis puissent se lancer en guerre contre l’Irak. Douglas Feith, un sous-secrétaire à la Défense, dirigeait l’organisme quasi secret, assisté de William Luti, un ancien officier de la marine et un ex-collaborateur du vice-président Dick Cheney.
Un fait important qui aurait dû faire l’objet d’une enquête, mais qui ne l’a pas été, était la facilité avec laquelle certains généraux israéliens avaient libre accès à l’OPS, tel que cela fut rapporté par la lieutenant-colonel Karen Kwiatkowskiune spécialiste du Moyen-Orient et une haut gradée de la ‘Air Force’ US, affectée à l’agence.
4- UNE PROPAGANDE DE GUERRE : Suite aux évènements du 11 septembre 2001, peu d’Étatsuniens pensaient accuser l’Irak d’avoir été derrière les attaques terroristes, car aucun des 19 terroristes impliqués avait quelque rapport que ce soit avec l’Irak. En fait, les 19 pirates de l’air dans les attentats du 11 septembre étaient affiliés au groupe terroriste islamiste al-Qaïda et 15 sur 19 étaient des citoyens de l’Arabie Saoudite, 2 étaient des citoyens des Émirats arabes unis et les 2 autres venaient de l’Egypte et du Liban. Aucun d’entre eux ne venaient de l’Irak. De plus, leurs camps d’entraînement étaient situés en Afghanistan.
Voilà pourquoi, dans les sondages faits dans la foulée du 11 septembre 2001, seulement 3 pour centdes Étasuniens mentionnaient l’Irak ou Saddam Hussein comme responsables possibles des attentats. Il fallait donc, de toute évidence, changer cette perception si le gouvernement de Bush-Cheney voulait se lancer à tout prix en guerre contre l’Irak. C’est alors que fut lancée une campagne concertée pour soulever, dans l’esprit du public, le mythe des armes de destruction massive supposément cachées en Irak et les liens présumés que Saddam Hussein était sensé entretenir avec le réseau al-Qaïda, le tout avec le concours actif des médias néo-conservateurs américains.
Ainsi, en septembre 2003, la propagande avait tellement bien réussi que, selon un sondage du journalWashington Post, 69 pour cent des Étasuniens en étaient venu à croire que Saddam Hussein avait été personnellement impliqué dans les attaques menées par al-Qaïda, même si il n’y avait aucune preuve d’un tel lien entre les deux. Telle est la force de la propagande gouvernementale lorsque les médias collaborent dans l’exercice de désinformation.
L’histoire enregistrera que les États-Unis n’ont pas usé de représailles contre l’Arabie Saoudite, un pays qui avait beaucoup à voir avec les attaques terroristes du 11-Septembre, mais qu’il l’a fait avec violence contre l’Irak, un pays qui n’avait eu rien à voir avec les attentats. Ce fut un exemple remarquable de propagande de guerre, laquelle servit à monter un dossier falsifié contre l’Irak pour attaquer et envahir ce pays, sans égard à la vérité factuelle.
Tous ces faits sont bien documentés et corroborés. Les futurs historiens auront donc de nombreuses sources pour établir la vérité historique.
Conclusion
En alertant la population américaine sur la tricherie du gouvernement de Bush-Cheney pour aller à la guerre contre l’Irak, le candidat présidentiel Donald Trump a rendu un grand service à son pays. Il est irréfutable que la guerre que les Etats-Unis ont lancé au Moyen-Orient a causé beaucoup de destruction et beaucoup de misère en Irak et dans l’ensemble du Moyen-Orient. Et les séquelles de la catastrophe initiale se poursuivent encore aujourd’hui, treize ans après l’invasion militaire étasunienne de l’Irak en 2003.
Un événement comparable dans l’histoire récente où un pays fortement armé a envahi militairement un autre pays plus faible a été la décision du chancelier allemand Adolf Hitler d’envahir la Pologne le 1er septembre 1939, plongeant alors l’Europe dans le chaos pour de nombreuses années. Il faut espérer que le chaos actuel au Moyen-Orient, avec des opérations militaires menées pas un si grand nombre de pays, tant en Irak qu’en Syrie, ne débouchera sur une catastrophe encore plus grande.
Rodrigue Tremblay


Rodrigue Tremblay est professeur émérite d’économie à l’Université de Montréal et on peut le contacter à l’adresse suivante : rodrigue.tremblay1@gmail.com
Il est l’auteur du livre du livre « Le nouvel empire américain » et du livre « Le Code pour une éthique globale ».
Prière de visiter son blogue à l’adresse suivante :http://www.thenewamericanempire.com/blog.htm.
Site Internet de l’auteur : http://www.thenewamericanempire.com/
Pour plus d’informations concernant le dernier livre du professeur Tremblay intitulé : “Le Code pour une éthique globale”, voir : http://www.lecodepouruneethiqueglobale.com/
 
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