ELWATAN-ALHABIB
lundi 31 août 2015
 

Les héros du Thalys

 Décorés avant la fin de l'enquête


 Avant toute enquête, voilà que toute la presse et les médias reprennent en chœur le scénario qui célèbre les héros du Thalys, ce groupe d’hommes qui aurait réussi à neutraliser un terroriste avéré avant même qu’on songe à le taxer de terroriste présumé.

Avant toute enquête, et avant même que les interrogatoires mettent à jour les intentions réelles du coupable, Le Figaro parle dans son édition mise en ligne le 23 août 2015 d’un « jeune islamiste marocain qui a voulu semer la mort vendredi dans le Thalys entre Amsterdam et Paris. »
 Le Monde rapporte les faits : « Trois jeunes Américains, Alek Skarlatos, Spencer Stone et Anthony Sadler (respectivement 22, 23 et 23 ans) aidés d’un sexagénaire britannique, Chris Norman, sont parvenus à neutraliser le suspect.»
 Le Monde ne doute pas un instant qu’un « carnage a été évité, vendredi 21 août, dans un train Thalys reliant Amsterdam à Paris et transportant 544 passagers. »
 Pourtant, à l’heure où la Légion d’honneur est décernée par le président Hollande à ceux qui ont mené cette action héroïque et qui ont nécessairement sauvé plus d’un demi-millier de victimes potentielles, un malaise accompagné de doutes gagne les esprits les plus éclairés.
 Quelle mise en scène aux proportions extraordinaires et planétaires ! Amsterdam, Paris, la Belgique, la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis, tout le monde est concerné !
 Cet événement va rehausser le prestige des militaires américains, passablement amoindri par les agissements d’une armée qui sème la mort à grande échelle depuis des décennies partout où elle se rend.
 De qui se moque-t-on ? De peuples gavés par les séries américaines qui finissent par confondre la réalité et le cinéma ? Pourquoi l’actualité nous est-elle présentée de façon si superficielle ? Pourquoi nous oriente-t-elle à considérer désormais que tout « maghrébin », en apparence innocent et gentil garçon, peut cacher un monstrueux terroriste ?
 N’y a-t-il pas là une forme de manipulation qui domine largement la presse et les médias occidentaux, nous conduisant à des raccourcis pervers, qui cachent des drames humains autrement plus conséquents ?
 On trompe l’opinion publique en donnant à des actes isolés des proportions gigantesques et des interprétations précipitées, voire erronées. En contrepartie, on nous cache des crimes odieux, qui se comptent par centaines de milliers, comme s’ils ne se produisaient pas en temps réel !
 Les grandes chaînes officielles ont renoncé à nous informer sur les drames quotidiens que subit le peuple syrien. Pourquoi ? Parce que ni le gouvernement français, ni le gouvernement britannique, ni le gouvernement états-unien, orientés par les lobbies financiers et leur électorat obnubilé, n’ont eu jamais l’intention de sauver des millions de Syriens qui appellent à l’aide depuis quatre ans !
 Voilà le véritable scandale. Après cela, décernez des médailles à qui bon vous semble !

Hani Ramadan
 Tribune de Genève,
 L’invité, le 25 août 2015
 
 
Le temps de la diversion



par Kharroubi Habib
Quand ils sont confrontés à des situations dont ils perdent le contrôle, les gens du pouvoir recourent dans presque tous les cas à la vieille mais inusable et souvent efficace ruse de la diversion. Les dirigeants algériens sont passés maîtres en la matière et leur expertise est telle que quand ils s'adonnent à l'exercice, la réussite est quasi systématique au rendez-vous.

Ce bon vieux procédé, ils sont déjà en train d'en peaufiner un scénario à mettre en scène pour emmener les Algériens à moins se préoccuper de la situation économique et financière du pays dont la gravité est susceptible de devenir le déclencheur chez eux d'un mouvement de contestation anti-pouvoir de la force d'un tsunami ravageur. Nous l'avons déjà évoqué, le scénario pourrait consister en des initiatives politiques de la part du pouvoir au but que l'opinion publique et les acteurs politiques se focalisent sur elles et en oublient ce faisant que le pays à la dérive économique et paralysé politiquement n'a plus rien à attendre de salvateur de ceux qui l'ont mis en cet état.

La relance du projet de révision de la Constitution nous apparaît à ce titre l'astuce dont le pouvoir va se servir et qu'il nous servira très prochainement. Mais ce n'est pas la seule cartouche dont il dispose. Il a aussi celle de créer l'illusion que l'Algérie est autrement plus menacée par le réveil de l'islamisme intégriste que par la crise économique et financière qu'elle subit. Sa passivité et son silence face aux manifestations et agitations annonciatrices de ce réveil ne doivent pas s'interpréter comme impuissance de sa part à y mettre un terme. Sans imputer au pouvoir d'avoir favorisé en sous-main le réveil et l'agitation de ce courant islamiste intégriste, l'on peut néanmoins avancer qu'il y trouve son intérêt qui est qu'il constitue un « bourourou » qui par le danger qu'il représente aux yeux des Algériens les dissuadera d'entendre les voix qui prêchent le changement du système politique et le départ du pouvoir qui en est l'émanation.

C'est donc probablement avec ce calcul que les autorités laissent faire et dire les islamistes intégristes qui s'agitent. Leur agitation a pour lui l'avantage d'entretenir la peur d'un retour à la décennie rouge sanglante, mais aussi celui de semer la « zizanie » au sein du courant islamiste dont les composantes légales ont manifesté la velléité de se rassembler contre le pouvoir. Madani Mezrag et les comparses au nom desquels il parle font en effet autant peur à ces composantes légales de l'islamisme politiques qu'aux citoyens qui ont en aversion ce courant.

La question est de savoir comment s'y prendre pour faire échec à la stratégie de la diversion du pouvoir et le ramener à revenir aux fondamentaux à l'origine de la crise nationale multidimensionnelle qui sont que c'est le pouvoir par son aveuglement et sa gouvernance calamiteuse qui sont le problème dans cette crise. Sans solution en premier de ce problème, une révision constitutionnelle n'aboutirait qu'à redonner souffle au pouvoir ainsi considéré et Madani Mezrag et ses affidés persisteront dans la provocation du peuple algérien. 
 
mercredi 26 août 2015
 

Qui a fait venir El Khazzani en France? Un « représentant » du Crif







HICHAM HAMZA
Mercredi 26 Août 2015

Qui a fait venir El Khazzani en France? Un « représentant » du Crif

INFO PANAMZA. Ayoub El Khazzani, terroriste présumé du Thalys, avait quitté l'Espagne en raison de son embauche par Alain Jochimek, directeur de Lycamobile France et "représentant" du Crif auprès de la haute fonction publique israélienne. Révélations. 
 
Un jour, il débarque dans mon magasin ivre de joie. 
Il venait de décrocher un contrat, disait-il, avec la compagnie mobile Lycamobile pour aller travailler en France. 
Tel fut le propos tenu -auprès de Libération - par Anouar, un résident espagnol, au sujet de l'homme accusé formellement aujourd'huid'avoir tenté de commettre, le vendredi 21 août, un attentat terroriste dans le Thalys reliant Amsterdam à Paris. 
La scène rapportée par Anouar se serait déroulée au début de l'année 2014.  
Quelques jours après, le 3 février exactement, le Marocain aujourd'hui en détention entama sa fonction de "promoteur" de Lycamobile en Seine-Saint-Denis. Deux mois plus tard, il sera licencié en raison d'un"problème de papiers" et disparaîtra momentanément, quelque part entre l'Allemagne, la Turquie et la Belgique  .  
Son ex-employeur, dénommé Alain Jochimek, s'est confié hier soir, au micro de France Info. 
  
Jochimek?  
L'homme âgé de 63 ans n'est pas seulement le directeur général d'un opérateur de téléphonie mobile en pleine croissance (et entrepreneur dans le domaine du cellulaire jusqu'en Floride). 
Il est également l'un des "représentants" du Conseil représentatif des institutions juives de France, actuellement présidé par l'islamophobe Roger Cukierman
En septembre dernier, Jochimek fut ainsi convié à une rencontre singulière. Extrait d'un billet publié alors par le site du Crif : 
Le CRIF a reçu une trentaine de futurs hauts fonctionnaires israéliens.  
Cette délégation constitue la première promotion de Tzoarim, programme de haut niveau pour la formation des hauts fonctionnaires en France. 
Le CRIF était représenté par Richard Prasquier, ancien Président du CRIF et président du Keren Hayessod, Yonathan Arfi, vice-président du CRIF, Marc Djebali, membre du Bureau Exécutif du Fonds Social Juif Unifié, et Alain Jochimek, vice-président délégué du Bnai Brith de France. 
Le B'naï Brith de France?  
Panamza avait déjà longuement évoqué cette organisation influente et discrète. C'était en mars 2014, à l'occasion du duel NKM/Hidalgo. Extrait :  
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Il se présente  comme "le plus grand organisme juif dans le monde et aussi l'un des plus anciens, depuis sa création en 1843".  
Basé à Washington, le B'naï Brith dispose de plusieurs antennes  à travers le monde. La représentation française, qui vient de célébrer ses 80 ans dans les salons d'honneur de la mairie de Paris, est présidée par Serge Dahan, un homme qui affirme  vouloir "protéger l'image d'Israël" et "développer un système de lobbying" en faveur de la communauté juive de France.  
Précision importante: si l'association du communautarisme juif et du terme "lobby" (utilisé par Serge Dahan lui-même) est devenu taboue dans l'Hexagone, elle est couramment  employée outre-Atlantique, y compris  dans la presse juive américaine pour désigner le travail du B'nai Brith. 
Bibi fan du BB 
A l'occasion de ses 170 ans, fêtés l'an dernier, le B'nai Brith avait reçu les félicitations du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou  comme en témoigne la fin de ce clip promotionnel à la gloire du mouvement. 
  
  
  
(…) 
Il est à noter que le B'nai Brith France avait organisé , le 1er décembre, un salon du livre au cours duquel furent invitées des personnalités radicalement hostiles à l'islam parmi lesquelles  Pierre Cassen, animateur de l'association Riposte laïque et Fabien Engelmann, conseiller politique de Marine Le Pen au dialogue social et candidat FN à Hayange. 
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Résumons. 
lycamobile
Ayoub El Khazzani, présenté désormais -malgré ses dénégations catégoriques- comme un "terroriste djihadiste" par la presse traditionnelle de l'Hexagone et le Procureur de la République (François Molins, un proche de la mouvance pro-israélienne radicale ), a pu venir en France  grâce à Alain Jochimek, membre d'une organisation ultra-sioniste et islamophobe.  
Le prétexte de l'embauche : réputé être un bon vendeur de Lycamobile en Andalousie, El Khazzani (qui parle mal le français selon son avocate) aurait donc été perçu comme un choix évident pour distribuer des tracts auprès des Franciliens arabophones -fonction que n'importe quel autre chômeur également arabophone et déjà installé en Île-de-France aurait pourtant pu occcuper. 
Affaire à suivre… 
HICHAM HAMZA 
Bonus : Pour en savoir plus sur l'affaire du Thalys, consultez le dossier -en cours de constitution- de Panamza. 
Thalys : « l’expert en contre-terrorisme » est un ex-espion ayant vécu dans un kibboutz (22.08.15) 
Attaque du Thalys : la vidéo a d’abord été diffusée par un proche de Fourest (24.08.15)
Thalys : la version officielle de Paris et Washington contredite par une "source belge fiable" (24.08.15)

Commentaire :

Le commentaire de 999SPIRITUS 
On croirait ce scénario officiellement vrai et avéré sorti tout droit d’un cerveau malade conspirationniste :
– On y retrouve le fameux tueur islamiste fiché par les services secrets et suivi de très près par l’Etat profond, jusqu’en Syrie, sans être le moins du monde inquiété, et armé jusqu’aux dents,
– On y retrouve les fameux soldats étasuniens, toujours héroïques et prêts à sauver la France et l’Europe tout entière contre ses ennemis fascisants, du nazisme à l’islamisme en passant sans doute par le russisme et le complotisme,
– On y retrouve même une scène culte d’un grand film hollywoodien en Noir et Blanc sur le débarquement, où un nazi est repéré puis tué par les libérateurs anglo-étasuniens à cause du rechargement de son arme automatique,
– On retrouve un Ministère de l’Intérieur français immédiatement mobilisé, dramatisant à souhait l’événement en racontant que les blessés sont entre la vie et la mort, l’un d’eux étant quasiment dans une mort clinique, d’après son bras droit, avant le démenti le lendemain,
– On retrouve encore les grands médias alignés de France et d’Occident totalement mobilisés dans cet événement surgonflé à souhait, avec des programmes bouleversés et des matinales spéciales, sur-médiatisant l’attentat terroriste islamiste à l’extrême, jusqu’au Président Obama soi-même, et Flambi aussi : vous pensez bien qu’il ne fallait par rater une telle opportunité de resserrer les liens avec l’oncle Sam, l’éternel libérateur de la France et de l’Europe (pas comme la Russie), la chance qu’une telle coïncidence puisse se reproduire avant 1 000 ans étant proche de zéro.
– On y retrouve enfin des témoins voyageurs qui pour la plupart n’ont rien vu, ou si peu, mais qui ont bénéficié racontent-ils sans rire « d’informations de première main » (NDLR : directement livrées par la CIA et la DGSI ?) sur l’attentat terroriste islamiste, décrire la scène qu’ils n’ont pas vue, ou qu’en partie, tout heureux de perdre une nuit entière à Arras quand, proche de Lyon, d’autres explosent de colère au même moment suite à un retard de 4 heures lié à l’incendie d’une motrice TGV…
– Enfin, ne manque pas à ce tableau que même les plus fondus des complotistes n’auraient osé inventer le quidam- expert en sécurité, avec un poids-chiche en guise de cerveau et des micros complaisamment tendus, qui réclame des mesures draconiennes de surveillance et de sécurité « dans tous les trains de France et d’Europe« , avec un contrôle d’identité de chaque voyageur dans chaque gare, avec des scanners contrôlant chaque bagage et un temps d’attente de 45 Minutes (contre 2 heures pour les aéroports)…
Lol, quand on sait que la SCNF croule sous les dettes suites à l’incurie de ses dirigeants et actionnaires, et que la plupart des voyages en train sont des voyages de courte distance, souvent par des abonnements de travail quotidiens, on se pince pour ne pas exploser de rire face à l’imbécillité d’une telle proposition totalement inappliquable commercialement, signifiant la fin du train (paix à son âme et vive le covoiturage) : mais cette proposition loufoque et débilitante flatte et ravit évidemment les Maitres illuminatillons et autres adeptes liberticides de Big Brother, et c’est bien pour cela que les grands médias alignés et subventionnés relaient de telles foutaises sur leurs antennes !
– Et comme une cerise sur le gâteau de cet « événement extrêmement grave » , un grand acteur français très populaire et annoncé blessé lors de l’attentat terroriste, rajoutant une dramaturgie supplémentaire à l’affaire, se serait au final fait mal… en tirant la sonnette d’alarme !
Les grands médias alignés auraient pu vous parler de l’effondrement boursier qui s’est produit hier et toute cette semaine en France, aux Etats-Unis et partout dans le monde en lieu et place de cette belle histoire, mais non, décidément, ils avaient mieux à faire…
Tremblez Carcasses !
Mais rappelons aux conspirationnistes en herbe que ces faits sont bel et bien officiels et avérés, et que toute ressemblance avec un scénario issu d’un cerveau conspirationniste malade ne peut être fortuite.
Toute ressemblance dans ces faits avérés avec un agenda occulte néo-mondialiste ne peut être que le fruit de simples coïncidences.


 
mardi 25 août 2015
 

Attentat du Thalys : Ayoub El-Khazzani, SDF paumé ou membre d’un réseau djihadiste ?





Ayoub_El-Khazzani-2

Tiens, encore un autre, d’islamiste djihadiste terroriste sanguinaire, accessoirement dealer de drogue, en Espagne. Encore une fois, ça ne choque pas grand monde de dire de telles absurdités… On apprend qu’il a également fréquenté des mosquées intégristes extrémistes en Espagne ; on se demande alors pourquoi les autorités ont-elles laissé faire de telles mosquées tout en sachant parfaitement que ce qui s’y dit est violent et illégal !!! Quelqu’un a-t-il seulement été étonné que le fait de tirer à bout portant avec une kalachnikov dans un espace réduit, voire minuscule, n’ait entraîné aucune blessure mortelle, alors que le tireur disposait de 9 chargeurs pleins. Pire encore, il refuse d’avouer être un terroriste !!! C’est vraiment fatigant à la fin, leurs histoires à dormir debout. Toujours le même profil de paumé, manipulable à souhait par les services secrets comme le FBI aux USA qui s’en est même fait une spécialité (cf. cetarticle explicite).
Les masses populaires finissent par comprendre, via cette histoire, que les USA et plus exactement l’OTAN, sont un bienfait, une sécurité contre le croquemitaine barbu sanguinaire. Savent-ils seulement que cette même organisation qu’est l’OTAN est, via les attentats des années de sang en Italie (Gladio – Stay behind…), responsable de plus de pertes humaines que le fameux terrorisme dit islamiste? Non, malheureusement les Occidentaux baignent dans une ignorance effrayante et cela va, hélas, de mal en pis.
Quand nous présentera-t-on enfin une histoire de terroriste bien carrée, claire, nette et précise, avec un vrai coupable revendiquant son acte et à même de convaincre l’esprit curieux que je suis et qui ne croit qu’avec difficulté à la version officielle des menteurs et voyous au pouvoir, maintes et une fois confondus.
Je reste néanmoins très content d’avoir appris au moins une chose de cette affaire : on ne peut recharger une Kalachnikov que dans les toilettes d’un Thalys ! En dehors de cet espace, ce n’est pas possible, ça ne marche pas. Je ne sais pas comment ils s’organisent en Syrie, mais ça doit être vachement compliqué de trouver des Thalys entre Palmyre et Baghdad… (ce qui explique son ratage, car son entraînement syrien, sur un terrain de stage inapproprié, ne pouvait être que mauvais).

Après l’attaque survenue dans le train Amsterdam-Paris vendredi 21 août en fin de journée, dans laquelle un individu lourdement armé a été maîtrisé par des passagers, la lumière commence à se faire sur le parcours de cet homme de 25 ans, Ayoub El-Khazzani.
“Je n’ai pas la moindre idée de ce qui lui est passé par la tête ; je ne lui avais pas parlé depuis un an.” C’est Mohamed El-Khazzani, le père de l’auteur présumé de l’attentat du Thalys survenu le vendredi 21 août, entre Amsterdam et Paris, qui parle. Interrogé par The Daily Telegraph, l’homme ajoute : “C’était un bon garçon, très travailleur.”
Vendredi, Ayoub El-Khazzani est monté à bord du Thalys armé d’une kalachnikov, d’un pistolet automatique, de neufs chargeurs et d’un cutter. Il a à peine eu le temps de s’en prendre aux passagers du train que plusieurs d’entre eux l’ont maîtrisé. L’attaque a fait deux blessés. Le jeune homme a ensuite été interpellé en gare d’Arras.
Pas de discussions politiques
“Entre deux sanglots”, le père d’Ayoub El-Khazzani explique au quotidien britannique que son fils“ne parlait jamais de politique, mais seulement de foot et de pêche”. Né au Maroc, le père du jeune homme est ensuite allé s’installer en Espagne, où il a régularisé sa situation il y a une dizaine d’années. En 2007, sa famille l’a rejoint à Madrid, puis ils ont tous déménagé à Algésiras, dans le sud du pays.
Le père du jeune homme précise que son fils avait été arrêté deux fois en Espagne, pour avoir vendu du haschich, en 2009. “Mais il n’en avait qu’une toute petite quantité. Ce n’était qu’un petit garçon à l’époque.” L’homme ajoute également qu’à cause d’une entreprise de télécommunication française, son fils s’est retrouvé en France, sans emploi. Ayoub El-Khazzani avait, dit-il, décroché un contrat de six mois dans cette entreprise, en France, avec cinq autres jeunes Marocains vivant à Algésiras. “Mais, au bout d’un mois, ils ont été virés. Il était alors en France, et non plus en Espagne. Qu’était-il censé faire ? Comment était-il censé manger ?” Le père suppose que son fils a alors vécu entre la France et la Belgique.
Eventuels complices
L’avocate d’Ayoub El-Khazzani a déclaré que son client affirmait avoir trouvé la kalachnikov dans une valise cachée dans un jardin public à Bruxelles, rapporte Le Soir. Le suspect aurait indiqué avoir voulu s’en servir pour braquer les passagers du Thalys et récupérer de quoi se nourrir. L’avocate décrit Ayoub El-Khazzani comme “un SDF, un jeune homme “squelettique” et “paumé”.
Le quotidien belge ajoute par ailleurs que les services belges de renseignements ne semblent pas penser que le Marocain Ayoub El-Khazzani soit un “loup solitaire”. Les enquêteurs sont à la recherche d’un éventuel lien avec un réseau dans les milieux djihadistes belges.
 
dimanche 23 août 2015
 
L'occupation israélienne de l'ensemble du Golan, une probabilité qui se dessine




par Kharroubi Habib
Pour le gouvernement de Benyamin Neta-nyahu et l'état-major de l'armée israélienne, la tournure prise par le conflit syrien leur apparaît propice à la réalisation du rêve d'étendre l'occupation par leur pays à l'ensemble du plateau du Golan syrien dont il contrôle une partie depuis 1967 et en a même décrété l'annexion pure et simple à l'Etat sioniste.

Des observateurs bien renseignés sur les intentions israéliennes ont rapporté ces derniers temps qu'il faut s'attendre à ce qu'au prétexte que la sécurité d'Israël soit menacée du fait que la partie encore syrienne du Golan est le théâtre d'affrontements entre les forces du régime de Damas et leurs ennemis qui sont parvenus à s'y infiltrer qui pourraient s'étendre à la partie du plateau qu'occupent des Israéliens sous la protection de l'armée sioniste. Un prétexte que les autorités de Tel-Aviv cherchent à justifier en faisant une publicité tapageuse aux tirs de roquettes dont la zone du Golan sous leur occupation est la cible de temps à autre. Des tirs dont Tel-Aviv impute systématiquement la responsabilité aux soldats du régime ou à leurs alliés combattants.

Une probabilité pourtant peu crédible tant l'on imagine mal que le régime de Damas qui a fort à faire aux multiples ennemis qui le combattent commette l'erreur d'offrir à Israël la justification pour entreprendre une opération militaire en Syrie qu'il sait qu'elle aura pour objectif d'étendre et pour longtemps l'occupation israélienne à l'ensemble du plateau du Golan dont l'importance stratégique vaut autant pour la sécurité d'Israël que pour celle de l'Etat syrien.

Il n'échappe à personne qu'Israël réagit à chaque fois aux tirs de roquettes qui retombent dans la zone qu'il occupe par des représailles sous la forme de raids aériens contre uniquement des positions de l'armée syrienne. Il n'est pas par ailleurs impossible que ces tirs en question qui comme par hasard ne font jamais de victimes du côté israélien n'entrent pas dans le cadre du deal manifeste aux preuves constatées conclu par Israël et les pseudo-rebelles anti-régime syrien qui dans le Golan sont des combattants de l'organisation jihado-terroriste le Front El-Nosra affiliée à El-Qaïda. C'est un secret de polichinelle que l'aide multiforme que l'Etat sioniste prête aux éléments de cette organisation qui tentent de déloger les forces pro-régime de la zone du Golan.

Qu'El-Nosra grâce à l'appui souterrain que lui fournit l'Etat sioniste parvienne à chasser du Golan les fidèles du régime de Damas n'est pas pour inquiéter Tel-Aviv. Au contraire, ce résultat irait dans le sens des attentes de Netanyahu et de l'état-major militaire d'Israël qui pourront alors invoquer pour une opération militaire d'occupation totale du plateau du Golan la nature terroriste de l'organisation en question.

Israël qui est parfaitement renseigné du sort qui a été réservé à la nation syrienne à savoir sa dislocation en une poussière d'entités épousant la diversité ethnique et religieuse qui la compose, s'est fixé pour but de s'approprier le plateau stratégique du Golan et par là même s'ouvrir aisément si besoin est la route sur ces entités en gestation. Il est clair que si Israël est en train de peaufiner le plan d'une intervention militaire en Syrie c'est dans le but de précipiter les évènements dans le conflit Syrien et hâter la réalisation du plan qui sous-tend l'agression multiforme dont la Syrie est victime. Que l'on cesse par conséquent de faire crédit à la prétendue menace sur sa sécurité qu'invoque Israël pour s'en prendre au régime de Damas.
 
 
samedi 22 août 2015
 

L’insouciance règne à l’Ouest





Vendredi 21 Août 2015


L’insouciance règne à l’Ouest
 Paul Craig Roberts
Institute for Political Economy, Paul Craig Roberts, 


    L'Europe est envahie de réfugiés chassés par les politiques hégémoniques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord de Washington et Israël, qui se traduisent par le massacre d'un nombre énorme de civils. Les arrivées sont si considérables que les gouvernements européens se chamaillent entre eux pour savoir qui prendra les réfugiés. La Hongrie envisage de construire un mur, comme les États-Unis et Israël, pour interdire l’entrée des indésirables. Partout dans les médias occidentaux des articles déplorent l'afflux de migrants ; pourtant il n’est fait allusion nulle part de la cause du problème. 
 
    Les gouvernements européens et leurs insouciantes populations sont eux-mêmes responsables de leurs problèmes d'immigrants. Depuis 14 ans, l'Europe soutient le militarisme agressif de Washington qui a désorganisé les peuples et assassiné des millions de gens n’ayant jamais levé le petit doigt contre Washington. La destruction de pays entiers, comme l'Irak, la Libye, et l’Afghanistan, et maintenant la Syrie et le Yémen, et le perpétuel massacre de civils pakistanais par les États-Unis avec l’entière complicité du gouvernement pakistanais corrompus et traîtres, a engendré le problème de réfugiés que se sont eux-mêmes créé les Européens débiles. 
 
    L'Europe mérite ce problème, mais cette punition ne contrebalance pas ses crimes contre l'humanité en soutien à l'hégémonie mondiale de Washington. 
 
    Dans le monde occidental l’insouciance règne au sein des gouvernements et des peuples, et très probablement aussi partout ailleurs dans le monde. Il reste à voir si Russie et Chine ont mieux saisi la réalité qu’elles affrontent. 
 
    Michael Flynn, le lieutenant-général directeur de l'Agence de renseignement de la défense américaine, a confirmé jusqu'à sa retraite, en août 2014, que le régime Obama n'a pas tenu compte de ses conseils et a pris la décision délibérée de soutenir les djihadistes qui forment maintenant l’ISIS. Ici, nous avons un gouvernement américain très insouciant, et sans rien, sauf des œillères, qui donne du pouvoir aux différents éléments composant le prétexte de Washington pour la « guerre contre le terrorisme » et la destruction de plusieurs pays. Tout comme les idiots d’Européens se fabriquant leurs propres problèmes de réfugiés, les idiots d’Américains se fabriquent leurs propres problèmes de terroristes. C’est stupide. Et ça n’a pas de fin. 
 
    Réfléchissez à la folie de la politique du régime Obama envers la Russie. Kissinger et Brzezinski, deux des pères fouettards les plus détestés de la gauche, sont étonnés par l'ignorance totale de Washington et de l'UE des conséquences de leur agression et fausses accusations envers la Russie. Kissinger dit que la politique étrangère de l'Amérique est entre les mains de « gens indifférents à l’Histoire », ne comprenant pas que « nous ne devrions pas nous engager dans des conflits internationaux si nous sommes incapables d’en prévoir la fin dès le début. » Kissinger critique Washington et l'Union européenne pour leur idée fausse que l'Occident pourrait agir en Ukraine de manière ne cadrant pas avec les intérêts russes et recevoir un laissez-passer du gouvernement russe. 
 
    Quant à l’affirmation idiote selon laquelle Poutine serait responsable de la tragédie ukrainienne, Kissinger en dit  : Il est inconcevable que Poutine consacre soixante milliards d'euros pour transformer une station d'été en un village olympique d'hiver pour démarrer une crise militaire la semaine suivant la cérémonie de clôture olympique ayant montré la Russie comme faisant partie de la civilisation occidentale. 
 
    Ne vous attendez pas à ce que les abrutis de bas étage qui constituent les médias occidentaux remarquent une chose aussi évidente que la signification de l'observation de Kissinger. 
 
    De concert avec Kissinger, Brzezinski a déclaré sans équivoque que « la Russie doit être rassurée, l'Ukraine ne deviendra jamais membre de l'OTAN. » 
 
    Kissinger a raison, les Américains et leurs dirigeants sont indifférents à l’Histoire. Les États-Unis opèrent sur la base de préjugés théoriques justifiant les opinions préconçues et les désirs américains. C’est une injonction à la guerre, aux catastrophes, et à la disparition de l'humanité. 
 
    Même des commentateurs américains que l'on pourrait considérer intelligents sont ignorants envers l’Histoire. Écrivant sur OpEdNews (18/08/15) William Bike raconte que Ronald Reagan préconisait la destruction de l'Union soviétique. Reagan n’a pas fait une telle chose. Reagan était respectueux de la direction soviétique et travaillait avec Gorbatchev à la fin de la guerre froide. Reagan n'a jamais parlé de gagner la Guerre froide, seulement d’y mettre fin. L'URSS s’est effondrée suite à l’arrestation de Gorbatchev par les communistes purs et durs opposés à sa politique, qui ont lancé un coup d'État. Ce coup d’État a échoué, mais il a provoqué la chute du gouvernement soviétique. Reagan n’avait rien à voir avec cela et n’était plus en fonction. 
 
    Certains Américains ignorants de l’Histoire sont incapable de différencier les criminels de guerre Clinton, Bush, Cheney et Obama, de Jimmy Carter, qui a passé sa vie à faire, et à essayer de faire, des bonnes actions. À peine avons-nous entendu que l'ancien président de 90 ans avait un cancer, que Matt Peppe nous amuse sur Counterpunch avec le « sanglant héritage de Jimmy Carter » (18/08/15). Peppe décrit Carter comme un autre hypocrite qui professait les droits de l'homme, mais avait un « penchant pour l'effusion de sang. » Est-ce que Peppe veut dire que Carter n'a pas empêché l'effusion de sang initiée par des étrangers à l'étranger. En d'autres termes, Carter a échoué en tant que gendarme du monde. Cette critique de Peppe est bien sûr du dénigrement néoconservateur nauséabond et faux envers Carter. 
 
    Comme tant d'autres, Peppe fait montre d’une ignorance étonnante envers les contraintes politiques institutionnalisées pesant sur les présidents dans l'exercice du gouvernement. En politique américaine, les groupes de pression ont plus d’impact que les politiciens élus. Regardez autour de vous. Les organismes fédéraux, créés pour les mers, la conservation des forêts nationales, des terres publiques, de l’air et de l'eau, sont pourvus de cadres provenant de l’industries très polluantes et du déboisage, qu’ils sont censés réglementer. Lisez Born Under A Bad Sky [Né sous de mauvais cieux], le livre de l’éditeur de Counterpunch Jeffrey St. Clair, pour comprendre que ceux qui sont censés être contrôlés pondent en fait les règlements, et dans leur intérêt. L'intérêt public ne se trouve nulle part dans le tableau. 
 
    De l'environnement, portez le regard vers la politique économique. Ces mêmes dirigeants financiers à l’origine de la crise financière actuelle, maintenant dans sa huitième année, ayant entraîné de continuelles énormes subventions publiques pour le système bancaire privé, sont ceux qui dirigent le Trésor américain et la Réserve fédérale. 
 
    Sans un fort parti derrière lui, des rangs duquel un président puisse pourvoir en personnel une administration engagée à des changements majeurs, le président est en réalité captif des intérêts privés qui financent les campagnes politiques. Reagan est le seul président de notre époque qui a même eu un semblant de parti derrière lui, et les Reaganites de son administration ont été contrebalancés par le parti des républicains de Bush. 
 
    Durant les années 1930, le président Franklin D. Roosevelt s’appuyait sur un parti composé de New Dealers. C’est grâce à lui que Roosevelt fut en mesure de réaliser un certain nombre de réformes en souffrance, comme la sécurité sociale. 
 
    Malgré tout, Roosevelt ne se considérait pas comme le pilote. À l'Âge de l'Acquiescement (2015), Steve Fraser cite le président Roosevelt disant au secrétaire au Trésor, Henry Morgenthau, à la fin de 1934 : « Les gens que je l'ai appelé les "changeurs d'argent du Temple" sont toujours les maîtres absolus. Il faudra de nombreuses années et peut-être plusieurs révolutions pour les éliminer. » 
 
    Huit décennies après que Nomi Prins l’ait bien fait comprendre dans All The Presidents’ Bankers [Banquiers de tous les présidents] (2014), les changeurs d'argent sont toujours les maîtres. Rien de moins que le feu et l'épée ne pourra les déloger. 
 
    Pourtant, et ce sera à jamais ainsi, en Amérique, des commentateurs croient vraiment que le président peut changer les choses, mais refuse de le faire parce qu'il préfère leur manière d’être. 
 
    À moins d'une catastrophe majeure, comme la Grande Dépression, ou un problème de bailleur, comme la stagflation pour laquelle les solutions sont rares, tout président sans parti est surpassé par les puissants groupes de pressions privés, et parfois, même s’il a un parti. 
 
    Les intérêts privés ont été autorisés par une décision de la Cour suprême républicaine, selon laquelle l'achat du gouvernement américain avec l'argent de multinationale est une pratique de liberté d'expression protégée par la Constitution. 
 
    Pour être tout à fait clair, la Cour suprême des États-Unis a statué que les organisations de groupes de pression ont le droit d’avoir de l’autorité sur le gouvernement américain. 
 
    En vertu de cette décision de la Cour suprême, comment les États-Unis peuvent-ils encore prétendre être une démocratie ? 
 
    Comment Washington peut-il justifier ses massacres génocides, « apportant la démocratie » aux exterminés ? 
 
    Sauf si le monde se réveille et se rende compte que le mal absolu tient les rênes de l’Occident, l'humanité n'a pas d'avenir. 
  Original : www.paulcraigroberts.org/2015/08/19/insouciance-rules-west-paul-craig-roberts/ 
Traduction Petrus Lombard 

 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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