ELWATAN-ALHABIB
lundi 27 juin 2016
 

Avec le Brexit, la souveraineté descend dans l’arène




UE

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Le 19 février les dirigeants européens annonçaient l’accord de maintien du Royaume-Uni dans l’UE.@ Denis Closon / POOL / AFP

Se faisant oiseaux de malheur pour la circonstance, des éditorialistes dont l’indépendance se mesure à la longueur de la laisse qui les relie à leurs patrons milliardaires nous promettaient une « catastrophe pour la civilisation » en cas de « Brexit ». Comme si l’Union européenne était autre chose qu’une construction historiquement contingente, la perspective du départ volontaire d’un Etat-membre prenait des allures d’effondrement terminal, elle exhalait par avance un angoissant parfum d’apocalypse ; horreur suprême, le collapsus final d’un monde généreusement irrigué par le capital était imminent.
Raisonnant comme si l’appartenance à l’UE relevait d’une communauté de destin et non d’un choix démocratique, ces zélés dispensateurs de la doxa firent donc chorus pour tenter de conjurer l’inacceptable refus, invoquant tour à tour le désastre économique, la déchéance morale ou le chaos politique dont le Brexit donnerait immanquablement le funeste signal. Unanimes, ils dépensèrent des trésors d’imagination pour repousser cette menace qui planait, telle une ombre malfaisante, sur le monde merveilleux de l’hypermarché européen.
Peine perdue ! Déjouant les manœuvres d’intimidation, manifestement prêt à endosser le coût de cette rupture, le peuple a tranché. Dans son aveuglante clarté, en effet, le scrutin britannique a pour principale vertu d’invalider un déni de souveraineté imposé de longue date, mais dont la longévité n’atténue en rien l’illégitimité. La forfaiture supranationale consistait, en effet, à mettre hors jeu la délibération collective ; elle impliquait le désaveu permanent de la démocratie ; elle en destituait quotidiennement les formes propres à chaque tradition nationale.
On se souvient de l’effacement pur et simple de la volonté populaire qui scella le sort du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel. Sans scrupules, ce viol explicite de la souveraineté populaire par Nicolas Sarkozy eut néanmoins la vertu de faire disparaître le moindre doute sur ce que la genèse même de l’Europe des banquiers laissait apparaître : loin d’être un accident, la confiscation du pouvoir en est l’essence même.
Diluée dans la sphère des intérêts mercantiles, la politique au sens noble du terme subit dans l’espace européen le même sort que les produits industriels ; elle est condamnée à une prompte obsolescence. Coquille vide, comblée à l’occasion par une vaine agitation de surface, la démocratie y est réduite au statut de simulacre dont la fonction est de berner le peuple, avec une efficacité dont il y a malheureusement trop d’exemples.
Mais l’histoire est une page blanche. Et avec le Brexit, la vox populi exprimée dans toute sa radicalité annihile instantanément le pouvoir de nuisance de cette supercherie. Les détenteurs légitimes de la souveraineté en furent dépossédés, mais les voilà qui reprennent leur bien ! Dans un geste de défi, la volonté populaire se cabre et se ressaisit, elle donne congé à l’artefact communautaire, elle le destitue à son tour de cette légitimité usurpée par l’oligarchie.
En tranchant le cordon ombilical de l’appartenance communautaire, le vote britannique marque l’accession à une maturité politique dont le peuple français devrait s’inspirer. Il est l’acte symbolique par lequel un peuple rétablit la plénitude de ses droits et réaffirme sa puissance souveraine. Il rappelle, à qui veut l’entendre, qu’une nation libre n’obéit qu’aux lois qu’elle se donne, congédiant ainsi toute forme de tutelle, toute tentative d’intimidation, toute imputation condescendante de populisme dont la taxe volontiers la caste privilégiée.
La véritable signification du vote du 23 juin, c’est cette restauration volontaire du cadre naturel de la délibération démocratique. Lesté d’une évidence historique et géographique, ce cadre est par essence le cadre national. Il est le seul, en effet, qui corresponde à un usage éprouvé par le temps, le seul qui d’expérience permette l’exercice de la démocratie, le seul dans lequel le peuple puisse faire les lois auxquelles il entend se soumettre, quitte à les changer si bon lui semble.
C’est pourquoi il est vain de se demander si le vote du 23 juin est de droite ou de gauche, ou quel type de politique il pourrait induire. Historique, un tel scrutin se situe en amont de toute délibération légitime sur les politiques à venir, il est précisément ce qui les rend possibles sans préjuger de leur contenu. Au plus profond, il manifeste la réappropriation d’une souveraineté dont le peuple fut scandaleusement délesté au profit de mécanismes faussement rationalisés et d’instances non démocratiques.
Au nom de la construction européenne, les commis du capital ont instauré une concurrence effrénée des appareils productifs et des systèmes sociaux dont la principale visée est d’aboutir à un désarmement unilatéral des Etats souverains. Le fédéralisme cher aux européistes de droite comme de gauche ne représente à cet égard que l’habillage d’un tel projet, destiné à faire passer pour un idéal universel la démission de la puissance publique au profit de la main invisible du marché. Il faut espérer que le vote du 23 juin, ce retour intempestif de la souveraineté dans l’arène politique, ne soit que la première de leurs douches froides.
Bruno Guigue | 26 juin 2016
Bruno Guigue, Haut fonctionnaire d’Etat français, essayiste et politologue.
Source : http://arretsurinfo.ch/avec-le-brexit-la-souverainete-descend-dans-larene/
 
dimanche 26 juin 2016
 

Les masques tombent: le chef du renseignement militaire israélien affirme qu’Israël s’oppose à la défaite de Daesh




Les masques tombent: le chef du renseignement militaire israélien affirme qu’Israël s’oppose à la défaite de Daesh
Vous pouvez être sur que cette déclaration ne fera pas les gros titres des journaux dans nos contrées. Encore une preuve au compteur qui montre que la montée de l’Etat Islamique a été voulue depuis le départ par Israël et les Etats-Unis. Roland Dumas avait prévenu:  « Cette opération vient de loin » […] « On essayera de s’entendre avec les Etats autour. Et ceux qui ne s’entendront pas on les abattra. » Fawkes
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Alors qu’Israël a déclaré dans le passé qu’elle préfère Daesh, aussi connu comme ISIS / État islamique, plutôt que le gouvernement syrien d’Assad, le chef du renseignement militaire israélien le Major général Herzi Halevy a poussé cette affirmation plus loin, en affirmant lors de la Conférence Herzliya cette semaine qu’Israël ne veut pas voir le groupe fondamentaliste être vaincu.
Halevy a dit à la conférence que les trois derniers mois ont été les «plus difficiles» pour Daesh depuis qu’ils ont déclaré leur Califat, et il a été cité par des sources d’information israéliennes affirmant que: «Israël ne veut pas que la situation en Syrie se finisse par la défaite de [Daesh] « .
Le général israélien a déclaré que, «le Retrait des superpuissances de la région et le fait de laisser Israël seul en face du Hezbollah et de l’Iran qui possèdent de bonnes capacités mettra « Israël » dans une position difficile. Par conséquent, nous devons faire tout notre possible pour de ne pas nous retrouver dans une telle situation ».
source: http://fawkes-news.blogspot.fr/2016/06/les-masques-tombent-le-chef-du.html
 
 
Brexit: La perversion de l'Europe




 Bruxelles: M'hammedi Bouzina Med
Née et construite sur l'idée de paix, de prospérité et de justice sociale, l'UE offre aujourd'hui à ses peuples les inégalités sociales, le diktat du monde financier et les guerres. Comment s'étonner de son rejet par les peuples ?

Réveil difficile au lendemain du prononcé du divorce entre la Royaume-Uni et l'Union européenne (UE). Que faire pour éviter une implosion politique de l'UE ? Un esprit pragmatique s'interrogerait sur les raisons du divorce et la première d'entre elles est sans conteste l'absence de «démocratie» dans la gouvernance. Terrible constat pour le continent chantre des libertés. La démocratie, énorme concept d'organisation politique duquel découle l'organisation des sociétés et le sens qu'elles donnent à leur destin. Et c'est peu dire que de constater que l'UE, du moins celle des gouvernants, s'éloigne de plus en plus du principe qui a présidé à sa naissance : la légitimité populaire. Et cela les peuples le ressentent et le vivent quotidiennement. Un référendum dans tous les pays de l'Union confirmera le verdict des Britanniques. Qu'est-ce que l'Europe unie ?

La philosophie de ses textes fondateurs proclame trois grands principes et buts à atteindre: la paix, la prospérité et la justice sociale. Que constatent et vivent les peuples européens? Une Europe en guerre ailleurs contre d'autres peuples, des inégalités sociales croissantes et une prospérité captée et otage de la spéculation des bourses mondiales. Les alertes des peuples sont quotidiennes : grèves, manifestations des classes populaires et classes dites moyennes épargnées jusqu'au début de ce siècle, migration transversale au sein de l'UE et hors UE des populations à la recherche de meilleures conditions de vie, etc. Dans cet état permanent de revendications sociales, les réponses des gouvernants tardent à venir et parfois sont ignorées. La barre des 10 - 12% de chômage ne bouge pas depuis plus de 20 ans et dans certains pays oscille autour des 20 -25%, notamment depuis la crise financière internationale de 2008. Un terrain social fertile et propice qui a favorisé la montée des extrémismes à droite comme à gauche de l'échiquier politique européen. L'Europe politique ne répond plus à l'Europe des peuples. Le divorce entre les élites dirigeantes et les peuples est consommé depuis quelques années déjà. Les populistes de gauche et de droite gagnent à chaque échéance électorale des points. C'est la triste réalité que révèlent études et sondages publiés régulièrement ces dernières années. Face aux dangers qui guettent sa cohésion politique et sociale, l'UE offre une autre perspective à l'inverse du principe qui a présidé à sa naissance : les guerres. Contre la volonté de ses peuples, les gouvernants des Etats de l'UE s'engagent de plus en plus dans des guerres à la périphérie de l'Europe, le sud-Méditerranée, le Proche et Moyen-Orient ; s'enlisent dans des conflits en Afrique et jouent la surenchère avec le voisin russe en Ukraine, Géorgie, Abkhazie... Curieusement, les foyers de guerres se sont multipliés et ont succédé à la crise financière internationale de 2008 ! L'argent, le nerf de la guerre, dit l'adage. Dans ce sens, les multiples promesses des gouvernants d'assainir la sphère financière sont restés lettre morte : les paradis fiscaux pullulent et l'évasion fiscale y compris celle dite «légale» a pris le dessus sur le pouvoir politique, quand elle ne le pilote pas. Luxleaks, Swissleaks, Panama Papers, etc. jusqu'au scandale de la banque du Vatican. Rien n'y fait, les gouvernants font montre d'une totale incapacité à y mettre fin et à punir les coupables.

Les peuples européens assistent impuissants aux déferlements médiatiques sur tant de dérives du monde de la finance et des affaires et subissent l'exact contraire: augmentation du coût de la vie, fiscalité écrasante et emploi précaire. Symptôme révélateur de cette soumission au dictat de la finance : l'impossible harmonisation fiscale entre les pays de l'UE. Dans ces circonstances de crise sociale et d'austérité économique, les peuples européens sont confrontés, malgré eux, à l'autre contrecoup de la politique étrangère de l'UE: les guerres dans lesquelles elle est impliquée et leurs conséquences que sont les flots de réfugiés et de migrants. Autre pain bénit pour l'extrême droite et souverainistes qui transfèrent tous les ratages, perversités et injustices sociales des politiques nationales et celles de l'UE sur le dos des migrants et réfugiés. L'UE s'enferme dans une logique suicidaire.

Le signal britannique est quelque part salutaire pour le reste de l'UE. Il sonne la limite de la stratégie choisie par les gouvernants et élites dans le modèle de développement qui tend depuis près de 15 ans vers un ultra-libéralisme que les peuples d'Europe rejettent en majorité. Les Européens ne fuient pas la maison commune de l'UE, ils veulent une autre UE faite avec eux, par eux. Ils veulent une Europe plus juste, plus sociale qui milite et s'implique pour la paix ailleurs et pour l'amitié des peuples. Pas celle de l'argent. 
 
samedi 25 juin 2016
 
Séisme dans l'UE et dans le monde: Le Royaume-Uni quitte l'Europe



 Bruxelles: M'hammedi Bouzina Med
Les Britanniques ont dit tout haut ce que pense la majorité des peuple européens: non à une Europe contre la volonté de ses peuples, bureaucratique et au service exclusif du capitalisme financier mondial.

C'est fini pour le Royaume Uni au sein de l'Union européenne (UE), le divorce a été prononcé ce jeudi 23 juin 2016 après 43 ans de vie commune marqués par des tensions, des hésitations, parfois de conflits et désaccords sur les mille et une façons de concevoir la vie commune dans la maison européenne. La Grande-Bretagne n'a jamais, en réalité, manifesté sa confiance dans le projet européen et s'est toujours nantie d'une carapace de garanties spécifiques à chaque pas fait au sein de l'Union européenne: hors de l'espace Schengen, hors de la monnaie commune qu'est l'euro, avantage fiscal et budgétaire particulier, le Royaume Uni a toujours eu un pied hors de l'Europe et un regard outre atlantique vers son allié de toujours, les USA. Fidèle à sa tradition et son histoire, la «perfide Albion» a été à la hauteur de sa réputation en lâchant ses «frères» européens en pleine récession économique mondiale et dans une conjoncture de bouleversement géostratégique international duquel dépendra aussi le sort de l'Europe. Cependant, la «faute» de ce divorce historique n'est pas du seul côté des Britanniques, il incombe même à une plus grande responsabilité de l'UE tant elle a ignoré les signaux et appels non seulement des Britanniques mais de la majorité des peuples européens. La machine institutionnelle de l'UE et ses choix économiques et politiques ont fini par laminer l'idée même qui a présidé à la naissance de l'UE: la liberté, la démocratie et la paix. Les peuples européens ont déjà fait savoir le rejet de cette Europe bureaucratique dominé par le seul marché en votant contre le traité (la Constitution européenne) en 2005 en Hollande et en France. Les gouvernants de ces pays ont nié la volonté populaire et adopté le traité par voie parlementaire. Du coup, le reste des pays ont évité d'interroger leurs concitoyens et ont entériné le traité dans les conclaves de leurs parlements comme l'autruche qui cache sa tête et voile son regard face au péril. La gifle infligée aux peuples européens lors de l'adoption du traité européen va être désormais l'argument massue mais pour des raisons différentes des partis extrémistes de droite comme de gauche pour s'opposer aux politiques communes de l'UE. La gauche dénonçant les dérives du marché économique livré à une concurrence déloyale et la prise du pouvoir financier sur le pouvoir politique et l'extrême droite chevauchant son argument favori qu'est l'immigration criant à l'envahissement de l'Europe et la perte de son identité.

Puis vint la secousse fatidique en cette année 2008 qui ébranla l'Europe et dont les tressaillements paralysent à ce jour la vie des citoyens européens: la crise financière partie des USA. Cloitrés dans leur tour d'ivoire à Bruxelles, les dirigeants de l'UE en particulier ceux de la Commission européenne n'avaient de yeux que pour les banques privées jusqu'à sacrifier dans certains cas les banques publiques pour préserver les intérêts du capital financier et sa logique spéculative sur les marché boursiers au détriment des intérêts du monde du travail et ceux des populations les plus fragiles socialement.

La boucle et bouclée depuis 2008 et les jeux sont clairs: l'idéal qui a présidé à la naissance de l'UE, celui de la paix, de la démocratie et de la liberté s'est mu au fil des ans vers un projet au service du capitalisme financier sans limite quitte à hypothéquer les fragiles acquis de paix, y compris en son sein. Les peuples grec, espagnol ou portugais en savent quelque chose. Cette Europe du capital et de la violence sociale ne fait plus rêver les peuples européens. Ils veulent une autre Europe plus juste, réellement démocratique et engagée dans la voie de la paix.

L'instinct impérialiste

Parce qu'en même temps que l'Europe se réinstalle dans la logique ultra-libérale sous les fourches caudines de la spéculation financière, elle ne peut échapper aux conséquences qui vont avec en particulier l'instinct impérialiste ou l'essence même du capitalisme financier : guerres et conquêtes de nouveaux espaces d'expansion géostratégiques nécessaires à sa survie. Ce furent les guerres d'Irak, de Libye, de Syrie, du Yémen et de tous les dessous du «printemps arabe» qui, sous le fallacieux prétexte d'aide aux peuples du sud pour la démocratie, façonnent leur avenir dans le prolongement du marché européen devenu trop étroit pour le capital financier mondial, saturé au point où la Banque centrale européenne pratique des prêts à des taux négatifs aux banques privées et les citoyens européens obligés à payer pour que les banques privées préservent leur épargne !

L'Europe politique s'éloigne de plus en plus de ses citoyens les traitant comme un simple paramètre de marché. Ces derniers le découvrent chaque jour plus et manifestent leurs désaccord sans être entendus. Coup dur pour la démocratie acquise au fil des siècles. Le Parlement européen censé exprimer la volonté populaire est voué, selon le traité européen, à un rôle d'observateur. La pompeuse affirmation lui attribuant le rôle de «codécision» avec le Conseil (chefs d'Etats et de gouvernements) et de la Commission européenne (non élue) est mise à nu à chaque décision concernant la vie des Européens. Les exemples sont légion: imposition du traité européen à la volonté populaire, négociation du traité commercial transatlantique avec les USA sans consultation des peuples européens, guerre en Irak, Libye, Syrie, paralysie face à la colonisation sanglante de la Palestine par Israël et, comble du cynisme, admission d'Israël en tant que partenaire privilégié de l'UE en décembre 2008 précèdent de quelques jours l'opération «plomb durci» contre Ghaza la palestinienne.

Sur tous ces sujet et bien d'autres le Parlement européen a manifesté son opposition ferme, mais le Conseil des chefs d'Etats et de gouvernements est passé outre. Codécision ? Pourquoi alors des Etats membres ne se permettraient-ils pas de «violer» les sacro-saints principes démocratiques de l'UE? Les uns érigeant des frontières de barbelés face aux réfugiés de guerres et victimes de la sécheresse et de la pauvreté, les autres offrant leurs territoires à l'arsenal nucléaire américain (bouclier antimissile en Tchéquie et Pologne), les autres encore appelant au boycott permanent de la Russie voisine etc. Dans cette foire politique où chacun fait selon ce qu'il croit être ses intérêts, la solidarité européenne en prend un coup et ne signifie plus rien pour les peuples. Malgré leur cynisme politique, les Britanniques n'ont pas tort et ne sont pas les seuls coupables de ce douloureux divorce. Ils assument leur responsabilité et quittent un partenaire devenu incertain, enfermé dans le dogme bureaucratique et institutionnel, soit le contraire de l'esprit britannique qui, lui, sacralise la volonté de son peuple. La rupture brutale décidée par les Britanniques ne laissera pas indifférent le reste des peuples européens. Les échéances électorales dans quelques mois en France (présidentielle) et en Allemagne (législatives) risquent de donner l'avantage aux souverainistes et eurosceptiques et compliquera sérieusement l'avenir de cette Europe rêvée par ses fondateurs. La leçon britannique a le mérite d'être transparente, claire : l'Europe commune oui, mais avec la volonté et l'accord de ses peuples. 
 
mercredi 22 juin 2016
 

La presse saoudienne accuse les USA d’avoir détruit le World Trade Center pour prétexter une guerre perpétuelle







La presse saoudienne accuse les USA d’avoir détruit le World Trade Center pour prétexter une guerre perpétuelle
En réponse à un vote unanime du Sénat américain pour permettre aux familles des victimes du 9/11 de poursuivre l’Arabie Saoudite devant une Cour fédérale, un rapport publié dans le journal Al-Hayat basé à Londres, dû à l’expert juridique saoudien Katib al-Shammari, allègue que les États-Unis ont orchestré les attentats terroristes comme un moyen de se créer un ennemi nébuleux, afin de gagner le soutien du public pour une guerre mondiale contre le terrorisme.

Le rapport al-Shammari, traduit par l’Institut de recherche des médias du Moyen-Orient (MEMRI), affirme que depuis longtemps la politique américaine est «construite sur le principe de la planification préalable et des probabilités futures», que les États-Unis ont maintenant tournée contre le régime saoudien après l’avoir employée avec succès contre les talibans et al-Qaïda d’abord, puis Saddam Hussein et son Irak contrôlé par le régime laïque baasiste.
Al-Shammari affirme que les récentes menaces américaines pour exposer les documents impliquant le gouvernement saoudien, sont tout simplement la poursuite d’une politique américaine, qu’il désigne comme «la victoire par les archives». Il souligne que, lors de l’invasion initiale de l’Irak, sous George HW Bush, Saddam Hussein a été laissé en vie et au pouvoir pour être utilisé comme «monnaie d’échange», mais quand les États-Unis ont décidé qu’il n’était «plus un as dans leur manche», Washington s’est déplacé pour renverser son gouvernement et installer au pouvoir un parti soutenu par les Américains.
Les attaques terroristes du 9/11 sont maintenant l’«as dans la manche» du gouvernement des États-Unis, selon al-Shammari.
Le 11 Septembre est l’une des cartes gagnantes dans les archives américaines, parce que tous les gens avisés de par le monde qui sont des experts en politique américaine et qui analysent les images et les vidéos [du 9/11], conviennent à l’unanimité que ce qui est arrivé aux deux tours était une action purement américaine, planifiée et exécutée par les USA. La preuve en est la séquence d’explosions continues qui a découpé de façon spectaculaire les deux bâtiments […] les ingénieurs en démolition contrôlée les ont détruites avec des explosifs, tandis que les avions s’y écrasant ne donnaient que le feu vert pour la détonation – ils ne sont pas la raison de l’effondrement. Mais aux États-Unis se propage toujours le blâme dans toutes les directions. [Cette politique] peut être surnommée «la victoire au moyen des archives».
L’élan derrière les attaques, écrit al-Shammari, était de créer «un ennemi invisible – le terrorisme – qui est devenu le chat noir que les présidents américains ont pu blâmer pour toutes leurs erreurs» et qui devait fournir une justification à toute «opération sale», partout dans le monde.
Selon le rapport d’Al-Shammari dans Al-Hayat:
Le 11 Septembre, aux États-Unis, a permis plusieurs victoires en même temps, que [même] les faucons [qui étaient à ce moment-là] à la Maison Blanche ne pouvaient pas imaginer. Certaines d’entre elles peuvent être énumérées comme suit:
  1. Les États-Unis ont créé, dans l’opinion publique, un ennemi invisible – le terrorisme – qui est devenu le chat noir que les présidents américains ont pu blâmer pour toutes leurs erreurs, et est également devenu la motivation de base pour toute opération sale que les politiciens américains et des personnalités militaires désirent effectuer partout dans le monde. [Le label] terrorisme a été appliqué aux musulmans, et en particulier à l’Arabie saoudite.
  2. En utilisant cet incident [9/11], les États-Unis ont lancé une nouvelle ère de réarmement mondial. Tout le monde a voulu acquérir toutes sortes d’armes pour se défendre et se lancer dans la guerre contre cet ennemi invisible, le terrorisme, [même si] jusqu’à maintenant, nous ne connaissons pas l’essence de ce terrorisme, dont les États-Unis parlent, à l’exception qu’il est islamique […]
  3. Les États-Unis ont mis le peuple américain devant un choix entre deux mauvaises options : vivre en paix [mais] rester exposé à un danger de mort [le terrorisme] à tout moment, ou mourir de faim dans la sécurité, parce que le budget du pays sera consacré à l’envoi des Marines même jusque sur Mars pour le défendre.
La presse saoudienne a été prise de frénésie depuis le vote unanime du Sénat pour permettre à la Maison des Saoud d’être tenue responsable devant un tribunal fédéral américain pour les attaques de 9/11, en accusant les États-Unis d’être alliés avec l’Iran – avec force avertissements que le passage du projet de loi «satanique» pourrait «ouvrir les portes de l’enfer», comme c’est rapporté par Breitbart.
Al-Shammari est extrêmement clair quand il considère que le problème est la machine impériale des États-Unis elle-même, en déclarant, «la nature des États-Unis est qu’ils ne peuvent pas exister sans ennemi».
La nature des États-Unis est qu’ils ne peuvent pas exister sans ennemi … [Par exemple,] après une période au cours de laquelle il n’y avait plus personne à combattre [à savoir après la Seconde Guerre Mondiale], les États-Unis ont créé un nouveau type de guerre – la guerre froide […] Puis, quand l’ère soviétique a pris fin, après que nous, les musulmans avions aidé les religions et combattu le communisme en leur nom [des Américains], ils ont commencé à voir les musulmans comme leur nouvel ennemi! Les USA y ont vu un besoin de créer un nouvel ennemi – et l’ont planifié, organisé et exécuté [à savoir blâmer les musulmans pour le terrorisme]. Cela ne finira jamais jusqu’à ce que les États-Unis atteignent les objectifs qu’ils se sont fixés.
Alors que les Américains semblent lutter contre le terrorisme islamique, l’occasion est grande pour augmenter la peur et la propagande d’État destinées à susciter des populations civiles conformes qui acceptent passivement la perte de leur liberté pour des promesses d’une plus grande sécurité. Le complexe militaro-industriel a besoin d’un plus grand ennemi pour justifier ses 600 milliards de dollars de budget annuel, en commençant ainsi la transition vers l’étiquetage du couple russo-chinois comme agressif  dans un effort pour commencer à pivoter d’un croque-mitaine à l’autre, plus rentable.
Jay Syrmopoulos
Jay Syrmopoulos est analyste géopolitique, libre penseur, chercheur et ardent opposant de l’autoritarisme. Il est actuellement étudiant à l’Université de Denver, où il poursuit une maîtrise en affaires internationales. Le travail de Jay a été publié sur la vérité de Ben Swann dans les médias, Vérité-Out, Raw Story, MintPress Nouvelles, ainsi que de nombreux autres sites. Vous pouvez le suivre sur Twitter @sirmetropolis, sur Facebook à Sir Metropolis et maintenant sur tsu.
Traduit par Hervé, relu par nadine pour le Saker Francophone
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Note du Saker Francophone
Est-ce que la boite de Pandore a été ouverte ?
Pour ceux qui connaissent le dossier, il existe différents niveaux de mensonges qui s’imbriquent les uns dans les autres:
– Ben Laden et son chameau volant depuis sa grotte
– Les Saoudiens et la famille Bush
– L’armée américaine et la famille Bush
– L’État profond US et ses bi-nationaux
– Un petit pays démocratique du Moyen-Orient… et ses bi-nationaux
Parmi les hypothèses succulentes (certains diraient théorie du complot), celle qui est la plus coquine à mon sens, imagine que GW Bush est impliqué mais à un petit niveau, ayant connaissance d’une explosion au Pentagone peut-être. On peut imaginer qu’il est tombé de sa chaise en apprenant l’autre partie du plan et en comprenant (certes lentement) qu’il s’est fait piéger par la/les couche(s) inférieure(s) de l’oignon.
Mais si on revient à mon oignon, il serait très intéressant de voir les couches de cet oignon commencer à être pelées. Cela va permettre de s’approcher du cœur et une fois enlevées, on ne peut plus les remettre. Cela peut créer une onde de choc dans la population si la communication dérape et que les Saoudiens sortent des cartes maîtresses impliquant des personnalités de la couche d’en dessous. Cela donnerait du crédit aux associations demandant la réouverture de l’enquête. Pas sûr que les familles des victimes, que l’on cherche à instrumentaliser, tombent si facilement dans le panneau.
Enfin seulement en passant, quand on voit les mensonges et la propagande contre la Corée du Nord, après ceux contre la Serbie, ou plus récemment la Russie, on peut se demander jusqu’à quel point notre perception des barbares d’Arabie Saoudite n’est pas tout ou partie fabriquée. Non que je veuille les défendre, vu ce qui se passe au Yémen, mais un chat échaudé en vaut deux. Rien qu’en passant, des fois que l’on voudrait détourner notre attention vers un nouveau méchant, fût-t-il vraiment méchant…
source:http://lesakerfrancophone.fr/la-presse-saoudienne-accuse-les-usa-davoir-detruit-le-world-trade-centers-pour-pretexter-dune-guerre-perpetuelle
 
 
Une conférence régionale qui préfigure une trahison contre les Palestiniens




par Kharroubi Habib
Il peut paraître qu'en ayant contre toute attente annoncé qu'il est prêt à entamer des négociations de paix avec les Etats arabes « modérés » sur la base de la proposition de paix formulée en 2002 par la Ligue arabe, le Premier ministre Benyamin Netanyahu s'est finalement rallié à la solution des deux Etats pour la résolution du conflit israélo-palestinien. Il ne faut surtout pas se laisser berner par son prétendu revirement. Sa déclaration quant à la disponibilité de l'Etat sioniste à engager des négociations avec les Etats arabes « modérés » n'est qu'enfumage et manœuvre visant à empêcher la communauté internationale de s'impliquer dans une initiative vouée à la relance d'un processus de négociation israélo-palestinien qui lui dictera ce dont il faut discuter et résoudre.

Pour sa manœuvre, Benyamin Netanyahu s'est ménagé la complicité des deux Etats arabes de la région les plus importants : l'Egypte et l'Arabie Saoudite. En l'affaire, Israël et ces deux Etats trouvent intérêt que la manœuvre réussisse. Dans un contexte où la région du Moyen Orient est en phase de reconfiguration en marche, ces trois Etats se sont trouvés des intérêts qui ont établi entre eux une alliance qu'ils sont déterminés à rendre ouvertement effective et non plus seulement tacite. C'est un secret de polichinelle qu'avant d'annoncer qu'il est prêt à négocier sur la base de la proposition de paix arabe, Benyamin Netanyahu s'est assuré de la connivence du président égyptien et du roi d'Arabie Saoudite sur les points que les dispositions de la proposition seront renégociées aux conditions d'Israël et que la pression arabe doit s'exercer sur les Palestiniens pour qu'ils acceptent celles-ci. C'est en exécution de ce deal négocié secrètement par eux avec le Premier ministre d'Israël que le président égyptien et le monarque saoudien ont entrepris de « convaincre » l'autorité palestinienne de renoncer à son offensive diplomatique visant à impliquer la communauté internationale dans la résolution du conflit israélo-palestinien et à s'en remettre à eux en donnant son accord à une conférence régionale où Israéliens et Arabes négocieront une paix globale impliquant celle entre Israéliens et Palestiniens. Une telle conférence qui aurait du sens peu après que les Etas arabes ont fait connaître leur proposition de paix, est maintenant un piège tendu aux Palestiniens en regard des changements qui sont intervenus dans la région et les ont mis dans la situation la plus défavorable qui puisse être pour eux. L'Egypte et l'Arabie Saoudite ont désormais un agenda politique dans lequel la question palestinienne est subsidiaire et donc susceptible de leur part d'être négociée avec l'Etat sioniste de manière à renforcer et à officialiser l'alliance de fait qu'ils ont nouée avec lui. C'est probablement pour s'entendre dire cela que Mahmoud Abbas a été convié à rencontrer le monarque wahabite.

Il ne faut pas s'illusionner, la communauté internationale qui a fait mine ces derniers temps de vouloir réactiver le processus de paix gelé, retournera cyniquement à son immobilisme au prétexte que la conférence régionale avec l'accord d'Israël sous le parrainage de l'Egypte et la participation de l'Arabie Saoudite est une alternative à laquelle il faut donner sa chance et peu importe que les Palestiniens en payent un prix amer du moment que se sont des Etats arabes qui les forceront à l'accepter. C'est toutefois compter sans la détermination du peuple palestinien à ne faire la paix avec l'ennemi sioniste que sur la base d'un accord débouchant sur la création d'un Etat palestinien viable et souverain et la satisfaction des préalables qu'il pose pour qu'il en soit ainsi. 

 
dimanche 19 juin 2016
 

Le massacre d’Orlando: les mensonges, l’exploitation et les questions non posées






Le massacre d’Orlando: les mensonges, l’exploitation et les questions non posées
La thèse de l’homophobie islamique mord la poussière en moins de 24 heures.
Dès le départ, la fusillade d’Orlando n’avait aucun sens pour moi et c’est ce que j’ai dit assez clairement dans un article que j’ai publié le jour même. Vous pouvez lire l’article ici, par conséquent je ne mentionnerai que ma principale conclusion: cet événement n’avait rien à voir avec l’homosexualité, l’Islam ou les armes et donc si ça ne concerne pas l’homosexualité, l’Islam ou les armes à feu, de quoi s’agit-il ? Il s’agit de nous faire croire que ça à voir avec l’homosexualité, l’Islam et les armes à feu, bien sûr !
Moins de 24 heures après, deux des aspects essentiels du récit officiel (une véritable manipulation) se désintègrent déjà.
Homophobie
Les médias grand public étaient pleins d’articles dénonçant la prétendue homophobie du tireur. Même la presse soi-disant alternative ouindépendante faisait écho à cette absurdité (voir ici et ). Et maintenant nous découvrons que le tireur était lui-même homosexuel et qu’il utilisait des sites de rencontres gays. Donc à moins de requalifier maintenant Omar Mateen comme un homosexuel atteint de haine de soi, il sera difficile de faire croire à un crime de haine homophobe.
Islam
Ça va mieux. Alors que la plupart d’entre nous avons entendu qu’Omar Mateen était musulman et qu’il avait fait allégeance à Daech. Il s’avère maintenant qu’il a prêté serment à la fois à État islamique et au Hezbollah ! Il pourrait être utile de répéter ici que si EI, comme le Hezbollah, sont nominalement musulmans, les takfiris d’État islamique considèrent les chiites comme des kufars, des apostats qui ont trahi le véritable Islam et se sont tournés vers l’idolâtrie. Ils les considèrent aussi comme des agents iraniens. Quant au Hezbollah, c’est l’Ennemi Numéro Un (tout en majuscules) de la bande Daech/EI et il se réfère à ces takfiris maniaques comme à des diables (shaitan). Ce que cela signifie est simple et ne laisse que quelques possibilités:
  1. Soit Omar Mateen ne connaissait rien de l’Islam
  2. Soit Omar Mateen a été contraint de faire cette déclaration et il l’a délibérément rendue absurde
  3. Soit Omar Mateen n’a jamais rien dit de semblable
Choisissez l’hypothèse que vous préférez, mais ce qui est sûr, c’est que le contenu de cette prétendue déclaration réduit la théorie islamique en pièces. Il n’est absolument pas possible qu’un véritable musulman fasse allégeance simultanément à l’État islamique et au Hezbollah.
(Oh bien sûr, ceux qui haïssent viscéralement l’Islam affirmeront que c’est de la faute de l’Islam, exactement comme ceux qui haïssent Poutine accuseront Poutine, ceux qui haïssent les juifs blâmeront les juifs, etc., mais la base factuelle de la théorie islamique a maintenant disparu.)
Ce qui ne laisse qu’une seule explication adoptée par les médias grand public pour ce qui s’est passé: les armes à feu.
J’ai déjà écrit sur l’inanité absolue de la phobie des armes à feu, et je ne vais pas tout répéter ici à part souligner que dans ce cas le massacre ne peut être imputé aux lois laxistes sur les armes, tout simplement parce que les lois fédérales et de Floride en ce domaine ont été massivement et délibérément violées par Omar Mateen.
Le bobard des lois laxistes sur les armes
Les lois sur les armes prétendument laxistes des États-Unis sont tout à fait claires: vous ne pouvez pas acheter une arme à feu si
  1. Vous avez une histoire d’abus de substances
  2. Vous avez une histoire de violence (y compris de violence domestique)
  3. Vous avez des problèmes mentaux
Jetez un œil sur le formulaire ATF form 4473 que chaque personne doit remplir avant d’acheter une arme à feu :
Prenez note que les points e, f, h et éventuellement i disqualifieraient automatiquement Omar Mateen dont nous savons que :
  1. Il a eu des problèmes d’abus de substances (des stéroïdes, une substance contrôlée répertoriée dans le tableau III)
  2. Il a eu une histoire de violence domestique
  3. Il était bipolaire
Ainsi, en vertu de la loi fédérale américaine, Omar Mateen n’a pas pu acheter légalement ses armes. Et puisqu’il ne se soucie à l’évidence pas du tout des lois des États-Unis, il aurait pu se les procurer aussi facilement dans la rue, de toute façon.
Ce n’est d’ailleurs pas spécifique aux armes à feu. Il s’avère qu’Omar Mateen a été employé comme agent de sécurité dans un palais de justice, comme responsable de sécurité armé pour la société G4S et comme gardien dans une prison d’État. Chacun de ces emplois aurait exigé une enquête de sécurité et, apparemment, pas une d’entre elles n’a déterminé qu’Omar Mateen était à l’évidence un cinglé et une bombe à retardement. Donc le problème n’est pas les lois laxistes sur les armes, mais le fait que les coûts d’une enquête de sécurité sérieuse sont beaucoup trop élevés pour qu’elle soit requise par la plupart des agences ou des entreprises. En règle générale ces vérifications des antécédents et enquêtes de sécurité ne sont pas efficaces.
Et pourquoi pas une piste totalement différente ?
Je veux vous proposer une autre théorie. Non que j’y croie particulièrement, mais une théorie au moins aussi crédible que les trois autres et qui n’a jamais, jamais été mentionnée par les médias commerciaux (et même indépendants) deux fois plus bien-pensants: et si les racines de la folie violente d’Omar Mateen plongeaient dans son homosexualité (quelle affreuse pensée criminelle !) ?
Quelqu’un se souvient-il encore du cas de Vester Lee Flanagan II alias Bryce Williams, l’homosexuel noir qui a abattu deux de ses collègues journalistes pendant qu’ils enregistraient une interview en direct à l’antenne ? Pour une raison quelconque, ce crime n’a pas été présenté comme dû à la haine raciste ou, encore moins, comme un cas de violence hétérophobe. Se pourrait-il qu’il y ait quelque chose, dans la condition mentale des homosexuels, qui les amènerait à se haïr eux même (haine de soi homophobe) ou à haïr les autres (hétérophobie) ? Nous savons que Flanagan II-Williams a écrit un manifeste de 23 pages expliquant ses actes, mais cela n’a jamais été publié. Suis-je le seul à me demander pourquoi ? Est-ce que cela pourrait avoir un lien avec le fait qu’il travaillait comme escort boy ?
Nous avons maintenant deux des crimes les plus médiatisés et atroces de l’histoire américaine récente commis par des homosexuels, l’un par un Noir sur un Blanc, et pourtant personne ne se demande s’ils pourraient avoir quelque chose à voir avec la race ou l’homosexualité (bon, presque personne; Ron Unz a écrit une analyse absolument superbe sur la question raciale et la criminalité aux États-Unis).
Nous savons que les homosexuels ont un taux de consommation de drogues, de suicide et même de violence domestique plus élevé que les hétérosexuels. Donc pourquoi la doxa de la deux fois plus de bien-pensance ne commence-t-elle pas à se pencher sur une possibleépidémie de violence gay (c’est à peu près comme ça qu’elle le formulerait) ?
Maintenant, permettez-moi d’être honnête et d’admettre que je ne crois pas vraiment que les homosexuels sont plus susceptibles de commettre des crimes violents que les hétérosexuels. Je ne le crois pas tout simplement parce que je n’ai aucune raison de le croire. Mais je veux rester ouvert à cette idée. Mon intention réelle en soulevant ce point est de montrer que nous sommes tous conditionnés, au moins à un certain degré, à accepter ou rejeter certains arguments ou thèses, indépendamment de la preuve empirique qui les étaye. Nous sommes aussi conditionnés à accepter ce que j’appelle la propriété non commutative des blocages idéologiques du discours politiquement acceptable. La réalité de quelque chose appelé homophobie est acceptée comme dogme. La possibilité de quelque chose appeléhétérophobie est rejetée d’emblée comme hérésie. De même, l’antisémitisme est une notion universellement acceptée, mais la haine envers les goys ne l’est pas. Ce ne sont là que deux blocages mentaux à sens unique parmi de nombreux autres. Additionnez plusieurs centaines de ces blocages mentaux à sens unique et vous vous retrouverez avec une société dans laquelle la grande majorité des gens accepte automatiquement l’idée qu’un islamiste homophobe a tiré tout seul sur plus de 100 personnes et que si seulement les lois sur les armes en Floride ou aux États-Unis étaient plus restrictives rien de tout cela ne serait arrivé.
Mes amis, ce n’est pas une coïncidence. C’est un système conçu pour nous rendre tous stupides et crédules.
Ce que nous avons déjà est un pseudo-musulman homosexuel psychiquement perturbé et consommateur de substances illégales, qui a violé les lois sur les armes à feu des États-Unis et de la Floride et qui a réussi l’exploit extraordinaire de faire face seul à environ 320 adultes, tirant sur plus de 100 personnes au cours d’un massacre qui a duré plusieurs heures sans jamais être contré, n’utilisant que deux armes (incapables de tirer en mode automatique! [Seulement semi-automatique, NdT]). Ensuite on nous a dit que le tireur s’est enfermé avec des otages dans la salle de bains et qu’il était très calme lorsqu’il parlait aux flics. Est-ce que tout cela a du sens pour vous ?
Ensuite, faisons le calcul : 1 tireur, 320 personnes, 49 morts, 53 blessés. Et pourtant on nous a dit que les équipe SWAT étasuniennes[l’équivalent du GIGN, NdT] sont les meilleures de la planète. Vous vous rappelez quand des terroristes tchétchènes wahhabites ont pris plus de 900 personnes en otage dans le théâtre  Doubrovka à Moscou ? Oui, neuf cents otages. Des otages détenus par quarante (40) terroristes. Lorsque les forces spéciales russes ont pris d’assaut le théâtre, pas un seul otage n’est mort, même si de nombreux terroristes portaient des ceintures d’explosifs et qu’il y avait une énorme bombe au centre du bâtiment. Voilà 40 tireurs, 900 otages, zéro mort, zéro blessé. C’est vrai, entre 140 et 170 personnes sont mortes après l’assaut à cause du gaz utilisé par les forces spéciales pour plonger tout le monde – terroristes et otages – dans un sommeil instantané : l’EMT locale [les services médicaux d’urgence, NdT] n’avait pas assez de personnel et d’équipement pour faire revenir autant de gens drogués par un gaz inconnu (beaucoup sont morts sur le chemin de l’hôpital). Mais même si nous accusons les forces de sécurité des 174 mort, il n’en reste pas moins que 726 personnes sur 900 ont été sauvées. Et voilà comment les forces spéciales russes prétendument mal formées ont réussi. Donc comment font les meilleures équipes SWAT de la planète pour obtenir un résultat de plus de 50 personnes tuées par un seul preneur d’otage (inexpérimenté) ? Soit elles ne sont pas aussi bonnes que la plupart des gens le pensent, soit elles mentent sur ce qu’il s’est réellement passé.
Waco: ça vous rappelle quelque chose ?
Mais, de nouveau, ces questions ne sont pas posées.
Au lieu de quoi, nous avons Hillary, la probable prochaine présidente des États-Unis (que le Ciel nous vienne en aide) qui déverse le non-sens habituel en parlant d’un fou «dévoré de rage contre les Américains LGBT», qui avait «fait allégeance à État islamique», ajoutant :
L’attaque à Orlando le rend encore plus clair, nous ne pouvons pas contenir cette menace. Nous devons la vaincre. Et la bonne nouvelle est que l’effort de la coalition en Syrie et en Irak a progressé ces derniers mois. Donc nous devrions maintenir la pression sur la montée en puissance de la campagne aérienne, accélérer le soutien à nos amis en lutte pour prendre et tenir du territoire et pousser nos partenaires dans la région à faire encore plus.
Parfait ! D’Orlando à la montée en puissance de la campagne aérienne au Moyen-Orient pour soutenir nos amis (qui sont, bien sûr, Daech, EI, al-Qaïda & Co !). Et ensuite, fidèle à elle-même et à sa vision dogmatique du monde, elle a affirmé que des armes d’assaut avaient été utilisées et que
Je crois que les armes de guerre n’ont pas leur place dans nos rues et que nous pouvons avoir nos désaccords sur les réglementations de la sécurité des armes, mais nous devrions tous être capables de nous accorder sur quelques choses essentielles. Si le FBI vous surveille parce qu’il soupçonne un lien terroriste, vous ne devriez pas pouvoir aller acheter une arme sans qu’on vous pose des questions. Et vous ne devriez pas pouvoir exploiter les failles et échapper aux vérifications d’antécédents criminels en l’achetant sur internet ou à une exposition d’armes à feu. Et oui, si vous êtes trop dangereux pour monter dans un avion, vous êtes aussi trop dangereux pour acheter une arme en Amérique. Maintenant, je sais que certains diront que les armes d’assaut et les vérification d’antécédents sont des questions complètement séparées qui n’ont rien à voir avec le terrorisme. Eh bien, à Orlando et San Bernardino, les terroristes ont utilisé des armes d’assaut, des AR-15. Et ils les ont utilisées pour tuer des Américains. C’est la même arme d’assaut qui a été utilisée pour tuer ces petits enfants à Sandy Hook.
La vérité est qu’aucune des armes utilisées (pas un AR-15 mais un fusil Sig Sauer MCX et un pistolet Glock 17) ne sont des armes d’assautet certainement pas des armes de guerre. Si par arme d’assaut (apparemment une traduction du Sturmgewehr allemand) vous faites référence à une arme utilisée lors d’un assaut militaire, il faut que ce soit une arme au tir entièrement automatique (comme l’indique le terme russe avtomat). À Orlando, seuls les flics avaient de véritables armes de guerre, des armes d’assaut totalement automatiques, pas Mateen, et pourtant il semble que ça ne les a pas beaucoup aidés. Quant aux prétendues failles permettant d’acheter sur internet ou à une exposition d’armes, non seulement celles-ci sont un mythe, mais aucune ne s’applique au cas de Mateen qui a légalement acheté ses armes dans un magasin, avec vérification des antécédents et tout.
Mais c’est seulement Hillary qui nous traite comme des idiots ignorants (et la Maison Blanche le fait aussi).
Le côté effrayant est que Hillary propose maintenant un système totalement arbitraire supprimant les droits garantis par le Deuxième amendement, basé sur la fameuse liste d’exclusion de vol.
Conclusion
Comme je l’ai écrit hier: le terrorisme est vraiment une illusion. Pour une seule raison, je ne connais aucune forme de terrorisme réel qui ne soit pas financée par au moins un, voire plusieurs gouvernements. En outre, les atrocités effectives, peu importe à quel point elles sont épouvantables, ne sont là seulement que pour lancer un assaut beaucoup plus important sur nos esprits. Vous pourriez dire que le rôle du terrorisme n’est pas de tuer des gens, il est de nous rendre tous stupides [réfléchissez à la racine étymologique des mots terre, terreur, territoire, atterré, NdT]. Dès que vous comprenez cela, vous réalisez immédiatement que dans cette logique, les 50 personnes assassinées à Orlando n’étaient en réalité que des dommages collatéraux et que nous sommes tous les véritables cibles de cet assaut. C’est à nous d’accepter d’être les victimes de cette attaque sur nos esprits, ou de la rejeter et de refuser de penser dans les limites étroites qui nous sont imposées par les blocages mentaux à sens unique que nos dirigeants du 1% tentent de nous assigner. En fait, la seule manière sensée de vaincre le terrorisme est de refuser de penser de la manière dont les événements terroristes sont destinés à nous faire penser.
Les gens assassinés à Orlando n’avaient pas d’autre choix que d’être les victimes de ce dernier massacre de masse. Nous oui. Et je pense que plutôt que de tenir la main, sangloter et participer à tout le comportement idiot auquel tant de gens se livrent après un tel événement, la meilleure chose à faire pour honorer la mémoire de ceux qui ont été assassinés est de refuser d’accepter toute l’absurdité et les mensonges qui entourent cette atrocité.
The Saker
L’article original est paru sur The Unz Review
Traduit par Diane, vérifié par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

Mascarade des blessés qui, dès qu’ils se trouvent hors du champ des caméras, retrouvent leurs jambes… et se marrent.
sourcehttp://lesakerfrancophone.fr/le-massacre-dorlando-les-mensonges-lexploitation-et-les-questions-non-posees
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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