ELWATAN-ALHABIB
samedi 31 mars 2018
 

Jour de la terre : Israël commet un massacre dans le ghetto de Gaza











L’armée israélienne a assassiné 15 Palestiniens lors des manifestations à Gaza. Plus de 1 400 autres personnes ont été blessées par les forces israéliennes lors des manifestations exigeant le droit au retour des réfugiés palestiniens sur leurs terres.


chroniquepalestine.com
Samedi 31 Mars 2018


Jour de la terre : Israël commet un massacre dans le ghetto de Gaza
Ce samedi a été déclaré journée de deuil national, après que 15 Palestiniens aient été assassinés par les forces israéliennes d’occupation alors que des milliers de personnes marchaient près de la clôture avec Israël [Palestine de 1948] lors d’une grande manifestation marquant le 42ème anniversaire du Jour de la Terre. 

« Les écoles, les universités ainsi que toutes les institutions à travers le pays fermeront samedi, conformément à la décision de Mahmoud Abbas [président de l’autorité de Ramallah] de déclarer un jour de deuil national pour les âmes des martyrs », a déclaré vendredi un communiqué. 

Plus de 1400 autres personnes ont été blessées après que les forces israéliennes eurent tiré à balles réelles sur des manifestants et utilisé des gaz lacrymogènes pour les repousser de la clôture lourdement fortifiée, selon le ministère palestinien de la Santé. 

La manifestation de vendredi commémorait le Jour de la Terre, qui marque la date du 30 mars 1976, lorsque six Israéliens palestiniens désarmés ont été abattus par les forces israéliennes lors de manifestations contre la décision du gouvernement israélien d’exproprier de vastes étendues de terres palestiniennes. 

Les organisateurs de la marche de vendredi, surnommée la Grande Marche de retour, ont déclaré que le message principal de la manifestation était d’appeler au Droit au Retour des réfugiés palestiniens. 

Environ 70% des deux millions d’habitants de Gaza sont des descendants de Palestiniens qui ont été chassés de leurs foyers dans les territoires pris par Israël pendant la guerre de 1948, connue par les Arabes sous le nom de Nakba. 

Les manifestants à Gaza se sont rassemblés dans cinq endroits différents le long de la frontière, à l’origine positionnés à environ 700 mètres de la clôture. 

Selon le ministère, la majorité ont été blessés par des tirs à balles réelles, des balles en acier recouvertes de caoutchouc et des gaz lacrymogènes. 

« Une violation du droit international » 

Mohammed Najjar, 25 ans, a été abattu à l’est de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, alors que Mahmoud Muammar, 38 ans, et Mohammed Abu Omar, 22 ans, ont tous deux été abattus à Rafah, a annoncé le ministère palestinien de la Santé ce vendredi. 

Les 11 autres victimes ont été identifiées comme étant Ahmed Odeh, 19 ans, Jihad Freneh, 33 ans, Mahmoud Saadi Rahmi, 33 ans, Abdelfattah Abdelnabi, 22 ans, Ibrahim Abu Shaar, 20 ans, Abdelqader al-Hawajiri, Sari Abou Odeh, Hamdan Abu Amsheh, Jihad Abu Jamous, Bader al-Sabbagh et Naji Abu Hjair. 

Plus tôt vendredi, Omar Waheed Abu Samour, un fermier de Gaza, a également été tué par des tirs d’artillerie israéliens alors qu’il se trouvait dans son terrain près de Khan Younis, quelques heures avant les manifestations. 

Adalah, une organisation juridique pour la défense des droits des Palestiniens en Israël, a condamné l’utilisation de la force par l’armée israélienne, la qualifiant de violation du droit international. 

« Des coups de feu sur des civils non armés constituent une violation brutale de l’obligation légale internationale de distinguer les civils des combattants », a déclaré le groupe dans un communiqué. 

Il a également déclaré qu’il lancerait une enquête pour « exiger que les responsables présumés des meurtres soient traduits en justice ». 

Jour de la terre 

Selon les médias israéliens, l’armée israélienne a déployé plus de 100 snipers de l’autre côté de la clôture, avec la permission de tirer. 

La marche a été organisée par toutes les factions politiques et plusieurs organisations de la société civile palestinienne dans l’enclave assiégée. 

S’exprimant devant les manifestants, le dirigeant du Hamas, Ismail Haniya, a déclaré: « Le peuple palestinien a prouvé à maintes reprises qu’il pouvait prendre l’initiative et faire de grandes choses. Cette marche est le début du retour vers toute la Palestine. » 

La manifestation de vendredi a également donné le coup d’envoi d’une manifestation de sit-in de six semaines le long de la clôture, avec un point culminant pour la commémoration de la Nakba le 15 mai.

On s’attend à ce que les États-Unis transfèrent leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem vers la même époque, à la suite de la déclaration du président Donald Trump de déclarer Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre 2017. 


31 mars 2018 – Al-Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine 



Samedi 31 Mars 2018
 
 

En réponse aux signataires de l’Appel contre « le séparatisme islamiste »









Le 19 mars, Le Figaro a publié une tribune intitulée : « L’appel des 100 intellectuels contre le séparatisme islamiste ». Je réagis aujourd'hui : «Sans être d’accord, je pensais que j’allais humer l’air vif des sommets ; je n’ai fait que respirer les remugles d’eaux troubles et grasses, agitées par des poncifs rebattus qui courent comptoirs et rues».

« Il était réservé à notre temps de voir des hommes de pensée ou qui se disent tels faire profession de ne soumettre leur patriotisme à aucun contrôle de leur jugement, (…) déclarer traîtres à leur nation ceux de leurs compatriotes qui gardent à son égard leur liberté d’esprit ou du moins de parole. (…) Ces remarques expliquent la volonté si fréquente chez l’écrivain français contemporain de prendre une posture politique, mais non pourquoi elle est si ponctuellement, encore que plus ou moins franchement, dans le sens autoritaire. C’est ici qu’intervient un second facteur : la volonté, chez l’écrivain pratique, de plaire à la bourgeoisie, laquelle fait les renommées et dispense les honneurs. » Julien Benda, La Trahison des clercs
L’heure est grave ! Que dis-je, idiot utile, inconscient et aveugle au front bas que je suis, elle est extrêmement grave. Oyez bons Français et fiers patriotes : un spectre hante l’Europe et notre beau pays menacé par le « totalitarisme islamiste » qui ne cesse de progresser. Hier, des quartiers populaires sont passés sous la coupe de musulmans radicaux, selon certains qui pensent être des visionnaires éclairés et éclairants. Aujourd’hui, c’est plus terrible encore, des forces françaises antirépublicaines s’activent pour relayer les actions de ces mahométans et détruire « la paix civile. » Après les coups de menton, les menaces sans fondement juridique du ministre de l’Education nationale, qui pourrait fort légitimement remplacer l’actuel Sinistre[1] de l’Intérieur, et ses diatribes policières contre SUD Education 93 voué aux gémonies pour avoir osé organiser – crime de lèse-république - une réunion consacrée au « racisme d’Etat » et des ateliers en « non-mixité raciale », les signataires de l’Appel précité s’en prennent de nouveau à cette organisation syndicale. Original et courageux, n’est-ce pas ? Subtile répartition des tâches. Jean-Michel Blanquer a ouvert les hostilités, avec l’approbation d’une majorité aux ordres, du gouvernement et de Jupiter, les signataires de cet Appel poursuivent la traque, organisent la meute, fouettent les passions en espérant un sursaut de l’opinion publique, comme on dit, et peut-être de nouveaux anathèmes ministériels contre ce syndicat honni. N’oublions pas Frédéric Potier, récemment nommé délégué à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah). En bon petit soldat soucieux de donner des gages de soumission et d’orthodoxie lexicale et politique à ceux qui l’ont désigné à ces nobles fonctions, il a déclaré : « Il n’y a pas de racisme d’Etat. Cette notion, c’est une aberration.[2] » Ivresse du pouvoir et vanité puérile qui font croire à celui qui l’exerce qu’il peut ruiner un concept par quelques phrases prétendument assassines. Dérisoire et risible.
Eu égard à la gravité de la situation, une cohorte d’hommes et de femmes venus d’horizons politiques différents ont donc décidé d’unir leurs forces et de faire fi de leurs divergences. Formidable courage qui témoigne, laissent-ils entendre, de leur capacité à s’émanciper de leurs opinions singulières pour faire triompher l’intérêt général et la défense de la République menacée. Admirable union sacrée. Plus admirable encore la qualité des signataires. Juristes, avocats, professeurs, philosophes, docteurs, agrégés, essayistes pressés, - c’est un pléonasme -, chroniqueurs divers que réunissent des obsessions communes : l’islam, les quartiers populaires « gangrenés par la charia » et les jeunes « issus de l’immigration », l’inévitable I. Rioufol[3] et la subtile E. Lévy, bien sûr, quelques académiciens, qui pensent que depuis qu’ils siègent sous la coupole, leurs travaux sont devenus immortels, et deux anciens membres de gouvernement. Un prétendu ami de la sagesse et de la vérité, L. Ferry, qui a oublié qu’on ne peut servir deux maîtres, la philosophie et le(s) pouvoir(s), et qui depuis longtemps préfère le(s) second(s) à la première. Un humanitaire revenu de tout sauf de lui-même, B. Kouchner, prêt à soutenir quiconque lui ouvre les portes du prestigieux Quai d’Orsay comme il en a fait la démonstration servile. Avec raison, l’un et l’autre prennent soin d’exhiber leur titre de ministre car beaucoup de lecteurs n’ont aucun souvenir de leurs fonctions passées. Une loi, une décision ou action mémorables ? Que nenni ! Ils n’ont fait que passer.
Mais qu’importe. L’addition de ces personnalités intellectuelles, et de ces esprits forts et cultivés laissaient augurer un texte puissant, servi par des plumes inventives et brillantes. Sans être d’accord, je pensais que j’allais humer l’air vif des sommets ; je n’ai fait que respirer les remugles d’eaux troubles et grasses, agitées par des poncifs rebattus qui courent comptoirs et rues. Quant au clinquant des titres et des notoriétés affichés, il ne change rien à l’affaire ; il prouve seulement que ceux qui se croient haut pensent bas, quelquefois. Pensent-ils seulement ? Non. Ils lestent des opinions communes d’une légitimité académique susceptible de les faire passer pour des réflexions importantes. J’ignore qui a tenu le clavier mais le résultat pourrait laisser croire qu’un communicant affairé, et dépassé par les éléments de langage qui lui ont été imposés, s’est attelé à cette tâche en débitant avec empressement lieux communs, amalgames, raccourcis grossiers, confusions inacceptables que certains professeur-e-s signataires ne tolèreraient pas de leurs étudiant-e-s. Et les voilà conduits sur cette pente où, pour paraphraser L. Wittgenstein, les savoirs acquis au cours d’études longues et difficiles « n’améliorent en rien » leur « façon de penser (…) les questions importantes de la vie de tous les jours » ce pourquoi ils se font démagogues vulgaires en utilisant « des expressions dangereuses que les gens de cette espèce utilisent pour leurs propres fins. »
SUD Education 93 et quelques autres sont ainsi accusés de favoriser, par leurs initiatives, « le séparatisme islamiste » et de se battre pour « accorder » aux prétendus « dominés » des « privilèges » singuliers en lieu et place des beautés immarcescibles des lois républicaines, celles-là mêmes qui sont au fondement de l’unité de la « communauté nationale. » En effet, comme chacun devrait le savoir, les dispositions législatives, la justice et les possibilités offertes aux citoyens de ce pays sont égales pour tous. Nulle discrimination raciale et/ou religieuse n’affecte l’existence des uns et des autres car tous peuvent s’épanouir librement et également en constatant chaque jour l’effectivité de la sublime devise inscrite au fronton des bâtiments publics. La police, quant à elle, est au-dessus de tout soupçon puisque républicaine, agissant dans le cadre de la Constitution, respectueuse des lois, des règlements et des circulaires, elle n’effectue aucun contrôle au faciès et use de la violence avec discernement, toujours. Admirables syllogismes et puissance de la raison étayée par des connaissances précises et variées ? Piteux triomphe de la “pensée” défaite qui dégénère en idéologie où les faits, les événements et les nombreuses enquêtes menées depuis longtemps, corroborées par plusieurs institutions indépendantes et sûres – le Défenseur des droits et la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) – sont traités en chiens crevés dès lors qu’ils sont susceptibles de contredire si peu que ce soit les affirmations péremptoires des signataires.
Les faits sont têtus, affirmait un homme politique célèbre. Présentement il y a plus têtus qu’eux puisque dans le monde enchanté des mêmes, ni dominé-e-s, ni discriminé-e-s n’existent ; seuls demeurent des citoyens vivant dans le subtil éther républicain où tout n’est que liberté, égalité et fraternité. Les réalités sont autres ? Qu’importe. Au mieux, elles sont euphémisées, au pire elles sont niées. La preuve de l’existence d’un phénomène idéologique ? Son caractère rebelle à toute falsification et sa persévérance quels que soient les éléments factuels et les savoirs mobilisés pour l’infirmer. Les auteurs de cet Appel en font la démonstration probante. Pour eux, les analyses, les catégories et les termes non conformes à leurs présupposés ne sont qu’inventions de militants radicaux et irresponsables auxquels des universitaires et des chercheurs, contaminés par la sociologie, l’histoire et/ou la philosophie critiques, ces pauvres filles de la « pensée 68 », apportent leur soutien et leur insupportable « culture de l’excuse. » Pis encore, ceux qui prétendent combattre le racisme institutionnel et les discriminations, qui n’existent que dans leur imagination, sont les fourriers d’un « apartheid d’un nouveau genre » et d’une « ségrégation à l’envers. » Acmé de l’argumentation ? Echolalie sommaire de la rhétorique réactionnaire et de la thèse bien connue de « l’effet pervers » où « toute tentative pour modifier l’ordre existant produit des effets strictement contraires au but recherché. [4] »
SUD Education 93 et ses alliés supposés deviennent ainsi de dangereux activistes qui encouragent « la haine la plus caractérisée à l’égard de notre pays et de la démocratie », et font peser sur la douce France des menaces existentielles. Des adversaires ? Non, des ennemis à bien lire ceux qui souscrivent à ces formulations radicales bien faites pour susciter cette passion souvent mauvaise qu’est l’indignation. Nous ne leur ferons pas l’injure de croire qu’ils ne savent pas ce que les mots veulent dire.
Les signataires de cet Appel s’en prennent de façon toujours plus violente aux femmes, aux hommes et aux organisations diverses qui défendent un antiracisme politique. N’oublions pas les animateurs du « Printemps républicain. » « Hiver » serait plus adéquat pour qualifier cette petite mais influente cohorte conduite par un professeur de sciences politiques reconverti dans la vigilance tweetesque qui lui a permis d’accéder à une certaine notoriété dont il n’avait jamais jouie jusque-là. Ne négligeons pas la puissance de leur alliance objective et de leur proximité idéologique ; beaucoup d’entre eux ont micros et caméras ouverts dans les médias où ils se répandent à qui mieux-mieux tout en prétendant subir la censure des « bienpensants » et des « islamo-gauchistes. » Les uns et les autres ont déjà gagné de nombreuses batailles et rallié à leur cause des soutiens multiples, conséquents et quelquefois surprenants. En réponse à leurs attaques passées, réitérées et à venir, notre résistance doit être constante, déterminée, unitaire et conduite sur tous les fronts. En nous stigmatisant, ils veulent nous réduire au silence et à l’inaction. Contre ces nouveaux censeurs emportés par un prurit toujours plus autoritaire, il est urgent d’écrire, de parler et d’agir. Donc acte.
  1. Le Cour Grandmaison, universitaire. Dernier ouvrage paru : L’empire des hygiénistes. Vivre aux colonies, Fayard, 2014

[1]. A l’attention de celles et ceux qui penseraient qu’il s’agit d’une insupportable et impardonnable faute de frappe, je précise qu’il n’en est rien.
[2]Le Monde, 20 mars 2018, p. 7.
[3]. I. Rioufol, « 2017, l’ultime année du sursaut espéré. », Le Figaro, 6 janvier 2017, p. 15. Après avoir écrit que « l’Occident évitera la débâcle s’il renoue avec l’autorité, la force » et « la guerre », critiqué la trahison de « Merkel », qui a ouvert « les portes [de l’Europe] à plus d’un million de musulmans », et « l’islamophilie d’Obama », qui a « accentué la vulnérabilité du monde libre », le même salue les positions courageuses de François Fillon, de Marine Le Pen et de Donald Trump. Charmante coalition ! De haute tenue, aussi.
[4]. A. O. Hirschman, Deux siècles de rhétorique réactionnaire, Paris, Fayard, 1991.

 
vendredi 30 mars 2018
 

Des intellectuels français inventent le totalitarisme islamique








image: https://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2018/03/separatisme-islamiste-1728x800_c.jpg
Des intellectuels français inventent le totalitarisme islamique
« Le Vatican : Combien de divisions ? » (Phrase attribuée à Staline)
L’acte terroriste qui a eu lieu en France et qui a couté la vie à  4 personnes  est venu nous rappeler que le problème du terrorisme quelque soit les latitudes reste entier. Dans les pays occidentaux les citoyens sont traumatisés chaque fois qu’il y a mort d’homme. Pensant être vacciné et sanctuarisé ils n’admettent pas que cela se passe chez eux , même si ailleurs les gens meurent par dizaine tout les jours.
Dans toute cette horreur, le bouc émissaire est tout trouvé, c’est le Satan de rechange ; même si on parle de l’islamisme, et de plus en plus la parole se libère, c’est toute une religion qui est mise au piloris alors que les assassins sont des citoyens de ces pays, qui ont des problèmes d’intégration. Ils indexent leur passage à l’acte, sur Daesch création de ce même Occident, organisation protéiforme marque de fabrique de tous ceux qui sont les damnés de la Terre, car c’est en fait de cela qu’il s’agit. De passage à Alger dans une interview l’ancien premier ministre Dominique de Villepin avait donné des indications sur les mécanismes du terrorisme et la responsabilité de l’Occident dans son développement
Justement la boutade attribuée à Staline agacé par l’un de ses collaborateurs qui lui répétait : « Camarade le Vatican n’est pas d’accord avec nous» . Mutatis mutandis nous pourrions dire «L’islam combien de divisions ?» , S’il est vrai que le monde occidental est sorti de la religion au sens que lui donne le philosophe Marcel Gauchet, pour nous en Occident les citoyens sont laîcs et à la limite entre eux , par contre ils sont rapidement croisés vis-à-vis de l’allogène et plus largement de l’extérieur. Il en est de même du judaïsme, le plus faible en nombre d’ouailles mais de loin le plus performant car il a comme défenseur l’intelligence, la science, la finance et les médias.
 Comment expliquer cela ?  En un mot comme en mille : l’éducation, le savoir à tout prix. A titre d’exemple, souvenons nous que quand des Juifs rentrent dans une nouvelle ville, ils ne construisent pas une synagogue mais une école. Tout un programme ! Dans les mêmes conditions, les musulmans ne se sentent pas concernés par l’absence d’école, ils font assaut de prosélytisme pour marquer leur séjour sur Terre pour construire une mosquée qui leur garantirait une place au paradis, excluant de ce fait toute vie en commun. Et la nécessité de revitaliser un système éducatif en miettes. Tout ceci est de bonne guerre mais quand dans un pays une croisade est mise en place pour dénoncer le totalitarisme islamique
Le «totalitarisme islamique» nouveau concept des « biens pensants »
L’objet de cette réflexion prend appui sur une tribune publiée par 100 intellectuels français qui dénoncent le 20 mars 2018 , les dangers du totalitarisme islamique. En effet comme lu sur le Huffingtonpost.fr, Finkielkraut, Kouchner, Ferry et 97 autres personnalités lancent un appel contre «le nouveau totalitarisme islamiste» dans une tribune intitulée: «Non au séparatisme islamiste», publiée ce mardi 20 mars par Le Figaro. «Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent, mais le sentiment qu’un danger menace la liberté en général et pas seulement la liberté de penser», préviennent les cent qui vont d’Alain Finkielkraut à Bernard Kouchner en passant par Sylvain Tesson, Yann Queffelec, Luc Ferry, Françoise Laborde ou encore Élisabeth Lévy. Le nouveau totalitarisme islamiste cherche à gagner du terrain par tous les moyens et à passer pour une victime de l’intolérance», affirment-ils () Ils s’insurgent contre cet «apartheid d’un nouveau genre qui est proposé à la France».» (1)
Comment ne pas voir que la laïcité protège aussi les religions minoritaires?» s’interrogent-ils tout en assurant que ce «nouveau séparatisme (…) est en réalité l’arme de la conquête politique et culturelle de l’islamisme». Ces personnalités d’univers et de convictions éloignés les uns des autres s’accordent à penser que «l’islamisme veut être à part car il rejette les autres, y compris les musulmans qui ne partagent pas ses vues.» Tous disent vouloir vivre dans «un monde complet où les deux sexes se regardent sans se sentir insultés par la présence de l’autre(…) où les femmes ne sont pas jugées inférieures par nature (…) où les gens peuvent se côtoyer sans se craindre (…) où aucune religion ne fait la loi». (1)
Ces intellectuels sans imagination mais avec une haine inexplicable  auraient d’abord  dû s’apercevoir que le thème a été déjà traité dans les mêmes termes douze ans plus tôt Souvenons nous à l’époque en 2006, Charlie-Hebdo le journal pyromane dont on sait qu’il était en perdition du point de vue finance et qui a été trouvé dans les dessins sur le prophète un second souffle, avait publié un manifeste de douze intellectuels, dont Salman Rushdie, Taslima Nasreen et Antoine Sfeir, intitulé «Ensemble contre le nouveau totalitarisme, l’islamisme». Nous lisons : «() ils affirment que «cela a mis en évidence la nécessité de la lutte pour ces valeurs universelles, qui ne se gagnera pas par les armes mais sur le terrain des idées». Ils ajoutent qu’il «ne s’agit pas d’un choc des civilisations ou d’un antagonisme Occident-Orient mais d’une lutte globale qui oppose les démocrates aux théocrates». «Rien, pas même le désespoir ne justifie de choisir l’obscurantisme, le totalitarisme et la haine. L’islamisme est une idéologie réactionnaire. Son succès ne peut aboutir qu’à un monde d’injustice et de domination», poursuivent-ils. Ils disent refuser le «relativisme culturel» comme de renoncer à l’esprit critique et à la liberté d’expression, et ils lancent un appel «à tous les esprits libres de tous les pays» (2).
 Dans la même veine ; une autre contribution cette fois sur un autre journal : «Après avoir vaincu le fascisme, le nazisme et le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace globale de type totalitaire : l’islamisme. Cette lutte ne se gagnera pas par les armes, mais sur le terrain des idées. l’islamisme se nourrit de la peur et de la frustration. Les prédicateurs de haine misent sur ces sentiments pour former les bataillons grâce auxquels ils imposeront un monde encore liberticide et inégalitaire. Nous refusons de renoncer à l’esprit critique par peur d’encourager l’«islamophobie», concept malheureux qui confond critique de l’islam en tant que religion et stigmatisation des croyants. Nous plaidons pour l’universalisation de la liberté d’expression, afin que l’esprit critique puisse s’exercer sur tous les continents, envers tous les abus et tous les dogmes» (3).
On remarquera le glissement sémantique qui n’a pas été relevé à savoir qu’une espérance de plus d’un milliard de croyants est placé sur le même niveau que l’idéologie du IIIe Reich- fruit de la folie des hommes- qui a vu la mort de centaines de milliers de Juifs, de Tsiganes. Qu’on se le dise ceux qui meurent  en priorité ce sont les musulmans et accessoirement les musulmans occidentaux dans le rapport un pour 1000, ensuite viennent  ceux de « souche »,. Cet appel concernant l’islam est intitulé : «  le totalitarisme islamique », la parole étant de plus en plus libérée, du fait qu’il n’y a aucune sanction donc aucun risque ,  a été repris en Europe par pratiquement tout les médias On retrouve pratiquement les mêmes dans le torchon du 20 mars avec cette fois du renfort. C’est dire  si pour les promoteurs, il a fallu mobiliser.
Mieux  et comme si cela ne suffisait pas, encore on trouve dans cet appel beaucoup de transfuges des pays musulmans qui en rajoutent pour payer leur dette et faire constamment allégeance pour être adoubés. Il en est ainsi de Vida Azimi qui écrit dans sur le site europe-Israël qui reprend le site sioniste Causeur : «() Si je souscris à l’esprit de ce texte je ne crois absolument pas que «le séparatisme islamique» avance «masqué». Bien au contraire, tel un banyan, il affiche ses racines et ce avec le soutien des autorités publiques, désireuses «d’acheter la paix sociale «. Ce «séparatisme» est même flamboyant : nos politiques de tous partis se bousculent à la rupture du jeûne du ramadan. Je les mets au défi d’aller partager bientôt l’agneau pascal avec les catholiques français, croyants ou de culture». (4)
La dame ne nous dit pas comment la rupture du Ramadhan est décrite d’une façon honteuse par des médias républicains et c’est à peine si le politique de corvée prend la chorba qu’il se découvre un rendez vous urgent . Rien à voir avec le diner du Crif , où on va pour montrer son allégeance et se faire tirer le portrait devant les responsables qui les prennent de haut.
Qu’est-ce que l’Islamisme ? 
Nous avons voulu savoir comment ces intellectuels auto- proclamés usent et abusent de concept sans connaitre réellement les fondements .Dans le texte suivant nous lisons une définition de l’islamisme «La tendance islamiste, chez les musulmans, désigne en général les groupes et mouvements qui, dans plusieurs pays, cherchent à établir, ouvertement ou clandestinement, un gouvernement ou un État islamique. () Les musulmans qui demandent le réveil de leur religion et de leur communauté font une large place, d’une part, à la nécessité d’un renouveau spirituel individuel par la réaffirmation des prescriptions morales et éthiques de leur foi et, d’autre part, à la nécessité de revitaliser la communauté en général, la collectivité musulmane dans son contexte physique et politique. () En mettant l’islam de l’avant en tant que mode de vie global, à la fois système de valeurs morales et spirituelles et méthode d’administration publique, les islamistes utilisent le potentiel idéologique de leur foi et présentent celle-ci comme une alternative aux idéologies importées de l’Est et de l’Ouest qui ont échoué». (5)
Une autre définition nous est donnée par l’encyclopédie Wikipédia : « l’islamisme est un courant de pensée musulman, essentiellement politique, apparu au XXe siècle. Au XIIIe siècle Voltaire l’utilise à la place de «mahométisme» pour signifier «religion des musulmans» On trouve le mot dans cet usage chez Alfred de Vigny, Tocqueville et Renan, et jusqu’à l’époque de la Première Guerre mondiale(6).
« Cet usage, qui se développa au cours du XIXe siècle , commença à être concurrencé par le terme «islam» tout au début du XXe siècle, À la base de l’islamisme d’aujourd’hui , on trouve des courants de pensées du XIXe siècle tels que le fondamentalisme musulman (en particulier le wahhabisme) et le réformisme musulman. Ces courants sont nés à la suite des questionnements que posent la confrontation à la modernité occidentale et sa domination. Les historiens considèrent également que l’islamisme est né en grande partie du «choc colonial». le monde musulman se retrouve en quelques décennies (seconde moitié du XIXe siècle) dépecé et en grande partie placé sous la tutelle des puissances coloniales européennes. Les premiers penseurs de l’islamisme (Al-Afghani) attribuaient cette déchéance à la perte de «valeurs» musulmanes, qui auraient affaibli l’oumma (la communauté des musulmans (…) Critiquant également l’usage fourre-tout du mot «islamiste» dans les grands médias, Pierre Tevanian écrit que «le terme n’a pas de sens précis : dans ses usages dominants en tout cas, il ne signifie rien d’autre que «mauvais musulman».» (6)
Pourquoi ne pas parler des autres extrémismes de la même façon ? 
C’est la question de la journaliste Rokhaya Diallo qui : «s’indigne de l’utilisation qui est faite du terme en France : «ce qui me dérange, c’est que pour toutes les autres religions on dit juste extrémiste. Là le mot est construit à partir du mot islam, ça laisse penser que les deux sont intrinsèquement liés. La langue française est suffisamment riche pour que l’on puisse trouver un autre terme». Elle remarque que l’on «parle de juifs orthodoxes, pas de judaïstes. C’est pareil pour les chrétiens intégristes avec les évangélistes»(6)
Difficile de nier qu’il y a un flou autour des mots «islamiste» et «islamisme». Ici Le Figaro parle d’islamistes terroristes, là cette dépêche AFP décrit un «islamiste présumé». Mais qu’entend-t-on, exactement, par «islamisme»? «Certains pensent que tous les musulmans sont des extrémistes et avec l’usage de ce terme, on entretien la confusion. Ce qu’il faudrait dire, c’est musulman extrémiste, comme pour les autres religions.» (7)
D’aucun prônent un débat pour comprendre la différence ou la complémentarité entre Islamisme et Islam Bertrand Devevey commentant l’ouvrage d’André Versaille « Les musulmans ne sont pas des bébés phoques Editions de l’aube » écrit : « L’irruption du fondamentalisme islamique en Europe interroge sur les rapports entre islamisme et islam. Dans cet essai engagé, André Versaille dénonce l’absence de débat objectif sur le sujet, au nom d’une idéologie selon laquelle toute mise en cause de l’islamisme radical ne peut que renforcer le racisme antimusulman. Il fustige cette approche qui fait des musulmans de France, «à l’insu de leur plein gré», un prolétariat à protéger et à libérer à tout prix de l’oppression des classes dominantes. Il parcourt et analyse ensuite tous les partis pris idéologiques qui accompagnent les débats sur l’islamisme radical, de son explication/justification par la colonisation, l’échec de l’intégration, les laissés pour compte de la croissance, la défense de toutes les cultures, la dénonciation des crimes du colonialisme et la nécessaire repentance de l’occident». (8)
« André Versaille souligne qu’au nom du droit à la différence, de la défense des cultures et des minorités, de la nécessité de protéger tous les français d’une dérive raciste «islamophobe», il n’est plus possible de remettre en cause, dans le débat public, le discours des intégristes religieux musulmans » (8).
On remarquera toujours cette confusion voulue entre Islam, fondamentalisme, islamisme .Cet essai est aussi un plaidoyer pour la défense des intellectuels et réformistes musulmans modérés, : l’auteur : « compare aux philosophes des lumières dans leur combat pour libérer la connaissance des dogmes religieux. Boualem Sansal (écrivain, qui apporte son soutien à André Versaille dans le résumé du livre), Hélé Béji (écrivain et haut fonctionnaire), Tahar Ben Jelloun (écrivain), Abdennour Bidar (philosophe et haut fonctionnaire), Abdelali Mamoun (Iman de Drancy) sont quelques uns de ces démocrates qu’il faut bien qualifier aujourd’hui de courageux» (8).
On le voit pour l’auteur, une fois que l’islam est aseptisé par les écrivains des lumières il peut être accepté au banquet de la République. Sauf que ces écrivains «illuminés» ne représentent en fait qu’eux-mêmes ayant largué les amarres avec leur ressenti originel.
Qu’en est-il du totalitarisme ? 
Le totalitarisme est l’un des principaux types de systèmes politiques avec la démocratie et l’autoritarisme. C’est un régime à parti unique, n’admettant aucune opposition organisée et dans lequel l’État tend à confisquer la totalité des activités de la société. C’est un concept forgé au XX e siècle, durant l’entre-deux-guerres. Où est le parti s’agissant de ces épaves sociales dispersées ? Où sont les moyens ? Ou sont les troupes ? Sont-ce ces illuminés qui s’accrochent à Daesch pour avoir une visibilité et une reconnaissance sociale après avoir épuisé toutes les autres voies de recours ?
Pourquoi alors, ces intellectuels pyromanes passent leur temps à attiser les tensions ? Si on devait parler d’idéologie totalitaire et non pas de lampistes musulmans accusé de pratiquer l’apartheid anti-blanc, quelle blague !  pensons au sionisme importé et imposé en France, nous Il est connu que la doctrine du sionisme, qui est une idéologie totalitaire et endoctrinement génocidaire comme décrit dans un article intitulé «Le sionisme, une idéologie raciste» publié sur le site Counterpunch par Kathleen et Bill Christison, un couple d’anciens membres de la CIA. Mieux encore, il y a à peine une semaine , la Knesset discutait de légiferer concernant l’apartheid
Le problème de la modernité des religions en terre occidentale 
On le sait aussi que l’on soit de gauche ou de droite aux extrêmes il existe un fond rocheux occidental amalgame du mythe de race supérieure civilisatrices, de religion chrétienne et de traditions ancrées dans l’imaginaire français. On le sait la France est laïque et la République est en théorie équidistante des religions. Mais qu’en est il réellement ? On sait que la loi de 1905 sur la laïcité a permit à la République après des débats mémorables a trouver avec l’Eglise un modus vivendi qui fait que d’une certaine façon l’imaginaire du citoyen est toujours bercé par son fond rocheux chrétien-la France de voulant toujours la fille ainée de l’Eglise contre l’allogène- la République ne faisant que laiciser les principales étapes qui segmentent la vie du chrétien. Sur les 11 jours de fêtes chômés et payés 7 jours sont des fêtes chrétiennes. Que reste t-il du feu sacré du christianisme originel avec les accommodements de plus en plus déraisonnables concernant l’éthique, et la dignité humaine. Le christianisme est devenu un rituel auquel on sacrifie avec des fêtes de plus en plus païennes et  imposes par le divin marché pour reprendre cette belle expression de Dany Robert Dufour. Souvenons nous  de la Nôël et de Coca Cola qui a imposé la tenue pour le père Noël pour les enfants qui continuent encore  y croire. Souvenons du « dernier veau d’or » en date  celui de la fête d’Halloween  importé des Etats Unis, l’Eglise a beau se battre en créant un contre slogan «  Holy Winn » le sacré vaincra, il n’a pas vaincu.
Les Juifs ont abandonné la Halakha ( la loi religieuse) 
Cette marchandisation du monde qui ne fait plus de place au sacré a aussi eu raison du judaïsme , qui pour tenter de survivre – exception faite  d’extrémistes qui vivent en marge- a sauté à pied joint dans ce qui est appelé la modernité  Qu’est il arrivé pour que le judaîsme matrice des religions révélées en ce qui concerne les interdits, la place de la femme s’est conformé à la civilisation du veau d’or occidental ? Daniel Pipes , nous explique comment les religieux judaïques en Occident ont abandonné le sacerdoce pour pouvoir prendre le train du progrès : «() Culturellement, les chrétiens et les juifs vivent à l’avant-garde de l’expérience humaine, alors que les musulmans ont eu plus de mal avec la vie du vingtième siècle. Ceci dit, le judaïsme et le christianisme diffèrent profondément en termes religieux, la ressemblance réelle est entre le judaïsme et l’islam. Plus fondamentalement, le judaïsme et l’islam mettent l’accent sur l’action juste et le christianisme insiste sur la foi juste. Les Juifs pieux et les Musulmans sont plus préoccupés par l’accomplissement des commandements de Dieu; leurs homologues chrétiens se concentrent sur l’attitude et le sentiment. Et en effet, les hommes de religion dans les deux traditions, rabbins et oulémas ont beaucoup plus en commun. Aucun n’a de fonctions liturgiques, mais les deux sont sages dans l’exercice de la loi. () Les façons de vivre traditionnelles juive (Halakha) et musulmane ( Chari’a) n’ont pas bien réussi ces derniers temps. Relativement peu de Juifs vivent encore en stricte conformité avec la Halakha. Et tandis que de nombreux musulmans observent encore la charia, ce sont généralement les croyants les moins touchés par la vie moderne» (9)
Daniel Pipes nous explique pourquoi les Juifs ont déserté la religion : «() Cependant la Halakha été un obstacle à la participation, et les Juifs modernes l’ont de plus en plus abandonnée. () Les musulmans aussi font face aux tentations et aux défis de la culture occidentale, d’autant plus que les Européens ont établi une hégémonie virtuelle sur les terres musulmanes au cours du dix-neuvième siècle. () Bien que la plupart des Juifs acceptent de bon cœur la vie moderne, les musulmans contestent toute concession qui est faite. En conséquence, le judaïsme apparaît aujourd’hui à de nombreux égards plus proche du christianisme que de l’islam, et à bien des égards, il l’est. Pourtant, cela n’est pas nouveau. Pendant de nombreux siècles, l’adhésion à la loi divine a fait du judaïsme et de l’islam des âmes sœurs. En théorie, ils pourraient être ainsi de nouveau» (9)
La République n’a pas de problème avec les citoyens français d’espérance judaïque qui d’une certaine façon savent tenir l’équilibre entre le minimum syndical ; dirait on pour les juifs croyants et les lois de la République   La réussite de la communauté juive en France est due aussi à l’importation de la Shoah  fond de commerce- qui pour Abba Ebban représente les frontières d’Israël. Bref c’est la dette ad vitam aeternam .Ce fond de commerce est la propriété du Crif, même si on sait que le Crif n’est pas représentatif des Juifs de France de naissance de culture. Bref le Crif c’est lui qui dicte la norme des grandes décisions qui se prennent souvent par l’adoubement lors du diner du Crif véritable tribunal dinatoire selon le mot pour une fois heureux d’Alain Finkielkraut, diner au cour duquel le président du Crif distribue les bons et les mauvais points sans oublier l’allégeance à la politique sioniste d’Israël.
On l’aura compris avec la communauté juive, surtout pas de vague, c’est-à-dire , il faut passer par la satisfaction permanente et la République d’une façon ou d’une autre réponde aux injonctions du Crif . Les Juifs n’habitent pas dans les écoles des zones sensibles, ils sont pour la plupart dans des écoles privées que l’Etat Français finance parce qu’ils participent au système éducatif. Quand on pense à toutes les misères des musulmans qui souhaitent créer des écoles, Le seul lycée ouvert connait des problèmes. De ce fait, il n’ya pas de problème de mixité de piscine ; de restauration et bien plus tard d’emplois au vue du formidable réseau e solidarité qui fait que les jeunes diplômés trouvent facilement à travailler après avoir fait les grandes écoles. La solidarité invisible est remarquable. Rien de tel avec les citoyens français de naissance musulmane qui sont plus effrités que jamais. Car si la République ne reconnait pas le communautarisme quand il s’agit de l’Islam, elle fait profil bas vis-à-vis du communautarisme juif
Qu’avons-nous en face ? Des citoyens français d’espérance musulmane profondément divisés et sans leaders 
Qu’en est il de cette religion musulmane  que l’on présente que quand cela saigne car cela fait vendre ? Qui est diabolisé ad nauseam et par qui ? Cette dernière question pose le problème de cette élite pro-sioniste qui fait de la diabolisation de l’islam sa croisade, d’autant qu’elle est en symbiose avec la droite et l’extrême d’autres pour cette cause commune N’a-t-on pas vu dans le réquisitoire de Bruno Retailleau les mêmes arguments concernant le totalitarisme islamique développé par François Fillon dans un ouvrage incendiaire sur l’islam ?
Des citoyens français musulmans de naissance des jeunes en déshérence on ne peut pas dire qu’ils sont musulmans , victimes à la fois du système de ghettoïsation qui consacre les territoires perdus de la république par non assistance aux jeunes français de parents musulmans doublement en danger du fait que la république a échoué à proposer à intégrer ces jeunes en faisant de ce fait des zombies sensibles au discours de la haine des prêcheurs qui tentent de le déstabiliser sachant qu’en définitive leur tentative serait vaine. C’est tout bénéfice pour eux, le fossé se creuse, une armée de déçus du modèle républicains est un vivier pour porter la haine. A côté de cela les organisations de l’Islam de France ou en France ( CFCM, UOIF) sont plus des organisations qui ont plus des liens politiques avec les pays d’origine qu’avec la République qui au fond a une piètre idée de leur valeur ajoutée d’autant que les «musulmans» éclairés prônent un islam mondain sans épaisseur , un Islam laïco-compatible et qui ne compromet en rien la visibilité médiatique de leur promoteur.
Pourtant l’Islam a eu son heure de gloire et a rayonné sur l’humanité. Une lecture plus généreuse nous est donnée par la contribution suivante : «Le mot islam veut dire soumission, abandon à Dieu, et notre mentalité est prompte à n’y voir que passivité et fatalisme. C’est la preuve par neuf, entend-on dans nos cercles progressistes, de l’état rétrograde de ce monde et de ses rendez-vous manqués avec la modernité depuis son décrochage à la Renaissance. On mentionne pourtant sans sourciller, tant chez les chrétiens que chez les juifs, que Dieu avait demandé à Abraham de lui sacrifier son fils Isaac (Ismaël chez les Arabes) en signe d’abandon total à sa parole, ce que le patriarche s’apprêta à faire jusqu’à ce que Dieu l’arrêtât in extremis. On est également beaucoup plus indulgent à l’égard du bouddhisme lorsqu’il prône un détachement du monde et forcément une attitude passive». (10)
«Le mot islam est par ailleurs à rapprocher du mot salam qui signifie paix, une paix dont le Christ parle abondamment dans le Nouveau Testament sans que cela choque outre mesure. Or, comme le remarquait si simplement le grand orientaliste français Louis Massignon (1883-1962): «Il faut se rapprocher d’une chose non en nous, mais en elle», c’est-à-dire se décentrer mentalement et intellectuellement pour comprendre l’Autre de la façon dont il s’appréhende lui-même. C’est alors que le bouleversant témoignage culturel empreint de folie divine que cette culture a recelé et recèle encore, nous atteint car nous pouvons enfin nous y refléter et nous y reconnaître. À cette aune, que valent les concepts de démocratie, de liberté et de droits de l’homme face à la sensibilité enflammée – frisant quelquefois la susceptibilité – et l’intelligence aiguë de la beauté ou encore face au sentiment tout aussi extrême de l’hospitalité et de l’honneur, directement issu de l’héritage tribal pré-islamique? On sent bien que c’est le vainqueur qui écrit l’histoire. Car c’est également de cela qu’il s’agit dans le monde arabe : un sentiment d’humiliation exacerbé par le sentiment de l’honneur» (10).
«Revenons écrit l’auteur à Louis Massignon qui a eu ces paroles prémonitoires : «Il est puéril de préconiser de bas procédés contre des convictions collectives qui sont infiniment plus hautes; ces procédés finissent par se heurter contre des consciences qui résistent et se vengent à la longue de leurs fauteurs.» Massignon, ami de Chaïm Weizmann, premier président d’Israël, était pro-sioniste au départ, croyant à la coexistence pacifique des juifs et des Arabes en Terre Sainte; il devait déchanter par la suite et dénoncer les abus du sionisme. () Les bonnes âmes pensent que le fanatisme islamiste est un mal qui trouve son origine dans les sourates obscurantistes du Coran. Elles pensent que les kamikazes sont de pauvres hères manipulés par un clergé rétrograde ou des dirigeants corrompus. Elles n’ont pas complètement tort mais leur raisonnement s’arrête là et refuse de considérer ce que Durkheim décrivait sous l’expression «suicide altruiste». On découvre – oh surprise! – que ces fanatiques sont souvent des gens ordinaires, devenus criminels par une déception inouïe, un peu à la façon d’un cynique dont la tendresse excessive a été trompée et blessée par les injustices de la vie.
««On revient toujours , conclut l’auteur, à la question de l’honneur et il est significatif qu’un des axes fondamentaux de la pensée de Massignon est la loyauté, la parole donnée, à l’image des deux Alliances. Au fond, un criminel, car c’en est un, est quelqu’un dont le sentiment de beauté et d’honneur a été détruit par un autre système ou individu, tout aussi criminel que lui. Simone Weil ne serait sans doute pas en désaccord, qui disait: «Toute oppression crée une famine à l’égard du besoin d’honneur, car les traditions de grandeur possédées par les opprimés ne sont pas reconnues, faute de prestige social; et c’est toujours là l’effet de la conquête.» () Le symbole a une force inouïe car il sert de moteur, de pôle d’attraction, il résume les aspirations de millions de gens. Un symbole n’appartient pas à l’ordre de la quantité; il est plutôt le point de cristallisation des sentiments du beau, de l’amour, de la douleur, de la dignité. Et l’Occident en a en grande partie perdu la notion, qui a transféré l’importance et la signification des symboles vers les sphères du patrimoine culturel ou des revendications identitaires». (10)
D’où viendrait le salut pour les citoyens français de culture musulmane ? 
On le voit , la dignité l’honneur le manque de justice et l’abandon des jeunes livrés à la rue, à toutes les tentations mauvaises notamment les prêches de la haine importés à partir du pays musulman producteur de cet idéologie mais intouchable du fait qu’il achète pour des dizaines de milliards de dollars d’armes et qu’il s’entend avec Israël ..représenté en France par une vitrine d’intellectuels et du CRIF dont l’ objectif en diabolisant l’islam et en faire un second Hitler. Rien n’interdit à terme en France que cette communauté pousse- elle reste toujours ne retrait- à la mise en place d’un régimes d’exception concernant ces citoyens français d’espérance musulmane qui vont payer triste retour de la responsabilité collective-
Faut il jeter sa soutane ( gandoura) dirait on par analogie,  aux orties à l’instar de la sécularisation des sociétés européennes sorties de la Religion ?. Faut il pratiquer une religion à géométrie variable comme l’indique Daniel Pipes à propose des juifs ? Bref une religion à la carte comme dans une grande surface où on prend que ce qui nous intéresse excluant de ce fait ce qui fait le levain des religions , devenus à force de compromis inutiles L’Islam actuel est une nébuleuse fluctuante et on beau dire qu’il ne faut pas importer le conflit du moyen Orient en France, il est là et bien là d’un côté l’impunité totale de déclarations pro-sionistes, de l’autre côté la répression dans toute son horreur si on ose lever un cil si on ose parler de sionisme de malvie dans les quartiers..
Le mal français c’est d’après nous le manque d’équilibre, d’un côté des citoyens plus égaux que d’autres un plafond de verre pour des jeunes citoyens dont les parents et grands parents et mêmes arrières grands parents étaient au chemin des dames quand les parents de la majorité des signataires de l’appel infâme contre l’islam étaient à l’époque contre la France quand elle guerroyait avec ses bougnouls pendant plus d’un siècle , quand elle se reconstruisait avec ses tirailleurs béton, quand elle se développait avec les richesses de ses provinces algériennes qui lui fournirent notamment l’acier de la Tour Eiffel.
Il est à craindre que ces «intellectuels communautaristes et pro-sionistes notamment des médias communautaristes continuent à formater l’imaginaire des Français à qui on fait un récit dans lequel les citoyens français d’espérance musulmane sont exclus. Il en est ainsi Chaque dimanche, sur les ondes de RCJ, Alain Finkielkraut commente, face à Élisabeth Lévy, l’actualité de la semaine. Ces compagnons de Riposte Laïque, du Bloc identitaire, d’Eric Zemour, de Jacques Keepfer, de BHL et de l’ensemble de la galaxie des stratèges du choc des civilisations veulent le clash à tout prix.
S’il est vrai que le corps social français, n’accepte pas de morts violentes de l’un des leurs habitué à une certaine quiétude qui tranche avec la douleur du monde, il n’en demeure pas moins que le vrai problème de la France ce ne sont pas ces épaves qui par désespoir de cause ,maintenant que leur vie est raté, tente par désespoir de réagir et de mourir pour une cause créé de toute pièce , Daech inventé par l’Occident a été défait, mais pour les besoins de la cause il reprend du service et signe des communiqués
Les citoyens français de culture ou d’espérance musulmane ne demandent qu’à vivre dignement- avec leur islam sans ostentation-, à l’ombre des lois de la République. Ils savent que le corps social français est religieux vis à vis de l’allogène et l’esprit de croisade est toujours présent. Ils souffrent de ces amalgames qu’on leur jette à la figure en leur faisant injonction de toujours s’excuser au nom du triste recours à la « responsabilité collective » .
Ils n’osent pas balbutier que peut être les territoires sont  perdus par  la République du fait que cette dernière  a laissé faire au nom de la fausse paix des banlieues au lieu peut être d’aller à la racine du mal qui est  peut être aussi un problème d’éducation, d’intégration vaine, de plafond de verre… qui fait que le beur – en désespoir de cause-  devient sensible aux prêcheurs de haine… L’immense majorité des citoyens français d’espérance musulmane originelle ou récente,  connaissent pourtant  les fils rouges à ne pas dépasser. Ils souhaitent  dans leur immense majorité simplement être des citoyens à part entière avec des droits et des devoirs et non pas des citoyens entièrement à part.
Amen
Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique Alger
Notes
1.https://www.huffingtonpost.fr/2018/03/20/finkielkraut-kouchner-ferry-et-97-autres-personnalites-lancent-un-appel-contre-le-nouveau-totalitarisme-islamiste_a_23390239/
2. https://www.nouvelobs.com/monde/20060302.OBS9085/douze-intellectuels-contre-le-nouveau-totalitarisme.html
3.http://www.liberation.fr/tribune/2006/04/28/contre-un-nouvel-obscurantisme_37612
4.http://www.europe-israel.org/2018/03/le-separatisme-islamiste-navance-pas-masque-il-est-flamboyant/
5.http://agora.qc.ca/Dossiers/islamisme
6.https://fr.wikipedia.org/wiki/Islamisme
7.http://www.slate.fr/story/97645/islamiste-islamisme-langage
8.http://www.atlantico.fr/decryptage/musulmans-ne-sont-pas-bebes-phoques-islam-islamisme-islamophobie-lire-urgence-en-priorite-3280369.html#babTzXM1gG6iYuqp.99
9.Daniel Pipes http://fr.danielpipes.org/8699/lien-juifs-musulmans-facon-traditionnelle-de-vivre
10.Jean-Philippe Trottier, http://agora.qc.ca/Dossiers/Islamisme

En savoir plus sur https://reseauinternational.net/des-intellectuels-francais-inventent-le-totalitarisme-islamique/#vblGyFgslWtOGmM8.99
 
jeudi 29 mars 2018
 

Interdire le salafisme, disent-ils









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Interdire le salafisme, disent-ils
Le dernier crime commis par un terroriste présumé [mais assassin en tout état de cause] à Trèbes, une petite commune près de Carcassonne, a ravivé les polémiques sur la « radicalisation » et le salafisme dont certains demandent l’interdiction parce qu’il fournirait l’idéologie par laquelle les criminels justifieraient leurs actes.
Je ne vais pas me lancer dans une discussion théorique, ni sur la « radicalisation », ni sur le salafisme. Par contre, j’entends bien qu’on nous dit que ces criminels, qualifiés de terroristes, agissent au nom ou se revendiquent de l’organisation Etat Islamique ou Daesh.
Le terme salafisme renvoie à différents courants de la pensée islamique dont le point commun est de prôner un retour à ce que serait « l’Islam des origines ».   Personnellement, je ne vois pas trop le rapport entre maintes expressions du salafisme, et encore moins les Frères Musulmans qui appartiennent à un courant différent, et Daesh.
Pour ce qu’on peut en savoir, Daesh est une organisation dont les adhérents se situent plutôt dans le sillage du wahhabisme, la doctrine salafiste en vigueur en Arabie Saoudite. Les financements de Daesh, et d’autres organisations du même genre actives en Syrie, en provenance d’Arabie Saoudite n’ont pu échapper à personne hormis ceux qui font des affaires avec la monarchie des Saoud.
Ces derniers sont en gros les mêmes, comme par exemple l’ancien premier ministre français Manuel Valls, qui pointent du doigt avec insistance le salafisme qu’ils accuseraient presque de tous les maux. M. Valls est même allé jusqu’à suggérer l’interdiction du salafisme, une demande également formulée par Nicolas Dupont-Aignan, celui qui avait fait alliance avec le front National entre les deux tours du dernier scrutin présidentiel… Dans un esprit semblable, Mme Le Pen propose de faire « la guerre au salafisme« .
C’est pourtant bien le salafisme wahhabite, dans sa version d’exportation et pro-active, qui anime la plupart des terroristes « islamiques » ou « islamistes » comme on voudra.
En ce qui concerne les différents attentats perpétrés en France, on aimerait quand même en savoir un peu plus sur l’état d’avancement des enquêtes qui portent toutes sur des délinquants connus auparavant des services de police. Des personnes par ailleurs le plus souvent peu instruites et donc peu susceptibles d’assimiler une doctrine quelque peu élaborée. Parce que l’affirmation salafiste d’un retour aux origines est à la fois le point d’arrivée et de départ d’un cheminement intellectuel et spirituel.
Mais pourquoi donc ce wahhabisme, à priori à usage unique pour les gens de la péninsule arabique, s’est-il propagé dans différents pays arabes et musulmans, voire même, de manière marginale, dans des communautés musulmanes en Occident?
Le prince héritier Mohammed bin Salman, nouvel « homme fort » de la monarchie saoudienne a répondu clairement à la question dans un entretien accordé le 22 mars dernier au Washington Post alors qu’il était en visite officielle dans la capitale des Etats Unis.
Interrogé sur le financement de la diffusion par l’Arabie Saoudite du wahhabisme, la foi qui est dominante dans le royaume et que certains ont accusé d’être une source du terrorisme dans le monde, Mohammed a répondu que les investissements pour financer des mosquées et des écoles religieuses [madrassat] à l’étranger avaient leur origine dans la Guerre Froide quand les alliés [c’est-à-dire les puissances occidentales: Etats Unis, France et Royaume Uni principalement, NdT] demandèrent à l’Arabie Saoudite d’utiliser ses ressources pour empêcher l’Union Soviétique de prendre pied dans les pays musulmans.
Les gouvernements saoudiens successifs ont perdu de vue cette entreprise, dit-il, et maintenant « nous devons tout reprendre. » Les subventions viennent maintenant largement de « fondations » établies en Arabie Saoudite, dit-il, plutôt que du gouvernement.
Malgré cette franche déclaration, inutile d’espérer voir le gouvernement français ou d’autres membres de la nomenklatura hexagonale dénoncer directement la responsabilité de Riyad dans la promotion d’une idéologie violente. Cette relation est pourtant connue, énoncée dans les médias et même constatée par le Parlement Européen en 2013. Sans conséquence aucune, pas même symbolique, pour la monarchie saoudienne.
Normal, puisque les puissances occidentales, celles-là mêmes qui vont jusqu’à faire la guerre pour répandre l’esprit des Lumières, sont aussi responsables de cet état de fait ainsi que l’a rappelé le prince héritier d’Arabie; et que l’Arabie Saoudite est un gros pourvoyeur de contrats civils et militaires pour les industries des grandes puissances occidentales.
source:https://mounadil.wordpress.com/2018/03/28/interdire-le-salafisme-disent-ils/

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"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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