ELWATAN-ALHABIB
vendredi 27 mars 2015
 

Le taux de cancer à Gaza en augmentation après les attaques d’Israël

 

 

Gaza cancer
Israël a toujours utilisé des armes interdites internationalement sans que le soi-disant « monde libre » prenne la moindre mesure de rétorsion.
Le taux de cancer dans la Bande de Gaza a fortement augmenté aux lendemains des trois attaques israéliennes contre l’enclave côtière, a révélé le ministère palestinien de la Santé jeudi 19 mars 2015 dans un rapport récent qui indique que ce taux a augmenté de 73,1 pour 100.000 habitants.

Selon Atef Mos’ad, directeur du département de l’information du ministère, les conclusions du rapport ont été discutées dans un atelier organisé par le ministère pour sensibiliser son personnel sur ces maladies et ces nouveaux défis.
Khaled Thabet, directeur du service de cancérologie à l’Hôpital Al-Shifa, a souligné que le nombre croissant de cas de cancers est le résultat de la pollution qu’a entraîné l’utilisation par l’occupation israélienne d’armes interdites au plan international.
Les participants à l’atelier ont demandé la création d’un centre de traitement du cancer pour que les patients puissent recevoir des soins thérapeutiques complets au lieu de recevoir les traitements dans différents lieux ou à l’étranger.
En effet, la plupart des malades cancéreux sont obligés d’aller à l’étranger pour y bénéficier d’un traitement approprié à cause du manque d’équipement adéquat dû aux 8 années de blocus israélien sur Gaza.
Armes interdites
Au cours de ses attaques, l’occupation israélienne a tiré des obus contenant du phosphore blanc qui provoque d’horribles brûlures quand il entre en contact avec la peau. Selon le droit international, le phosphore est autorisé comme écran de fumée pour protéger les soldats, mais est considéré comme une arme chimique lorsqu’il est utilisé contre des civils.

gaza phosphorous Brûlures causées par le phosphore blanc utilisé par l’occupation israélienne à Gaza
« Nous avons vu la Bande de Gaza utilisée comme laboratoire pour tester ce que j’appelle les armes de l’enfer, » a déclaré David Halpin, chirurgien britannique à la retraite et spécialiste en traumatologie, qui a visité Gaza à plusieurs reprises pour enquêter sur les blessures inhabituelles subies par les Gazaouis.
« Je crains qu’ ‘Israël’ ne pense qu’il est de son intérêt de créer autant de mutilations que possible pour terroriser la population civile dans l’espoir qu’elle se retourne contre le Hamas. »
Les médecins de Gaza, dont l’un des rares étrangers sur place, Mads Gilbert, spécialiste norvégien en médecine d’urgence qui travaille à l’Hôpital Al-Shifa, à Gaza-ville, a indiqué que beaucoup de blessures qu’ils ont vues étaient compatibles avec l’utilisation des armes DIME (Dense Inert Metal Explosive).
Les lésions provoquées par ces armes sont dites distinctives. Ceux qui sont exposés à l’explosion ont des hémorragies, les membres coupés ou « fondus », en particulier les tissus mous tels que l’abdomen, des blessures qui conduisent souvent à la mort.
gaza
Article original: Days of Palestine
Traduction : MR pour ISM ism-france.org
 
mardi 24 mars 2015
 

Selon "Le Monde", c’est le Mossad qui a fait disparaitre le corps de Mehdi Ben Barka

 

 


Maroc Mossad Ben BarkaLe Mossad a aidé le Maroc en échange d'informations sur les intentions des pays arabes

Le Mossad est impliqué dans l’affaire de l’assassinat de Mehdi Ben Barka. Il a dissout le corps l’opposant marocain dans de l’acide, avant de l’enterrer dans une forêt près de Paris, à la demande du Royaume Chérifien.
Le journal le Monde a révélé, hier 23 mars, des informations sur le rôle joué par les services secrets israéliens "Mossad", dans l’affaire de l’assassinat de l’opposant marocain Mehdi Ben Barka. Les services secrets israéliens ont, à la demande des autorités marocaines, aidé à localiser Mehdi Ben Barka avant son enlèvement en octobre 1965.
Informé par les marocains de la mort de Ben Barka, le Mossad s’est chargé de faire disparaître le corps après l’avoir fait dissoudre par des produits chimiques.
Le Mossad a accepté d’apporter son aide au Royaume car, indique le journal Le Monde, les autorités marocaines avaient fourni des informations sensibles sur la teneur des discussions des dirigeants arabes, au cours du sommet de la Ligue Arabe qui s’est déroulé à Casablanca en septembre 1965, quelques mois avant la guerre des six séjours. La guerre israélo-arabe, dite "la guerre des six jours", fut déclenchée en juin 1967 par Israël, contre l’Egypte, la Syrie et la Jordanie. D’autres armées arabes d’Irak, du Soudan, du Koweït et d’Algérie se sont mobilisées par la suite.
La solution finale
Selon Ronen Bergman, journaliste israélien "spécialisé dans les questions militaires et les services de renseignement", interviewé par Le Monde, le patron du Mossad, Meïr Amit, "avait appris des Marocains qu’ils voulaient le (Ben Barka, ndlr) tuer". Mais, dit-il, citant Meïr Amit, "le Mossad n’était pas présent au moment des faits". Son rôle était de fournir "de faux documents pour louer des voitures" et des passeports "aux Marocains et aux mercenaires français pour pouvoir prendre rapidement la fuite après les faits". "Il est clair aussi que le Mossad a fourni un appartement, une cache aux Marocains, mais on n'est pas certain que ce fut celui où Ben Barka a été conduit", dit-il.
Selon lui, c’est le Mossad qui "s’est chargé d’évacuer le corps". "Les agents connaissaient une forêt près de Paris, très prisée pour les pique-niques familiaux. Le service a eu l’idée de dissoudre le corps avant de l’enterrer avec de l’acide, à base de produits chimiques achetés dans plusieurs pharmacies. Cette nuit-là, il a plu. La pluie a accéléré le processus. C’est l’aspect le plus visuel, le plus dramatique de l’implication du Mossad", affirme-t-il.
Les révélations du journaliste font état également de "contacts", au "début des années 1960", entre Ben Barka et les Israéliens, "notamment les services". Ces derniers "n’avaient aucune hostilité contre lui. Mais ils avaient une énorme dette envers les Marocains".

















 
lundi 23 mars 2015
 

Pourquoi Netanyahu a été réélu? par Thierry Meyssan

 

 

Par Thierry Meyssan
IRIB les accords d’Oslo, qu’Yitzhak Rabin et Yasser Arafat avaient
imposé à leurs peuples, sont morts durant la campagne électorale israélienne. Benjamin Netanyahu a emmené les colons juifs dans une impasse qui sera nécessairement fatale au régime colonial de Tel-Aviv. De même que la Rhodésie ne vécut que 15 ans, les jours de l’État hébreu sont désormais comptés.urant sa campagne électorale, Benjamin Netanyahu a affirmé avec franchise que, lui vivant, jamais les Palestiniens n’auraient d’État à eux. Ce faisant, il a mis fin à un « processus de paix » qui traînait en longueur depuis les accords d’Oslo, il y a plus de 21 ans. Ainsi s’achève le mirage de la « solution à deux États ».M. Netanyahu s’est présenté comme un fier-à-bras, capable d’assurer la sécurité de la colonie juive en écrasant la population autochtone.  Il a apporté son soutien à al-Qaïda en Syrie.  Il a attaqué le Hezbollah à la frontière du Golan, tuant notamment un général des Gardiens de la Révolution et Jihad Moghniyé.  Il est allé défier le président Obama en dénonçant au Congrès les accords que son administration négocie avec l’Iran.Les électeurs ont choisi sa voie, celle de la force.Pourtant, à y regarder de plus près, tout cela n’est pas glorieux et n’a pas d’avenir.M. Netanyahu a remplacé la force d’interposition des Nations unies par la branche locale d’al-Qaïda, le Front al-Nosra. Il lui a offert un soutien logistique transfrontalier et s’est fait photographier avec des chefs terroristes dans un hôpital militaire israélien. Cependant, la guerre contre la Syrie est une défaite pour l’Occident et les pays du Golfe. Selon les Nations unies, la République arabe syrienne ne parvient qu’à sécuriser 60 % de son territoire, mais ce chiffre est trompeur puisque le reste du pays est massivement un désert, par définition incontrôlable. Or, toujours selon les Nations unies, les « révolutionnaires » et les populations qui les soutiennent, qu’il s’agisse de jihadistes ou de « modérés » (c’est-à-dire d’ouvertement pro-Israéliens), ne sont que 212 000 sur les 24 millions de Syriens. C’est-à-dire moins d’1 % de la population.L’attaque contre le Hezbollah a certes tué quelques personnalités, mais il a été immédiatement vengé. Alors que M. Netanyahu affirmait que la Résistance libanaise était embourbée en Syrie et ne pourrait pas répliquer, le Hezbollah avec une froide précision mathématique a tué quelques jours plus tard, à la même heure, le même nombre de soldats israéliens, dans la zone occupée des Fermes de Chebaa. En choisissant les Fermes de Chabaa, la zone la mieux sécurisée par Tsahal, le Hezbollah lançait un message de puissance absolument dissuasif. L’État hébreu a compris qu’il n’était plus le maître du jeu et a encaissé ce rappel à l’ordre sans broncher.Enfin, le défi lancé au président Obama risque de coûter cher à Israël. Les États-Unis négocient avec l’Iran une paix régionale qui leur permette de retirer l’essentiel de leurs troupes. L’idée de Washington, c’est de parier sur le président Rohani pour faire d’un État révolutionnaire une simple puissance régionale. Les États-Unis reconnaîtraient la puissance iranienne en Irak, en Syrie et au Liban, mais aussi à Bahrein et au Yémen, en échange de quoi Téhéran cesserait d’exporter sa Révolution en Afrique et en Amérique latine. L’abandon du projet de l’imam Khomeiny serait garanti par une renonciation à son développement militaire, particulièrement mais pas uniquement, en matière nucléaire (encore une fois, il ne s’agit pas de la bombe atomique, mais des moteurs à propulsion nucléaire). L’exaspération du président Obama est telle que la reconnaissance de l’influence iranienne pourrait aller jusqu’à la Palestine.En 1965, Ian Smith pensa sauver la colonie britannique de Rhodésie en refusant le processus de paix. En réalité, il précipita la chute du projet colonial et, quinze ans plus tard, la Rhodésie devenait le Zimbabwe.Benjamin Netanyahu endosse les habits de Ian Smith qui, en 1965, refusant de reconnaître les droits civiques des noirs de Rhodésie, rompit avec Londres et proclama son indépendance. Mais Ian Smith ne parvint pas à gouverner son État colonial qui fut dévoré par la résistance de l’Union nationale africaine de Robert Mugabe. Quinze ans plus tard, M. Smith devait renoncer tandis que la Rhodésie devenait le Zimbabwe et que la majorité noire arrivait au pouvoir.Les gesticulations de M. Netanyahu, comme jadis celles de Ian Smith, visent à masquer l’impasse dans laquelle il a plongé les colons. En gagnant du temps, durant les six dernières années, au lieu d’appliquer les accords d’Oslo, il n’a fait qu’accroître la frustration de la population indigène. Et en annonçant qu’il a fait patienter l’Autorité palestinienne pour rien, il provoque un cataclysme.D’ores et déjà, Ramallah a annoncé qu’il cesserait toute coopération sécuritaire avec Tel-Aviv si M. Netanyahu était à nouveau nommé Premier ministre et appliquait son nouveau programme. Si une telle rupture a lieu, la population de Cisjordanie, et bien entendu de Gaza, devrait se heurter à nouveau à Tsahal. Ce serait la Troisième Intifada.Tsahal craint tellement cette situation que ses principaux officiers supérieurs à la retraite ont constitué une association, Commanders for Israel’s Security, qui n’a cessé de mettre en garde contre la politique du Premier ministre. Ce dernier s’est avéré incapable de constituer une autre association pour le défendre. En réalité, c’est toute l’armée qui s’oppose à sa politique. Les militaires ont bien compris qu’Israël pourrait encore étendre son hégémonie, comme au Sud-Soudan et au Kurdistan irakien, mais qu’il ne pourrait plus étendre son territoire. Le rêve d’un État colonial du Nil à l’Euphrate est irréalisable et appartient à un siècle révolu.En refusant la « solution à deux États », Benjamin Netanyahu croit ouvrir la voie à une solution à la rhodésienne. Or, cet exemple a montré qu’il n’était pas viable. Le Premier ministre peut célébrer sa victoire, elle sera de courte durée.En réalité, son aveuglement ouvre la voie à deux autres options : soit une solution à l’algérienne, c’est-à-dire l’expulsion de millions de colons juifs dont beaucoup n’ont pas d’autre patrie pour les accueillir, soit une solution à la sud-africaine, c’est-à-dire l’intégration de la majorité palestinienne dans l’État d’Israël selon le principe « un homme, une voix » ; la seule option humainement acceptable.
 
vendredi 20 mars 2015
 
Devoir d'expression:
Non au désastre écologique et humain
annoncé dans le Sahara algérien !





Par Abdelkader Dehbi
L'ogre planétaire de la haute finance impérialiste et atlantiste, le mal-nommé "Ordre mondial", vient donc de frapper en Algérie, avec la complicité du pouvoir en place, en s'attaquant aux intérêts vitaux du Peuple algérien, à l'Environnement naturel millénaire du Sahara algérien et aux ressources énergétiques et minières de notre sous-sol, menacées par une prédation sauvage et criminelle contre l'Homme et la Nature. Le désastre écologique et humain qui s'annonce, et que vont provoquer les centaines et les milliers de forages horizontaux par fracturation, pour l'extraction du maudit Gaz-de-Schiste, aura des répercutions incommensurables s'il n'est pas stoppé par une mobilisation massive et durable du Peuple algérien ; à commencer par ses élites, aussi bien à l'intérieur qu'à l'étranger.
Quand d'un simple trait de plume en effet, le pouvoir illégitime en place à Alger, signe sa propre forfaiture morale et politique, en déniant au Peuple algérien, l'exercice de sa légitime souveraineté sur l'ensemble du territoire national ;
Quand d'un simple trait de plume, la majeure partie de ce territoire national qu'est le Sahara algérien, est livrée par ce pouvoir failli, corrompu et sans état d'âme, aux expérimentations et aux saccages, à la prédation et aux pillages des multinationales pétro-gazières commanditées par le Grand Capital apatride et spéculateur.
Quand d'un simple trait de plume, on met en danger la vie, la santé et la subsistance de millions de citoyens algériens en violant les équilibres écologiques naturels millénaires de cette immense région saharienne, promise à la dévastation par les Ogres énergétiques de l'Empire, ayant déjà sévi sous tant d'autres cieux, en ravageant des territoires entiers, ne laissant derrière eux que malheur et désolation pour des millions de populations autochtones livrées à elles-mêmes, malades et ruinées, et une Nature à jamais défigurée.
Quand, au nom de lois scélérates conçues pour protéger le régime, sont étouffées les voix de la raison, et bafoués les droits légitimes du peuple à contester une politique suicidaire pour la Nation; et quand les manifestations citoyennes pacifiques – de In-Salah à Ouargla, en passant par Alger et d'autres villes – qui ont déjà fait leur premier mort, sont brutalement réprimées par des forces dites de "l'ordre", devenues au fil des ans, une machine répressive au-dessus des lois, composée de véritables mamlouks au service, non pas de la République et du Peuple des citoyens, mais aux ordres du pouvoir illégitime et corrompu, de ses barons et de ses clans, de ses partisans et de ses clients ; un pouvoir illégitime aujourd'hui moins soucieux de la détresse et des inquiétudes du petit peuple que de satisfaire aux diktats de ceux qui l'ont porté – et le portent encore – à bouts-de-bras, pour le maintenir en place, au nom de leurs intérêts impérialistes et contre la volonté de notre Peuple;
Quand toutes ces infamies ont lieu dans notre pays et sous nos yeux – nous, qui sommes près de 40 millions de citoyens algériens – alors, ce n'est plus seulement de liberté d'expression qu'il s'agit de débattre, mais d'un véritable "Devoir patriotique d'expression" où il n'y aura place, ni aux tergiversations de la classe dite "politique", ni au silence des élites, ni aux hésitations des citoyens. Ni surtout, au devoir d'obéissance des serviteurs de l'Etat, civils et militaires confondus. Car, aucun argument de "légalité", et encore moins, de "commandement de l'autorité légitime" – ne peut être opposable à l'exercice de ce Devoir d'expression, par les citoyens et les citoyennes de ce pays, dès lors qu'ils jugent leur patrie menacée; et elle l'est ; dès lors qu'ils jugent leur souveraineté spoliée, et elle l'est.
Car, comment qualifier autrement, cette décision précipitée, d'autoriser l'exploitation mortifère du Gaz-de-Schiste dans nos vastes régions sahariennes, décision qui a toutes les apparences d'une extorsion enfantée hors de notre territoire et dans l'opacité la plus totale ? Une décision où, les tractations secrètes et les arrangements suspects, laissant planer de graves présomptions de prévarications au sommet de l'Etat, ont tenu lieu de débat national… Comment qualifier autrement cette mise à l'écart du Peuple algérien, en premier chef concerné par ce dossier ? Pis encore, comment qualifier le silence assourdissant de ce véritable "Parlement" d'opérette – APN et Conseil de la Nation confondus – qui n'a pas cru devoir s'autosaisir du dossier au nom du Peuple algérien qu'il est censé représenter, et mettre en accusation le Chef de l'Exécutif, pour fait de forfaiture ?

Une autorisation scélérate qui, si elle n'est pas énergiquement et bruyamment dénoncée et stoppée à temps, va sonner le début d'une immense tragédie humaine, doublée d'un désastre écologique irréparable et incommensurable. Incommensurable, à la mesure de l'immensité territoriale de nos régions du Grand Sud. A la mesure aussi, des capacités de prédation, de pillage et de destructions irréversibles de l'Environnement auxquelles vont s'adonner sans états d'âme, les Multinationales apatrides affiliées au Grand Capital,
Il suffit de rappeler en effet, que pour extraire 1.000 m3 de Gaz-de-Schiste, il faut environ 100 kgs de sable et 2m3 d'eau contenant en solution, un mélange de plusieurs centaines de produits chimiques – il en existe plus de 750 recensés (1) – dont certains hautement toxiques et mortels, injectés à de très hautes pressions dans les roches-mères schisteuses du sous-sol. La moitié de ces quantités d'eaux toxiques restera définitivement piégée dans les profondeurs du sol en entrera fatalement en contact avec le système hydrogéologique souterrain du Sahara – le Continental Intercalaire – qui constitue l'une des plus grandes – sinon la plus grande – des réserves aquifères souterraines de la planète. L'autre moitié remonte en surface, additionnée des produits radioactifs qui se trouvent naturellement emprisonnés dans la roche.
Car, si au Texas (2) et ailleurs, ces quantités d'eau toxique sont traitées, ce ne sera nullement le cas dans le Sahara, considéré par les partenaires criminels de ces projets comme un territoire-poubelle où il est permis de réaliser les expérimentations, interdites chez eux. Et ce n'est pas l'ancienne puissance coloniale qui nous dira le contraire…

Quelle pénible impression en tout cas, de constater que depuis l'arrivée de M. Bouteflika et de son clan au pouvoir, et singulièrement depuis ses nombreuses hospitalisations et séjours au Val-de-Grâce puis aux Invalides, il est devenu de plus en plus évident que les gouvernements français successifs, gauche et droite confondues – commettant ainsi, des actes caractérisés d'abus de faiblesse – ont exercé à loisir, des pressions soutenues, d'ordre politique, économique et financier, sur un président algérien physiquement et psychiquement diminué, et moralement fragilisé, par les gros scandales de corruption à répétition autour de lui. Et ce n'est pas l'ancien Premier Ministre français, M. Raffarin – M. "Algérie" semble-t-il – qui dira le contraire. Lui dont les allées-et-venues entre Paris et la présidence à Alger, ressemblent moins à des missions diplomatiques qu'à des déplacements de Proconsul romain dans une des "Provinces" de l'Empire…
Une "Province" dont le frère et conseiller du président, semble être depuis ces dernières années, le rouage central, dans une véritable opération souterraine, pilotée par l'ancienne puissance occupante et ses Services, avec la complicité du "premier cercle" du clan des Bouteflika – dont certains hauts gradés de l'armée, en active ou en retraite – pour une prise de contrôle insidieuse et rampante, sur les orientations politiques et les décisions de l'Exécutif algérien. Et je m'en tiendrai à deux exemples symptomatiques: d'une part, l'escroquerie industrielle de l'usine "Renault" d'Oran – le mot quincaillerie serait plus approprié – employant à peine quelques centaines de salarié ; d'autre part, l'autorisation inattendue et contre-nature, donnée début 2013, à l'Armée de l'Air de l'ancienne puissance coloniale, d'utiliser l'espace aérien de notre pays et de survoler sans restriction notre territoire national…

J'allais oublier de citer un troisième exemple: celui du quasi-blackout honteux et complice, observé par les grands médias français sur ce dossier explosif d'exploitation du Gaz-de-Schiste par les Total et consorts ; un quasi blackout qui confirme la réalité et l'étendue des complicités entretenues de part et d'autre de la Méditerranée ; des complicités criminelles que Lounis Aggoun avait magistralement disséquées dans son ouvrage de référence, au titre pertinent de "Françalgérie".
Pendant ce temps, la tragédie écologique et humaine peut commencer en silence, dans les immensités désertiques ; plus précisément dans le voisinage d'In-Salah, à 1.270 kms plein Sud, d'Alger, au centre du Grand Erg Oriental, sur le Plateau de Tadmaït, c’est-à-dire au centre de l'une des plus grandes – sinon la plus grande – des réserves aquifères souterraines de la planète.
Est-ce un hasard ? Faut-il que la France – cet acteur qui ne cache plus son ombre coloniale, comme par une espèce de phénomène mémoriel d'hystérèse – s'acharne à ce point sur le Sahara dont elle semble vouloir empoisonner les eaux souterraines, après en avoir largement empoisonné l'atmosphère ?
In-Salah est située à 230 kms de Reggane, où a explosé dans l'atmosphère, la première des bombes atomiques testée par la France coloniale en 1960 dans le Sahara Algérien – 4 à l'air libre et 13 en sous-sol – qui ont vitrifié l'écosystème de plusieurs régions, en faisant plus de 30.000 victimes par irradiations.
Est-ce un hasard ? Cette question en appelle immédiatement une autre, beaucoup plus précise et lancinante : Y aurait-il une volonté délibérée de destruction – à défaut d'appropriation – et de contamination criminelle, préméditée et irréparable, de milliards de mètres cubes d'eau, source précieuse de vie et de survie, pour des millions d'algériens et leurs générations futures ?

Tous les scientifiques et experts, connus aussi bien pour leur compétence que pour leur crédit moral, dans des domaines aussi divers que ceux de la géologie ou de l'hydrogéologie, de la pétrochimie et des technologies du forage, ont mis en évidence les risques écologiques et sanitaires graves et irréversibles, pour la Nature comme pour l'Homme, liés à la technologie de la fracturation qui utilise par milliers de tonnes, des centaines de produits chimiques – un Rapport scientifique officiel commandé en 2011 par la Chambre des Représentants aux Etats-Unis n'en démembre pas moins de 750 ! (1) –
En face, la majorité des gouvernements des pays occidentaux, et singulièrement le gouvernement français savent parfaitement dans quelles conditions de violence et de répression, d'illégitimité et de fraudes électorales massives et manifestes, de violation des Libertés Publiques et des Droits de l'Homme, le régime politique algérien, corrompu et corrupteur, se maintient en place, jour après jour, année après année, "mandat présidentiel" après "mandat présidentiel". Et cela dure depuis le Coup d'Etat du 11 Janvier 1992, pour rappel, perpétré par les généraux putschistes inféodés à la France et avec la bénédiction d'icelle. Des généraux putschistes, "paternellement conseillés" par leurs protecteurs en 1999, de s'allier avec M. Bouteflika et son clan, en raison des graves présomptions de Crimes contre l'Humanité, pesant sur certains d'entre eux et de l'ouverture ici ou là, en France et en Europe, d'enquêtes judiciaires, consécutivement aux dizaines de plaintes pour tortures et disparitions forcées de personnes, déposées par les victimes algériennes – ou leurs ayant-droit – par-devant les instances judiciaires compétentes. Sans oublier les massacres de masse sous faux pavillon, faisant des centaines de victimes civiles innocentes, y compris des femmes et des enfants, commandités par les putschistes et dont certains comme ceux de Bentalha, de Raïs, de Béni-Messous ou de Relizane, sont dans toutes les mémoires, y compris dans la presse internationale.
Cela fera bientôt 16 années jour pour jour, que notre pays vit sous la férule d'un pouvoir tyrannique et dictatorial, incompétent et corrompu.
Un pouvoir qui s'est bâti sur les ruines de la "décennie noire" et sur l'imposture d'une prétendue "réconciliation nationale" ayant consisté à amnistier les généraux coupables de Crimes de Guerre et de Crimes contre l'Humanité et à maintenir dans l'exil, des milliers parmi les meilleurs enfants de ce pays, au prétexte qu'ils sont "islamistes", avec interdiction légale de remettre en question la loi scélérate dite de "réconciliation nationale".
Un pouvoir qui s'est bâti sur la rente pétrolière, dont certains estiment entre 50 et 60 milliards de Dollars les sommes détournées par les barons du régime – civils et militaires confondus – et leurs clientèles, sur fond d'immenses scandales financiers et d'impunité totale.
A quoi bon alors, cette course effrénée pour augmenter sans cesse les recettes publiques ? Qu'a-t-on déjà réalisé de si grand dans ce pays, avec plus de 1.000 milliards de Dollars de recettes sur les 15 dernières années de pouvoir du clan vénal et anti national des Bouteflika, de ses généraux affairistes, de ses ministres en fuite, de ses banquiers faussaires, de ses hommes d'affaires mafieux, de ses zaouias hypocrites, de ses laudateurs médiatiques minables et de ses truands en liberté ? Qu'a-t-on donc déjà réalisé de si grand, au point de justifier cette course démentielle aux recettes publiques qui finissent pour une grande part, dans les comptes étrangers des centaines de gangsters publics ou privés, qui gravitent autour du pouvoir ? En toute impunité.
C'est-là que réside la plaie purulente qui ronge la vitalité de notre pays. Et c'est là où il faudra porter le fer de la contestation, de la dénonciation et au bout du chemin, de la mise en accusation des principaux acteurs politiques et sécuritaires du pays. Y compris par-devant des Instances judiciaires internationale. Et les chefs d'accusation ne manqueront pas : Crimes de Guerre et Crimes contre l'Humanité, pour les généraux putschistes ; crimes de détournements massifs de deniers public et de blanchiment d'argent dans les capitales-mêmes des pays occidentaux donneurs de leçons…
Et à présent, les Crimes Ecologiques en cours dans les profondeurs silencieuses du Sahara algérien.

…………………………
1) Rapport du Congrès US sur les produits utilisés dans la fracturation hydraulique (FH) aux USA :
Source: -- United States House of Representatives
Committee on Energy and Commerce
April 2011
Chemicals used in Hydraulic Fracturing
http://conservationco.org/…/Final-Rebuttal-Exhibits.pdf-Ado…

Nota : (Et ce n'est pas une blague) --- Le Congrès US avait exigé des compagnies exploitant le GdS de donner la liste exhaustive des produits utilisés dans la FH. Les compagnies utilisent plus de 750 produits chimiques, dont certains sont hautement toxiques comme le méthanol ou le plomb. Pour certains produits, les compagnies étaient incapables d'en donner la composition, invoquant de prétendues "clauses de confidentialité"... contractées avec leurs fournisseurs. Ce rapport souligne que les compagnies exploitantes ignorent elles-mêmes la nature de certains produits qu’elles utilisent ! Ce qui témoigne du degré criminel d'irresponsabilité aussi bien morale que civique, de ces Entreprises de prédation et de pillage.
2) Etats US ayant interdit l’exploitation du GdS : http://www.foodandwaterwatch.org/…/…/local-action-documents/
 
jeudi 19 mars 2015
 
Qu'est-ce la doctrine Monroe si ce n'est de l'impérialisme ?
 
 
 
par Kharroubi Habib
En déclarant la semaine dernière que le régime vénézuélien représente une menace pour la sécurité et les intérêts des Etats-Unis, le président Barack Obama a de fait déclenché des hostilités ouvertes contre ce pays qui vont prendre la forme de sanctions économiques et financières, d'opérations secrètes de déstabilisation voire même d'une intervention armée américaine directe.

Au-delà des prétexte moraux de défense de la liberté et des droits de l'homme qu'a avancés Obama pour justifier sa déclaration de guerre au régime vénézuélien, il faut voir dans son geste l'intention d'en finir avec la politique suivie par le Venezuela depuis l'arrivée au pouvoir de Hugo Chavez et continuée par son successeur Maduro. Laquelle consiste à ne plus accepter que les rapports entre les Etats-Unis et l'Amérique latine soient toujours régis par la «doctrine Monroe», cynique formulation d'un impérialisme ayant établi que cette dernière partie du continent américain est «l'arrière-cour» des Etats-Unis et qu'à ce titre ceux-ci y interviendront, y compris militairement, quand ils estimeront que l'un des pays faisant partie d'elle se dote d'un régime «hostile» à leurs intérêts ou s'ouvre à une influence étrangère à la leur.

Manifestée par le président Obama, la persistante arrogance impérialiste des Etats-Unis ne soulève pas de critiques en Europe où l'on fustige et dénonce la «prétention» de Poutine à considérer l'Ukraine comme faisant partie de la zone d'influence russe, ce qui donne à son pays un droit de regard sur ses orientations politiques et ses alliances. L'Europe si prompte à voir dans la politique ukrainienne du Kremlin la manifestation de l'impérialisme russe, survivance des ères tsariste et soviétique, se couche consentante devant celle qu'Obama a décidé de suivre à l'égard du Venezuela.

Son silence vaut acquiescement aux intentions américaines pour le Venezuela qui sont de déstabiliser son gouvernement légal et légitime et in fine sa chute par une «révolution colorée» dont elle s'empressera de saluer le caractère «spontané et démocratique». Sauf que le Venezuela quelles que soient par ailleurs les erreurs et les insuffisances dont est crédité le régime chaviste, n'est pas isolé et discrédité en Amérique latine. Pour preuve, l'élan de solidarité que lui ont manifesté presque tous les pays d'Amérique latine qui ont exigé d'Obama la cessation des actes américains hostiles contre Caracas. Tous ressentent qu'à travers la révolution bolivariste attaquée, ce sont leurs indépendances et souverainetés nationales respectives qui sont à l'heure de la remise en cause par Washington où l'on poursuit la mise en place d'un ordre mondial totalement voué à faire prévaloir la suprématie états-unienne.

Il ne faut pas s'étonner que l'Europe suiviste et consentante au dessein américain amplifie la campagne anti-régime vénézuélien engagée par Washington et que des médias nous arrosent de propagande dans ce sens. Mais cette Europe devrait s'inquiéter du retour pour elle de son positionnement à géométrie variable sur le problème de l'ingérence dans les affaires des autres pays. Comment va-t-elle continuer à dénier à la Russie le droit à avoir sa zone d'influence quand elle approuve le «droit» de l'Amérique à considérer comme telle pour elle l'Amérique latine ou le Moyen-Orient ? Plus personne n'est dupe des «grandes valeurs» que cette Europe prétend défendre en Ukraine et partout ailleurs à travers le monde
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lundi 16 mars 2015
 

Daech, divine surprise de l’Empire

 

 

Excellente analyse de P.-É. Blanrue sur la création occidentale de Daech et sa réelle mission occulte.
blanrue5989Daech vient de diffuser une vidéo montrant l’exécution, par un enfant habillé en treillis, d’un Arabe israélien accusé d’espionnage. Vrai ou faux ? Vrai/faux ? Peu importe, l’essentiel est ailleurs. La vérité, ici, se situe moins dans les faits que dans le sens : dans l’impact que suscite ce genre d’information, dans le choc psychologique que les auteurs de telles images désirent créer dans l’opinion. Il y a 20 ans, 10 ans, 5 ans, l’islam était perçu, dans le monde, en particulier du côté des persécutés, comme une alternative révolutionnaire crédible à l’américano-sionisme, une force de résistance au mondialisme, un pôle vivant de spiritualité se dressant face à la décadence générale des consciences et au matérialisme triomphant. Il fallait que cela cesse, le danger était trop grand. L’innocence de la juste révolte devait être pervertie. Depuis l’entreprise de Daech, l’islam est désormais regardé comme un vecteur de barbarie et de nihilisme pire que le système auquel il fait obstacle. Ce que les salafistes, les wahhabites dans leurs excès, et Al-Qaïda, n’avaient pas réussi à réaliser, Daech l’a accompli en quelques mois. La communication bien huilée de l’État islamique, réhabilitant de manière très opportune l’idée du Califat tout en l’associant à des méchants stéréotypés dignes de ceux que les séries télé nous ont habitués à détester, est telle que c’est l’islam tout entier qui en est devenu prisonnier. L’épouvantable image de Daech a déteint sur le message du Prophète. Pour la majorité des populations non musulmanes, frappées de stupeur, la confusion se fait lentement mais sûrement – et d’ailleurs Daech ne dit-il pas qu’il représente l’islam authentique, celui des origines ? Les médias en rajoutent, mais ils ne sont qu’une courroie de transmission. Toutes les puissances, laïques, chrétiennes, musulmanes et juives, qui ont soutenu à ses débuts cette organisation de fanatiques en lui envoyant des armes et en lui accordant une légitimité politique, sont les responsables de la situation actuelle. Dans la plupart des cas, ces sinistres circonstances arrangent leurs affaires à merveille : la démonstration de la cruauté, la bestialité filmée avec délectation, les atrocités revendiquées, sont un exceptionnel facteur de division au sein de la Résistance et permettent aux dirigeants des pays impérialistes et à leurs laquais de mener des campagnes sécuritaires et d’union nationale auxquelles le peuple est par nature sensible. Ceux qui suivent aujourd’hui ces âmes perdues (plus nombreuses qu’on le suppose), non seulement se suicident eux-mêmes, non seulement se rendent complices de ceux qui ont pour mission de conspuer l’islam jour et nuit, mais participent de facto à la décadence de leur religion qu’ils pourrissent de l’intérieur, moralement et spirituellement. Sans comprendre que le but du jeu est de tuer la contestation, de rendre le Système inévitable, de le faire tourner en boucle, d’empêcher toute évasion et remise en cause radicale. Daech est la « divine surprise » de l’Empire. Israël se frotte les mains.
 
 
Netanyahu (le boucher de Gaza) peut perdre les élections, et alors ?
 
 
 …
par Kharroubi Habib
En Israël, les derniers sondages sur les intentions de vote de l'électorat ont donné probable une gamelle électorale pour le Premier ministre Netanyahu et son parti de droite le Likoud ayant pourtant fait le calcul qu'ils conserveraient le pouvoir en organisant des élections législatives anticipées. Si la prédiction des sondages se confirme, ce n'est pas pour autant que les Palestiniens pavoiseront car sachant que le boucher Netanyahu n'aura pas été battu pour sa politique à leur égard mais pour des considérations en rapport avec celle qui a orienté l'action de son gouvernement aux plans économique et social.

Ils n'attendent rien par conséquent d'un nouveau gouvernement israélien dont le pivot serait le Parti sioniste de centre gauche à qui il est prédit la victoire au scrutin. Le citoyen israélien peut trouver des différences et des divergences entre le parti de droite le Likoud et son rival le Parti sioniste de centre gauche et voter pour l'un ou l'autre. Pour le Palestiniens et en considération de leur position sur le conflit israélo-palestinien, les deux formations politiques c'est « bonnet blanc et blanc bonnet ».

Les Palestiniens ne se font aucune illusion : le départ du pouvoir en Israël de la coalition de droite et d'extrême droite que Benyamin Netanyahu dirige et l'arrivée de celle que formera le Parti sioniste de centre gauche ne feront nullement bouger positivement les lignes dans le conflit qui les oppose à Israël. Sur ces lignes, il y a consensus global entre les acteurs politiques israéliens quel que soit le courant idéologique qu'ils représentent et sur lesquelles ils ne sont pas près d'évoluer car les sachant approuvées par l'écrasante majorité de la société israélienne. Il est faux d'affirmer que Netanyahu a conduit une politique à l'égard des Palestiniens qui a été réprouvée par une majorité de cette société israélienne. Sa politique a consisté à fermer toute possibilité à la création d'un Etat palestinien viable et souverain et s'il n'en obtient pas un gain électoral, c'est qu'il se trouve des électeurs ayant décidé de le sanctionner car jugeant qu'il n'a pas été aussi loin qu'ils l'ont espéré dans cette voie.

L'opposition à la création d'un Etat palestinien conformément aux résolutions des Nations unies est chose entendue et partagée en Israël au point que les détracteurs et rivaux de Benyamin Netanyahu ne se sont démarqués de lui et de son parti que sur les questions économiques et sociales. Durant toute la campagne électorale, ils ont ferraillé contre eux en omettant sciemment ce qui a trait au dossier palestinien et se sont ainsi inscrits dans le consensus national qui prévaut sur le sujet.

Tout en ayant affirmé sa disponibilité à reprendre les négociations avec un gouvernement israélien quel qu'il soit qui sortirait des urnes, à condition qu'il satisfasse aux conditions préalables posées à leur reprise par l'Autorité palestinienne et approuvées par la communauté internationale, le président Mahmoud Abbas partage au fond l'amer scepticisme qui prévaut parmi les Palestiniens. Il sait d'évidence que l'impasse dans laquelle est le conflit israélo-palestinien ne résulte qu'en partie de l'équation personnelle des dirigeants israéliens qui le gèrent et doit l'essentiel fondamental au refus du peuple d'Israël, hormis une petite minorité en son sein, d'accepter la création au côté de son pays d'un Etat palestinien. Cela toute la communauté internationale le sait également sans avoir le courage d'en tirer les conséquences qui s'imposent.
 
 
Les réseaux sociaux font et défont les présidents

La hausse fulgurante du nombre d'utilisateurs des réseaux sociaux ces dernières années a fait d'eux un canal de diffusion de l'information plus puissant que les médias traditionnels, écrit lundi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Les hauts fonctionnaires américains qui ont compris cette tendance utilisent activement les réseaux sociaux pour communiquer directement avec leur audience en contournant la presse.

La campagne électorale de Barack Obama, en 2008, avait notamment été construite par ses conseillers sur les nouveaux moyens de communication avec l'électorat, battant à plate couture les conservateurs "coincés dans le passé". Les réseaux sociaux demeurent un trait distinctif de la stratégie médiatique de la Maison blanche à ce jour.

Cependant, le processus de familiarisation avec cette nouveauté chez les politiciens peut apporter aussi bien victoires que défaites. Des batailles très sérieuses éclatent aujourd'hui dans l'espace virtuel, dont les conséquences peuvent être parfaitement réelles — et les opposants ne manquent pas les opportunités de se servir de toute négligence.

Les hauts fonctionnaires ont souvent un compte personnel et l'utilisent essentiellement comme une plateforme pour la promotion de leurs travaux et opinions, pour publier des photos. Parfois, on y trouve également des vidéos ou des photos privées, mais c'est rare. Par exemple, les militaires tiennent compte du fait que ces derniers temps les extrémistes organisent de plus en plus souvent des attaques cybernétiques contre les comptes des structures de force et envoient des menaces aux membres de leur famille. C'est pourquoi il est dangereux pour le personnel de l'armée d'afficher publiquement son appartenance aux forces armées. D'autres craignent d'être compromis.

L'un des plus grands scandales a éclaté en mai 2011 autour du congressiste Anthony Weiner. Considéré comme un père modèle, Weiner a envoyé à une jeune femme de 21 ans sa propre photo érotique via son compte Twitter officiel. En découvrant que sa photo était en accès public, il a rapidement supprimé le lien mais les abonnés avaient déjà réussi à la sauvegarder et la diffuser sur les réseaux sociaux. L'enquête a établi que ce n'était pas la première fois que le congressiste entretenait de telles correspondances avec des jeunes femmes via ses comptes. Au final, ce tweet a coûté son poste à Weiner.

En décembre, Elizabeth Lauten, employée au congrès américain, a critiqué sur Facebook la tenue des filles de Barack Obama lors d'un événement. Sous le feu des critiques qui ont suivi sur les réseaux sociaux, Lauten a dû démissionner.

Certains tweets ont même entraîné des fuites d'informations confidentielles. En février 2009, Peter Hoekstra du comité pour les renseignements s'est rendu à Bagdad avec un groupe de congressistes. La situation en Irak était telle que les visites de ce genre étaient confidentielles pour des raisons de sécurité. Cependant, le congressiste a insoucieusement rapporté sur son compte Twitter: "Nous avons passé la zone verte en hélicoptère. Le drapeau irakien flotte au-dessus du palais. Nous nous rendons à l'ambassade des USA". Après cela, le Pentagone a révisé sa politique sur les réseaux sociaux en exigeant des hauts fonctionnaires qu'ils soient plus prudents en divulguant des informations.

Sputnik

Source: Agence

 
jeudi 12 mars 2015
 

Qu’est-ce qu’une théorie du complot? Qu’est-ce que la vérité?

 

 


 
 
interstellar-walk
Obama est sur le pied de guerre. La civilisation occidentale serait supposément « menacée par le groupe État islamique ».
La « guerre mondiale au terrorisme » est présentée comme une entreprise humanitaire.
Nous avons une « responsabilité de protéger » et la guerre humanitaire est la solution.
Des méchants rôdent, « il faut les éliminer », a déclaré George W. Bush.
Les médias occidentaux appellent à la guerre : le programme militaire d’Obama est soutenu par un vaste appareil de propagande.
L’un des principaux objectifs de la propagande de guerre est de « fabriquer un ennemi ». Comme la légitimité politique de l’administration Obama vacille, les doutes quant à l’existence de cet « ennemi extérieur », à savoir Al-Qaïda et son réseau de groupes affiliés (appuyés par la CIA) doivent être dissipés.
Le but est d’inculquer tacitement dans la conscience des gens, par la répétition ad nauseam dans les médias, l’idée que les musulmans constituent une menace pour la sécurité du monde occidental.
La guerre humanitaire est menée sur plusieurs fronts : la Russie, la Chine et le Moyen-Orient sont actuellement les cibles principales.
La xénophobie et le programme militaire
La vague de xénophobie à l’encontre des musulmans ayant balayé l’Europe occidentale est liée à la géopolitique. Elle fait partie d’un programme militaire consistant à diaboliser l’ennemi.
Les pays musulmans possèdent plus de 60 pour cent des réserves totales de pétrole. En revanche, les États-Unis d’Amérique en ont à peine 2 pour cent. L’Irak a cinq fois plus de pétrole que les États-Unis. (Voir Michel Chossudovsky, The “Demonization” of Muslims and the Battle for Oil, Global Research, 4 janvier 2007)
Une part importante du pétrole mondial se trouve dans les pays musulmans. L’objectif de la guerre menée par les États-Unis est de voler et de s’approprier les réserves de pétrole. Afin d’atteindre cet objectif, on vise ces pays en y faisant la guerre, en menant des opérations secrètes, en les déstabilisant économiquement, en changeant les régimes.
L’Inquisition étasunienne
Théoricien du complot: personne qui questionne les déclarations de menteurs avérés
Le processus de recherche d’un consensus pour faire la guerre est similaire à l’Inquisition espagnole. Il nécessite la subordination sociale et le consensus politique ne peut pas être remis en question. Dans sa version contemporaine, l’inquisition exige la soumission à l’idée que la guerre est un moyen de diffuser les valeurs occidentales et la démocratie.
La dichotomie du bien contre le mal prévaut. Nous devons pourchasser les méchants.
La guerre c’est la paix.
Le « grand mensonge » est maintenant devenu la vérité… et la vérité est devenue une « théorie du complot ».
Ceux qui se sont engagés à dire la vérité sont qualifiés de « terroristes ».
Selon Paul Craig Roberts (2011) , le concept de théorie du complot « a subi une redéfinition orwellienne » [...]
Une « théorie du complot » ne signifie plus un événement expliqué par une conspiration. Maintenant il signifie plutôt toute explication, ou même tout fait, en décalage avec l’explication du gouvernement et celle de ses souteneurs médiatiques [...]
Autrement dit, la vérité devenant inconfortable pour le gouvernement et son ministère de la Propagande, la vérité est redéfinie comme une théorie du complot, signifiant qu’il s’agit d’une explication absurde et risible que nous devrions ignorer.
La fiction devient réalité.
Le journalisme d’investigation a été mis au rancart.
L’analyse factuelle des questions sociales, politiques et économiques est une théorie du complot, car elle remet en question un consensus basé sur un mensonge.
Qu’est-ce que la vérité?
La véritable menace à la sécurité mondiale émane de l’alliance entre les États-Unis, l’OTAN et Israël, mais les réalités dans un environnement inquisitorial sont bouleversées : les bellicistes oeuvrent pour la paix et les victimes de la guerre sont présentés comme ses protagonistes.
La patrie est menacée.
Les médias, les intellectuels, les scientifiques et les politiciens, en chœur, camouflent la vérité tacite, à savoir que la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN détruit l’humanité.
Quand le mensonge devient vérité, il n’y a pas de retour en arrière.
Lorsque l’on maintient que la guerre est une entreprise humanitaire, la justice et l’ensemble du système juridique international sont bouleversés : le pacifisme et le mouvement antiguerre sont criminalisés. S’opposer à la guerre devient un acte criminel. Entre-temps, les criminels de guerre haut-placés ont ordonné une chasse aux sorcières contre ceux qui contestent leur autorité.
Le grand mensonge doit être exposé pour ce qu’il est et ce qu’il fait.
Il sanctionne le massacre aveugle d’hommes, de femmes et d’enfants.
Il détruit des personnes et des familles. Il détruit l’engagement des humains envers leurs semblables.
Il empêche les gens d’exprimer leur solidarité avec ceux qui souffrent. Il défend la guerre et l’État policier comme étant la seule avenue.
Il détruit le nationalisme et l’internationalisme.
Briser le mensonge, c’est démolir un projet criminel de destruction mondiale, dans lequel la recherche du profit est la force dominante.
Ce programme militaire motivé par le profit détruit les valeurs humaines et transforme les gens en zombies inconscients.
Renversons la vapeur.
Défions les criminels de guerre haut-placés et les puissants lobbies des entreprises qui les soutiennent.
Brisons l’Inquisition étasunienne.
Sapons la croisade militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël.
Fermons les usines d’armement et les bases militaires.
Ramenons les troupes à la maison.
Les membres des forces armées devraient désobéir aux ordres et refuser de participer à une guerre criminelle.
Michel Chossudovsky
Article publié en anglais le 5 mars 2015: What is a Conspiracy Theory? What is the Truth?
Traduction: Julie Lévesque pour Mondialisation.ca
Photo tirée du film Interstellar.
Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de “Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre”, “La Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial” (best-seller international publié en plus de 10 langues). Contact : crgeditor@yahoo.com
 
 

Les libertés publiques sous forte pression : L’Etat policier en marche

 

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le 11.03.15 

Lentement mais inexorablement, l’Algérie vire vers un Etat policier, où toute voix discordante est étouffée par le gaz ou par la matraque. Le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN) et par ailleurs général-major retraité de la gendarmerie, qui a promis la «gestion démocratique des foules», comptabilise la première victime à In Salah.

Le malheureux Moulay Nakhou a succombé à l’inhalation forcée du gaz lacrymogène alors qu’il se trouvait chez lui quand les CNS ont réprimé, lundi, les manifestants antigaz de schiste. Agé de 33 ans, ce citoyen handicapé a dû ainsi payer de sa vie l’entêtement du pouvoir à exploiter le gaz de schiste.
C’est un premier dérapage à In Salah. Pas ailleurs. Aux quatre coins de cette Algérie prise à la gorge, le pouvoir, avec ses bras armés et sa justice aux ordres, entreprend une opération méthodique consistant à mettre les libertés publiques à genoux. A Laghouat, la justice de Bouteflika a abattu, mercredi dernier, sa main lourde sur huit militants pour la défense des droits humains et des chômeurs.
Dans un simulacre de procès à huis clos, ces jeunes militants ont eu droit à des verdicts sans pitié, de six mois de prison ferme et six mois avec sursis. Lundi, c’est le tribunal d’El Oued qui s’est distingué dans ce triste hit parade de la répression en condamnant le président du comité de défense des droits des chômeurs, Rachid Aouine, à six mois de prison ferme.
In Salah, un gaz, une victime

Son péché ? Avoir publié un commentaire sur facebook exhortant les policiers à réclamer leurs droits au lieu de réprimer les manifestants. Il n’en fallait pas plus pour brandir l’article 100 du code pénal et l’accuser d’«incitation à attroupement». Rachid Aouine est ainsi envoyé en taule, au grand dam de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), pour qui ce verdict souligne à grands traits «la vague de pression sans précédent que subissent les défenseurs des droits de l’homme depuis plusieurs mois».

Et quand ce n’est pas justice de Tayeb Louh qui frappe sans état d’âme, c’est la police de Hamel ou la gendarmerie de Bousteila qui se chargent de tout mouvement de protestation citoyen. La mésaventure vécue par le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali, sur sa route vers In Salah, en dit long sur cet Etat policier rampant qui s’installe dans le pays. Stoppé au niveau de plusieurs barrages, cet homme politique parti soutenir la population d’In Salah contre le gaz de schiste a eu cette incroyable réplique d’un gendarme : «Vous êtes un danger pour nous !» Cette réaction teintée de peur et de manque de confiance peut être mise dans la bouche de n’importe quel responsable algérien, du chef de daïra au président de la République.

C’est l’état d’esprit d’un régime finissant qui tente, par des soubresauts, de se remettre à flot en usant de méthodes et de moyens des moins recommandables. L’attitude du président Bouteflika, qui glose à chaque discours écrit sur les vertus de la démocratie et la nécessité de construire un «front intérieur», paraît au mieux déplacée, au pire cynique.
Dans un pays qui se prétend libre et démocratique, un journaliste talentueux vient de se voir retirer son accréditation par le ministère de tutelle. Les écrits décapants de notre confrère et ami Boualem Ghomrassa, alias Hamid Yas, ne trouvent pas grâce aux yeux du ministre, dont le seul ordre de mission est de gérer la rente publicitaire et, si possible, punir les journaux qui ne le caressent pas dans le sens du poil.
Le régime et ses relais administratifs et sécuritaires ont manifestement une feuille de route à suivre dans ce qui semble une entreprise de soumission de la société.   

Front intérieur ? Vraiment ?  

Pris de panique par la perspective biologique de passer la main, tôt au tard, il recourt au bâton contre ceux qui veulent hâter, même pacifiquement, son départ. L’interdiction systématique des marches de la CLTD, voire de ses réunions thématiques dans des salles fermées, est un indice qui ne trompe pas sur la peur panique qui s’est emparé du sérail. Et en appoint, le pouvoir ressort sa rhétorique incolore et inodore sur la «stabilité du pays» et les «menaces étrangères» pour faire passer la pilule de la prétendue manipulation.

Bensalah, Saadani, Ghoul et Sidi Saïd sont invités à réciter à pleins décibels ce disque rayé qui ne trompe plus personne de Tlemcen à Tébessa et de Tizi Ouzou à Tamanrasset. Ce quarteron et d’autres serviteurs du régime clientélisés et payés pour faire ce sale boulot se trompent de société.
Les Algériens acceptent de moins en moins que leurs libertés soient placées sous état de siège au nom d’une conception autoritaire de l’Etat. Les manifestants d’In Salah, les animateurs de la CLTD, les chômeurs de Laghouat, les journalistes Abdelhai Abdessamia et Hamid Ghomrassa, Karim Tabbou de l’UDS veulent juste que la force revienne au droit et s’opposent au droit de la force. 

L’Algérie de Bouteflika, qui accueille aujourd’hui un conclave des ministres arabes de l’Intérieur, sera certainement fière de partager son «expérience» en matière de répression des libertés. Ces hôtes arabes, eux, ne se sentiront pas dépaysés…
 

Hassan Moal
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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