ELWATAN-ALHABIB
vendredi 18 avril 2008
  L’art de faire rêver les pauvres
Le problème c'est que ce gouvernement ne fait même pas rêver les pauvres dotés d'un minimum de cervelle, il engendre colère, ressentiment et haine. Tant va l'eau à la cruche qu'elle se casse...L'art de faire rêver les pauvres
Par Mona Chollet
Monde DiplomatiqueAyant compris que l'étalage de son train de vie luxueux produisait un effet désastreux sur l'opinion et instruit par le mauvais résultat des candidats se réclamant de lui lors des élections locales des 9 et 16 mars, M. Nicolas Sarkozy serait résolu à faire profil bas. Il aura cependant du mal à résoudre une contradiction majeure : alors que sa fonction lui impose de se soucier en priorité de l'intérêt général, il est fasciné par la réussite individuelle que célèbre le monde du spectacle.
En juin 2007, l’animateur de télévision Marc-Olivier Fogiel, recevant dans son émission T’empêches tout le monde de dormir, sur M6, l’entraîneur du XV de France Bernard Laporte, quelques jours avant qu’il soit nommé secrétaire d’Etat aux sports par Nicolas Sarkozy, l’amenait à évoquer sa sympathie pour le nouveau président, avant de glisser : « Le bouclier fiscal, ça doit vous arranger, aussi… » – « Oh !, pas autant que vous, Marco ! », se récriait Laporte, suscitant les rires et les applaudissements complices du public. Ou comment amener la plèbe à applaudir à la bonne blague de sa propre spoliation, en lui donnant le sentiment flatteur d’« en être ». Pour prévenir sa vindicte, il suffit de lui faire cet insigne honneur : la laisser assister à vos échanges de coups de coude, la laisser prendre part à votre jubilation de l’avoir si bien flouée.
Dans le modèle marxiste, le travailleur est invité à se défaire de la mentalité servile et autodépréciative qui lui interdit de comparer son sort à celui des nantis pour revendiquer sans complexes le partage des richesses ; en même temps, il s’identifie à ses semblables, salariés ou chômeurs, nationaux ou étrangers, envers qui il éprouve empathie et solidarité. Le génie de la droite a été de renverser ce schéma. Désormais, le travailleur s’identifie aux riches, et il se compare à ceux qui partagent sa condition : l’immigré toucherait des allocations et pas lui, le chômeur ferait la grasse matinée alors que lui « se lève tôt » pour aller trimer… Son ressentiment est ainsi habilement dévié de sa cible légitime, et l’on voit s’enclencher un redoutable cercle vicieux : plus ses conditions de vie se dégradent, plus il vote pour des politiques qui les dégraderont encore (1).
Chacun étant incité par le matraquage médiatique à se penser environné de flemmards, de parasites et de voyous qui veulent le saigner à blanc, au propre comme au figuré, il ne peut désormais cultiver que des espoirs strictement individuels. Il n’imagine pas changer les règles afin d’améliorer le sort commun, et, pour cela, s’allier avec d’autres, mais seulement tirer son épingle du jeu. « Chacun aura sa chance », clamait le président de la République au soir de son élection ; « chacun pour soi », en somme (« et Dieu pour tous », comme on s’en apercevra quelques mois plus tard à l’occasion de ses voyages officiels au Vatican et à Riyad). Il est secondé en cela par la culture de masse, qui brode d’infinies variations sur un thème auquel nos cerveaux ont développé une accoutumance pavlovienne : celui de la success story. Success story du gagnant du Loto. Success story de l’entrepreneur « parti de rien ». Success story des acteurs, des chanteurs, des sportifs ou des mannequins, à qui l’on fait raconter en long et en large comment ils ont été « découverts », comment ils ont persévéré sans se laisser décourager malgré les déconvenues de leurs débuts, comment ils vivent leur célébrité et leur soudaine aisance financière, etc.
Vous aussi, devenez président !
Toutes ces histoires, dont on bombarde une population harassée par la précarité et l’angoisse du lendemain, véhiculent un seul message : pourquoi vouloir changer l’ordre des choses ou se soucier d’égalité si, à n’importe quel moment, un coup de chance ou vos efforts acharnés, ou une combinaison des deux, peuvent vous propulser hors de ce marasme et vous faire rejoindre l’Olympe où festoie la jet-set (2) ? Bienvenue dans la société-casino ! Omniprésent, le modèle de réussite tapageur promu par le show-business pousse le spectateur anonyme à poser sur les « ringards » et les « perdants » qui l’entourent un regard de mépris rageur, et à ne plus rêver que de leur fausser compagnie. Il attise ses complexes d’infériorité, son sentiment d’insuffisance et d’insatisfaction. Tuant dans l’œuf toute solidarité, il rend sans doute impossible, aujourd’hui, l’émergence d’une « fierté de classe » et d’un sentiment de la communauté, moteurs indispensables des revendications d’égalité.
M. Nicolas Sarkozy adhérant lui-même sans réserve aux valeurs véhiculées par l’industrie du divertissement, c’est tout naturellement qu’il les a importées dans l’univers politique. Si, dès son élection, lorsqu’il a préféré une croisière sur le yacht d’un homme d’affaires à la sobre retraite méditative que l’on attendait, son comportement a choqué, c’est en raison de son incapacité frappante à comprendre en quoi un président de la République n’est pas un « people » comme un autre, et en quoi sa fonction implique autre chose que l’étalage satisfait de ses succès personnels.
Durant son état de grâce, la « sarkomania » médiatique a alimenté cette confusion : pour la première fois, ce que l’élection d’un président signifiait pour ceux qui l’avaient porté au pouvoir tendait à s’effacer derrière ce qu’elle signifiait pour lui-même. Dans la presse, tout était mis en œuvre pour que le lecteur puisse s’imaginer à la place du nouveau chef de l’Etat, s’imaginer comment cela devait être d’« être lui ». Le Point publiait les bonnes feuilles d’un livre-portrait sous le titre : « Pour lui, la vie va commencer (3) ». On ne nous laissait rien ignorer des résidences dont disposaient le Président et ses ministres – Yann Arthus-Bertrand les a même photographiées « du ciel » pour Paris Match (4) –, de leurs préférences, des habitudes qu’ils y ont prises très vite, des travaux d’aménagement qu’ils y ont fait faire. « Je vais me retrouver avec un palais à Paris, un château à Rambouillet, un fort à Brégançon. C’est la vie », avait confié Nicolas Sarkozy à l’approche de la victoire (5). On se demandait presque s’il avait été élu ou s’il avait gagné au Loto ; pour que cela y ressemble un peu plus, d’ailleurs, il devait s’accorder, à l’automne, une substantielle augmentation de salaire.
Il ne semble pas envisager – ou alors seulement à contrecœur – que le fait d’avoir été élu le place dans une autre position et lui donne d’autres devoirs vis-à-vis de ses concitoyens que, par exemple, sa nouvelle épouse, chanteuse à succès et ancien mannequin-vedette. Après le fameux « casse-toi, pauvre con » du Salon de l’agriculture, en février, M. Xavier Bertrand, ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, prenait sa défense à la télévision, en affirmant que n’importe qui, à sa place, aurait réagi de la même façon ; à quoi le journaliste qui l’interrogeait objectait : « Mais nous ne sommes pas présidents de la République ! » De manière significative, M. Bertrand remarquait alors : « Vous avez le droit d’aspirer tous à l’être (6) ! »
Vous n’êtes pas satisfait de votre sort ? Ne demandez pas au président de la République de l’améliorer : devenez vous-même président ! La responsabilité de ce dernier se bornerait ainsi à donner l’exemple, à incarner un modèle d’accomplissement que chacun, quelle que soit son origine sociale, serait libre d’imiter. Car le natif de Neuilly-sur-Seine est persuadé qu’il ne doit son ascension qu’à sa propre ténacité : « Quand j’étais jeune, je pensais tout est possible. Tout m’était contraire, mais je pensais tout est possible (7). » En affirmant que seul le « mérite » gouverne le destin des individus, la droite naturalise l’ordre social : les riches comme les pauvres étant intégralement responsables de leur condition, les élus peuvent en toute bonne conscience s’en laver les mains.
Rien d’étonnant si ce cap idéologique s’est rapidement avéré un peu difficile à tenir : il porte en lui la négation même de la politique, dont les noces avec le show-business sont celles de la carpe et du lapin. La remarque de M. Bertrand le démontre par l’absurde : malheureusement, il ne peut pas y avoir soixante-cinq millions de présidents de la République. Censée prendre en charge le bien commun, l’action politique ne peut se résumer à la promotion de la réussite individuelle, car celle-ci repose précisément sur la distinction : elle laisse le plus grand nombre sur le carreau.
Certes, le gouvernement, au prix d’impressionnantes contorsions dialectiques qui lui ont fait plus d’une fois frôler le claquage de muscle, n’a de cesse de présenter la défense de l’intérêt général comme son objectif officiel : la ministre de l’économie Christine Lagarde déclare par exemple que le refus du travail salarié traduirait la survivance de « préjugés aristocratiques », et que les régimes spéciaux de retraite, dus à la pénibilité de certains métiers, seraient des « privilèges » (8).
Participant à la contre-attaque communicationnelle après l’incident du Salon de l’agriculture, le secrétaire d’Etat à l’outre-mer Christian Estrosi s’indignait, sur un plateau de télévision, qu’un citoyen ait osé mal parler au chef de l’Etat, alors que ce dernier est « un homme généreux, un homme ouvert, qui tend la main à tout le monde, qui essaie de répondre aux plus modestes ». Une émouvante philanthropie partagée, à en croire M. Estrosi, par tout l’entourage présidentiel, à commencer par lui-même : « Tous les soirs, je me demande, avant de me coucher, si je n’ai laissé personne sur le bord du côté (sic) (9). »
Ce qu’il est impossible d’éluder cependant, c’est que le sarkozysme implique forcément un bras d’honneur adressé au plus grand nombre. Le bras d’honneur est inscrit dans le principe même de la « consommation ostentatoire », nom savant de ce « bling-bling » devenu son emblème. Ce modèle de réussite n’est pas fait pour être extensible ; il n’est pas un modèle. Sa réalisation exige qu’il reste assez de gens, d’une part pour vous jalouser, d’autre part pour vous servir. Il suppose un public à épater, pour ne pas dire à humilier ; et, pour qu’il soit épaté, il faut qu’il soit moins riche. Tout le style de cette présidence, d’ailleurs, est empreint d’un rapport de défi et de défiance à l’égard de la populace, comme en témoigne la fâcheuse propension du chef de l’Etat à adopter à la première occasion, lors de ses déplacements, l’attitude d’un caïd de sous-préfecture (« Descends si t’es un homme », « Casse-toi », etc.).
Aux « Guignols de l’info », en novembre 2007, sous le titre « Il était une fois dans l’Ouest », sa marionnette lançait, au cours de son altercation avec des marins-pêcheurs bretons : « C’est pas en faisant grève que tu vas pouvoir te payer une Rolex, péquenaud, va (10) ! », établissant ainsi un lien direct entre cette posture – pudiquement qualifiée de « virile » par ses amis politiques – et le « bling-bling ». Pour Nicolas Sarkozy, comme pour le cow-boy texan qui lui tient lieu d’homologue américain, l’autre est toujours à dompter, à mater, à dominer. Son comportement contredit avec insistance ses discours lénifiants sur la « main tendue » et l’égalité des chances.
Ce que l’on appelle « politique people » est en fait le pari que l’électorat va oublier les conditions de vie de moins en moins décentes qui sont les siennes en s’abîmant dans la contemplation béate de la jet-set – classe politique comprise – grâce aux belles images et aux histoires édifiantes qu’on lui donne en pâture. A cet égard, le mariage de M. Sarkozy avec Carla Bruni, pièce de choix qui vient parachever la clinquante panoplie présidentielle, ressemble à une tentative désespérée d’alimenter la machine à rêves pour désamorcer une contestation qui commençait à poindre. Que la manœuvre ait plutôt mal fonctionné montre les limites de cette stratégie.
Elle n’a pas empêché la colère de monter face à la désinvolture que le président manifestait dans le même temps quant aux difficultés dans lesquelles se débattaient ses concitoyens (« Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides (11) ? »). Quand le contraste entre son train de vie et celui de la majorité de la population devient trop voyant, la comparaison, apparemment, revient vite le disputer à l’identification.
(1) Cf. Thomas Frank, Pourquoi les pauvres votent à droite, Agone, Marseille, 2008.
(2) Cf. le site d’Action-Critique-Médias (Acrimed) : «
La “petite caissière” et son blog : un conte pour médias ? », par Nadine Floury, 7 mars 2008.
(3) Jean-Marc Parisis, « Pour lui, la vie va commencer », Le Point, Paris, 10 mai 2007.
(4) « Les châteaux de la République vus du ciel », Paris Match, 28 juin 2007.
(5) Cité dans Yasmina Reza, L’Aube, le soir ou la nuit, Flammarion, Paris, 2007.
(6) « Edition spéciale », Canal+, 27 février 2008.
(7) Cité dans Yasmina Reza, op. cit.
(8) Discours à l’Assemblée nationale, 10 juillet 2007.
(9) « La Matinale », Canal+, 28 février 2008.
(10) « Les Guignols de l’info », Canal+, 6 novembre 2007.
11 - Conférence de presse à l’Elysée, 8 janvier 2008.
Sources Le Monde Diplomatique
 
jeudi 17 avril 2008
  Les Us(a) vacillant mais toujours criminels



13-04-2008
Des sources du ministère de la Santé en Irak ont indiqué ce vendredi que 289 personnes ont trouvé la mort et 1448 ont été blessées en deux semaines depuis que l’attaque contre Sadr City a été lancée le 25 mars par l’armée d’occupation contre ce quartier pauvre de Baghdad.Bien plus que le nombre de morts déplorées dans les exactions racistes commises par les Tibétains contre les Hans et les Huis et leur répression par l’armée chinoise qui a valu tant de pages et d’heures d’émission dans les masses medias occidentaux et apparentés.L’administration Bush continue de négocier avec Maliki, au moment même où « sa » stratégie de reconquête de Bassorah a été désavouée par Petraeus, de part le statut d’impunité des forces militaires et des mercenaires étasuniens. Ce traité serait contraignant pour les Irakiens qui n’auront aucun droit de se plaindre des crimes patents de Blackwater par exemple dont le contrat a été reconduit pour un an en Irak malgré les résistances du gouvernement de collaboration qui voulait se faire sur ce point le porte-parole de la majorité du peuple. L’armée étasunienne peut initier toute opération militaire à sa convenance et jeter en prison tout citoyen irakien sans en référer au gouvernement « souverain » qu’elle a mis en place.D’autre part, le second accord non contraignant porterait sur une coopération politique, économique, culturelle et requerrait une ratification par le Sénat.Les deux contrats sont censés remplacer l’autorisation provisoire (et qui prend fin en décembre 2008) accordée par l’ONU à la Coalition d’occuper l’Irak.Après les longues auditions du Général David Petraeus devant le Sénat où il a prêché un stationnement des forces étasuniennes indéfiniment et sans soustraire la moindre des unités déjà présentes après juillet, le Secrétaire d’État à la défense s’est permis de dire à peu près le contraire. Robert Gates, assisté du l’amiral Mullen, dit son intention de retirer des soldats d’Irak après une courte pause de 45 jours cet été au profit de l’Afghanistan.Il apparaît que la chose militaire est bien devenue multicéphale dans cet empire incapable de tenir deux petits pays. À eux deux, ils totalisent moins de trente millions d’habitants et surtout sont dépourvus d’armes de destruction massive que les occupants déversent quotidiennement sur eux : bombes, missiles, bombes à phosphore et à uranium appauvri.Le Pentagone n’a pas trouvé de réponse satisfaisante lors du dernier sommet de l’OTAN chez ses partenaires. Les mille soldats français ne combleront en aucune manière le déficit de plusieurs dizaines de milliers d’hommes requis pour tenir ne serait-ce qu’une fraction significative de l’Afghanistan.Déficit en hommes non compensé par un déficit pas moins catastrophique en matériel en particulier en avions de combat. Aussi bien l’Us Navy que les Marines ou l’US air Force se retrouvent avec une flotte vieillie et surutilisée. Les retards de fabrication du futur avion le F-35 reculent à des limites non encore définies, à un horizon postérieur à 2030, le renouvellement de l’aviation.

Convergence des Causes
13 avril 2008
 
mardi 15 avril 2008
  Les tribulations sionistes en Afrique




13-04-2008
Le 25 février 2008, le Mouvement de Libération du Soudan a annoncé l’ouverture de ses bureaux à Tel Aviv. Le mouvement rebelle du Darfour dirigé par Abdel Wahid Al Nour a déclaré à cette occasion qu’étant donné que le gouvernement israélien avait protégé des jeunes Soudanais du Darfour d’un génocide certain, il était temps qu’une représentation pour les réfugiés soudanais soit présente en Israël.En espérant acquérir de la respectabilité et de la notoriété à l’échelle internationale, Abdel Wahid Al Nur révèle ses accointances. La faction séparatiste est depuis toujours soutenue par le Lobby étasunien et l’installation d’une officine à demeure dans l’entité sioniste est le pas qui met le SLM (Mouvement de Libération du Soudan) en rapport direct avec ses financiers. Al Nur se place sous autorité israélienne pour revendiquer une vision libérale et sécularisée de l’État du Soudan.Pendant les années de guerre civile quand le Sud menait sa guérilla pour la sécession, le Darfour fournissait abondamment des soldats pour l’infanterie du gouvernement central religieux de Khartoum, loin de toute idée de laïcité revendiquée alors par les séparatistes de l’époque.Dans ces années, Israël soutenait les séparatistes du Sud, logistiquement et financièrement, et c’est en raison d’accords secrets entre le Président de l’époque Jâafr Al Numeiri et l’équipe dirigeante de l’entité sioniste que les architectes de la rébellion du Sud furent contraints de s’asseoir à la table de négociation.La Coalition Save Darfour basée aux US(a) et composée quasi-exclusivement de groupes confessionnels juifs, le reste étant représenté par quelques évangélistes sionistes, s’est promis de mettre à profit le passage de la flamme olympique pour dénoncer la complicité de la Chine dans le « génocide » du Darfour. Quelques activistes de Save Darfour ont rejoint les défenseurs du Tibet le 9 avril à San Francisco. Parmi eux, Ruth Messinger la présidente de « American Jewish Service » branche de New York. Le rabbin Lee Bycel, président de AJS pour la région ouest faisait partie de la manifestation. Ce chef religieux est allé de nombreuses fois au Tchad dans des camps de réfugiés.Les implications de la très démocratique et occidentale entité sioniste en Afrique excèdent la coopération tristement célèbre entre Israël et l’État de l’apartheid d’Afrique du Sud, les Israéliens faisaient leur profit en contournant le boycott international opposé au régime banni du Cap. Des universitaires proches du candidat d’opposition Simba Makoni au Zimbabwe avaient dénoncé en mars avant même la tenue des élections l’arrivée d’équipes israéliennes (et pakistanaises) à Harare pour aider à installer un climat de terreur parmi la population et truquer les élections. Mugabe a payé 2,5 millions de dollars une firme Cogniview en lien avec le Mossad pour assurer la maîtrise de toute rébellion populaire après l’annonce des résultats en coopération avec les forces de sécurité locales. Elle s’est assurée de la maîtrise du déroulement des élections et a trafiqué les listes électorales et fourni des bulletins surnuméraires à placer dans les urnes.La politique d’intervention africaine d’Israël depuis l’Angola, à la République Démocratique du Congo, au Rwanda, à la Sierra Leone en passant par la République de Centre Afrique et la Côte d’Ivoire, sert les intérêts stratégiques des deux alliés US(a)-Israël et l’économie israélienne n’est pas en reste.La Gesrtler’s International Diamond Industry qui détient le monopole du diamant congolais a fourni une assistance militaire à la République Démocratique du Congo au travers de personnel conseil comme le Général en retraite Yosi Ben Hanan, Avigdor Lieberman député du parti d’extrême droite Yisrael Beytenu et Yossi Kamisa ancien officier de la police anti-terroriste. Le grand-père des frères Gertler, de ce même groupe Dan Gertler Israel (DGI) Moshe Schnitzer est connu en Israël sous le nom de M. Diamant. Dans sa jeunesse, Schnitzer faisait partie du groupe terroriste Irgoun qui a assassiné entre autres victimes l’envoyé de la Croix Rouge en Palestine, le comte Bernadotte. Il a fondé la bourse d’échange du diamant en Israël qui procure 13 milliards de dollars au PIB israélien par an et représente la deuxième plus importante industrie exportatrice de l’entité sioniste. D’après un rapport publié par l’American Jewish Committee, les diplomates israéliens ont été remplacés après les années 80 par un petit groupe d’hommes d’affaires, d’agents du Mossad et d’émissaires militaires qui sont devenus les seuls interlocuteurs des leaders africains. Des anciens officiers de l’armée israélienne, comme Yair Klein recherché par le FBI pour avoir entraîné les milices du cartel de Medelin en Colombie, sont devenus des trafiquants d’armes à l’échelle de tout le continent africain, répandant le sang qui tâche les matières premières, coltran, diamant, uranium et pétrole.Pourquoi retrouve-t-on toujours l’artefact du côté des fauteurs de troubles, de guerre et de crime ?Convergence des Causes13 avril 2008
 
mardi 8 avril 2008
  WELCOME HOME MR SAID SADI !
Dans un Etat algérien digne de ce nom, c’est par ce genre de mots de bienvenue que des gendarmes devraient accueillir M. Said Sadi à l’aéroport d’Alger, retour des Etats-Unis, sous l’inculpation d’activisme à l’étranger contre la sécurité de l’Etat, l’unité du pays et les Valeurs de la nation. Malheureusement - et pour le bonheur de M. Sadi - il s’en faut de beaucoup pour que nous redevinssions un Etat crédible et respectable, à en juger par le manque de réactivité aussi scandaleux qu’inquiétant, de la part des Autorités publiques devant les inqualifiables déclarations antinationales du leader du RCD. Un manque de réactivité qui témoigne de la profonde et gravissime apathie où sont tombées nos pauvres Institutions. A commencer par un chef d’Etat, tout à son obsession pour un 3ème mandat qui serait encore plus dévastateur pour le pays que les deux précédents ; un Chef d’Etat cachant difficilement sa maladie et qui plus est, flanqué d’un sous-chef de gouvernement dont le zèle et la suffisance lui tiennent lieu de compétence et que d’aucuns continuent méchamment à qualifier encore de ‘’taupe de Sant’Egidio’’…. Quant au silence digestif des chefs de partis, des députés et autres sénateurs, ils évoque ces fameux ‘’chats de nuit ‘’qui font semblant d’être des chats du jour, comme le rapportait Malraux dans ses ‘’Antimémoires’’, au cours d’un long entretien qu’il eût avec le Pandit Nehru. Je ne parlerai pas bien sûr des DRS pour la bonne et simple raison que M. Sadi, qui s’est peut-être ‘’trompé de peuple’’ comme il a osé dire un jour, n’aura sûrement pas pu se permettre de se tromper de maître, en se passant de l’onction – j’allais dire de l’injonction -, de sa hiérarchie invisible. Le tout, entrant visiblement dans le cadre de la guerre de positions - vraie ou fausse - entre clans rivaux d'un régime unique, quoi qu'on en dise.De quoi est-il question, dans cette fameuse interview ? Interview publiée rappelons-le, le 1er Avril dans un petit journal de quartier ‘’New York Post’’ – comme il y en a des cents et des mille à New York – et dont je publie au bas de cet article, la traduction en français dûment révisée par un ami anglicisant.Pour faire court, il s’agit ni plus ni moins d’un appel clair et sans ambages, lancé par M. Said Sadi en direction des américains pour qu’ils viennent combattre en Algérie ce qu’il appelle ‘’le terrorisme islamiste’’ et les nouvelles bases d’Al-Qaïda sur notre territoire. : Jugez-en à travers quelques extraits :----------------------------------------------------------------------------------------- « « But the people who massacred 3.000 americans on 9/11 belonged to the same culture of fanatism and terror that has claimed tens of thousands of algérians lives since the early’90s » » --- « «Or les gens qui ont massacré 3.000 américains appartiennent à la même culture de fanatisme et de terreur qui s’est soldée par la perte de dizaines de milliers de vies humaines algériennes depuis le début des années 90 » »……………………………………………………………………………………« « Why have islamists picked Algeria as a major base for their deadly operations ? The answer lies in the regime’s loss of a moral and political authority. All keys government positions are reserved for members of only one clanStae-sponsored violence had broadened ; its victims now include the democratic opposition as well as journalists, trade unionists and the Christian minority. » » --- « « Pourquoi les islamistes ont choisi l’Algérie comme base importante pour leurs opérations meurtrières ? La réponse se trouve dans la perte d’autorité morale et politique du régime. Tous les postes-clés du gouvernement sont réservés aux membres d’un seul clan. La violence sponsorisée par l’Etat s’est élargie ; les victimes sont à présent des membres de l’opposition démocratique, des journalistes, des syndicalistes, ainsi que des minorités chrétiennes » ». --- Fin des extraits ---………………………………………………………………………………………….Du vrai délire que l’on croirait éructé par quelque Jumblat du Maghreb, recevant le Sceptre d’Aguellid de toutes les Numidies et caressant le rêve insensé de pouvoir rentrer sous peu à Alger, à bord de blindés. Des blindés de location s’entend…..avec une légion de mercenairespayés rubis sur l'ongle, étant entendu que les pauvres Gl’s en sont déjà arrivés au chiffre fatidique de 4.000 cercueils en Irak et de quelques centaines d’autres en Afghanistan, en parlant uniquement de statistiques officielles….. Sans parler des élections américaines qui s’approchent à grands pas et qui vont peut être débarrasser le monde pour un bon bout de temps de tous ces aventuriers qui se font appeler‘’opposants démocrates’’ qui pullulent depuis quelques années, dans les allées du pouvoir à Washington, à Londres ou à Paris et qui n’ont qu’un seul programme : celui de cette Croisade éhontée contre l’Islam, qu’ils partagent avec l’alliance impérialo sioniste.Ainsi, cette fameuse maladie de la ‘’sclérose intellectuelle en plaques’’ ce n’était donc pas du pipo, çà existe réellement comme qui dirait…. Car, depuis tout ce temps-là qu’il ressasse la même haine de l’Islam, il faut que M. Sadi soit décidément irrémédiablement atteint pour en arriver à une telle infamie.---Abdelkader DEHBI --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------TRADUCTION DE L’INTERVIEW DE SAID SADIAL-Qaida, face à des revers ailleurs, a récemment choisi l'Algérie comme une importante base opérationnelle. Les Américains devraient voir non seulement la menace, mais une opportunité - car l'Algérie a les atouts potentiels pour devenir un porte-étendard de la démocratie dans le monde musulman. Les massacres islamistes d'Algériens depuis des années ont peu attiré l'attention aux États-Unis ; les décideurs politiques américains voyaient l’Afrique du Nord comme la chasse gardée des puissances européennes, particulièrement la France. Or les gens qui ont massacré 3000 Américains le 11 Septembre appartenaient à la même culture de fanatisme et de terrorisme qui s’est soldée par la perte de dizaines de milliers de vies algériennes depuis le début des années 90. Maintenant les groupes inspirés par Ben Laden sont actifs dans toute la région. Ils menacent la démocratisation en Mauritanie; l’assassinat par eux de cinq touristes français a forcé les organisateurs à annuler le rallye Paris-Dakar, une manifestation internationale populaire. Plus récemment, ces groupes ont tué des touristes français et enlevé des touristes autrichiens en Tunisie. Nous devons maintenant nous attendre à ce que le terrorisme islamiste menace également les démocraties remarquables mais encore fragiles de l'Afrique subsaharienne, notamment au Sénégal, au Ghana et au Bénin. Pourquoi les islamistes ont choisi l'Algérie comme une importante base pour leurs opérations meurtrières? - La réponse se trouve dans la perte d'autorité morale et politique du régime. Tous les postes-clés du gouvernement sont réservés aux membres d'un seul clan. La violence sponsorisée par l'État s’est élargie ; les victimes sont à présent des membres de l'opposition démocratique, des journalistes, des syndicalistes ainsi que les membres de la minorité chrétienne. Dans les années 1990, la résistance des citoyens avait sauvé l'Algérie du terrorisme islamiste: les Algériens de tous bords se sont dressés pour dire «non» au terrorisme et ont sauvé la nation de l'abîme. Aujourd'hui, cependant, notre Président condamne la résistance des citoyens alors que la corruption généralisée sape le moral de la population. L'Algérie est un pays riche, avec de vastes réserves de gaz naturel et de pétrole, et sa population jeune est impatiente de travailler et de créer. Notre nation a aussi une force vitale symbolique, grâce à la guerre de libération, et à la lutte pour obtenir l’indépendance.Pourtant, la domination de l'Etat par une vieille minorité corrompue et impopulaire a donné lieu à beaucoup de misère sociale. Cela, à son tour, a entraîné un exode massif des cadres puisque des dizaines de milliers d'Algériens ont pris le chemin de l’exil. (Montréal, à elle seule, abrite aujourd'hui 40000 Algériens d’un haut niveau de formation.)Des milliers d'autres, surtout des pauvres et de niveau d’instruction rudimentaire risquent souvent leur vie dans l'espoir de traverser la Méditerranée vers l'Europe, avec l'aide de trafiquants d'êtres humains. Beaucoup de jeunes marginalisés et mécontents constituent un vivier de choix pour le recrutement de terroristes par appel au Jihad contre les «infidèles» moyennant des promesses de récompense dans l’au-delà. Certains suggèrent que le despotisme est nécessaire pour empêcher une victoire islamiste. Faux: Après plus d'une décennie de lutte contre la terrorisme islamiste, la majorité des Algériens ont montré qu'ils rejettent toute forme de théocratie. Plutôt, le régime actuel laisse l'Algérie comme un autre cloaque de despotisme et de corruption, favorisant le pullulement des "moustiques" du terrorisme. La seule façon de vaincre les islamistes, c'est de donner au peuple algérien la possibilité de choisir leur gouvernement par des élections libres et équitables. Les démocrates algériens demandent l'aide des États-Unis et d'autres démocraties pour assurer la supervision internationale des élections présidentielles et parlementaires de 2009. Nous avons aussi besoin de leur soutien pour éviter une modification de la Constitution visant à permettre à l'actuel Président de solliciter un nouveau mandat en dépit de la limite de deux mandats.Ces dernières années, les élections libres au Liban, en Irak et en Afghanistan ont porté des coups sérieux à l'islamisme. Des élections sous surveillance internationale ont déjà produit des résultats crédibles dans des pays aussi éloignés que le Mexique et le Pakistan. Il n'y a aucune raison pour que l’Algérie soit l'exception. Une nouvelle série d'élections frauduleuses en Algérie pourrait discréditer le message même de la démocratie qui est le moyen le plus efficace de lutter contre le terrorisme islamiste. Ce dont l'Algérie, voire l'ensemble du monde musulman, à besoin, c'est d'un véritable processus de démocratisation amenant la liberté et le progrès pour lesquels les Algériens ont lutté contre le colonialisme. La création d'un bloc démocratique en Afrique du Nord (regroupant le Maroc, l'Algérie et la Tunisie) est le meilleur garant de la paix et la stabilité dans une région actuellement ciblés par Al-Qaïda. Le despotisme ne peut pas vaincre l'islamisme, la démocratie le peut. L’Amérique doit être du côté des démocrates, pas des despotes. Saïd Sadi est membre du parlement algérien et leader du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, le principal parti d'opposition en Algérie
 
mercredi 2 avril 2008
  Le 20e sommet de la Ligue arabe (29-30 mars 2008)
Le 20e sommet de la Ligue arabe (29-30 mars 2008)
À Damas, les États arabes défient Condi
par Thierry Meyssan*




Ce devait être l’occasion d’isoler définitivement la Syrie et de l’humilier, le sommet de la Ligue arabe à Damas a au contraire marqué un échec diplomatique majeur du département d’État. Non seulement la plupart des États membres n’ont pas boycotté la rencontre, mais ils ont approuvé la ligne politique syrienne : intransigeance face à l’expansionnisme sioniste et émancipation vis-à-vis des États-Unis. Présent dans les coulisses du sommet, Thierry Meyssan en analyse les enjeux.
1er avril 2008DepuisDamas (Syrie)Outils
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Alors que les regards sont tournés sur l’action du département US de la Défense au Proche-Orient, le département d’État met en œuvre de son côté une stratégie diplomatique originale, en cohérence avec sa vision du monde. À Washington, les partisans du « Smart Power » espèrent qu’une réorganisation des relations régionales permettra aux États-Unis de maintenir leur autorité dans cette zone tout en y réduisant leur pression militaire. Mais Condoleezza Rice vient d’essuyer un sérieux revers au 20e sommet de la Ligue arabe. Ce ratage diplomatique s’ajoute aux échecs du Pentagone en Irak et en Afghanistan et à ceux de Tsahal en Palestine occupée. En définitive, tous les protagonistes régionaux prennent acte de l’impuissance des États-Unis à vaincre la résistance de l’axe Iran-Syrie-Hezbollah-Hamas. Dès lors, ils s’interrogent sur un possible réajustement de leur propre positionnement tout en craignant que l’administration Bush désespérée ne tente d’en finir par tous les moyens au cours des prochains mois.
La technique diplomatique de Condi
À l’échelle mondiale, le département d’État entend substituer à l’ordre international actuel une nouvelle architecture, dite « globale », qui consacre son statut d’hyper-puissance, isole ses adversaires, et institue une hiérarchie entre ses vassaux pour relayer son autorité jusqu’aux confins de son empire. L’idée principale est d’en finir avec le système de l’ONU qui combine une Assemblée générale où chaque État dispose d’une voix égale et un Conseil de sécurité, qui fait office de directoire, dans lequel les décisions de Washington peuvent être bloquées par le veto de quatre grandes puissances (Chine, France, Royaume-Uni, Russie). À la place doit être créée une « Assemblée des démocraties » —dont seront exclus les États refusant le modèle US—, où les droits de vote seront proportionnels aux capacités économiques et aux contributions financières, et donc où les États-Unis se tailleront « la part du lion ». En outre, chaque partie du monde sera gouvernée par une organisation régionale dirigée par un directoire local, dont les membres seront désignés par Washington pour y appliquer sa loi.
Ainsi, le « mini-traité européen » poussé par Nicolas Sarkozy introduit une inégalité entre ses membres en pondérant leurs votes d’une manière nouvelle en fonction de leur importance. Récemment, Nicolas Sarkozy a rompu le tandem franco-allemand, seul capable de dégager une marge de manœuvre à l’Union européenne, puis a jeté les bases d’un directoire franco-britannique pour que l’Union —et surtout la Défense européenne— serve exclusivement les intérêts de Washington. Notez qu’en cette matière, le président français ne défend pas les intérêts de son pays, ni ceux de l’Union, mais réalise les plans du département d’État.
Au Proche-Orient, la Ligue arabe et en son sein le Conseil de coopération du Golfe sont les organisations régionales les plus adaptées pour relayer l’autorité de Washington. À l’origine, la Ligue était dominée par un directoire composé de l’Arabie saoudite, de la Syrie et de l’Égypte. Il n’est évidemment pas question pour le département d’État de réactiver ce triumvirat puisque la Syrie est aujourd’hui le seul État arabe à incarner la résistance à l’impérialisme. À la place Condoleezza Rice a imaginé un directoire Arabie saoudite-Jordanie-Égypte, dans lequel la monarchie hachémite jouerait un rôle au Levant, la dynastie Moubarak aurait le contrôle de l’Afrique du Nord et de l’Est, et la monarchie saoudienne à la fois le contrôle du Golfe et la présidence de l’ensemble.
Pour être réalisable, ce plan suppose d’ostraciser préalablement la Syrie, ce à quoi s’emploie Condoleezza Rice depuis plusieurs années avec le soutien de la fraction la plus dure des néoconservateurs. Pour ce faire, Damas a été tour à tour accusé d’occuper le Liban (alors que son armée s’y était déployée avec l’accord, sinon à la demande, de la communauté internationale), d’avoir assassiné l’ancien Premier ministre Rafic Hariri (alors que les Assad avaient encouragé les Hariri à piller le Liban), et aujourd’hui de bloquer l’élection du président libanais (alors que le blocage résulte du refus du gouvernement de facto de céder à la majorité populaire). Or, il se trouve que, en vertu de l’ordre alphabétique en langue arabe, la présidence de la Ligue échoit cette année… à la Syrie.
Le boycott
Dans un premier temps, le département d’État a envisagé d’humilier la Syrie à domicile. Les États membres de la Ligue seraient venus au sommet de Damas pour y mettre le président Bachar el-Assad en accusation. Mais ce rêve a tourné court lorsque Condoleezza Rice a compris qu’aucun dirigeant arabe ne se prêterait à ce jeu. À défaut, le département d’État s’est rabattu sur une seconde option : organiser le boycott du sommet.
C’est dans ce contexte que le vice-président Dick Cheney a pu garantir à Riyad sa part du gâteau irakien. La loi électorale publiée il y a quelques jours devrait sans surprise renforcer considérablement le poids des sunnites pro-saoudiens au Parlement irakien, le 1er octobre prochain et, partant de là, dans le gouvernement irakien. En contrepartie, le roi Abdallah a été prié de boycotter le sommet de Damas, bien qu’il soit le président sortant de la Ligue. Riyad a ordonné à ses clients libanais (Saad Hariri a la double nationalité libanaise et saoudienne et représente les intérêts des Séoud au pays du Cèdre) de s’aligner sur son mot d’ordre. En l’absence d’un président élu et d’un Premier ministre reconnu par tous, le Liban aurait dû être représenté par le second personnage de l’État, le président de l’Assemblée nationale, dont l’autorité est acceptée par toutes les parties. Mais le gouvernement de facto de Fouad Siniora (ancien fondé de pouvoir des sociétés du clan Hariri) y a fait obstacle.
La Jordanie n’a pas été difficile à convaincre. Il y a déjà longtemps qu’elle sert de base arrière aux opérations secrètes israélo-US contre la Résistance libanaise, au point qu’une rumeur grandissante l’accuse d’avoir trempé dans plusieurs assassinats dont ceux du général François Hajj (Courant patriotique libre, « aouniste ») et d’Imad Mugnihey (Hezbollah), les deux figures clés de la Résistance militaire.
Le cas de l’Égypte fut probablement plus délicat à négocier. Quel que soient les circonstances, l’Histoire a montré que Le Caire et Damas ne sont jamais aussi forts que lorsqu’ils sont unis. Le président Moubarak sait qu’il affaiblit inutilement son pays en jouant la confrontation. Cependant il a besoin du soutien politique de Washington pour valider sa succession dynastique et de son aide matérielle pour atténuer les conséquences dramatique de l’ouverture sans restriction du pays à la globalisation économique.
A contrario, la Fédération de Russie voit d’un mauvais œil la création d’un directoire régional Arabie saoudite-Jordanie-Égypte qui écarterait son influence hors du Proche-Orient. D’autant que la Syrie est devenue en peu de temps son principal partenaire économique et militaire dans la région. Des facilités portuaires viennent même d’y être mise à sa disposition pour accueillir sa nouvelle et puissante flotte de Méditerranée. Tandis que les joint-ventures russo-syriennes se multiplient. En outre, le Kremlin est excédé par le comportement états-unien et son chapelet de promesses non tenues. C’est sur la base d’un accord convenu lors de la publication du NIE sur le nucléaire iranien (c’est-à-dire de la délégitimation d’une guerre contre l’Iran) que Moscou avait soutenu la conférence d’Annapolis ; et c’est sur la base d’un accord négocié par l’amiral William Fallon et ses amis en vue d’un désengagement militaire régional US que Moscou avait voté la résolution 1803 élargissant les sanctions contre l’Iran. Mais aucun des engagements de Washington n’a été respecté : la conférence de paix prévue en Russie (« Annapolis II ») a été renvoyée aux calendes grecques, et le retrait des GI’s d’Irak devrait s’interrompre au niveau où il était avant l’escalade (surge).
Aussi le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son ministre délégué Alexander Sultanov ont-ils fait eux aussi le tour des capitales arabes, mais pour éteindre l’incendie allumé par leurs homologues états-uniens. Ils ont certainement joué un rôle considérable pour convaincre les monarchies du Golfe de ne pas participer au plan états-unien. La Russie a multiplié les fuites pour que nul n’ignore la continuation des préparatifs de guerre US contre l’Iran. Tandis que les diplomates russes n’ont pas manqué une occasion de rappeler à leurs interlocuteurs que, si l’Arabie saoudite souffrirait peu d’une guerre US-iranienne, les petites monarchies du Golfe pourraient en faire les frais, voire en mourir. Quant au président Vladimir Poutine, il s’est personnellement chargé de dire à son homologue égyptien tout le mal qu’il pense du plan états-unien, mais Hosni Moubarak n’a guère de marge de manœuvre.
Les manœuvres de coulisse ont continué jusqu’à la dernière minute. La plus spectaculaire aura été l’annulation in extremis de la participation du président du Yémen, alors qu’Ali Abdullah Saleh avait plusieurs fois confirmé publiquement son intention de venir à Damas. Les télévisions arabes ont saisi la déception qui se lisait sur le visage du président Bachar el-Assad, venu accueillir ses hôtes à l’aéroport, lorsqu’il a vu sortir de l’avion libyen et s’avancer vers lui un simple collaborateur du président. Il avait conçu la dynamique du sommet autour du président Khadafi qui paraissait lui aussi avoir finalement cédé aux pressions. Mais celui-ci, toujours facétieux, sortit un peu plus tard de l’avion pour le plus grand soulagement de ses amis syriens.

Hospitalité syrienne
Damas avait mis les petits plats dans les grands pour recevoir dignement les dix chefs d’État (Algérie, Autorité palestinienne, Comores, Émirats arabes unis, Koweit, Libye, Mauritanie, Qatar, Soudan, Tunisie) qui, bravant les menaces de l’Oncle Sam, l’honorait de sa présence. Et avec un sens tout arabe de l’hospitalité, il accordait à chacun la même attention, des riches Émirats aux pauvres Comores. De plus, de nombreux États non-arabes et des organisations internationales avaient dépêchés des observateurs de haut niveau, du ministre indien des Affaires étrangères au président Oumar Konaré pour l’Union africaine.
Craignant un sabotage, la Syrie avait déployé tous les agents de sécurité dont elle disposait. L’aéroport de Damas avait été fermé au trafic civil et réservé aux délégations officielles. Le centre de conférence, situé à l’extérieur de la capitale, avait été entouré d’une zone de sécurité de plus de 6 kilomètres de rayon où toute circulation était interdite. Des check-points en série filtraient les visiteurs de manière courtoise et néanmoins draconienne. Ces mesures n’ont peut être pas été inutiles. Une tentative terroriste aurait été discrètement déjouée et le sommet a pu se tenir sans encombre.
En outre, la présidence du sommet avait installé un centre de presse —à bonne distance du lieu de la conférence pour protéger leurs altesses des paparazzi—, doté d’un millier de lignes téléphoniques pour la presse écrite et de toutes les facilités pour les centaines de radios et de télévisions satellitaires couvrant l’événement. Atteint d’un étrange complexe d’infériorité, le ministère de l’Information n’osait pas distribuer de dossier de presse aux journalistes de peur d’être accusé de ne pas avoir rompu avec les vieux comportements de la propagande baasiste.
Les travaux
Les sommets de la Ligue arabe ressemblent à des réunions de famille. Il y a des absents (le roi du Maroc et le sultan d’Oman ne se déplacent jamais en personne), des retrouvailles, et souvent aussi des crises de nerfs (au cours de la plupart des sommets une délégation a quitté la table avant la fin de la réunion). On y décide rarement quoi que ce soit. À cet égard le sommet de 2002 à Beyrouth, au cours duquel fut adoptée l’initiative arabe de paix, est une exception. Personne n’attendait donc grand chose des débats eux-mêmes. Le sommet sonnait déjà comme un défi à l’impérialisme états-unien et à ses second couteaux, le Royaume-Uni et la France sarkozyenne, qui s’étaient l’un et l’autre fendus d’une déclaration venimeuse. Et pourtant, peut-être à cause de cette pression étouffante, cette fois les délibérations ont donné lieu à un net rapprochement des positions.
En ouvrant la séance inaugurale retransmise par des dizaines de chaînes de télévision arabes, Bachar el-Assad se garda bien de remercier la présidence sortante, l’Arabie saoudite. Il prononça un discours bref et sobre recentrant la problématique de la Ligue sur la question de la paix face à Israël, dans des termes acceptables par tous les membres de la Ligue à quelque niveau qu’ils soient représentés (ou absent dans le cas particulier du Liban). Il rappela à tous que les États arabes sont sur le même bateau et sont contraints de s’unir pour se sauver.
Parmi les orateurs suivants, l’intervention de Mouammar Khadafi était la plus attendue, à la fois parce qu’il faisait sa rentrée à la Ligue après une période d’absence, et aussi à cause de son goût prononcé de la provocation. L’assistance, et surtout les téléspectateurs, ne furent pas déçus par le show. Prenant la parole au seul titre de son pays, mais à l’évidence de concert avec Bachar el-Assad, le président libyen utilisa sa liberté de parole pour dire ce que le statut de président de séance interdisait à son ami syrien d’évoquer. Avec un indéniable talent d’acteur et une dose de cabotinage, Khadafi passa en revue tous les sujets de l’ordre du jour, les traitant avec dérision. Ainsi, il invita ses homologues à soutenir la dénucléarisation de la région faute de quoi, souligna-t-il grinçant, nous nous détestons tellement que nous feront usage de la bombe atomique les uns contre les autres au lieu de la diriger contre nos ennemis. Il brocarda Mahmoud Abbas et ses constantes reculades face à Israël en se moquant du « héros d’Oslo » (c’est en effet lui et non Yasser Arafat qui signa le vain Accord d’Oslo) et en le comparant à Anouar el-Sadate (qui trahit la cause arabe en signant une paix séparée égypto-israélienne). Surtout Khadafi mit ses interlocuteurs en garde : nous sommes cuits, nous y passerons les uns après les autres, déclara-t-il en substance. Nous avons laissé envahir un État souverain membre de notre Ligue sans réagir. Nous sommes tous devenus pro-US, moi y compris, en pensant nous protéger. Mais Saddam Hussein était l’ami de Dick Cheney, comme nous, et ils l’ont pendu ! Le soir, la rue arabe bruissait des boutades de Khadafi. Mais je peux attester que dans la salle du conseil où je me trouvais, les chefs d’États eux aussi riaient de bon cœur, à l’exception de Mahmoud Abbas, impassible.
La suite des travaux eut lieu comme de coutume à huis clos. Il fut convenu de ne pas aborder la question libanaise en l’absence de la délégation concernée. Sur ce point, on en resta donc à la position antérieure de la Ligue et à son flou artistique. Sur les autres sujets, les chefs d’État et de délégation s’exprimèrent avec calme et franchise. Au delà de l’aspect diplomatique que j’ai exposé plus haut sur l’égalité entre les États membres, la question principale était de savoir si la Ligue se positionnait par rapport au projet israélo-US et au projet irano-syro-Hezbollah-Hamas. En définitive, elle l’a fait clairement dans la déclaration finale que même Mahmoud Abbas a approuvée bien qu’elle désavoue toute sa politique. Reprenant les principes de la conférence de Madrid, la Déclaration de Damas stipule d’une part que le retrait israélien des territoires conquis en 1967 est un préalable à la paix et non pas un élément de négociation ; et d’autre part, réaffirme le droit international explicité par les résolutions de l’ONU : création d’un État Palestinien souverain avec Jérusalem comme capitale, inaliénabilité des droits des Palestiniens ; bref que la Ligue s’oppose à la politique israélienne du fait accompli.
Bien sûr, les déclarations de la Ligue arabe doivent être prises pour ce qu’elles sont : des déclarations d’intention que la plupart des États n’ont pas les moyens de mettre en œuvre. Quoi qu’il en soit, cet acte final marque une radicalisation collective de gouvernements qui n’attendent plus rien de bon de la part de leur suzerain états-unien. De ce point de vue, la Déclaration de Damas marque un tournant dans une longue histoire riche en rebondissements et manifeste une volonté nouvelle d’émancipation politique. Les États arabes présents, qui jusqu’ici courtisaient Washington pour trancher leurs différents, ont assimilé les propos de Bachar el-Assad et Mouammar Khadafi que l’on pourrait résumer par la formule « Les Etats-Unis sont un allié qui nous veut du mal ».
L’après-sommet
Toutefois, chassez le naturel et il revient au galop. À peine le sommet clos, Mahmoud Abbas filait en Palestine occupée faire son rapport à Condoleezza Rice des débats tenus à huis clos. La secrétaire d’État états-unienne avait fait le déplacement au Proche-Orient pour être informée sans délai et juger l’ampleur de son échec. Tandis qu’à Paris où l’on craint d’en avoir trop fait, et à Bruxelles où l’on se demande si le vent ne serait pas en train de tourner, la France et l’Union européenne mettaient en place des cellules de suivi pour évaluer les conséquences de ce triomphe diplomatique syrien.
Damas, qui avait été mis au ban des nations, se trouve chargé de nombreuses initiatives de la Ligue pour l’année à venir. La Syrie est donc réintroduite dans le jeu international par la force des choses. De plus, son action a toutes les chances d’être durable puisque l’année prochaine, la présidence reviendra au Qatar, un État modéré, mais pas au sens occidental. Cheik Hamad, toujours aimable avec les États-uniens, a néanmoins défendu pied à pied la cause arabe au Conseil de sécurité et il a épongé les factures du sommet de Damas, un peu coûteux pour la Syrie.
À vrai dire, les États-Unis ne sont pas les seuls perdants de ce boycott raté et la Syrie n’est pas le seul gagnant. Les régimes saoudien, jordanien et égyptien se sont discrédités aux yeux de leurs opinions publiques et leur échec pèsera en politique intérieure. La Libye au contraire sort renforcée, d’autant qu’en s’appuyant sur l’Union africaine, elle vient d’aider les Comoriens à libérer l’île d’Anjouan et à en chasser le dictateur proche de Nicolas Sarkozy qui s’en était emparé. Alors que les délégations se retiraient, Bachar el-Assad échangeait quelques mots avec des journalistes. Répondant à une question de Scarlett Haddad, correspondante de l’hedomadaire français L’Express, qui lui demandait ce que la Syrie comptait faire pour aider les Libanais à sortir de la crise institutionnelle, le président syrien répondit avec un humour détaché : « Nous ? Rien. Nous ne nous en mêlons plus. Nous avons confié le dossier aux Comores », sous-entendu, eux leur montreront comment se libérer des Français.
Thierry MeyssanAnalyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).
 
  Le boycott et la justice



18-03-2008




Les bombes tombent sur la Palestine occupée et les liquidités pleuvent sur les institutions financières qui ont spéculé sur des titres adossés aux prêts hypothécaires étasuniens.Dans le premier cas, toutes les tentatives de nettoyage ethnique des territoires progressivement annexés dans les faits par l’entité sioniste ne réussiront pas à réduire le Peuple Palestinien, ni à faire disparaître dans le geste négationniste la plus scandaleuse et la plus organisée des colonisations du vingtième siècle : la Palestine.Dans le second cas, les interventions répétées de la Fed non seulement n’empêcheront pas la récession mais en la retardant, l’amplifie. Elle a décidé d’accorder des libéralités de plus en plus extensives aux organismes de crédit et aux banques qui ont enferré des citoyens à faible et très moyens revenus précaires dans des dettes à amortissement négatif, comme la baisse du taux d’escompte à 3,25 un dimanche sans attendre la réunion du mardi, et de porter l’échéance des prêts par la Fed à 90 jours au lieu des 30 jours actuellement. La Banque centrale étasunienne qui essaie de lutter contre l’assèchement du crédit (il y a deux semaines, l’Autorité du port de New York non susceptible d’être mal cotée comme emprunteur pour financer des investissements a obtenu un taux de 20%) demande aux institutions de les garantir contre des titres mélangeant les plus sûrs AAA et d’autres, les douteux, donc ceux mêmes à l’origine de la crise. Le dispositif de sauvetage qui consiste à échanger le quart des Bons du Trésor étasuniens contre des créances immobilières privées a renforcé l’accélération de la chute de la valeur du billet vert. Toute créance immobilière est désormais suspecte, et tout investisseur exige pour son rachat direct ou indirect une prime de risque considérable.Lorsque l’euro vaudra 1,6 dollar dans quelques jours ou quelques semaines, la monnaie européenne aura doublé sa valeur en moins de six années.Cette baisse incontrôlée, au profit d’une répartition sur le citoyen du risque pris par les spéculateurs, et incontrôlable est en voie d’asphyxier l’économie européenne.Les agences occidentales régulatrices de la monnaie ont inventé le socialisme pour les très riches. Elles encourageaient il y a peu les spéculations des acteurs de la haute ingénierie financière en s’interdisant tout contrôle au nom de la Liberté chère à Reagan-Bush, prennant de l’argent public, l’impôt du contribuable, afin d’éponger leurs opérations qui auraient dû provoquer leur faillite.Le Venezuela a annoncé son intention de commercialiser son brut en euros.Cette décision ne semble plus idéologique mais procède du simple bon sens de la ménagère.À quand une décision concertée de tous les exportateurs qui se sont liés les poings et les pieds dès la fin de la seconde guerre mondiale au billet vert de se faire payer dans une monnaie qui ne soit pas de singe ? Même affiché à 110 dollars le baril, la chute quotidienne sans parachute de l’instrument d’échange rend dérisoire cette cotation.La visite de Cheney de 9 jours dans l’Orient Arabe porte en elle les suppliques et les menaces vis-à-vis des dirigeants de l’OPEP qui décideraient d’un décrochage.La guerre en Afghanistan-Irak-Palestine du remodelage du Moyen-Orient est en train de coûter des sommes astronomiques, si astronomiques qu’elle en sont fictives car que veulent dire trois mille ou sept mille milliards pour un pays qui a un déficit budgétaire de 60% son PNB, plus que ce que le FMI concède aux pays « en voie de développement » et qui ne réglera jamais sa dette ?La France peut glorifier sous toutes ses formes l’entité sioniste criminelle, au Salon du Livre ou en accueillant la sinistre police des frontières opérant dans les check-points pour récolter des fonds, la cause palestinienne pourtant dépourvue des voix intellectuelles dignes de ce nom qui la portent sur la scène mondiale est de plus en plus entendue.Le boycottage des maisons d’édition arabes du Salon du Livre de Paris a porté ses fruits. C’est ainsi que fut portée la contradiction au consensus mou sur la fable de la neutralité de la culture en matière de politique. Des centaines de millions d’anonymes portent la Palestine blessée dans leur cœur tant qu’elle ne pourra se poser sur sa Terre aujourd’hui confisquée.Les centaines de manifestations dans le monde, parfois durement réprimées comme en Tunisie ou en Égypte, en sont un très modeste témoignage.Le spleen baudelairien, le romantisme du désespoir inventés au 19ème siècle et qui ont resurgi en fin du vingtième sous la forme de No Future anarcho-punck étaient l’indice d’une société bourgeoise industrielle qui sacrifiait la paysannerie en la transformant en lupen prolétariat agrégé autour des villes, dans les banlieues, et l’absence d’issue aux intellectuels de la classe moyenne.Les états d’âme des juifs israéliens hébreuphones, soit le cynisme fondé sur un suprématisme du Juif comme Élu ou le début du questionnement sur le bien-fondé d’une occupation militaire qui spolie les Palestiniens le jour et hantent les nuits des Israéliens selon l’expression d’Élias Sambar, sont inscrits dans un contexte politique particulier et le reflètent.L’éditorialiste littéraire du Haaretz l’a dénoncé là où il a pu le faire.Les écrivains israéliens dont ont été exclus les russophones, 20% de la population, et les arabophones, 25% des citoyens d’Israël sans la nationalité puisque non juifs, ont dû signer un contrat les engageant à ne pas « médire » en réalité dire la vérité sur Israël en échange de leurs frais de voyage.N’ont-ils donc pas été payés ainsi pour faire de la propagande ?Cela rappelle les pires et plus sombres heures de l’histoire européenne récente.Honte aux participants qui ont ignoré qu’Israël pratique des crimes de guerre et l’apartheid.Des Tahar Benjelloun par exemple se sont irréversiblement tâchés de complicité.Tant pis pour eux, des Alain Krivine, Ilan Pappe, Aharon Shaptaï ont sauvé à cette heure l’honneur des intellectuels et ont servi la cause universelle de la Palestine et de la justice.Convergence des Causes18 mars 2008
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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