| Les effets du bellicisme sioniste | | | |
| samedi, 03 janvier 2009 | |
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S’il descend dans l’arène pour interrompre la nouvelle étape terrestre de l’armée sioniste, c’est que celle-ci n’a pas d’objectifs réels à accomplir et qu’elle risque de renverser d’abord l’allié Moubarak. Ne nous trompons pas. La condamnation très tardive de l’agression sioniste sur la population de Gaza par le chef de l’État français résulte d’un rapport de force établi par l’opinion mondiale. Pas un pays, pas une petite ville ou village dans le monde arabe et bien au-delà, en Amérique Latine, en Europe, en Asie où il n’y ait eu un rassemblement ou une manifestation en faveur du Peuple Palestinien de nouveau meurtri et exposé sans défense à une aviation qui a fait des milliers de raids et déversé plusieurs centaines de tonnes de bombes dont certaines à l’uranium appauvri. Ainsi, la doctrine de la violence meurtrière et aveugle pour éradiquer un problème colonial prévaut encore chez les ‘stratèges’ politiques et militaires étasuno-israéliens. La machinerie de guerre se propulse d’elle-même pour anéantir les peuples à asservir et spolier partant de l’axiome qui intime l’ordre d’utiliser les dernières avancées technologiques de destruction si on en dispose. Le système militaro-industriel et son exécutif politique ne peuvent intégrer les leçons récentes de l’Afghanistan, de l’Irak et du Liban. Le projet du Moyen-Orient néo-conservateur a échoué. La transmission du commandement militaire en Irak aux autorités locales, certes collaborationnistes mais indigènes quand même, a totalement été effacée des écrans par les lâchers de bombes sur Gaza. La coalition en Afghanistan s’est réduite à sa portion congrue et l’OTAN y a perdu sa cohésion sinon sa raison d’être. Le renforcement des troupes étasuniennes promis par Obama au Pentagone limité à être le signataire des commandes aux industriels de l’armement n’y changera rien, toute opération militaire de l’OTAN renforce la résistance car elle frappe sans discrimination des non-combattants et y compris ses alliés. La tentative de se sortir du bourbier afghan en allumant une guerre indo-pakistanaise, c’est bien ce que fut l’attentat de Mumbaï, a avorté car cette région du monde a expérimenté la première la division du peuple colonisé en accomplissant la partition rêvée par les Britanniques en 1948. L’État sioniste n’est qu’un régime artefact au service d’une armée et pour se survivre, il lui faut sans cesse créer l’ennemi et l’occasion de le défaire. Nul n’ignore que toutes les dispositions pour cette agression sur Gaza ont été élaborées depuis plus de six mois, nul n’ignore non plus qu’une nouvelle proposition de trêve de la part du Hamas a été rejetée une semaine avant l’offensive aérienne appuyée par des porte-avions étasuniens en Méditerranée pour le cas où les forces de la Résistance libanaise viendraient à la rescousse deleurs frères arabes. D’ailleurs, de quelle trêve peut-il s’agir entre 1,5 millions d’humains réduits à l’état de prisonniers sous blocus et la quatrième armée du monde dotée de l’arme nucléaire ? Qu’importe, blesser encore un peu plus le grand corps déjà ensanglanté du monde arabe va aussi dans un sens cyniquement électoraliste de la clique sanguinaire et corrompue de Tel Aviv qui a un besoin compulsif d’effacer la mauvaise perception d’elle-même depuis l’ été 2006. Il faudra plus que quelques centaines ou milliers de victimes au régime sioniste pour satisfaire au but allégué de son nouveau crime, empêcher les tirs de roquettes depuis Gaza. Il lui faudra envisager une solution finale à la mode nazie dont il s’inspire ouvertement et volontiers. Il se heurte alors à la très prochaine révolution arabe qui va destituer en premier lieu la monarchie autocratique de Moubarak. Les révoltes contre la faim reprendront depuis l’Égypte jusqu’au Maroc sous prétexte de la solidarité avec la Palestine. Le nombre de prisonniers à l’occasion des manifestations sans nombre dans ces deux pays témoigne de leur situation quasi-insurrectionnelle et saluons à ce propos un martyr marocain de 21 ans mort entre les mains des forces de répression ou de l’ordre marocain le 28 décembre 2008 pour avoir manifesté à Marrakech contre l’agression sioniste sur Gaza. Abderrazak Algaddiri, étudiant en droit à Marrakech a été brutalisé à mort. Ce tissu fait de l’agrégation de l’artefact sioniste et des pays avoisinants soumis aux volontés étasuno-sionistes ne demande qu’à être déchiré par les exclus du système qui prétendent à la dignité d’être humain. Au moment où ils transformeront leurs manifestations en émeutes et balaieront les supplétifs étasuno-sionistes qui les oppriment, c’est en effet l’entité sioniste qui disparaîtra d’elle-même donnant lieu à un État démocratique avec égalité des droits pour tous ses citoyens indépendamment de leur confession ou absence de confession. C’est bien ainsi qu’il faut comprendre la réaction de Sarkozy. S’il descend dans l’arène pour interrompre la nouvelle étape terrestre de l’armée sioniste, c’est que celle-ci n’a pas d’objectifs réels à accomplir et qu’elle risque de renverser d’abord l’allié Moubarak. C’est aussi un effet tangible de la mobilisation citoyenne mondiale en faveur de la Justice pour les Palestiniens. Sarkozy a démontré depuis que la France a présidé l’Union Européenne ces six derniers mois par son intervention auprès de la Russie lors de la crise en Géorgie qu’il pouvait figurer le complément modulateur de l’activisme belliciste occidental quand cela devient nécessaire. Résistance sous toutes ses formes, jusqu’à la victoire des peuples contre leurs oppresseurs. Convergences des Causes 4 janvier 2009 |
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