ELWATAN-ALHABIB
vendredi 15 décembre 2017
 

Nikki Haley, seule au monde… Dur d’être à la fois agent israélien et ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU






Nikki Haley, seule au monde… Dur d’être à la fois agent israélien et ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU
Aujourd’hui la néo-conservatrice (pure et dure) et représentante des Etats-Unis à l’ONU Nikki Haley, a présenté à la presse au siège du Pentagone une carcasse de missile comme étant celui qui a été lancé par les Houtis contre l’aéroport de Riyad en Arabie Saoudite. Mais le plus cocasse c’est qu’une heure après, un porte-parole de l’ONU a déclaré que le missile lancé contre Riad n’était pas de fabrication iranienne.
Le fait est que l’ONU avait constitué une commission d’enquête qui a analysé les restes du missile tombé sur l’aéroport de Riyad et est arrivée à la conclusion que ces restes n’appartenaient pas à un missile balistique de fabrication iranienne. Ce qui est bizarre c’est que d’habitude les commissions d’enquête qui sont généralement téléguidées par le conseiller aux affaires politiques auprès du SG de l’ONU Feltman ne sont jamais dissonant avec les allégations américaines. Pourquoi maintenant ?
Pour revenir à Haley qui donne l’impression d’être toujours sous une extrême tension comme si le plafond allait s’écrouler sur sa tête d’un moment à l’autre, elle a déclaré que son pays allait constituer une coalition pour faire front contre l’Iran. La question qui se pose aussi, c’est : pourquoi ce n’est pas un militaire du Pentagone qui a présenté et commenté la carcasse de ce missile supposé être de fabrication iranienne ? Lui au moins aurait pu fournir des éléments techniques crédibles !
Tout se passe comme si les militaires du pentagone avaient refusé de s’associer à cette opération de désinformation ridicule. Même réserve apparemment au niveau du département d’État qui n’a apporté jusqu’à maintenant aucun soutien aux dire de Haley. Apparemment cette opération menée par Haley a été initiée par la cellule talmudiste qui sévit à la Maison Blanche et que chapeaute Jared Kushner. C’est une erreur de plus de ce centre décisionnel qui a mis sous influence l’actuel président des États-Unis.
Concernant la carcasse présentée par Haley, je pense qu’il s’agit du missile de croisière lancé par les Iraniens contre un QG de Daesh à Raqqa qui avait commandité une opération terroriste contre le parlement iranien. Ceci dit, tous les gens intelligents qui suivent ce compte, ont déjà compris que l’actuel branle-bas de combat déclenché par Haley vise surtout à dissuader l’Iran et ses Gardiens de la révolution d’apporter leur aide à la résistance palestinienne. Le fait est que l’axe US-Israël-Arabie Saoudite est dans une mélasse complète. Pour terminer, voici le profil de notre excitée Nikki Haley : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nikki_Haley#Origines_familiales,_vie_privée_et_études …

 Le Dessous des Cartes
 
 

Quel agenda cacherait la décision de Trump sur Jérusalem?





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Quel agenda cacherait la décision de Trump sur Jérusalem?
Début décembre, Donald Trump a annoncé sa décision de transférer l’ambassade de son pays vers Jérusalem. Celle-ci a eu l’effet d’un coup de tonnerre partout dans le monde. Mais qu’en est-il vraiment? Cependant, en lisant toute la déclaration, on pourrait penser que le Président américain avait un autre agenda!
Le Président Donald Trump vient de lancer une vague de réactions de presque tous les gouvernements du monde, pour dénoncer sa déclaration de reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.
«Mais aujourd’hui, nous reconnaissons enfin l’évidence: que Jérusalem est la capitale d’Israël. Ce n’est rien de plus, ou moins, qu’une reconnaissance de la réalité. C’est aussi la bonne chose à faire. C’est quelque chose qui doit être faite», avait-il déclaré le 6 décembre dernier à la Maison-Blanche devant les journalistes.
Cependant, il est nécessaire de lire toute sa déclaration pour tenter de se faire une idée précise de sa portée politique et stratégique.
En effet, dans le paragraphe qui suit directement celui où il annonce que Jérusalem est désormais la capitale d’Israël, le Président américain précise tout de suite que:
«En faisant ces annonces, je tiens également à faire ressortir un point très clair: cette décision ne vise en aucune façon à rompre avec notre ferme engagement à faciliter un accord de paix durable. Nous voulons un accord qui soit grand pour les Israéliens et grand pour les Palestiniens. Nous ne prenons pas position sur les questions de statut final, y compris les limites spécifiques de la souveraineté israélienne à Jérusalem, ou la résolution des frontières contestées. Ces questions sont laissées aux parties impliquées».
Or, c’est justement ça qui bloque tout le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens, le statut final de Jérusalem et la question des frontières. Sur ces deux questions précises, Donald Trump n’a rien amené de nouveau par rapport à tous les autres Présidents américains qui l’ont précédé à la Maison-Blanche.
Rappelons que ce qui a fait échouer les dernières négociations de Camp David, en juillet 2000, entre Yasser Arafat et Ehud Barak sous le parrainage de l’ancien Président américain Bill Clinton, c’est justement le statut final de Jérusalem, la question des frontières et le statut de la mosquée al-Aqsa. Toutefois, sur ce dernier point, Donald Trump affirme:
«En attendant, j’appelle toutes les parties à maintenir le statu quo dans les lieux saints de Jérusalem, y compris le mont du Temple, également connu sous le nom de Haram al-Sharif».
Alors qu’elle aurait pu être la motivation de Donald Trump? Cherchait-il, en reconnaissant Jérusalem, à relancer le processus de paix qui est au point mort depuis 2011.
Et pour finir, tout en espérant dans son discours que la région connaisse la paix et le développement en particulier pour les jeunes générations, le Président américain a fermement réitéré l’engagement de son pays pour une solution négociée entre Palestiniens et Israéliens.
Il déclare: «Les États-Unis demeurent profondément engagés à faciliter la conclusion d’un accord de paix acceptable pour les deux parties. J’ai l’intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à forger un tel accord. Sans aucun doute, Jérusalem est l’une des questions les plus sensibles de ces pourparlers. Les États-Unis seraient favorables à une solution à deux États si les deux parties étaient d’accord».
Ce qui laisse entendre que rien n’est encore joué.
Les positions chinoise et russe soutiennent aussi le principe de relancer les pourparlers de paix. Vladimir Poutine dans sa conférence de presse à l’issue de sa rencontre avec le Président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a déclaré:
«La Russie et l’Égypte prônent la reprise urgente du dialogue direct palestino-israélien sur toutes les questions litigieuses, y compris sur le statut de Jérusalem […]. Ces ententes doivent correspondre aux décisions déjà prises par la communauté internationale. La Russie soutient toutes les résolutions adoptées par le Conseil de sécurité de l’Onu à ce sujet».
Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, a d’ailleurs confirmé la direction donnée par son Président.
«En ce qui concerne les mécontents, nous savions que cela allait se produire. Mais le courage en est l’origine. Lorsque vous prenez une décision, vous voyez certains la considérer négativement et certains la considérer positivement», a défendu Mme Haley.
Après 22 ans de reports de la loi sur le déménagement de l’ambassade américaine, le chef d’État a considéré qu’il était temps «désormais d’essayer de faire avancer les choses».
«Maintenant, ils [Israéliens et Palestiniens, ndlr] peuvent se réunir pour décider ce que seront les frontières, c’est à eux de décider les limites et il leur appartient de discuter de ce qu’ils veulent que Jérusalem devienne», a poursuivi l’ambassadrice. «Nous n’avons pas parlé des limites ni des frontières pour une raison. C’est parce que peu importe ce qu’est Jérusalem-Est, ou une quelconque autre région, c’est entre les Palestiniens et les Israéliens», a-t-elle conclu.
Dans une autre déclaration elle a affirmé: «Nos actions visent à faire progresser la cause de la paix».
Toutefois, des dizaines de milliers de manifestants sont à nouveau descendus dans les rues dimanche au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde pour protester contre la décision de M.Trump.
Kamal Louadj

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mercredi 13 décembre 2017
 

Après Dieu, et Lord Balfour : Trump promet Jérusalem à Israël






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Après Dieu, et Lord Balfour : Trump promet Jérusalem à Israël
« Celui qui m’a changé en exilé m’a changé en bombe. Je sais que je vais mourir, je sais que je livre une bataille perdue au présent, car elle est d’avenir. Et je sais que la Palestine –sur la carte—est loin. Et je sais que vous avez oublié mon nom dont vous avez falsifié la traduction. Et tout cela je le sais. Mahmoud Darwich
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Une nouvelle de plus qui plonge les Palestiniens dans le désarroi et la communauté des hommes épris de justice scandalisés par l’injustice et les faits du prince. Après Dieu qui parle de Terre promise  « ardh moukadassa : Terre sacrée » pas uniquement pour Banou Israël, après Lord Balfour qui promet un Home, pour la troisième fois les Israéliens se voient remettre les clés  d’une ville trois fois sainte. Cette  décision dangereuse du président américain  de transférer l’ambassade des Etats Unis de Tel Aviv à Jérusalem qu’il déclare être la capitale d’Israël est dangereuse à plus d’un titre. Elle consacre à Dieu ne plaise le droit de la force. Dans cette déclaration Trump ne parle nullement de Jérusalem Ouest, pour lui la Jérusalem Est depuis 1967 n’existe pas. Cette violation du droit international, Trump n’en a cure.
 La Création de l’Etat d’Israël
 Lors du partage de la Palestine, on s’est toujours posé la question pourquoi les juifs minoritaires ont été avantagés par rapport aux Palestiniens. La publication suivante apporte une réponse: « 70 ans après l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies du plan de partage de la terre de Palestine le 29 novembre 1947, un chercheur israélien a jeté la lumière sur le diplomate suédois pro-sioniste oublié. Le Dr Elad Ben-Dror, du département des études moyen-orientales de l’université Bar-Ilan, s’est rendu en Suède pour voir ce qu’il pourrait apprendre sur Mohn, le représentant adjoint de la Suède à la Commission ad hoc chargée de la question palestinienne  (UNSCOP), établie en 1947. À l’Université d’Uppsala en Suède, Ben-Dror a trouvé le journal personnel de Mohn. « J’ai essayé de réconcilier des idées inconciliables: l’espoir d’une coopération judéo-arabe et la peur de l’animosité judéo-arabe », écrit Mohn dans le journal. Si les parties veulent vivre en paix, cela pourrait arriver avec mon plan de Partition », a-t-il expliqué. « S’ils veulent se séparer et se tourner les uns contre les autres – il y a aussi des possibilités théoriques pour cela. » Selon la proposition de Mohn, le pays est divisé en sept parties: la région de Jérusalem, qui devait être placée sous contrôle international, et six régions triangulaires – trois pour l’État juif et trois pour l’État arabe. Tous ces territoires se touchaient par leurs coins de manière à préserver la contiguïté territoriale de chacun des deux États. Ces « points d’intersection » permettraient de se déplacer sans friction dans les zones assignées à chacun des États. Du point de vue des juifs, l’avantage de la carte de Mohn était clair: elle donnait au futur État juif 62% du territoire, même si la population palestinienne était deux fois plus nombreuse que celle des Juifs. (…), Mohn a dit de lui-même qu’il n’était pas particulièrement sympathique envers les aspirations nationales des Arabes, auxquelles il avait été exposé pendant son service diplomatique au Moyen-Orient pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il parlait de la terre de Palestine comme «la terre sainte» (…) «J’étais là pour sauver la situation», a-t-il noté, et a raconté comment il s’est retrouvé tout seul jusqu’à très tard dans la nuit pour donner à  sa «carte des taches» une forme plus lisible. « Seul, il a déterminé le sort de villages et des villes », dit Ben-Dror, s’appuyant sur le témoignage de contemporains de Mohn. L’un deux, David Horowitz, l’émissaire de l’Agence juive à l’ONU, a écrit que Mohn était le personne «qui, plus que quiconque, a établi les frontières du futur État hébreu». La vision pro-sioniste de Mohn est parfaitement évidente sur la carte. Ainsi, en partie, il voulait faire de l’ensemble du Néguev un territoire juif  ayant eu l’impression, comme il le note, que la colonisation juive y était «un succès extraordinaire». En revanche, il écrit des Bédouins : «Ils pourraient même avoir été là pendant 1000 ans sans laisser de traces » . (1)
 On le voit dès le départ il y a eu un déséquilibre du à une vision sioniste qui méprise les Arabes. La population a été précédée d’un nettoyage ethnique. Entre novembre 1947 et juillet 1949, environ 720 000 Arabes de Palestine fuient ou sont expulsés des territoires qui formeront Israël»  Ce sera la  Nekba. Parallèlement, la loi du retour permet à tout juif de par le monde de venir en Israël et il sera interdit aux réfugiés de revenir.»  La première intifada eut lieu le 9 décembre 1987. Le 28 septembre 2000 débute la seconde Intifada dite d’al-Aqsa.
 Avant 1967  Jérusalem était palestinienne et personne n’empêchait les juifs de venir prier au Mur des lamentations. Après 1967 il y a cinquante ans  la guerre des six jours  ( milkhamett sitata ayamin) en hébreu  « épopée des six jours » le David israélien a terrassé le Goliath aux pieds d’argile arabe ; Résultat des courses, Jérusalem Ouest fut occupé et la ligne verte délimite la frontière entre les deux parties de la ville. Le 22 novembre il y a aussi cinquante ans la résolution 242 demandait la restitution totale des territoires et faisait de Jérusalem une ville avec un statut particulier  En 1980 La sensibilité du sujet est tout entière résumée dans la formule : Jérusalem, ville trois fois sainte. La vieille ville de Jérusalem (la fameuse Jérusalem Est) contient à la fois le mur des Lamentations, vestige du temple d’Hérode, l’esplanade des Mosquées et le fameux Dôme du Rocher, lieu comme  rapporté dans le Coran  du ( El Mi’radje), et le saint-sépulcre où Jésus aurait été enterré.
« Jérusalem capitale depuis  3000 ans du peuple juif » : La réalité
 Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France, invitée le 11 décembre de Jean-Pierre Elkabbach dans LaMatinale d’Europe 1 a déclaré :  « Jérusalem est la capitale du peuple juif depuis 3000 ans » Une première anomalie qu’avait mis en exergue l’historien  israélien Schlomo  Sand : Il n’y a pas de peuple juif mais une religion juive qui a puisé dans différentes ethnies. Ensuite il est à se poser la question de l’assertion israélienne concernant le fait que Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif. Redouane Semar fondateur du groupe BDS Algérie qui conteste avec raison l’approche chronologique historique et religieuse des ancrages plutôt ethnique d’El Qods, « Jérusalem, écrit-il, à été une ville sainte depuis fort longtemps mais jamais la capitale de quoi que ce soit (même chez les musulmans d’ailleurs).  Shlomo Sand à bien montré que les juifs actuels sont des populations de diverses régions du monde qui se sont convertis au judaïsme, un bon nombre d’entre eux sont d’origine berbère, d’autres slave, d’autres des Ethiopiens et il y a même des Chinois juifs. Rien ne prouve non plus que parmi les Palestiniens il ne puisse pas y avoir des descendants  des anciennes populations de la région qui se sont convertis au christianisme ou plus tard à l’islam. Les juifs ont certainement le droit de faire leur pèlerinage dans les lieux saint du judaïsme, de pratiquer leurs rites, d’adorer dieu et se lamenter face au mur si ça leur chante, mais il n’ont aucun droit de chasser les Palestiniens, les humilier et tout faire pour les amener à quitter leurs villes et à se déraciner pour se faire remplacer par des étrangers, comme ils n’ont aucun droit de changer l’identité d’une ville. Le conflit palestinien est un conflit colonial et il ne faut surtout pas à mon avis tomber dans le piège de la rhétorique sioniste et ou islamiste qui veut le transformer en conflit religieux ou tomber dans le piège de la polémique historique (étant entendu d’ailleurs que l’histoire telle que racontée par les juifs est souvent écrite à partir de la bible qui ne peut être considérée comme une source historique fiable, l’exode forcé des Juifs relève plus du mythe que de la vérité historique comme l’ont si bien montré les nouveaux historiens israéliens à partir de travaux d’archéologie).
« Vérifions,  poursuit  l’auteur  si « Jérusalem est depuis 3000 ans la capitale du peuple juif » :
– 1200 av JC : Les enfants d’Israël persécutés par le Pharaon et sauvés par Moïse refusent de rentrer dans la ville et doivent errer dans le désert pendant 40 ans
– 1000 av JC : (env) Le Prophète David et son fils Salomon mettent en place un royaume Monothéiste. Durant quatre siècles ponctués de désobéissance aux Prophètes et de retour ponctuel au paganisme, Dieu les punit en laissant les troupes païennes envahir la ville.
– 587 av JC : Les Babyloniens prennent la ville, Nabuchodonosor détruit le temple. Les enfants d’Israël sont envoyés à Babylone où ils sont réduits en esclavage et Jérusalem est détruite.
– 517 av JC :   Les Perses zoroastriens prennent la ville (Cyrus sûrement monothéiste)
De – 500 av JC : Gouvernance païenne jusqu’à  -140 av JC   Après la longue révolte des Maccabées, les Israélites se dotent d’un état sous la dynastie des Hasmonéens
– 63 av JC : Les enfants d’Israël sont tellement divisés qu’ils demandent l’intervention des romains païens.
1 : Naissance présumée de Jésus
70 :  Destruction du temple par les Romains
Domination  de la Rome païenne de 100 à 337. L’empire romain devient progressivement chrétien depuis la conversion de Constantin en 614 :  Les Perses Sassanides prennent la ville
629 : Les Romains reprennent la ville sous le commandement d’Héraclius
638 : ☪️Le Calife Omar prend la ville sans combat, la ville devient musulmane. La première mosquée  de la ville y est construite.
661 : ☪️ Proclamation du Califat Omeyyade, Jérusalem est une ville musulmane sous souveraineté Omeyyade
670 : Les juifs, indésirables jusqu’avant et chassés, qui furent autorisés à revenir par Omar, construisent la première synagogue  de la ville
A partir de 700 : Ville musulmane sous souveraineté Omeyyade Abbasside fatimide
1099: Prise de Jérusalem par les Croisés
1187 :   Saladin reprend la ville
1229 : Refondation du Royaume de Jérusalem par le traité de Jaffa
1259 :  Suite à la bataille de Ayn Jalout, les Mamelouk Égyptiens  se rendent maîtres de Jérusalem
1516 :  Les Ottomans se rendent maîtres du Proche-Orient et entrent dans Jérusalem
1917 : Après trois ans de campagnes militaires successives coalisant la France, le Royaume-Uni, leurs empires coloniaux, Allenby rentre dans Jérusalem le 18 décembre
1948 :  Déclaration d’indépendance de Israël, partition de la ville en deux, la partie Ouest sous autorité juive, la partie Est sous autorité Arabe
1967 :  Invasion illégale de Jérusalem Est
2017 :  Un demi siècle après l’occupation illégale de la partie Est de la ville, les Arabes musulmans sont encore présents dans la ville, y vivent et sont plusieurs dizaines de milliers à prier chaque jour dans le troisième lieu saint de l’Islam
Jérusalem n’est pas la capitale des enfants d’Israël qui ont refusé de rentrer dans cette ville sous Moise, ont désobéi  aux Prophètes et aux Rois, ont fait rentrer les Romains païens qui au final les ont chassés ».
Redouane Semar : Vérifions ensemble si « Jérusalem est depuis 3000 ans la capitale du peuple juif »  Lu sur un site internet
 Les raisons de la décision de Trump
La communauté internationale n’a pas reconnu la souveraineté israélienne sur Jérusalem et considère Jérusalem-Est. En 1995, le Congrès américain avait adopté le Jerusalem Embassy Act appelant les Etats-Unis à déménager l’ambassade. Mais les présidents américains avaient systématiquement repoussé son application. On peut penser que la décision du président Trump se justifie peut être par diversion et diminution voire arrêt de l’enquête du Russiegate. Des personnages influents de son entourage l’ont sans doute poussé à faire ce choix.  Le premier est le vice-président américain, Mike Pence, qui représente la droite chrétienne aux États-Unis. Pour les religieux, Jérusalem représente un symbole messianique fort .Le deuxième  personnage  est Jared Kushner, gendre de Donald Trump, et juif orthodoxe. Très proche de Benyamin Netanyahou et de sa politique.  Il faut y ajouter l’ambassadeur américain à Tel Aviv David Friedman, farouche défenseur de la colonisation qui  lors de son arrivée est allé prier au Mur des Lamentations. Il aurait  déclaré que si Trump refusait de déclarer Jérusalem capitale éternelle d’Israël, il dirigerait l’ambassade à partir de son appartement de Jérusalem.  Pendant des décennies, les États-Unis ont soutenu, excusé et préservé Israël de rendre des comptes pour sa politique de nettoyage ethnique des Palestinien.ne.s, volant notre terre pour y construire des colonies réservées aux Juifs. Même Obama qui ne s’entendait pas avec Netanyahu a été dans l’obligation d’accorder un prêt à Israël de 38 milliards de dollars sur 10 ans. La seule chose à l’actif des Etats Unis est l’abstention en décembre 2016 à une résolution demandant encore une fois l’arrêt de  l’implantation de nouvelles colonies.
Pour Bruno Guigue, la raison est partie de la campagne pour les présidentielles; Trump voulait  attraper son retard sur Hilary Clinton, il se lança alors dans une surenchère et comprit qu’il fallait s’adresser au lobby  juif de l’Aipac qui gère en profondeur les Etats Unis : « Boudé par Wall Street, Donald Trump voulait à tout prix allumer des contre-feux pour rattraper son retard. Il lui fallait obtenir des appuis auprès du lobby sioniste. Invité à l’assemblée annuelle de l’AIPAC, le 21 mars 2016, Donald Trump fait l’impossible pour faire oublier ses déclarations antérieures. (…) En vingt minutes, il dit à son auditoire ce qu’il voulait entendre et il obtient des salves d’applaudissements. Debout, en “standing ovation”. Il affirme qu’il est un “soutien de longue date et ami réel d’Israël”. Interrogé le jour même par CNN, il déclare qu’il est prêt à déplacer l’ambassade US à Jérusalem. (…) A neuf semaines du scrutin, le candidat républicain se résout à abattre sa dernière carte. C’est alors qu’il rencontre publiquement Benyamin Nétanyahou, le 26 septembre 2016. A l’issue de cette entrevue, à New York, Trump promet de reconnaître Jérusalem comme “la capitale indivisible d’Israël” et d’y installer l’ambassade américaine s’il est élu à la présidence. (…) Habiles marionnettistes, les amis de Nétanyahou ont manipulé les deux pantins désarticulés qui se disputaient un pouvoir fantoche. Nous sommes le 6 décembre 2017. Il aura mis un an à payer l’addition. En reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël, en y installant leur ambassade, les USA offrent au projet d’Etat palestinien un enterrement de première classe. (…)  ce geste spectaculaire trahit l’allégeance de Washington aux intérêts de l’Etat-colon. (…) Les prétentions sionistes sur la Ville sainte se réclament du texte biblique. En les accréditant, Trump réintroduit le sacré dans un conflit d’essence profane. Il percute le droit international avec le droit divin. Cette concession à la mythologie sioniste occulte la lutte de libération nationale du peuple palestinien ».   (2)
 La vie  actuelle des Palestiniens : Une forme d’apartheid
Comment vivent les Palestiniens à Jérusalem Est ? Il est incorrect que la vie des Palestiniens va devenir un enfer avec cette nouvelle ! C’est déjà l’enfer décliné sur Terre avec raffinement. Souvenons nous :  la Résolution 181 de 1947 de l’Assemblée Générale de l’ONU désigne Jérusalem comme un tout et ses environs comme “un corpus separatum sous un régime international spécial,” administré par l’ONU. « Depuis qu’il occupe militairement Jérusalem Est en 1967, Israël a dépouillé plus de 14 000 Palestinien.ne.s jérusalémites de leur droit à vivre dans leur ville natale. Israël a réclamé la ville et annexé sa partie Est lors d’une initiative maintes fois condamnée et jugée illégale par les Nations Unies. Israël délivre rarement à des Palestiniens les permis nécessaires pour pouvoir construire dans la ville, et soumet les Palestiniens à des pratiques violentes et racistes et à une discrimination généralisée quand il s’agit d’éducation et autres services municipaux. » Lorsque Israël fit passer en 1980 une Loi Fondamentale qui déclarait Jérusalem, “complète et unie,” “capitale d’Israël,” le Conseil de Sécurité de l’ONU adopta la Résolution 476 déclarant que les “mesures qui ont altéré le caractère géographique, démographique et historique ainsi que le statut de la Ville Sainte de Jérusalem sont nulles et non avenues et constituent une violation flagrante de la Quatrième Convention de Genève et constituent également une obstruction grave à l’instauration d’une paix d’ensemble, juste et durable au Moyen-Orient »
Farah Najjar, et Zena Tahhan nous rappellent que : « L’annexion israélienne illégale de Jérusalem-Est viole plusieurs principes du droit international, qui stipule qu’une puissance occupante n’a pas de souveraineté sur le territoire qu’elle occupe. Les Palestiniens à Jérusalem vivent sous un régime de discrimination. Aujourd’hui, quelque 420 000 Palestiniens à Jérusalem-Est ont des cartes d’identité de « résidence permanente ». Ils ont également des passeports jordaniens temporaires sans numéro d’identification national. Les Palestiniens de Jérusalem sont dans leur grande majorité apatrides, bloqués dans un enfer juridique – ils ne sont pas des citoyens d’Israël, ni des citoyens de Jordanie ou de Palestine. Israël traite les Palestiniens de Jérusalem-Est comme des immigrés étrangers qui y vivent grâce à ce qui est une faveur accordée par l’État et non par le droit, bien qu’ils y soient nés. Tout Palestinien qui a vécu hors des frontières de Jérusalem pendant un certain temps, que ce soit dans un pays étranger ou même en Cisjordanie, court le risque de perdre son droit d’y vivre. En attendant, tout juif du monde entier a le droit de vivre en Israël et d’obtenir la citoyenneté israélienne en vertu de la loi du retour d’Israël «  (3).
Depuis 1967, Israël a révoqué le statut de résident de 14 000 Palestiniens, selon le groupe israélien des droits B’Tselem. Le projet colonial d’Israël à Jérusalem-Est, qui vise à consolider le contrôle d’Israël sur la ville, est également considéré comme illégal en vertu du droit international. (…) Pourtant, depuis 1967, Israël a construit plus d’une douzaine de complexes de logements réservés aux seuls Israéliens juifs, connus sous le nom de colonies, certains au milieu des quartiers palestiniens de Jérusalem-Est. Quelque 200 000 citoyens israéliens vivent à Jérusalem-Est sous la protection de l’armée et de la police, le plus grand complexe de logements regroupant 44 000 Israéliens. Ces colonies fortifiées, souvent dispersées entre les maisons des Palestiniens, portent atteinte à la liberté de circulation, à la vie privée et à la sécurité des Palestiniens. Alors que les Palestiniens vivent dans des conditions proches de l’apartheid, les Israéliens jouissent d’un sentiment de normalité, garanti pour eux par leur État ». (3)
  Aina el ‘Arab ?   Où sont les Arabes ?
En dehors des protestations qui ont la mort d’un jeune, et de la menace d’une  troisième intifada –  qui n’aura pas lieu  est de demander la convocation d’une réunion de la ligue égypto-saoudienne dite arabe.  Les rodomontades hypocrites  sans lendemain, chaque pays arabe fait ses calculs pour ne pas être dans le collimateur. La collusion des pays du golfe et de l’Egypte, les pays musulmans ont fait le minimum syndical même la Turquie autorise elle aussi des manifestations contrôlées. Il faut dire que la cause palestinienne ne fait plus rêver. Cela est dû en grande partie outre à la lâcheté des pays arabes, à l’aplaventrisme des dirigeants palestiniens et leur installation dans une sorte de farniente avec ce qu’il faut comme confort permis par l’occupant. Lawrence d’Arabie avait raison : « Peuple des beaux départs… les réactions épidermiques des Arabes sont un feu de paille car ils ne sont pas libres d’eux-mêmes du fait de la gabegie de leurs dirigeants… »Al-Qaïda aurait appelé ses combattants à travers le monde à se mobiliser pour frapper les sites cruciaux des Etats-Unis, de leurs alliés et d’Israël
 Les autres  réactions :
L’Iran « ne tolérera pas une violation des lieux saints musulmans », a affirmé le président iranien, Hassan Rohani.  En France le Crif qui se veut la voix des Juifs de France, demande à Macron de suivre la position courageuse de Trump. Pour le pape qui lui aussi a réagi,  la ville de Jérusalem n’est pas qu’une juxtaposition de monuments. Le pape François a lancé mercredi 6 décembre un appel pour la Ville sainte, demandant « sagesse et prudence. La position du Saint-Siège est que toute revendication exclusive – qu’elle soit religieuse ou politique – est contraire à la logique véritable de l’identité de la Ville. Des revendications exclusives selon les critères numériques et historiques sont irrecevables. De fait, le Saint-Siège ne reconnaît pas  l’annexion de Jérusalem-Est par Israël, s’en tenant à la résolution du 20 août 1980 du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la proclamation par Israël de Jérusalem comme capitale « une et indivisible ». Le Vatican ne saurait se satisfaire d’une « simple”extraterritorialité” des Lieux Saints, avec l’assurance que les pèlerins aient la liberté de les visiter sans entraves ». Le « caractère sacré » de Jérusalem ne se restreint pas aux monuments « comme s’ils étaient séparés les uns des autres ou isolés dans leur communauté respective » mais « affecte Jérusalem dans sa totalité, ses Lieux Saints comme ses communautés avec leurs écoles, leurs hôpitaux, leurs activités culturelles, sociales et économiques », insistait Mgr Tauran dans ce texte devenu, au Vatican, symbolique de sa position immuable » (4)
 Le plan de paix imposé aux Palestiniens
Pour René Backmann la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël s’articule à un plan de paix que Washington tente d’imposer aux Palestiniens avec l’aide de l’Arabie Saoudite et d’Israël. Cette reconnaissance affirmée par le président ne fait pas que rompre avec soixante-dix ans de politique américaine. (…) Depuis quelques mois, une configuration inédite se met en place au Moyen-Orient. Hier ennemis mortels, voilà que l’Arabie Saoudite et Israël unissent aujourd’hui leur influence à celle des États-Unis pour convaincre – ou plutôt pour contraindre – les dirigeants palestiniens d’accepter un nouveau plan de paix. Quel est donc ce plan ? » (5)
 » Dans la soirée du 6 novembre, alors qu’il se trouvait au Caire où se poursuivaient les difficiles négociations de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, le président palestinien Mahmoud Abbas a été invité à se rendre à Riyad. Abbas s’est entretenu avec le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), dont l’ambition aventureuse et la poigne réformatrice – mais bien peu démocratique – sont en train de bouleverser les rapports de force dans la région. Voici les grandes lignes du « plan de paix » avancé par le prince héritier et rejeté, après une discussion beaucoup plus longue que prévu, par Mahmoud Abbas.  Que propose-t-il ? Un État palestinien composé de plusieurs fragments de la Cisjordanie, sans continuité territoriale, et une souveraineté limitée des Palestiniens sur leur propre territoire. La majorité des colonies actuelles de Cisjordanie restent en place, sous contrôle israélien. Jérusalem devient la capitale d’Israël mais pas celle de l’État palestinien éparpillé, qui pourrait être installée à Abou Dis, une agglomération de l’est de Jérusalem, mais isolée de la ville par le mur de séparation. Autre disposition du plan : aucun droit au retour, même symbolique, ne sera reconnu aux réfugiés palestiniens et à leurs descendants ». (5)
« Ce plan n’a plus rien à voir avec « l’Initiative de paix arabe » de mars 2002, présentée par l’Arabie Saoudite, qui offrait une normalisation des relations entre Israël et ses voisins arabes en échange d’un retrait total d’Israël des territoires occupés en 1967. Il est même plus désavantageux pour les Palestiniens que toutes les propositions mises en discussion par Israël depuis deux décennies ! « Jamais les Américains n’étaient allés aussi loin, dans le déséquilibre en faveur d’Israël, dit un proche du président palestinien. Et l’extraordinaire est qu’ils avancent un tel plan avec l’aval et la collaboration active de l’Arabie Saoudite. » (5)
 «  Pour tenter d’assouplir la position de son interlocuteur, Mohammed ben Salmane a presque tout tenté, maniant la carotte et le bâton. D’abord en proposant de financer un soutien massif à l’économie de cette Palestine « indépendante ». Puis en menaçant de cesser toute aide financière à l’Autorité palestinienne, depuis longtemps sous perfusion internationale. Enfin, en laissant filtrer la rumeur selon laquelle Mohammed Dahlan, l’ennemi no 1 d’Abbas à qui il rêve de succéder, avait quitté son exil doré des Émirats Arabes Unis, où il vit depuis 2011, pour se rendre à Riyad en même temps que Mahmoud Abbas. Nul besoin d’être grand clerc pour pressentir que Mahmoud Abbas, le président fantoche de l’Autorité palestinienne, n’aura pas voix au chapitre dans cet alignement inconditionnel de l’Arabie Saoudite sur l’axe du mal, israélo-américain, d’autant plus que, toujours selon le New York Times, l’omnipotent prince saoudien, plus connu désormais sous les initiales MBS, aimerait introniser à sa place le très controversé Mohammed Dahlan » (6)
 Une  alliance inédite entre USA, Israël et l’Arabie Saoudite
 En fait, il semble que Jérusalem est le premier domino d’une stratégie triangulaire. Etats-Unis – Israël  – Arabie Saoudite dont le but est de détruire  l’Iran. On sait que les Américains ne refusent rien aux Israéliens qui leurs imposent leur agenda au Moyen Orient. On sait aussi  que les Saoudiens – pris d’un hubris qui repose que sur du vent se déclarent en hostilité avec les Iraniens à  qui ils disputent le leadership dans la région du Moyen Orient – héritiers de la civilisation de Darius et qui se prennent  en charge scientifiquement et technologiquement au point d’inquiéter Israël qui ne pourrait pas imposer son dictat aux Arabes. Une fois les Iraniens hors-jeux ils seront les maitres définitifs du Moyen Orient.  Dans ce calcul les Palestiniens ne pèsent rien. La déclaration sur Jérusalem la diversion et que la cible est toujours l’Iran : «  Le 6 décembre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a souligné, que Israël doit « agir maintenant contre l’Iran » afin d’empêcher les Iraniens de s’établir « en Syrie », selon le journal israélien Jerusalem Post.  Les déclarations de Netanyahu visent clairement à justifier les frappes aériennes israéliennes en Syrie les 2 et 5 décembre »  (7)
« Pourquoi cette soudaine alliance écrit René Backman de fait entre l’Arabie Saoudite et Israël pour un plan de paix américain? Pour le gouvernement israélien, l’Iran, on le sait, est un ennemi mortel, une « menace existentielle ». C’est ce que répétait le premier ministre israélien en invoquant le risque de production par Téhéran d’une bombe atomique. La décision iranienne d’aménager au moins deux bases militaires permanentes en Syrie, au sud de Damas, donc proches de la frontière nord d’Israël, est considérée par Tsahal comme une ligne rouge. L’une des deux au moins a déjà été frappée par les avions israéliens.  Il se trouve que cette aversion historique d’Israël pour l’Iran a rencontré, du côté saoudien, la prétention farouche de Mohammed ben Salmane de conserver au royaume wahhabite l’autorité régionale que Téhéran paraissait menacer. La volonté, de la part d’un prince wahhabite, de contenir l’influence du chiisme de la République islamique n’explique pourtant pas seule l’offensive diplomatique massive de Riyad contre Téhéran » (5).
«  L’influence majeure de l’Iran en Irak, où la majorité chiite est au pouvoir depuis la chute du régime de Saddam Hussein, le rôle décisif des combattants iraniens et de leurs milices dans le rétablissement militaire de Bachar al-Assad, indiquent, aux yeux des Saoudiens, qu’une nouvelle donne stratégique régionale est en train de se mettre en place : Ainsi s’explique largement l’ouverture diplomatique désormais publique de l’Arabie Saoudite en direction d’Israël. Initiative symbolisée par l’interview, il y a trois semaines, du général Gadi Eizenkot, chef d’état-major de l’armée israélienne, au site d’information saoudien Elaph. Interview dans laquelle il a rappelé que les deux pays ne s’étaient « jamais combattus »  (5)
 Conclusion
On apprend que l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York a adopté par 151 voix contre 6 jeudi (30 nov) six résolutions affirmant les droits des Palestiniens et condamnant les violations israéliennes du droit international, rapporte le Middle East Monitor. Selon une résolution («Jérusalem»), «l’Assemblée a réaffirmé que toute mesure prise par Israël, puissance occupante, en vue d’imposer ses lois  et son administration à la Ville sainte de Jérusalem était illégale et, de ce fait, nulle et non avenue et sans validité aucune. »  On apprend que les Arabes se sont réunis et ont protesté. C’est très important !!
 Pour rappel, après la dernière croisade à la fin du XIIe siècle, et pour la paix des religions à Jérusalem après Salah Eddine Al Ayoubi  les « gestionnaires » arabes de la ville  sainte mirent au point un protocole. Chaque jour, pour l’ouverture et la fermeture du St Sépulcre, a lieu une « cérémonie » complexe. Comme cela se sait, la porte et la clé du St Sépulcre sont gardées par deux familles musulmanes (Nuseibeh et Judeh). C’est tout cela qui risque d’être remis en cause. Cette situation peut provoquer ou aggraver un dangereux amalgame entre la violence terroriste et la résistance contre l’occupation. Car si on ne mesure pas à l’heure qu’il est jusqu’où peut aller cette furie populaire, légitime et somme toute prévisible, suscitée par la décision de Trump, des réactions violentes ne sont pas à écarter.
Il est erroné  de penser que c’est un conflit religieux. La meilleure preuve est que des Juifs sont contre la politique actuelle d’Israël. Les communautés Hareidi dans le monde entier – y compris celle de Jérusalem, qui existe depuis près de deux cents ans s’opposaient à la création d’un seul État juif en Palestine historique. Dès le début du XXe siècle, les grands rabbins qui représentaient ces communautés se sont battus avec acharnement pour démontrer que le sionisme ne représente pas le judaïsme et que l’établissement d’un État juif en Palestine n’apporterait que violence et instabilité, et contreviendrait en fait à la loi juive. (.. ) Lorsque l’État d’Israël a été créé en 1948, la communauté Hareidi a été confrontée à une réalité dans laquelle, contrairement à ses souhaits et à ses croyances, elle est devenue citoyenne de ce nouvel État. Pour eux, servir dans l’armée israélienne était un sacrilège.(…)  La question principale qui se pose plus que toute autre est l’interdiction de faire la guerre » (8).
Ce n’est pas seulement en Israël que les juifs antisionistes se manifestent au prix quelquefois de se mettre en danger de mort. Le soutien apporté par le Crif, puissant lobby pro-Tel-Aviv en France, à la décision de Trump a suscité l’indignation des juifs en France. « Le (Crif) et le Consistoire ont appelé le président Macron à faire de même comme si c’était au Crif de décider des grandes lignes de la diplomatie française. Après le communiqué du Crif demandant à Emmanuel Macron de suivre la même démarche que Donald Trump, les appels se sont multipliés du côté de la communauté, affirme Europe 1. Des associations juives de France regrettent de ne pas avoir été consultées.  « Tous les juifs français ne se sentent pas représentés par le Crif. C’est inutile et dangereux. La bonne position que devraient avoir les meilleurs amis d’Israël, comme la France, c’est de pousser pour qu’il y ait une solution. Et dans le cadre de cette solution, reconnaître Qods comme capitale des deux États, le jour où il y aura deux États », poursuit le rabbin » (9).
En fait tout commença avec la fameuse déclaration de Balfour où l’on promit une seconde fois après Dieu une Terre à des hommes et des femmes disséminés dans le monde. Trump vient après Dieu et Balfour de consolider la Terre promise. La dimension démographique invoquée par Israël qui fera tout pour exclure les Palestiniens de Jérusalem et ensuite d’Israël même les Arabes israéliens n’ont pas vocation à rester dans un pays qui se veut juif ce sera alors une autre Nekba maintenant que le droit au retour est oublié. L’Etat juif voulu par Israël se veut un Etat aseptisé. Il est pratiquement impossible du fait de la discontinuité territoriale de créer un Etat palestinien autonome. Pendant ce temps la colonisation bat son plein et des nouvelles implantations sont prévues pour rendre irréversible la prise des territoires palestiniens. La trentaine de résolutions de l’Onu n’ont pas fait entendre raison à Israël en vain ! Il a fallu une résolution controversée arrachée par Sarkozy à l’ONU pour que dans l’heure qui suit la Libye a commencé à être démolie  et que Kadhafi soit lynché quelques mois plus tard ! Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique Alger
1.http://reseauinternational.net/29-novembre-1947-pourquoi-le-mysterieux-suedois-qui-a-dresse-la-carte-disrael-a-favorise-les-juifs/#gZxgBfRJ51V5gmiV.99
2.  Bruno Guigue 7 décembre 2017, https://oumma.com/allegeance-de-washington-a-letat-colon/
3. Zena Tahhan & Farah Najjar | 6 décembre 2017  http://arretsurinfo.ch/jerusalem-nest-pas-et-ne-sera-jamais-une-capitale-israelienne/
4.. https://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Le-pape-Francois-appelle-respecter-statu-quo-Jerusalem-2017-12-06-1200897493
5.René BackmannHttps://www.mediapart.fr/journal/international/061217/un-coup-de-force-et-une-alliance-inedite-entre-usa-israel-et-arabie-saoudite?page_article=2
6.https://oumma.com/jerusalem-capitale-disrael-le-role-et-soutien-de-larabie-saoudite/
7.http://reseauinternational.net/premier-ministre-israelien-nous-devons-agir-maintenant-contre-liran-southfront/#FmIq6s5RLYUt1moV.99
8.http://reseauinternational.net/videos-nous-ne-servirons-pas-dans-votre-armee-les-juifs-orthodoxes-de-jerusalem-battus-arretes-pour-avoir-refuse-de-se-soumettre-a-un-projet-de-loi-mintpress-news/#UxexaMDaOlG50hpp.99
9.http://parstoday.com/fr/news/world-i51449-france_les_juifs_contre_le_crif_isra%C3%ABl

En savoir plus sur http://reseauinternational.net/apres-dieu-et-lord-balfour-trump-promet-jerusalem-a-israel/#f0TWrjfiascdD3zr.99
 
 
Terre

LIBÉRONS NOS CONSCIENCES DE L’IMPENSÉ DE L’HISTOIRE !

 
Le temps est venu de décoloniser les mémoires des peuples dont les pays sont pris au piège historique de l’ancienne puissance coloniale et de l’ancienne colonie.
Il est également temps de libérer les imaginaires sociaux des constructions fantasmagoriques de l’autre comme ennemi pour qu’émerge une conscience humaine affranchie de l’impensé de l’histoire. Une conscience citoyenne réhabilitant la souveraineté de l’être humain face à l’Empire.
La reconnaissance par le président américain, Donald Trump, de Jérusalem comme capitale d’Israël est une atteinte -une de plus, une de trop !- au droit du peuple palestinien à l’auto-détermination, à son droit de vivre heureux sur le territoire de son pays, à son droit d’avoir des droits, à son droit d’exister.
Loin de relever de l’imprévisible ou du caractère « impulsif » d’un produit de la télé-réalité américaine propulsé président de la première puissance mondiale, cette agression intervient à l’heure où le Moyen-Orient connait une succession de coups d’accélérateurs affolants des tragédies politiquement construites et « historiquement programmées ».
De part son statut particulier dans l’histoire et le présent de l’humanité, la ville de Jérusalem est l’espace idoine pour créer ce que le Pr Mohammed Arkoun appelle « une culture du religieux capable d’accueillir les différences. »
« Si cette culture moderne, humaniste du religieux a une place magnifique pour s’exprimer, c’est à Jérusalem. Si le travail de déconstruction des mythes que j’appelle de mes vœux est opéré, c’est à Jérusalem que devront converger les aspirations de tous ceux qui ont soif de spiritualité, de morale et qui, las du dieu dollar ou du primat économique ou marchand, veulent restituer à l’homme sa juste place et son âme. » a-t-il préconisé dans un entretien publié au journal Le Monde, paru le 6 octobre 2001. C’est-à-dire, quelques jours seulement après les attentats du 11 septembre.
Les réalités sanglantes créées dans le sillage des ruptures de l’après 11 septembre mettent l’humanité face à sa responsabilité historique de rendre réelle la primauté des Droits de la personne humaine sur une géopolitique de conflit, de plus en plus monstrueuse.
Le récent acte agressif de Trump, commis deux jours avant la célébration du 29ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est loin d’être fortuit.
Il rappelle, néanmoins, que la question de la colonisation reste entièrement posée en Palestine.
Il montre, aussi, l’état de tristesse actuel dans lequel se trouve l’arsenal juridique international mis en place depuis la fin de la Seconde guerre et la condition humaine.
En effet, l’humanité ne semble pas avoir retenu la leçon du risque nazi et du risque fasciste dans lesquels elle a failli sombrer.
La justice du vainqueur a prévalu, le monde a basculé dans la guerre froide, les Etats postcoloniaux ont connu des indépendances sans que leurs peuples ne soient libérés, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les massacres et les différentes atteintes aux droits de l’être humain n’ont jamais cessé.
Se nourrissant des raisons d’Etat, elles ont construit l’impunité comme instrument de banalisation de la mort, de terrorisme et de soumission des peuples.
Aujourd’hui, les raisons sécuritaires d’Etat donnent aux non-dits de l’histoire de la colonisation une forme d’impunité moralement intolérable, politiquement insupportable et juridiquement condamnable.
Aux vis-à-vis civilisationnels ont été substitués des antagonismes destructeurs au nom du « diviser le divisible ».
La pensée binaire a produit une pensée jetable suicidaire pour l’humanité.
Aujourd’hui, au nom de la vérité, on tue la vérité.
Au nom de la justice, on tue la justice.
Au nom de la sécurité, on tue la liberté.
Au nom du droit-de-l’hommisme, on détruit des pays, on tue la vie !
Au nom d’une néocolonisation dévastatrice, le préfabriqué géographique est fait Etat.
Aujourd’hui encore, la colonisation n’est pas clairement reconnue comme un crime contre l’humanité !
Le fétichisme démocratique, le démocratisme « ethniciste » et « la djihadisation » du radicalisme populiste :
Le 10 décembre de chaque année, la célébration de La Journée Internationale des Droits de l’Homme nous rappelle une triste réalité : les droits sont de plus en plus remis en question dans le monde et l’être humain perd de plus en plus son humanité.
L’après 11 séptembre a été marqué par une volonté de reconfiguration géographique de la rive sud de l’espace méditerranéen.
Le mensonge politique a permis la destruction militaire de l’Irak, menée en 2003. La situation de non-Etat qui en a résulté a été le prélude à la destruction massive des mémoires humaines que contient le Croissant fertile.
Depuis le jour de l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la promesse qu’elle portait est loin dêtre tenue.
« Le Bien et le Mal »,  » la Guerre juste »,  » le Djihad », « l’Occident », « l’Islam », « le Peuple élu », « La Terre promise », « le monde arabe », « la oumma islamique », « le droit d’aînesse » historique sont autant de mots-valises opposés et de mythes, parmi tant d’autres, qui agitent les imaginaires sociaux et les opposent les uns aux autres au niveau de l’espace méditerranéen et dans le monde entier.
A la nécessité d’une remembrement culturel de l’espace méditerranéen pour permettre la construction d’une identité citoyenne méditerranéenne transcendante a été substituée une décomposition des sociétés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Le fétichisme démocratique du « monde libre » a ainsi rencontré le démocratisme « ethniciste » et la religiosité populiste au sein des sociétés évoluant en contexte islamique.
Ce mélange explosif a fait le lit de « la djihadisation » du radicalisme fondamentaliste.
« Le désordre sémantique » aidant, le démocratisme « ethniciste » est en voie de réduire l’exercice de la souveraineté politique à l’illusion de « l’Etat ethnique ».
Par ailleurs, l’intelligence humaine a créé et amplifié les menaces de sa disparition et de destruction définitive de la terre. : la menace nucléaire et la menace géologique.
« La Seconde Guerre mondiale s’est terminée avec l’utilisation de l’arme nucléaire. Cela a été immédiatement évident le 6 août 1945, un jour dont je me souviens très bien. C’était évident que bientôt la technologie se développerait au point où elle mènerait à un désastre terminal. Les scientifiques l’ont certainement compris.
En 1947 le Bulletin of the Atomic Scientists inaugura sa fameuse Horloge de la fin du monde. Vous savez, à quel point l’aiguille des minutes est-elle proche de minuit ? Et elle commença à minuit moins 7 minutes. En 1953, elle était à minuit moins 2 minutes. C’était l’année où les États-Unis et l’Union soviétique ont testé les bombes à hydrogène. Mais il s’est avéré que nous comprenons maintenant qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale le monde est aussi entré dans une nouvelle époque géologique. On l’appelle l’Anthropocène, la période dans laquelle l’humanité a un impact grave, en réalité peut-être désastreux, sur l’environnement. L’aiguille a bougé aussi en 2015, et encore en 2016. Immédiatement après l’élection de Trump en janvier dernier de cette année, l’horloge a été avancée à minuit moins 2 minutes et demi, le plus près de minuit depuis 1953. » a résumé l’intellectuel américain Noam Chomsky dans un entretien publié à The Nation en juin 2017, repris par le site « Les crises, espace d’autodéfense intellectuelle ».
C’est dire que la paix des puissants n’est qu’une bombe à retardement !
Décolonisons l’histoire !
Lever toute forme d’interdit sur l’exercice de la souveraineté par la pensée dans l’écriture du récit historique des pays anciennement colonisateurs ou anciennement colonisés est nécessaire pour l’émergence d’une conscience citoyenne alternative à la soumission de nos consciences au diktat de l’impensé de l’histoire de la colonisation et d’une décolonisation s’étant soldée par un terrible échec.
C’est à cette condition que l’espace méditerranéen cessera d’être celui d’une immigration coupable de fuir la misère et la mort au nom de la monstruosité conceptuelle appelée « crimmigration », que les guerres, les massacres des peuples et des minorités, les assassinats contre les cultures, les consciences et toutes les atteintes à la vie, à la dignité des êtres auront droit au traitement de la vérité et de la justice. La morale réhabilitera, ainsi, l’humain et l’éthique lui offrira la Cité de sa plénitude.
A ce titre, apprécions la présentation faite par Achille Mbembe, professeur d’histoire et de science politique à l’université de Witwatersrand, Johannesburg, Afrique du Sud et à l’université de Californie (Irvine), de la pensée « afro-moderne » dans un entretien qu’il a accordé à la revue « Esprit » en décembre 2006 :
« Cette pensée afro-moderne est une pensée de l’entre-deux et de l’entrelacement. Elle déclare que l’on ne peut véritablement en appeler au monde que lorsque, par la force des choses, on a été auprès des autres, avec les autres. Dans ces conditions, « rentrer en soi », c’est d’abord « sortir de soi », sortir de la nuit de l’identité, des lacunes de mon petit monde. On a donc ici une manière de lire la mondialisation qui repose sur l’affirmation radicale de l’épaisseur de la proximité, du déplacement, voire de la dislocation. En d’autres termes, la conscience du monde naît de l’actualisation de ce qui était déjà possible en moi, mais par le biais de ma rencontre avec la vie d’autrui, ma responsabilité à l’égard de la vie d’autrui et des mondes apparemment lointains et, surtout, de gens avec qui je n’ai apparemment aucun lien – les intrus. »
En ces temps où « la théologie politique » de l’Empire se traduit par une « politique de l’irresponsabilité illimitée » fondée, comme le précise Achille Mbembé sur  » sur une seule question, à savoir qui est donc mon ennemi, le mien, ici et maintenant et comment l’exterminer ? », une critique radicale de cette « théologie politique » est une nécessité vitale pour le monde entier.
Ce monde où l’être est dans le langage belliqueux de « la théologie politique » de la mort a besoin de réapprendre à aimer la vie, à aimer tout court.
Essaid Aknine : Militant des Droits de la personne humaine.
Tahar Si Serir : Syndicalite – militant du combat démocratique et
des Droits de la personne humaine.

Hocine Gasmi : Journaliste.
Idir Tazerout : Journaliste.
Hacène Loucif :
Journaliste
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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