ELWATAN-ALHABIB
mardi 17 janvier 2017
 

Le CRIF et les milieux prosionistes fustigent la position de la France




par Kharroubi Habib
En France quand des organisations ou des personnalités propalestiniennes manifestent ou s'expriment pour dénoncer la politique ou les agissements de l'Etat sioniste à l'égard des Palestiniens, elles s'attirent systématiquement les foudres des milieux et des médias qui le soutiennent et fustigées comme cherchant dans un esprit de division de la société française en « important » le conflit israélo-palestinien sur son sol. Mais quand c'est le CRIF ou toutes autres organisations ou associations pro-Etat sioniste défilent dans la rue pour protester contre tout fait jugé par elles allant contre les intérêts d'Israël, ces mêmes milieux n'expriment que compréhension pour les raisons qu'elles ont de manifester.

L'on entendrait ou lirait de la part de ces milieux de fielleuses et tendancieuses critiques à l'encontre de pro-palestiniens français qui s'aviseraient de faire bouger la rue alors que Paris abriterait une conférence internationale dont ils estimeraient la finalité desservant la cause du peuple palestinien.

A leurs yeux, de pareilles initiatives venant des soutiens de cette cause ne peuvent être que préjudiciables pour la France, son prestige et sa diplomatie et qu'il n'en serait pas de même quand c'est le CRIF ou d'autres organisations pro-israéliennes se mobilisent et rameutent la rue contre celles en lesquelles ils voient une menace pour l'Etat sioniste.

Pour les milieux et les médias en question, la défense d'Israël passe avant toute autre considération. Aussi ne fallait-il pas s'attendre qu'ils reprouvent les appels du CRIF contre la tenue à Paris de la conférence internationale sur le Proche-Orient initiée par l'Etat français jugée par lui anti-israélienne et la manifestation de protestation qu'il organise contre elle.

Que le CRIF ne s'attire aucune remontrance quand il se mêle de dicter à l'Etat français et à ses responsables politiques l'attitude qu'ils devraient avoir sur le conflit israélo-palestinien est révélateur de l'influence tétanisante qui est la sienne sur ces hauts lieux du pouvoir français. Le constater et encore plus en faire état ou le dénoncer vaut à ceux qui en commettraient l'impardonnable « crime » d'être cloués au pilori de l'indignité en tant qu'antisémites voués à vouloir la perte du peuple juif.

Le CRIF est le cheval de Troie de l'Etat sioniste en France, rôle qu'il assume en jouant avec cynisme sur la mauvaise conscience qu'il est parvenu à inculquer à des pans de la société française en leur ressassant en toute circonstance la « responsabilité » de la France dans les malheurs des juifs, qu'ils soient français ou d'ailleurs. Il enfonce le clou même si la cause qu'il défend, celle de l'Etat sioniste occupant et brimant le peuple palestinien, le disqualifie en le révélant non pas en tant que représentant de la communauté juive française mais en tant qu'instrument d'influence de cet Etat s'étant arrogé le droit d'ingérence dans la politique étrangère de la France.

Ce dont il ne se prive pas et de la plus arrogante et comminatoire façon qui soit dont il résulte pour lui et l'Etat sioniste auquel il est dévoué que la France n'ose jamais dire son fait à celui-ci, même quand il outrepasse l'acceptable pour elle en tant que patrie des droits de l'homme et des peuples
 
mardi 3 janvier 2017
 

En Occident, pas de pleureuses pour les enfants yéménites





par 
 mardi 3 janvier 2017
En Occident, pas de pleureuses pour les enfants yéménites

La prospérité de notre industrie de l'armement vaut bien la vie de quelques milliers d'enfants yéménites. C'est ce que répondit implicitement Manuel Valls lorsqu'on lui demanda ce qu'il pensait des bombardements saoudiens qui dévastent le Yémen et terrorisent sa population. « Est-il indécent de se battre pour nos emplois ? » répondit le premier ministre le 15 octobre 2015 sur Bfm/Tv. « Indécence », dites-vous ? A la tête d'un gouvernement qui aura généreusement distribué des armes et des médailles aux coupeurs de tête du Golfe, Manuel Valls sait de quoi il parle.
Depuis mars 2015, la « coalition » conduite par Riyad déchaîne le feu du ciel contre des civils sans défense en prétendant combattre une rébellion houthie coupable de s'être alliée avec l'ex-président Ali Abdallah Saleh contre son successeur Abd Rabbo Mansour Hadi, instrument docile de la monarchie saoudienne. Selon l'ONU, cette intervention militaire meurtrière a fait plus de 10 000 victimes. Elle a provoqué une catastrophe humanitaire, 400 000 enfants souffrant de malnutrition dans un pays dévasté par les bombardements et privé de ressources par l'embargo que lui imposent les pétromonarchies.
Dans une totale impunité, l'aviation saoudienne n'épargne ni les écoles, ni les hôpitaux, ni les cérémonies religieuses. Elle répand la terreur, elle cherche à faire plier, en la soumettant à un déluge de feu, une résistance qui infligerait une cuisante défaite aux forces coalisées si elles avaient le courage de l'affronter sur le champ de bataille. Les wahhabites, en fait, ne mènent pas une guerre contre des combattants, mais une entreprise systématique de démoralisation de la population, de destruction totale, d'arasement des infrastructures du pays.
Cette œuvre mortifère, ses auteurs la justifient en invoquant la légalité internationale. Le mouvement « Ansarullah », en effet, a investi la capitale du pays en septembre 2014 et poussé le président Mansour Hadi à la démission en janvier 2015. Effet à retardement de la « révolution » ratée de 2011, ce succès inattendu a pris de court les Saoudiens et leurs parrains occidentaux. Décidés à intervenir dans le conflit, ils ont obtenu du conseil de sécurité de l'ONU le vote de la résolution 2216 du 14 avril 2015 condamnant la prise du pouvoir par les Houthis et affirmant la légitimité du président Hadi.
Cette décision onusienne a offert à Riyad une couverture juridique l'autorisant à frapper le Yémen sans ménagement pour vaincre la rébellion. Perversion du droit international, c'est un chèque-en-blanc qui permet au pays arabe le plus riche d'écraser sous les bombes le pays arabe le plus pauvre. Tout se passe comme si l'agresseur bénéficiait d'une sorte de permis de tuer à grande échelle, avec la bénédiction de puissances occidentales qui lui fournissent des armes en quantité illimitée tandis que la rébellion houthie se voit frappée par l'embargo.
On se demande alors quel crime le peuple yéménite a pu commettre pour endurer un tel supplice. Aurait-il commis des actes terroristes ? Certainement pas. Il est la première victime des attentats meurtriers perpétrés par Daech et Al-Qaida, comme celui contre les mosquées chiites de Sanaa qui fit 142 morts le 20 mars 2015. Ces organisations, en revanche, ont longtemps bénéficié de l'étrange inaction de la coalition, notamment dans la région d'Al-Mukallah. Peine perdue ! Cette alliance objective sur fond de haine anti-chiite n'a pas mis les forces « loyalistes » à l'abri des attentats-suicides qui vont bientôt les frapper à leur tour en 2016.
D'où vient, alors, l'acharnement de Riyad contre le Yémen ? Selon la propagande saoudienne, il serait justifié par la complicité des Houthis avec Téhéran. Appartenant à la communauté chiite « zaydite », le mouvement « Ansarullah » servirait les ambitions géopolitiques de l'Iran. Les causes du conflit yéménite sont endogènes, l'aide fournie par les Iraniens aux rebelles est dérisoire, mais Riyad s'obstine à dénoncer l'influence malfaisante des mollahs. C'est une situation ubuesque. Les Houthis sont coupés du monde par l'embargo et bombardés par une puissante aviation, et Riyad les traite, sur leur propre sol, comme s'ils étaient des mercenaires étrangers !
Le voilà donc, son crime, à ce Yémen rebelle. Il est en cheville avec les forces du mal, il pactise avec le diable. Décidément inconscients, les Houthis admirent le Hezbollah libanais, ils soutiennent la Syrie souveraine, ils croient encore au nationalisme arabe. Pour ceux qui entendent asservir la région aux intérêts impérialistes, Sanaa est une épine dans le pied. Le Yémen a commis une faute politique qu'il va devoir expier dans la douleur. Vu de Riyad, il va falloir étouffer ce foyer de contestation d'un ordre impérial auquel se cramponnent des pétromonarchies vermoulues. L'Arabie saoudite ne veut pas, elle n'a jamais voulu, tout simplement, d'un Yémen indépendant et unifié.
Pour ce pays martyrisé qui n'intéresse personne, on n'entendra pas de jérémiades. Ni « génocide », ni « massacre », ni « barbarie » à l'horizon dans les colonnes de la presse mainstream. Le chœur des pleureuses occidentales est aux abonnés absents. Ni « Casques blancs » financés par des fondations anglo-saxonnes, ni parlementaires français en goguette pour « éveiller les consciences », ni gauchistes indignés qui appellent à la « solidarité révolutionnaire », ni droits-de-l'hommistes qui signent héroïquement des pétitions à la pelle, rien, nada. Le Yémen est sorti des écrans-radar, rayé de la liste des causes qui en valent la peine. Il est abandonné aux criminels wahhabites par l'indécente lâcheté d'un Occident complice. Mais, qui sait, le peuple yéménite n'a peut-être pas dit son dernier mot.

 
 
samedi 31 décembre 2016
 
ILS PRATIQUENT UN « NETTOYAGE ETHNIQUE » EN PALESTINE : ESTROSI LEUR DONNE 50 000 EUROS.





Mardi 27 décembre, durant son séjour en Israël, Christian Estrosi, président de la région PACA, s'est rendu au kibboutz Tsoraa, près de Jérusalem, pour tenir un discours aux représentants de l'organisation KKL ("Fonds national juif") et leur annoncer l'octroi d'une « subvention de 50 000 euros » pour « participer au reboisement d'Israël après les incendies » {http://panamza.com/cis}.
Partenaire du gouvernement d'extrême droite de Benyamin Netanyahou, le KKL est régulièrement accusé -notamment par des organisations des droits de l'homme et des associations juives indépendantes des instances communautaires- de pratiquer un « nettoyage ethnique » à l'encontre des Palestiniens.
La méthode : leur exproprier des terres dont l'exploitation ultérieure sera tacitement interdite aux non-juifs {http://panamza.com/bgy;http://panamza.com/bgzhttp://panamza.com/bhahttp://panamza.com/bhbhttp://panamza.com/bhc}.
À noter : 86 arbres plantés seront dédiés aux 86 victimes de l'attentat de Nice, une opération terroriste dite "djihadiste" mais étrangement dotée de plusieurs ramifications israéliennes {http://www.panamza.com/djihad-express}.
***SOUTENEZ L'INFO-PANAMZA ! http://panamza.com/david-contre-goliath***
 
vendredi 30 décembre 2016
 

Obama est-il un agent russe ?





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Obama est-il un agent russe ?
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ObamaRussianAgentParfois, les charges semblent faible, car il n’y a pas d’« arme du crime » – pas de preuves évidentes, directes, de conspiration, de malfaisance ou de mauvaise intention – mais une fois que vous replacez ensemble toutes les preuves, cela forme une image cohérente et accablante. Et c’est ainsi avec l’administration Obama vis-à-vis de la Russie : en feignant l’intention hostile, il a fait tout son possible pour faire avancer l’agenda de la Russie. Et bien qu’il soit toujours possible de prétendre que tous les échecs d’Obama proviennent de sa simple incompétence, à un certain moment cette affirmation commence à sonner creux. Comment peut-il être si compétent… à être incompétent ? Peut-être a-t-il utilisé l’incompétence comme un voile pour couvrir sa véritable intention, qui était toujours de soutenir la Russie tout en rendant les États-Unis inutiles au maximum dans les affaires mondiales. Examinons les grandes initiatives de politique étrangère d’Obama sous cet angle.

Peut-être que la plus grande réalisation de ses huit années a été la destruction de la Libye. Sous le faux prétexte d’une intervention humanitaire, ce qui était autrefois le pays le plus prospère et le plus stable de toute l’Afrique du Nord a été réduit à un havre de terreur pour les terroristes islamiques et un point de transit pour les migrants économiques entrant dans l’Union Européenne. Cela a eu pour effet de pousser la Russie et la Chine dans les bras l’une de l’autre, les incitant à commencer à voter contre les États-Unis ensemble comme un seul homme au Conseil de sécurité de l’ONU. En un seul coup, Obama a assuré un élément important de son héritage en tant qu’agent russe : les États-Unis ne seront plus en mesure de faire avancer leur programme par le biais de ce très important organe international.

Ensuite, Obama a présidé au renversement violent du gouvernement constitutionnel en Ukraine et à l’installation d’un régime de marionnettes américain. Quand la Crimée a alors voté pour rejoindre la Russie, Obama a imposé des sanctions à la Fédération de Russie. Ces mouvements peuvent sembler avoir été conçus pour nuire à la Russie, mais regardons les résultats au lieu des intentions. Premièrement, la Russie a repris le contrôle d’une région stratégique importante. Deuxièmement, les sanctions et les contre-autorisations ont permis à la Russie de se concentrer sur le remplacement des importations par la construction d’une économie nationale. C’était particulièrement impressionnant dans l’agriculture, et la Russie gagne maintenant plus de recettes par ses exportations de produits alimentaires que par ses armes. Troisièmement, la rupture des liens économiques avec l’Ukraine a permis à la Russie d’éliminer un concurrent économique majeur. Quatrièmement, plus d’un million d’Ukrainiens ont décidé de s’installer en Russie, de façon temporaire ou permanente, ce qui a donné à la Russie un important élan démographique et lui a donné accès à un bassin de travailleurs qualifiés russophones. Cinquièmement, alors qu’auparavant l’Ukraine était en mesure d’extorquer les concessions de la Russie en jouant avec les gazoducs qui conduisent de la Russie à l’Union européenne, maintenant les mains de la Russie ont été déliées, ce qui a débouché sur de nouveaux accords de pipelines avec la Turquie et l’Allemagne. En effet, la Russie a récolté tous les avantages de l’impasse ukrainienne, tandis que les États-Unis ont gagné une dépendance désagréable, embarrassante.

L’« accomplissement » suivant d’Obama consistait à mettre soigneusement le conflit syrien dans un cul de sac. (Certains insistent pour l’appeler une guerre civile, bien que pratiquement tous les combats qui s’y déroulent opposent la nation syrienne tout entière à des mercenaires extérieurs financés par l’étranger.. À cette fin, Obama a déployé un éventail de tactiques. Il a soutenu, armé, entraîné et combattu différents groupes terroristes, rendant ridicule la technique habituelle des États-Unis d’utiliser le « terrorisme par procuration ». Il a ridiculement affirmé que le gouvernement syrien avait utilisé des armes chimiques contre son propre peuple, une allégation creuse semblable à celle utilisée contre Saddam et ses armes de destruction massive, tout en offrant à la Russie un rôle légitime à jouer dans la résolution du conflit syrien. Il a fait des promesses sans fin pour séparer « l’opposition modérée » des terroristes pur jus, mais a échoué à plusieurs reprises à le faire, donnant ainsi aux Russes une large occasion de s’occuper de la situation comme ils l’entendent. Il a négocié plusieurs cessez-le-feu qu’il a ensuite violés.
Il y a eu d’autres réalisations aussi. En parlant sans cesse de la « menace russe » inexistante, en alarmant sur « l’agression russe » et « l’invasion russe » (dont aucune preuve n’existait) et en pratiquant des exercices militaires futiles et géopolitiquement non pertinents en Europe de l’Est et surtout dans les pays baltes, Obama a privé l’OTAN de toute la légitimité résiduelle qu’elle aurait pu avoir, transformant cette organisation en une triste plaisanterie.
Mais peut-être que le service le plus important d’Obama au nom de la nation russe a été de s’immiscer dans l’élection de Donald Trump. C’est ce qu’il a fait en jetant son dévolu sur la ridiculement inepte et corrompue Hillary Clinton. Elle a dépensé le double de Trump, mais apparemment aucune somme d’argent ne pouvait lui permettre d’acheter la présidence. En raison des efforts constants d’Obama, les États-Unis auront maintenant un président russo-amical qui est impatient de conclure des accords avec la Russie, mais devra le faire à partir d’une position de négociation considérablement affaiblie.
Comme je l’ai fait valoir depuis une dizaine d’années, on s’attend à ce que les États-Unis se retirent de leur position de domination mondiale. Mais il était certainement utile d’avoir un Obama graissant les patins, et maintenant c’est à Donald Trump de terminer le travail. Et puisque la contribution d’Obama a été particulièrement utile à la Russie, je propose qu’il lui soit décerné l’Ordre de l’Amitié de la Fédération de Russie, pour aller avec son Prix Nobel de la Paix.
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Dmitry Orlov
source: http://lesakerfrancophone.fr/obama-est-il-un-agent-russe


En savoir plus sur http://reseauinternational.net/obama-est-il-un-agent-russe/#ozZc4XviK49wWJfR.99


Commentaire:
Article qui semble pertinent….
Il répond partiellement à ma question : tous ces jeux de rôles ne sont ils pas un vaste « enfumage » ?
D’un côté obama se présente comme CONTRE israel mais leur offre 38 millions de dollars et fourni des armes aux terroristes !
De l’autre trump se dit pro russe mais également pro israel qui a fourni des armes aux terroristes que la Russie semble combattre !
Et dernière question : quel serait le rôle et but final de poutine ?
N’y a t il pas un malaise dans tout cet imbroglio qui ne serait qu’une mascarade pour faire croire aux peuples que la bête est mourante alors qu’elle ne fait peut être que changer de « stratégie » pour continuer sa politique de destruction ? 

 
jeudi 29 décembre 2016
 

Israël. «La douce illusion» de la résolution 2334 de l’ONU





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Israël. «La douce illusion» de la résolution 2334 de l’ONU
Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution pour établir un Etat juif (à côté d’un Etat arabe) dans la terre d’Israël. Soixante-neuf ans plus tard, le vendredi 23 décembre 2016, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté une résolution pour tenter de sauver celle votée en 1947. La résolution 2334, approuvée vendredi, a constitué un souffle de bonnes nouvelles, d’espoir, dans la mer d’obscurité et de désespoir des récentes années.
Alors même que tout allait à vau-l’eau – approfondissement de l’occupation, de plus en plus soutenue par les Etats-Unis sans compter une Europe qui se précipite à droite de l’échiquier politique – voilà une résolution de Hanouka [«Fête des Lumières» du 24 décembre 2016 au 1er janvier 2017] qui allume une mince bougie d’espoir. Alors qu’il semblait que les méchants allaient l’emporter, la Nouvelle Zélande et trois autres pays sont venus donner un cadeau de Noël au monde.
Donc, un grand merci à la Nouvelle Zélande, au Venezuela et à la Malaisie. Il est vrai que l’arbre de Noël qu’ils ont apporté, avec ses lumières étincelantes, sera bientôt enlevé. Donald Trump attend déjà à la porte. Mais l’empreinte restera. D’ici-là, réjouissons-nous, même si nous savons qu’on aura une gueule de bois le lendemain.
Il nous faut bien sûr interpeller rageusement le président Barack Obama: «Pourquoi n’est-ce que maintenant que vous faites quelque chose?» Et frustrés nous devons demander au monde: «Et qu’en est-il des actions?». Mais il est impossible d’ignorer la décision du Conseil de sécurité selon laquelle toutes les colonies sont illégales, par nature.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou peut bien rappeler ses ambassadeurs, tandis que son bras droit, le ministre Yuval Steinitz hurle que la résolution est «injuste» (il a visiblement un sens de l’humour!). Isaac Herzog [Parti travailliste], le leader de l’opposition, peut aussi bafouiller : «Nous devons lutter contre cette décision par tous les moyens». Mais toute personne ayant une conscience ne manquera pas de se réjouir de cette résolution.
En outre, aucun Israélien respectable ne devrait se laisser berner par la propagande qui prétend que la résolution est «anti-israélienne» – une définition que les médias israéliens se sont évidemment empressés d’adopter avec leur servilité caractéristique.
Cette décision a ramené Israël sur le sol solide de la réalité. Toutes les colonies, y compris celles dans les territoires qui ont été annexés, dont évidemment Jérusalem Est, constituent une violation de la loi internationale. Le monde entier est unanime pour le penser, aussi bien les soi-disant amis d’Israël que ses soi-disant ennemis.
Il est probable que les dispositifs de lavage de cerveau en Israël, de pair avec les mécanismes de répression et de déni, essaieront d’ébranler la décision. Mais lorsque les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Chine et la Russie sont d’accord pour une déclaration aussi claire, cela sera difficile. Alors vous pouvez bien vous plaindre: «Tout le monde est contre nous», hurler à l’«antisémitisme», vous pouvez demander: «Qu’en est-il de la Syrie?». En fin de compte cette vérité limpide restera: le monde entier pense que les colonies sont un crime. Toutes les colonies.
Il est vrai que le monde ne lève pas un petit doigt pour éliminer les colonies, mais peut-être cela arrivera-t-il un jour. Mais à ce moment-là il sera trop tard.
La résolution 2334 établit une distinction artificielle entre Israël et les colonies en ce sens qu’elle vise les colonies et non l’occupation. Comme si c’étaient les colons d’Amona qui étaient coupables et non pas tous les Israéliens.
Cette duperie prouve à quel point le monde continue à traiter Israël avec indulgence et hésite à prendre des mesures contre ce pays, comme il l’a fait contre la Russie après sa conquête de la Crimée.
Mais les Israéliens qui ne vivent pas à Amona, qui n’y sont jamais allés, doivent se poser la question: cela vaut-il vraiment la peine? Tout cela pour quelques colons qu’ils ne connaissent pas et qu’ils n’ont pas vraiment envie de connaître?
La résolution 2334 est destinée surtout aux oreilles israéliennes, comme le réveille-matin qui vous réveille juste à temps, comme une sirène qui vous incite à aller vous réfugier dans un abri antiaérien. Il est vrai que la résolution n’a aucune valeur concrète; il est vrai que la nouvelle administration états-unienne promet de l’effacer. Mais deux questions resteront. Pourquoi les Palestiniens ne méritent-ils pas exactement la même chose que les Israéliens? Et à quel point un pays avec sa puissance de lobbying, son armement et sa haute technologie peut-il continuer à ignorer le monde entier? Ce premier jour aussi bien de Hanouka que de Noël nous pouvons apprécier, ne serait-ce qu’un moment, la douce illusion  que la Résolution 2334 va soulever ces questions en Israël.
Gideon Levy
Article publié dans le quotidien Haaretz
Traduction et titre A l’Encontre

 
 
Le BDS a montré la voie aux partisans de la paix au Proche-Orient




par Kharroubi Habib
C'est en révolte contre l'impunité dont bénéficie Israël pourtant coupable des pires crimes contre le peuple palestinien qu'il maintient sous son occupation et spolie ses territoires par une colonisation juive qui ne cesse de s'étendre, que des acteurs des sociétés civiles américaine et européenne ont initié un mouvement de boycott citoyen (BDS) à l'encontre de cet Etat. L'initiative ayant d'emblée suscité une adhésion probante au sein des sociétés civiles interpellées par ses promoteurs, elle a inquiété les autorités de l'Etat sioniste à un point tel qu'elles ont mis en branle contre elle tout l'arsenal de propagande d'Israël et de ses relais et soutiens pour en diaboliser la nature et la faire avorter. Comme à leur habitude, Israël et ses défenseurs ont crié à « l'antisémitisme » censé être le mobile faisant agir les promoteurs du boycott, et fait pression sur les Etats où il a donné lieu à des actions multiformes pour qu'ils manifestent leur opposition à leur mouvement. Les gouvernements des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France se sont comme à leur accoutumée pliés à l'injonction israélienne et ont exprimé leur condamnation du BDS en portant contre lui la même accusation d'être d'essence « antisémite » et prôné par des activistes prêchant la destruction de l'Etat hébreu. Seule la France cependant a été plus loin contre le BDS puisque son gouvernement a obtenu de la justice qu'il soit déclaré illégal et les actions de ses partisans criminalisées.

L'argumentaire juridique sur lequel ont été basés les arrêts de la justice française a été que le boycott préconisé par ce mouvement est constitutif du délit « de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée ». Dans son zèle à défendre l'Etat sioniste quoi qu'il fasse, la France officielle n'a pas envisagé qu'elle serait la cible de la vindicte de celui-ci s'exprimant avec des accusations identiques à celle qu'il a portée contre BDS. C'est pourtant chose faite et clamée par les voix les plus autorisées de l'Etat sioniste depuis que Paris a voté au Conseil de sécurité la résolution condamnant Israël pour sa politique colonialiste. Elles disent en effet que la France et les treize autres Etats ayant voté cette résolution ont instruit un procès contre Israël qui serait une autre « affaire Dreyfus » et que son caractère « antisémite » ne ferait aucun doute par conséquent.

En reconnaissant elle-même désormais l'illégalité de la politique israélienne dans les territoires occupés, la France ne peut persister à criminaliser chez elle les actions d'un mouvement dont elle sait pertinemment que l'antisémitisme et la haine de l'Etat d'Israël ne sont pas les mobiles qui les inspirent. BDS démontre tout simplement que l'on ne peut faire changer de politique l'Etat sioniste à l'égard des Palestiniens qu'en couplant les condamnations formelles avec des pressions dissuasives qui sont boycott et sanctions. Continuer à déclarer illégales et justiciables les actions de BDS revient à conforter Israël dans son refus de se plier aux demandes de la communauté internationale du moment qu'elles ne s'accompagnent pas d'actions du type de celles menées par ce mouvement. 


 
samedi 24 décembre 2016
 

Le Liban c’est ça aussi : une chorale musulmane qui chante Noël dans une église







  
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Le Liban c’est ça aussi : une chorale musulmane qui chante Noël dans une église
Bien sûr que le Liban est gangréné par la corruption, bien sûr qu’il est miné par le confessionnalisme. Bien sûr que les Libanais sont sectaires et qu’ils ont la fâcheuse tendance de toujours se replier vers leurs communautés. Bien sûr que des chrétiens et des musulmans se sont entretués. Mais, aussi imparfait soit-il, il reste un havre de tolérance entre les religions et un exemple de coexistence.
Non pas à cause d’une idéologie quelconque, mais parce que les Libanais ont toujours vécu ensemble, et quand ils ont essayé de se séparer ou de se dominer l’un l’autre, ils ont perdu, tous, sans exception. Différentes communautés ont également coexistées dans d’autre pays de la région, mais le prix de cette coexistence était la confiscation des libertés politiques, le règne sans partage des partis uniques, la dictature et la répression.
Alors qu’au Liban, malgré les nombreuses guerres qui l’ont déchiré et les différentes occupations étrangères qu’il a subies, la coexistence s’est accommodée d’une relative démocratie et d’une liberté qui n’existe dans aucun autre pays arabe. La diversité et la tolérance interreligieuses n’y sont pas factices, elles sont existentielles. Sans ses chrétiens, sans ses musulmans, sans ses dix-huit communautés religieuses, le Liban ne serait tout simplement pas le Liban.
La chorale des orphelines de la Fondation de l’Imam Moussa al-Sadr venue chanter Noël à l’église Saint-Elie de Beyrouth en est la parfaite illustration. Ce spectacle, a priori anodin, peut représenter un exemple à suivre pour les autres pays, notamment en Europe, où malgré les vaines tentatives de formatage artificiel des esprits, les uns et les autres vivent dans une méfiance réciproque sans cesse grandissante.
Abolir les fêtes religieuses, comme certains rêvent de le faire, en France ou ailleurs, est une aberration. Ces fêtes, il faut les célébrer toutes, et il faut les célébrer tous ensemble. Pour que les uns et les autres apprennent les croyances et les traditions des uns et des autres. En n’oubliant jamais les règles premières de l’hospitalité : l’hôte ne demande jamais à son invité de renier qui il est, et l’invité respecte en tous points les règles et les particularités de son hôte.
L’hospitalité, voilà encore une chose que Le Liban aurait à apprendre au reste du monde. Si seulement les Libanais comprenaient qu’au lieu de toujours importer les artifices venus d’ailleurs, ils pourraient exporter les fondamentaux de leur culture et de leur expérience, et ce faisant aider à construire le vivre ensemble universel.



source: http://claudeelkhal.blogspot.fr/2016/12/le-liban-cest-ca-aussi-une-chorale.html
Envoyé par Byblos

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"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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