ELWATAN-ALHABIB
dimanche 22 octobre 2017
 

Sénateur russe: les USA cherchent à transformer Raqqa en capitale d’une autre Syrie





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Les FDS ont d'ores et déjà changé le nom du lac d'Assad en lac d'Ocalan
Les FDS ont d’ores et déjà changé le nom du lac d’Assad en lac d’Ocalan
Commentant l’aide financière apportée à la population de Raqqa que la coalition dirigée par les USA a récemment annoncé débloquer, le sénateur russe Frants Klintsevitch a évoqué un arrière-plan politique se cachant derrière cette annonce, à savoir la création en Syrie d’une ville non-contrôlée par le Président Bachar el-Assad.
Finançant la restauration de Raqqa, la coalition dirigée par les États-Unis poursuit ses objectifs séparatistes, à savoir qu’elle souhaite transformer la ville en capitale d’une autre Syrie, non-contrôlée par le Président Bachar el-Assad, estime raqqa_destruction3le vice-président de la commission de la défense et de la sécurité du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), Frants Klintsevitch.
«À mon avis, il y a des tentatives séparatistes visant à transformer Raqqa en capitale d’une autre Syrie, qui serait au-delà du contrôle de Bachar el-Assad», a noté le sénateur.
Selon lui, c’est à ces fins que Paris, Washington et Berlin ont récemment annoncé débloquer une aide financière à la population de Raqqa.
destruction_raqqa2«L’aide de millions de dollars et d’euros apportée en urgence à Raqqa est encore un exemple de l’application par la coalition de la politique du double standard en Syrie, un exemple de division en ami-ennemi», a déclaré le sénateur russe.
Frants Klintsevitch estime que derrière tout cela se cache un évident arrière-plan politique, et qu’il ne s’agit pas seulement de «l’aspiration à recouvrir les traces des bombardements barbares de l’aviation américaine et de la coalition, qui ont enterré sous les ruines de Raqqa des milliers de civils qu’ils « libéraient » de Daech», comme l’a indiqué le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense.
destruction_raqqa_batiment_officiel«La restauration de la vie paisible dans la ville ne représente qu’un prétexte plausible», a conclu Frants Klintsevitch.
L’ancienne capitale autoproclamée du mouvement djihadiste a été reprise par les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de milices arabes et kurdes appuyée par la coalition. Évoquant l’aide financière aux populations de Raqqa que Paris, Washington et Berlin ont récemment annoncé débloquer, le général Igor Konachenkov s’est interrogé sur le caractère sélectif de ce financement.
Il a précisé qu’au cours des dernières années, la Russie s’était destruction_raqqa3à plusieurs reprises adressée aux États-Unis ainsi qu’aux capitales européennes pour les inciter à envoyer une aide humanitaire aux Syriens.
«Nous avons rédigé une liste des localités qui ont le plus besoin de cette aide, sans classer les Syriens entre les « bons » et les « mauvais ». Nous recevions la même réponse à chaque fois: nous ne pouvons pas et ne le ferons pas», a conclu le général.
Source: Sputnik
 
samedi 21 octobre 2017
 
«Je suis Somalie»




par Moncef Wafi

Ils sont noirs, musulmans, pauvres et pas très sexy. Eux, ce sont les 300 victimes et plus de l'attentat de Mogadiscio, la capitale de la Somalie. Pour leurs cadavres, la tour Eiffel ne s'illuminera pas, elle sera néanmoins éteinte deux jours après l'attentat suite aux critiques essuyées par la maire de Paris. Les places européennes ne seront pas non plus envahies de monde, «Je suis Somalie» brandie au-dessus des têtes. Le monde n'est pas Somalie et ne sera jamais Somalie, ni Irak, ni Syrie, ni Libye, ni Algérie avant tout. Leur monde ne sera jamais musulman, arabe, noir ou pauvre. Il est Charlie, Londres, Paris ou Berlin, des noms clinquants qui méritent qu'on s'arrête de respirer à la mémoire de leurs morts. La discrimination des linceuls existe aussi bien que le racisme ordinaire et le contrôle au faciès. Elle est devenue la norme dans un monde qui pleure l'ongle cassée d'une blonde et qui s'agite dès qu'une voiture conduite par un basané cale dans la rue ou grille un feu tricolore. Elle regarde ailleurs lorsque la mort frappe en gros dans le tiers-monde et prend le temps de s'interroger sur les raisons du passage à l'acte d'un Anders Behring Breivik ou Stephen Paddock. Même les commémorations et les deuils sont sélectifs. «Je suis Kenya», parce que s'ils sont noirs et pauvres là-bas, ils sont également chrétiens tout comme les coptes d'Egypte qui ont actionné l'interrupteur d'Eiffel. La croix étant un critère de sélection dans le choix des douleurs. Nos morts mourront trente mille fois tués par leur faute avant d'être la victime des terroristes. Ils mangeront la terre de leur tombe comme dernier repas et auront trois jours de deuil national pour lot de consolation, en attendant un autre attentat. Alors, commémorons nos propres cadavres, «Je suis Somalie» inscrite au fer rouge dans la peau, à l'encre indélébile dans la mémoire et éteignons toutes les lumières du pays quand un des nôtres tombe quelque part dans le monde. Arrêtons d'être complice de l'hypocrisie des larmes, cessons de caricaturer leur douleur en devenant subitement Charlie parce qu'ils l'ont décrété eux. Parce que ça fait « in » de se recueillir à la mémoire des autres. Leurs autres. Quitte à être le seul «Somalie» de la planète, je revendiquerais l'appartenance et leur douleur sera mienne. 
 
vendredi 20 octobre 2017
 

L’imposture des milices du Kurdistan : la saga des amazones kurdes dans nos médias





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L’imposture des milices du Kurdistan : la saga des amazones kurdes dans nos médias
Quand l’armée irakienne est arrivée à Kirkouk, elle n’a rencontré aucune résistance. En fait, les soldats irakiens n’y ont trouvé qu’un climat politique alimenté par les discours et les prises de position en provenance d’Erbil et de l’Occident. Toute la hasbara autour des indomptables milices kurdes et des féroces guerrières du Kurdistan défendant pied à pied « leur terre » était une coquille vide et entièrement bidon. On s’était pourtant hâté de leur construire une histoire au sein de la grande Histoire pour les présenter en défenseurs de leur patrie millénaire.
Petit rappel. L’Etat Islamique décide d’envahir le nord de l’Irak. Ses hordes déferlent sur Mossoul, prennent la ville sans coup férir, chassant l’armée irakienne pourtant bien entrainée par les Etats-Unis. Scénario des plus improbables, mais que des experts ont vite expliqué en invoquant la trahison des militaires irakiens pour des raisons aussi bancales les unes que les autres. Après tout, ne sommes-nous pas au Moyen-Orient compliqué où tout est possible et où n’importe quelle histoire est facile à gober ?
Mossoul prise, l’EI se taille un califat dans le nord de l’Irak et dans le nord de la Syrie. Rappelons cependant que Mossoul, la nouvelle capitale de l’EI, se trouve à peine à 80 kilomètres d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. Pour garder intacte l’image des Peshmergas kurdes, des addendum sont rajoutés au récit officiel des conquêtes de l’EI. Les Peshmergas auraient stoppé la formidable avancée des djihadistes qui avaient pourtant réussi à défaire l’armée irakienne. Les indomptables Peshmergas, dont le territoire se trouve à un jet de pierre du centre de décision de l’EI, arrivent à tenir tête au plus formidable rassemblement de mercenaires que la terre ait jamais connu et qui fait encore trembler le monde entier.
Dans ces conditions, on ne peut qu’être admiratif devant ces intrépides guerriers. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait que l’histoire soit plus belle, mais surtout plus télégénique. L’idée d’y rajouter des amazones défendant leur liberté fut un coup de génie. La ruée des grands médias sur cette manne inespérée fut immédiate. Toute grande rédaction qui se respecte se devait de faire son reportage sur les nouvelles amazones, sur fond de lutte des femmes. On a ainsi vu apparaitre sur nos écrans et dans nos magazines des images de filles armées jusqu’aux dents, mais qui semblaient pour la plupart sortir d’un salon de maquillage ou de coiffure.
Là où les armées de deux pays (la Syrie et l’Irak) arrivaient péniblement, au prix d’énormes sacrifices, à maintenir leurs positions malgré l’aide de milices aguerries comme le Hezbollah et des soutiens aériens, nos charmantes amazones fraichement formées réussissaient à tenir à distance les combattants daéchistes, les narguant à partir de leurs positions protégées d’où les correspondants des magazines pouvaient  photographier sous toutes les coutures. Elles ont ainsi fait la Une de tous nos journaux et télés atlantistes qui les présentaient comme des personnages de film, avec un courage, une détermination et un sang-froid à couper le souffle tels qu’on en voit que dans les grandes productions hollywoodiennes.
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Reportage d’Arte : Les amazones du Kurdistan irakien
 L’express
Aujourd’hui, nous voyons à quoi tout cela était destiné. L’opération médiatique autour des amazones kurdes défendant « leur patrie » est de la même nature que celle qui a accompagné l’immense colonne de camionnettes indétectables par les systèmes de surveillance aérospatiales des Etats-Unis (mais parfaitement visibles de Hollywood) lors de l’invasion de Mossoul. Les deux opérations ont débuté presque en même temps, mais ont été présentées comme des opérations antagonistes, avec deux camps opposés. Dans la réalité, il n’en était rien ; il n’y avait ni ami ni ennemi, sauf sur le plan médiatique. Bien sûr, il y avait des morts  de part et d’autres, et dans tout le Moyen-Orient, mais c’était des morts acceptables aux yeux de ceux qui ont organisé cette longue guerre et aussi dans l’esprit de ceux qui l’observent de loin. Et l’on sait qu’une guerre, quelle qu’elle soit, peut toujours continuer tant que le nombre de morts et leur qualité restent « acceptables ». L’essentiel ici est que le plan initial continue.

La débâcle des Peshmergas va certainement entrainer des couinements dans la presse occidentale, mais ça n’ira pas bien loin. La médiatisation des amazones n’était qu’une opération ponctuelle sans grande valeur militaire servant à soutenir l’idée d’un Kurdistan qui se bat et se battra pour la bonne cause. Mais il semble que rien n’a fonctionné comme prévu, les Peshmergas ayant tout simplement disparu dans la nature devant l’armée irakienne.
Avic – Réseau International

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mardi 17 octobre 2017
 

USA & ISRAËL : deux États surpuissants en perdition






 
La situation au Moyen-Orient n’a de cesse d’évoluer fortement ces dernières décennies. Sous le fallacieux prétexte des attentats du 11 septembre 2001, l’administration Bush a lancé sa guerre « contre le terrorisme » avec l’objectif annoncé d’un remodelage de la région en fonction des intérêts israéliens, courroie de transmission de ceux des USA. Sauf que cette stratégie, malgré un nombre inadmissible de victimes civiles et d’infrastructures dévastées, se révèle être un échec cuisant pour les deux administrations, tant américaine qu’israélienne. Seul gagnant : le lobby des armes.
L’Afghanistan puis l’Irak, la Libye puis la Syrie et maintenant le Yémen, sans oublier le Liban et la Palestine se sont révélés plus résistants que les plus illuminés des stratèges des deux puissances meurtrières que sont les USA et Israël l’avaient imaginé, et ces derniers sont désormais pointés du doigt par de plus en plus de citoyens mais aussi d’ONG comme étant des Etats hors-la-loi. Et si les chancelleries alliées de ces deux Etats n’osent encore parler de la sorte, de nombreux diplomates n’en pensent pas moins et des voix commencent à s’élever pour prendre quelque distance par rapport aux accords actuels.
La guerre en Syrie a probablement terminé d’achever la désastreuse image que ces deux Etats tentaient péniblement de sauver aux yeux du monde, tant les agissements de l’un comme de l’autre ont révélé les accointances et les complicités des USA avec les terroristes de Daech (voir : https://groupegaullistesceaux.wordpress.com/2017/09/25/syrie-la-russie-publie-des-photos-prouvant-la-collusion-entre-le-pentagone-et-daesh/) et d’Israël avec ceux d’Al Nosra ou autrement dit d’al Qaeda rebaptisé pour la cause (voir : https://www.youtube.com/watch?v=_8FfOxZS0-A).
Dans les deux cas, ces Etats ont consacré depuis des décennies des sommes astronomiques à leurs sordides opérations de guerre pour ce « remodelage », pensant en ressortir vainqueurs avec l’idée de se rembourser par le pétrole et le gaz convoités dans ces pays dévastés. C’était sans compter sur les capacités de résistance de ces nations détruites qui, malgré les traumatismes encaissés, ont trouvé la force et le courage de s’organiser avec l’aide d’alliés solides et fiables pour contrer les plans machiavéliques des deux gouvernements prédateurs en question.
Et aujourd’hui, le bilan est catastrophique pour ces deux Etats voyous : non seulement ils ont échoué sur tous les fronts, que ce soit par leurs agressions directes ou par celles confiées à des mercenaires de pays tiers, mais en plus, par leur entêtement aveugle attestant in fine de leur incompétence, ils se sont mis la quasi-totalité des autres Etats à dos en refusant de certifier ce vendredi soir 13 octobre par la voix du président Trump, l’accord négocié pendant douze années (!) sur le programme nucléaire iranien, le PGAC (Plan global d’action commun ou Accord Iran & 5+1). Par une loi votée au congrès, tous les 90 jours, le président des USA doit certifier cet Accord.
Les autres pays signataires (Russie + Chine + Grande-Bretagne + France + Allemagne ainsi que l’UE) ont suivi de près les contrôles stricts et réguliers effectués par l’AIEA (Agence internationale pour l’énergie nucléaire) dont son chef Y. Amano a assuré de la conformité (voir : http://www.presstv.com/Detail/2017/09/07/534331/Amano-lIran-objet-de-vrifications-strictes) ainsi que les rapports qui en émanaient confirmant systématiquement le respect de tous les points de l’Accord par l’Iran. Mais, obsédés par leur plan de « remodelage du Moyen-Orient » à leurs seuls avantages, ces deux Etats voyous n’ont eu de cesse de dénoncer les termes et l’esprit du PGAC pour tenter de le faire annuler par les autres Etats signataires, ce qu’heureusement ceux-ci ont refusé. Résultat : les USA et Israël sont plus isolés que jamais ; l’Europe envisage même de se rapprocher (enfin !) des positions russes et chinoises ; et l’Iran annonce que désormais, les USA risquent d’être considérés comme Etat terroriste et prie dès lors ceux-ci de démanteler les bases militaires qui se trouvent à portée de ses missiles balistiques de défense jusqu’à 2 000 km autour de ses frontières.
Pour enfoncer le clou et tenter de détourner l’attention, les USA cherchent un mauvais prétexte pour intervenir militairement en Corée du Nord, la menaçant toujours par la voix de son président, de la détruire totalement ; et Israël semble vouloir intervenir soit au Liban sous prétexte que le Hezbollah serait devenu membre à part entière du gouvernement libanais, soit à Gaza sous prétexte que le Hamas et le Fatah ont signé un accord de réunification que l’occupant sioniste a tout fait pour torpiller et refuse de reconnaître dans la mesure ou le Hamas est considéré comme « organisation terroriste ».
Dans les deux dossiers, et cela semble marquer un tournant dans l’habituel atlantisme européen, l’UE semble s’opposer à ces interventions et étonnamment même l’OTAN vient de déclarer qu’elle ne voulait pas s’engager militairement aux côtés des USA pour attaquer la Corée du Nord (voir : http://www.bfmtv.com/international/l-otan-contre-une-intervention-militaire-en-coree-du-nord-aux-consequences-devastatrices-1277158.html).
Dans tous les cas, ces deux redoutables puissances militaires vivent encore sur les acquis de leur passé ne réalisant pas que les pays visés ont pris le temps pour se réorganiser, s’armer, nouer des alliances redoutables et devenir ainsi des forces de résistance aguerries au point de pouvoir contester les vues hégémoniques de ce funeste tandem USA – Israël. Pour preuves, ceux-ci reculent sur plusieurs fronts. Tant en Syrie qu’en Irak. Et plusieurs haut-gradés de l’armée israélienne ainsi que des analystes et stratèges extérieurs ont prévenu le gouvernement de Tel-Aviv que Tsahal n’avait pas les capacités de contrer la montée en puissance du Hezbollah ni peut-être même du Hamas, et certainement pas de l’Iran. Et qu’il était suicidaire d’imaginer pouvoir faire face à plusieurs fronts simultanément… sans compter qu’en cas de conflit initié par l’entité sioniste contre le Hezbollah, le Hamas ne resterait pas les bras croisés et la Syrie ainsi que l’Iran non plus. Ce qui mettrait assurément l’administration israélienne devant une guerre à multiples fronts, impossible à gérer, d’autant que les défections au sein de Tsahal sont de plus en plus nombreuses sans parler des suicides qui connaissent une courbe ascendante ! (voir : http://fr.timesofisrael.com/le-suicide-premiere-cause-de-mortalite-des-soldats-israeliens-en-2016/)
De même, les USA reculent sur les différents terrains d’opération où ils se sont lancés, que ce soit en Irak, en Syrie voire en Afghanistan où les Talibans contrôlent le pays en-dehors d’un périmètre restreint autour de Kaboul. Dernière idée morbide de ces deux alliés foireux : pousser à la création d’un Etat kurde pour fractionner l’intégrité territoriale des Etats irakiens, syriens, turcs et iraniens sur lesquels les 35 millions de kurdes sont établis et en faire un « Kurdistan » totalement indépendant. Les guerres sont donc vraiment devenues une drogue dure pour ces administrations qui semblent se repaître des cadavres des populations précaires.
Quel piteux tableau après tant d’années de conflits sanglants et meurtriers ayant dévasté les infrastructures et les familles de pays ancestraux ! Et quel piteux bilan moral pour ces deux Etats qui bénéficiaient pourtant d’un soutien populaire incomparable pendant tant d’années. Au bénéfice de la Russie et de la Chine qui apparaissent de plus en plus pour des nations qui temporisent et ne sont pas animés par les mêmes intentions belliqueuses que les deux puissances criminelles en cause.
En termes de « remodelage du Moyen-Orient » on ne peut nier qu’il soit en cours, mais assurément pas selon les plans perfides du répugnant tandem USA – Israël et des quelques pays complices qui ont eu la faiblesse d’y adhérer. L’équilibre des relations internationales est manifestement en train de changer. Espérons que l’UE ne se trompera pas d’alliés comme c’est arrivé si souvent ces dernières années, en se rappelant ce que je ne cesse de souligner : à terme, c’est toujours la géographie qui a le dernier mot, au détriment de l’histoire. Nous faisons partie de ce qui s’appelle l’Eurasie… sachons nous en souvenir et en tirer les leçons qui s’imposent.
 Daniel Vanhove 
Source de l’image : Médias-Presse.Info
 
samedi 14 octobre 2017
 

Je ne suis pas un Chrétien d’Orient








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Je ne suis pas un Chrétien d’Orient
Je ne suis pas un Chrétien d’Orient. Je suis un Oriental chrétien. La différence est fondamentale. On dit Chrétien d’Orient comme on dirait, par exemple, Français du Liban ou Libanais de France. C’est une erreur grossière. Je n’appartiens pas à une communauté étrangère à l’Orient que le hasard de l’histoire a poussé à vivre sur une terre lointaine.
Mon christianisme n’est pas importé. Je suis né sur la même terre que le Christ. Nous avons les mêmes racines, les mêmes ancêtres, ces Cananéens si méconnus, et les mêmes valeurs de justice, de générosité et de partage. L’Orient fut chrétien avant qu’il ne devienne musulman. Et après qu’il fut juif et païen. Moi, Oriental chrétien, j’ai plus en commun avec mon voisin sunnite ou chiite qu’avec un coreligionnaire du Minnesota. J’ai plus en commun avec un Juif de Wadi Abou Jmil à Beyrouth qu’avec un fils d’immigrant irlandais installé à Brooklyn.
L’Oriental chrétien n’a pas besoin d’être protégé comme une espèce en voie de disparition par ceux-là mêmes qui ont causé son naufrage. Il a besoin qu’on ne se mêle plus de ses affaires et de ceux de ses voisins musulmans, juifs et athées. Il a besoin qu’on le laisse vivre en paix dans une région que les convoitises venues d’ailleurs ont mise à feu et à sang. Il n’a pas sa place derrière le char d’un matamore exotique. Ni dans un mini-état sectaire, paranoïaque et belliqueux.
C’est avec les Orientaux musulmans, juifs et athées que l’Oriental chrétien doit trouver, à l’intérieur des états souverains qui divisent la région, la meilleure formule sociétale et politique pour vivre ensemble, le plus harmonieusement possible. Ce vivre ensemble, si inhérent à l’Orient, particulièrement au Levant, n’est pas une idéologie comme elle l’est actuellement en Occident. Elle n’a pas son politiquement correct et son Inquisition. Elle ne fonctionne pas par diktats et anathèmes. C’est une façon d’être. Aussi naturelle que la brise d’automne qui caresse la joue d’un enfant. Aussi imparfaite que les créatures, trop souvent douées de déraison, que nous sommes tous.
L’Oriental chrétien a pour vocation de vivre avec ses compatriotes musulmans, juifs et athées. Non par universalisme, mais simplement par la naissance et la géographie. Et tant mieux si cette coexistence mène à l’universalisme. Le monde en a bien besoin en ces temps où le communautarisme et la haine de l’autre prennent le dessus sur notre humanité commune.
 Claude El Khal 
Source: http://claudeelkhal.blogspot.ch/2017/10/je-ne-suis-pas-un-chretien-dorient.html
via: http://arretsurinfo.ch/je-ne-suis-pas-un-chretien-dorient/
Les assertions et opinions exprimées ici sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputées à Arrêt sur Info.
envoyé par Byblos

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vendredi 13 octobre 2017
 

Irak : double attentat de l’EI à Nassiriya, 84 morts, 93 blessés. Qui en a entendu parler ?





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En arrière-plan, une photo de Nassiriya en Irak après le double attentat, le 14 septembre 2017.

On peut parfaitement lier cet article au précédent, La diaspora face à la facture du terrorisme !, afin de démontrer l’absurdité du raisonnement qui consiste à exiger des musulmans occidentaux de réagir dès qu’il y a un attentat daechiste alors que l’on n’a vu personne réagir aux milliers d’attentats et de carnages quotidiens dans les pays musulmans à cause de l’ingérence occidentale ! Le sang des victimes est-il hiérarchisé ? Obéirait-il à une échelle de valeurs ?

Il y a moins d’un mois, le 14 septembre 2017, dans la province de Dhi Qar en Irak, aux alentours de la ville de Nassiriya, 84 personnes ont trouvé la mort dans un double attentat revendiqué par daesh ; 93 personnes ont été blessées.
84 morts, c’est plus que dans les tueries de Marseille Saint-Charles (2 femmes poignardées et égorgées) et de Las Vegas (58 morts) réunies, survenues respectivement le 1er et le 2 octobre derniers.
Pourtant, c’est peu de dire que le massacre de Nassiriya n’a pas généré autant d’émoi dans « la communauté internationale » et dans la presse occidentale que ceux de Marseille et de Las Vegas.
Dans le jargon médiatique, c’est ce qu’on appelle la loi du mort-kilomètre.
Attentat-suicide à Damas le jour de la tuerie de Las Vegas
Le 2 octobre, le jour même de la tuerie de Las Vegas, un double attentat faisait d’ailleurs 16 morts dans un commissariat de police de Damas. Ce meurtre a également été revendiqué par daesh. A l’image de l’attentat de Nassiriya quelques semaines plus tôt et en comparaison de la tuerie de Las Vegas le même jour, ce massacre n’a pas ému grand monde non plus dans les cabinets diplomatiques et dans les conférences de rédaction d’Europe et d’Amérique du Nord.
Mettre les vies humaines sur un pied d’égalité
Il est hors de question ici de mettre les horreurs et les morts en concurrence. Il s’agit bien au contraire, de mettre les vies humaines sur un pied d’égalité. Il est doublement scandaleux que ces massacres, revendiqués par la même organisation mafieuse que les deux autres, n’aient pas troublé un instant le cours du récit médiatique de l’actualité internationale.
Premièrement, parce que cette indifférence témoigne de manière flagrante du mépris avec lequel les puissances médiatiques occidentales considèrent la vie humaine hors de leur pré carré. Deuxièmement, parce qu’une telle indifférence conforte l’opinion majoritaire des populations d’Europe et d’Amérique du Nord dans une forme d’angoisse nombriliste entretenant le fantasme du choc des civilisations, en les laissant penser qu’elles sont de loin les principales victimes du réseau crapuleux de daesh. Ce qui factuellement, est faux.
Afghanistan, Irak, Syrie, Pakistan, Égypte,  l’indifférence
Dans un article publié durant l’été, peu après les attaques de Manchester, du London Bridge et de Notre-Dame de Paris, nous réalisions le décompte suivant. De janvier à juin 2017, les assassins de daesh et affiliés ont perpétré le massacre de 412 personnes en Afghanistan, 247 en Irak, 228 en Syrie, 132 au Pakistan, 108 en Égypte, et 58 en Amérique du Nord, Europe et Russie tous trois confondus. Sur ces six mois, la disproportion entre les victimes d’attentats perpétrés en occident d’une part, au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique d’autre part est flagrante.
Fabrication médiatique du choc des civilisations
Cette disproportion est criminelle. Elle déforme la réalité, laissant croire que la guerre contre daesh est une guerre opposant « l’orient » musulman  à « l’occident » chrétien/laïque, là où en réalité, athées, musulmans, chrétiens, juifs, mais aussi yézidis et membres d’autres confessions religieuses sont tous les cibles de daesh.
Petits jeux pleins de conséquences
Et ce en particulier, faut-il le rappeler, dans les pays arabes qui avaient instauré un certain équilibre, voire une certaine distance entre pouvoir théologique et pouvoir politique. Nous pensons en premier lieu à l’Irak et à la Syrie, dont les structures étatiques ont été affaiblies par les stratégies des complexes militaro-industriels occidentaux, tantôt en concurrence les uns avec les autres, tantôt travaillant main dans la main pour se partager les parts des gâteaux riches en matières premières du Moyen-orient. Des petits jeux pleins de conséquences.
La guerre déclenchée par la coalition occidentale en Irak (2003-2011), ainsi que les deux guerres civiles qui s’ensuivirent (2006-2009 et 2013-…), dont l’une est toujours en cours, ont causé la mort de plus de 180 000 personnes. L’émergence et la prolifération des milices de daesh à travers le monde, et par voie de conséquence, des crimes qu’elles perpètrent, sont en partie des conséquences de cette guerre. Barack Obama le reconnaissait lui-même dans un entretien accordé à Vice News en mars 2015.

Galil Agar – Cercle des Volontaires
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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