BUSH ET L'IRAK : L'impuissance de la forceReconnaissons à Bush et à son staff la clarté du langage lorsqu’il s’agit de désigner leurs ennemis, qu’ils définissent par « terroristes »,- off course !-, mais aussi par « insurgés ». Autrement dit, et au moment où certains « plus royalistes que le roi » de chez nous, ultras du démocratisme exportable made in USA, mettent tout le monde dans le sac du terrorisme, l’administration américaine admet qu’il y a des résistants, des militants armés qui refusent l’occupation et qui se battent contre elle. L’Algérie aurait dû être le premier du monde arabe à saisir le sens du combat des résistants irakiens ; le saisir, mais l’aider également par tous les moyens. D’où nous vient-il aujourd’hui de considérer que les affaires de tous ces peuples, dans la paix, comme dans la souffrance de l’occupation, ne « nous concernent pas ». Sommes-nous devenus si lâches, si corrompus, que nous nous cachons derrière des motifs fallacieux pour justifier notre égoïsme et notre alignement sur les positions de l’Oncle Sam ?Aujourd’hui, il s’agit de bien comprendre les enjeux. Ce qui se joue en Irak, n’est pas seulement l’avenir de ce pays. Le notre aussi est concerné. Celui de tous les pays arabes, confrontés au plus grand péril de leur jeune existence. L’Irak devait être le modèle démocratique de ce nouveau Moyen-Orient qui s’étend jusqu’au Maghreb. Mais avant de l’offrir comme exemple, il fallait détruire les éléments constitutifs de cette nation, installer la terreur et la guerre civile, le chaos même, afin de détourner le peuple du pillage de son pétrole et préparer sa division en plusieurs petits états ethniques et confessionnels. La même chose nous attend et c’est pourquoi nous devons savoir de quel côté nous sommes. Dans le cas de l’Irak, tous les autres discours sont superflus. Ils servent la diversion ! Il ne s’agit pas de savoir si nous sommes pour la démocratie ou la dictature – c’est d’une tellement évident !-, si nous sommes pour le modernisme ou l’archaïsme, ou encore si nous sommes pour ou contre l’islamisme politique. Il s’agit de nous préparer à défendre l’unité de notre nation, la sauvegarde de nos cultures millénaires ; il s’agit de savoir si nous sommes capables de nous assumer en tant que nation libre, ayant la pleine souveraineté sur ses richesses et les leviers de son économie, capable d’affronter les défis du futur, dans la fierté et la dignité, ou si notre sort est d’être des sous-Américains ! Et c’est pour cette raison fondamentale que nous devons bien expliquer aux jeunes générations que les « Rambos » de leurs films préférés, tous ces agents spéciaux bien baraqués et tous ces Marines intrépides et habiles, ne sont rien à côté des jeunes résistants de Falloudjah ! Les premiers, ces héros positivés à l’extrême, ne sont que des figurants jouant dans les films hollywoodiens de propagande. Ce sont des « tigres en papier » ! Les seconds sont de vrais combattants, agissant pour une noble cause !Viktor Litovkine, commentateur militaire de l’Agence RIA Novosti, résume en ces termes la faillite de l’impérialisme en 2006 : « l’administration Bush et les États membres de sa Coalition ont oublié à leur dépends une vérité d’évidence : on peut vaincre des États, pas des peuples. » Oui, pourquoi ce scepticisme et même ce pessimisme chez certains de nos observateurs ? L’année qui vient de s’écouler a sonné le glas des impérialistes qui, après avoir été arrogants et méprisants, rasent désormais les murs. Où est ce Tony Blair à la suffisance maladive, élève d’un maître qui doit impérativement retourner à l’école des peuples ! Voyez la tête de Bush. Il a perdu son assurance et son air triomphal d’il y a quatre années ! Et grâce à qui ? Grâce à ces jeunes révolutionnaires – ils existent et ils ont les mains « propres » puisqu’ils ne s’attaquent pas aux civils comme les djihadistes des mouvements extrémistes-, les armées les mieux équipées du monde ont été mises à genoux. Pourquoi nos penseurs défaitistes ne se posent pas la question de savoir s’il est normal, logique, rationnel, sensé, admis que des « gueux », armés tout au plus de kalachnikovs, remportent la bataille contre les avions, les hélicoptères, les blindes et des troupes surentrainées, bénéficiant de la meilleure formation et d’un équipement sophistiqué ? Est-il normal que ces Gavroches du XXIème siècle, armés de leur seul courage et de la foi en la victoire inéluctable de leur peuple, mettent en déroute cette puissante armée qui bénéficie d’une couverture digne des films de science-fiction. Sur terre, dans les airs et même dans le cosmos, grâce à des satellites de la dernière génération, fonctionnant avec des programmes informatiques sophistiqués ultrasecrets, capables de déceler une présence humaine à quelques centimètres près ! Et que dire de tous ces systèmes complexes de radars pointés sur les zones où s’activent les résistants, ces missiles de croisière aux performances reconnues et appréciées et toutes ces trouvailles sorties des laboratoires du Pentagone !Bush peut envoyer des troupes par centaines de milliers et les scientifiques de la mort se creuser les méninges pour inventer d’autres joujoux de destruction massive, rien ne changera l’issue de ce conflit et aucune force ne fera tourner la roue de l’histoire dans le sens contraire à la volonté des peuples. Reconnaissons les grandes réalisations de la véritable résistance et adressons-lui un message de solidarité et d’espoir. 21:29 Publié dansMaamarblog
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