Qui est responsable de la propagation de la violence dans le monde ?Au cours des deux dernières décennies, de nombreux gouvernements des grandes puissances et diverses forces politiques se sont servis de l'intensification des opérations violentes exécutées par certains courants islamistes liés à al-Qaeda ou utilisant son nom, pour gagner l'opinion mondiale à leurs politiques sécuritaires et l'aligner à leurs positions visant à transformer la guerre contre le terrorisme en pivot de la politique internationale.
De ce fait, ils ont également contribué à la création du mythe d'al Qaeda devenue le pôle d'attraction de toutes ces forces et groupements suicidaires et nihilistes qui ne supportent plus l'ordre d'oppression mondial et rêvent effectivement de le ruiner et de lui substituer le chaos.
Du côté des nombreux partisans de la riposte violente à la violence et de la limitation des libertés publiques, de la multiplication des dispositifs de harcèlement, d'inquisition, de surveillance, de tables d'écoute, qui menacent l'ensemble des libertés civiles, on se demande si la communauté internationale a déployé suffisamment d'efforts pour contrer le terrorisme.
Ce faisant, on espère pousser à plus de raison et peut-être même à l'autocritique les catégories hésitant à cautionner les mesures sécuritaires rigoureuses citées plus haut à cause de la limitation des libertés publiques qu'elles entraînent.
En bref, les Etats et forces qui continuent à privilégier le recours à la guerre face au terrorisme afin d'imposer leur ordre du jour politique et stratégique propre, tentent, à l'instar du président Bush à Washington, d'acculer leurs contradicteurs en leur imputant implicitement la responsabilité de la propagation de la violence du fait qu'ils ne souscrivent pas à l'usage de tous les procédés et moyens réclamés par le pouvoir pour être investis dans sa bataille contre la violence. Si leurs manœuvres réussissent il ne faudra pas longtemps avant que le monde entier ne bascule sous la tutelle de régimes policiers ne songeant qu'à restaurer le pouvoir de la bureaucratie sous prétexte de faire front à la violence. Il ne s'agit pas là d'un danger probable mais d'un mal en incubation, d'autant plus que c'est l'Etat le plus grand qui en propage les germes dont il use comme bouclier pour parer à toutes les critiques dirigées contre sa politique d'aventurisme désastreux au Moyen-Orient, dans le Caucase et autres régions du monde.
Or, jamais le monde n'a connu de plus grande extension de la violence que depuis la promotion de la doctrine exhortant à la guerre contre le terrorisme à l'échelle planétaire. Une évaluation s'impose, à savoir si ce n'est pas cette doctrine elle-même et les stratégies qu'elle a impliquées qui sont responsables de l'extension du cercle de la violence plutôt que l'insuffisance des moyens déployés pour la contrer ou que l'hésitation d'une partie de l'opinion publique à cautionner ces moyens. Même qu'il n'est pas excessif de dire que l'élargissement du cercle de la violence prouve bien plus l'échec cuisant de la doctrine de la guerre mondiale contre le terrorisme qu'il ne confirme l'insuffisance des moyens mobilisés à son service. Une telle extension aurait été inimaginable si la communauté internationale s'était donné les moyens de résorber les problèmes internationaux générant la violence plutôt que de cautionner les efforts de guerre et d'éluder les vraies questions. Pourtant même à ce niveau, un tel échec était difficilement prévisible n'étaient les objectifs politiques fixés, lesquels n'avaient aucun rapport, de près ou de loin, avec l'anéantissement du terrorisme.
Ceci pour dire que dès le départ, derrière la guerre mondiale contre le terrorisme se dissimulaient divers ordres du jour convergeant tous vers l'objectif des forces mondiales hégémoniques qui cherchaient à monopoliser l'initiative aux dépens des espoirs de changement et de transformation positive conformes à l'intérêt des peuples et couches démunies. Cette entreprise avait débuté en 1998, avec l'organisation à Charm El-Cheikh, de la première conférence internationale contre le terrorisme qui se proposait de crédibiliser les politiques expansionnistes d'Israël, de l'aider à isoler le peuple palestinien, à briser sa volonté et son moral afin de permettre à Tel-Aviv de conserver puis d'annexer les territoires occupés. Par la suite, cette guerre est devenue la couverture théorique et idéologique justifiant les politiques américaines de suprématie, au Moyen-Orient notamment, avant de se transformer en pivot et en ordre du jour principal de la politique internationale, dans un contexte où l'instrumentalisation de la guerre contre le terrorisme devenait l'option de tous les régimes en place pour esquiver les problèmes internes et s'affranchir des responsabilités.
Que la guerre contre le terrorisme ait en fait servi à développer le terrorisme s'explique dans la mesure où les peuples exposés à la menace, ou comme en Palestine et en Irak, exposés à l'anéantissement national et au dépérissement, font face à un défi jamais connu auparavant – celui de la mobilisation de l'ensemble de l'opinion internationale contre leurs droits et, au-delà, celui de la justification des politiques adoptées par les forces violant ces droits. Jamais contrainte colonialiste n'a joui d'une période de grâce plus longue ni d'une adhésion plus grande quant aux politiques américaines explicitement colonialistes au Moyen-Orient, dans le Caucase et en Afrique, qu'au cours des deux dernières décennies. Jamais non plus Israël n'a connu de conjoncture plus favorable pour étendre ses colonies, renforcer sa présence dans les territoires palestiniens et syriens occupés et bafouer les intérêts des peuples, qu'au cours des vingt ans passés.
Toutefois, ce ne sont pas uniquement les grands Etats qui ont fait emploi de la guerre contre le terrorisme pour restaurer leur contrôle et récupérer l'initiative dans les zones d'influence qui commençaient à leur échapper; les régimes oligarchiques arabes et autres ont usé du même prétexte et en usent toujours pour renforcer leur contrôle interne, boucher l'horizon des réformes démocratiques et renforcer la poigne d'un petit nombre de personnes à l'appétit féroce sur les ressources comme sur le destin de leurs peuples.
Et ainsi la guerre contre le terrorisme s'est transformée en une enseigne masquant la guerre ouverte contre les peuples dans le monde entier, contre la liberté, les intérêts et le futur de leurs individus. Elle sert de couverture pour dissimuler le monopole des décisions, le pillage des Etats, la marginalisation des sociétés, l'éclosion de mafias internationales qui se concertent derrière le dos des peuples et à leurs dépens, dissimulant le troc d'intérêts et l'échange de services sous des devises et discours propagandistes onctueux. Une telle situation ne pouvait aboutir qu'à une plus grande dégradation des conditions de vie des peuples avec l'aggravation de l'insécurité individuelle, la recrudescence des mesures répressives, des contraintes et enlèvements, l'intensification des phénomènes de pauvreté et du chômage, la transgression des lois et le rétrécissement du champ optionnel pour tous les habitants.
Cette situation n'a pas seulement créé des conditions plus favorables à l'embrigadement d'une jeunesse privée d'horizons et d'espoir, cherchant une issue après la faillite de tous les moyens économiques y compris ceux tablant sur l'émigration vers les pays riches et les chances de travail dans les pays du Golfe et en Europe, mais elle a aussi fourni davantage de justifications à la logique de la violence et de sa cause. Autant les mesures de sécurité arbitraires - dont les incarnations les plus éloquentes en sont les camps de détention de Guantanamo et d'Abou Ghraib, les politiques du siège imposé au peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie, l'harcèlement des activistes politiques et civils dans la plupart des Etats arabes, pour des raisons dérisoires ou même sans raison – ont détruit la crédibilité des systèmes politiques et les solutions fondées sur le respect de l'autre, les valeurs de justice et d'égalité, le respect minutieux des lois, autant la profanation de ces mêmes valeurs et lois de la part des groupes terroristes est devenue chose habituelle et acceptable aux yeux de larges parts de l'opinion et a justifié aux yeux de nombreux jeunes chômeurs et révoltés l'emprunt de la voie du crime, de l'action illégale et même terroriste.
C'est pour cela qu'il n'est pas étrange que la guerre mondiale déclarée au terrorisme soit la cause première de la propagation de la violence et du terrorisme dans la mesure où cette guerre était en fait dirigée contre l'indépendance, la souveraineté, la liberté des peuples et l'exercice de leurs droits. S'il est impossible à n'importe quelle personne raisonnable de ne pas condamner les actions terroristes, il est également impensable de ne pas condamner pour le même crime et plus sévèrement encore ceux qui, par leurs politiques hostiles et l'indifférence outrancière affichée à l'égard des intérêts des gens, de leurs droits et de leurs sentiments, ont transformé et continuent de transformer les jeunes du Moyen-Orient eux-même en hors-la-loi et certains en criminels.
Traduit de l'arabe par MA
Burhan Ghalioun est professeur de sociologie politique à la Sorbonne nouvelle Paris III. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur la société et la politique du monde arabe, il est l'une des figures intellectuelles les plus engagées dans le mouvement de démocratisation de la Syrie et du monde arabe.
Al-Ittihad
Analyse
El Watan, 28 mai 2007
La politique énergétique algérienne est au cœur d’une turbulence sans précédent depuis l’ouverture, il y a 20 ans, de la recherche-exploration aux firmes étrangères. » Ce constat est celui d’un diplomate européen encore en poste à Alger qui a suivi de près l’actualité de ces derniers mois. C’est peu dire.
De quoi s’agit il ? « D’un champ de bataille », répond la chronique des derniers évènements. Crise ouverte avec l’Espagne qui va jusqu’à remettre en cause le principal axe de la commercialisation du gaz naturel, offre stratégique de rapprochement GDF-Sonatrach restée sans réponse côté algérien, grandes manœuvres internationales autour du développement du nucléaire civil algérien et de son application la plus importante, la production d’électricité, le tout sur arrière-fond de paralysie totale des nouveaux contrats de prospection, les agences n’ayant terminé leur mise en place afin de lancer Alnaft, une nouvelle salve d’appel à concurrence pour les permis de recherche sur les blocs du domaine minier national. Si Chakib Khelil, le ministre de l’Energie et des Mines, avait voulu vivre un peu caché après le spectaculaire désaveu de sa loi sur les hydrocarbures une année après son adoption en avril 2005, c’est largement raté. Il doit faire face à des sollicitations en rafale toutes aussi périlleuses les unes que les autres. En réalité, le nouveau tableau du rapport de l’Algérie avec ses partenaires énergétiques témoigne nettement d’une chose : Alger a perdu l’initiative. Tel n’était pas le cas au début des années Khelil. L’épisode peu risible de l’ouverture-fermeture de l’accès majoritaire au gisement a tout freiné. Les recettes extérieures hors gabarits ont fait le reste. Sur tous les dossiers qui impliquent la configuration avenir de l’offre énergétique algérienne, les impulsions viennent désormais de l’extérieur. D’abord le sort du gaz. Dans la crise tarifaire entre Gas Natural et Sonatrach, les Algériens paraissent courir après des décisions espagnoles : refus d’augmenter le prix tel que auguré par la négociation, limitation à 1 milliard m3 des nouvelles quantités vendues sur le marché espagnol, refus de l’arbitrage international ; c’est Madrid qui assure le tempo, sur toute la ligne. Ce n’est pas loin d’être exactement le cas mais dans un dossier inverse. Sonatrach et sa tutelle demeurent sans voie au sujet de l’offre « sarkozienne » de rapprochement stratégique entre GDF et Sonatrach. Pas d’avis ? Pas de conduite active de la politique économique. En cas d’impasse tarifaire demain avec le client France, l’argument est prêt : « Vous avez refusé par le silence un mariage qui vous aurait assuré un accès privilégié au marché français et européen. » Ensuite l’avenir du nucléaire civil. Là aussi, la multiplication des accords de coopération, le dernier avec les Etats-Unis, marque plus une hésitation qu’une détermination à passer au format industriel. Une loi arrive qui va créer une agence de sûreté et de sécurité nucléaire. Mais à la stupeur générale, le ministre de l’Energie et des Mines n’envisage la première centrale électro-nucléaire qu’à l’horizon des 20 ans. Le DG de Sonelgaz parlait en novembre dernier d’un appel d’offres en 2008 pour la réalisation de la première centrale nucléaire produisant de l’électricité. L’initiative n’en finit pas de retomber. Enfin, la relance de la recherche-exploration dans l’amont pétrolier. Silence total sur ce qui était la vitrine du dynamisme à l’algérienne. La pause dans l’attribution des permis de recherche va boucler les quatre années l’automne prochain. La grogne des firmes pétrolières étrangères se fait audible. Là aussi, l’initiative menace de changer de main. Khelil pourra toujours dire : on a bien fait de ne pas découvrir plus de pétrole et de gaz. Puisque l’Espagne, notre client le plus proche, nous tourne le dos.
El Kadi Ihsane
La responsabilité de la politique étasunienne dans les nouveaux malheurs des Libanais
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Les différentes administrations qui se sont succédées à Washington depuis 1982 sont-elles responsables des malheurs, anciens et nouveaux vécus par les Libanais et les réfugiés palestiniens au Liban ?
La réponse est : oui. Sans aucune hésitation.
Bien plus. Nous devrions ajouter que la responsabilité étasunienne, qui remonte bien au-delà de 1982, relève des deux niveaux : direct et indirect. La responsabilité directe ne résidant pas seulement dans le fait de l’appui (politique, économique et militaire) prodigué aux gouvernements israéliens dans le but de faire taire les revendications légales du peuple palestinien.
Les « Moudjahidin » de Ben Laden
Pour comprendre la situation actuelle qui prévaut au Liban, il nous faut revenir, très rapidement, deux décennies en arrière, à un moment où l’Occident tout entier acclamait à tout rompre ceux qu’il appelait, alors, les « Moudjahidin » et qui, sous l’égide de
Ces « Moudjahidin » étaient recrutés dans les milieux les plus obscurantistes du monde arabe, les « Salafistes », qui voulaient enchaîner la pensée arabe à des traditions n’ayant rien à voir avec l’Islam, mais aussi museler tout ceux qui avaient une attitude d’ouverture et un certain respect de la différence. Ils étaient, ensuite, emmenés au Pakistan pour subir un entraînement de pointe avant d’être acheminés vers la frontière soviéto-afghane…
Mais, une fois le « Djihad » fini contre les « athées », ces combattants se sont scindés en deux groupes :
Le premier était formé de combattants que l’on rapatria dans leurs pays (arabes) respectifs, afin de préparer l’avènement des maîtres du Nouveau régime mondial.
Le second était constitué des « durs », les fidèles de Ben Laden qui, avec ses amis du Pentagone, trouva dans l’Afghanistan, gouverné par le nouveau régime du Mollah Omar et ses Taliban, un endroit propice à la poursuite de leur œuvre destructrice. Ils s’empressèrent, donc, d’obtenir de Washington la reconnaissance du nouveau régime qui leur céda des camps d’entraînement militaire au milieu des champs d’opium. Et ils vécurent heureux, malgré tout ce qu’ils entendaient et voyaient sur les faits et méfaits de ceux qu’on appelait, désormais, les « Afghans » et qui furent à la base des mouvements qui ont commencé par bouleverser l’Algérie, le Golfe arabique et… le Liban.
Qu’est-ce que le « Fath Al Islam » ?
Ce sont les « Afghans », donc, qui ont donné naissance aux mouvements terroristes dans tous les pays arabes sans exceptions. Certains de ces mouvements ont grandi et prospéré, non seulement grâce à la présence tous azimuts de Ben Laden et sa « Qaeda », mais aussi grâce à l’aide procurée par des régimes arabes pour des raisons différentes, dont : la lutte contre ce qui reste de la gauche arabe afin de l’empêcher de regagner du terrain, la protection de trônes branlants et, surtout, la préparation de certains changements dans la région arabe visant à redorer le blason de certains gouvernements (l’Egypte, par exemple) ou à y effectuer des changements qui amèneraient de nouveaux « amis » sûrs, mais pouvant mieux gérer ou préserver les intérêts des Etats-Unis sur le pétrole (en Irak).
C’est dans cet objectif que fut mis au point le projet du « Grand Moyen Orient », dont les prémices furent dévoilés en 1993, lors d’une conférence tenue au Caire, à la suite de la publication du livre du responsable israélien Shimon Pérès très révélateur sur ce plan… Et c’est dans cet objectif que furent subventionnés d’anciens groupes « dormants » ou créés de « nouveaux » groupes de combattants, afin de miner le monde arabe, de le grignoter de l’intérieur, permettant ainsi l’exécution du plan essentiel mentionné.
Bientôt, des groupuscules de tous genres sont nés un peu partout, dans le Mashrek (Orient) et le Maghreb arabe, ayant, tous, des noms se rapportant au Djihad saint contre l’Occident, mais subventionné, d’une certaine manière par cet Occident, à partir de personnalités arabes formant des rouages dans la grande machine nouvelle du Nouveau régime international. Et cela nous rappelle à bien d’égard ce qui s’était passé dans les années Cinquante au Viet Nam pendant lesquelles, profitant de la lutte de libération contre les Français, des groupuscules de terroristes furent créés sous l’égide d’hommes de
Parmi ces groupes, et en plus de ceux nés dans la guerre civile dans les deux régions de « l’Est » et de « l’Ouest », nous citons pour le seul Liban plus d’une vingtaine, toutes confessions islamistes confondues, dont le « Fath Al Islam » rendue célèbre en Irak, d’abord, avant de passer en Syrie et au Liban où il a infiltré dans le camp palestinien de Nahr Al Bared plus de 250 combattants venant, pour la plupart, du Golfe (principalement des Saoudiens), en plus de Palestiniens, Syriens et Libanais.
Les versions diffèrent sur sa création : certains disent que les Syriens ont une certaine responsabilité dans ce fait ; d’autres (dont certains journalistes bien renseignés, dont Seymoun Hersch) disent que c’est le vice-président des Etats-Unis, Dick Chenney, qui le subventionne actuellement.
Ce qui est sûr, c’est qu’une grande partie des combattants de ce groupe sont venus en tant que « touristes » à partir de l’aéroport ; ils s’étaient, d’abord, regroupés à Saïda, au Liban Sud, où -selon certains- ils reçurent des subventions de députés appartenant à la majorité actuelle représentée par le gouvernement de Fouad Sanioura avant de passer dans la région du Nord.
Les objectifs de la nouvelle recrudescence de la violence
Ce qui est sûr aussi, c’est que les Libanais ont peur de cette recrudescence de la violence dans leur pays, due à l’exécution d’agendas dont ils n’ont rien à voir. Que ce soit l’agenda nouveau mis par Bush pour le Golfe en général et l’Irak en particulier et qui doit entrer en vigueur durant l’été 2007 ou, encore, l’agenda iranien contenant la riposte « nucléaire » ou, surtout, l’agenda israélien qui met en premier lieu une attaque (non généralisée) du Liban afin de redonner du tonus à l’armée vaincue en 2006 par les Résistants du Hezbollah et de
Surtout que ces nouveaux agendas se rencontrent avec d’autres purement libanais, dont la promulgation sous le chapitre sept du « tribunal à caractère international » pour juger des assassinats politiques perpétrés depuis 2005, les revendications concernant la création d’un nouveau gouvernement sur les bases d’une « meilleure répartition » du pouvoir exécutif, les élections présidentielles durant l’automne… Et surtout aussi que ces agendas divisent, depuis le vote au Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 1559en septembre 2004, le pays sur des bases confessionnelles très dangereuses puisqu’elles peuvent, si elles ne sont pas contrées, dégénérer en une nouvelle guerre civile dont les images de violence enregistrées, le 25 janvier dernier, à l’Université arabe de Beyrouth et tout s’en est suivi ne rassurent pas.
D’ailleurs, les prises de position dans les deux camps actuels au Liban, le gouvernement de Sanioura et ses alliés, d’une part, et le Hezbollah et ses alliés, d’autre part, donnent une image très claire que ce que la majorité (pro américaine) ne cherche pas seulement à s’emparer du pouvoir tout entier, ni à arriver à « la vérité » sur les assassinats, mais elle voudrait aussi créer la possibilité de mettre la main sur les armes de
Des analystes, occidentaux surtout, voient dans cette nouvelle phase « libanaise » du conflit et dans ce qui s’est ensuivi les répercussions du nouveau plan de l’administration étasunienne contre l’Iran, dont l’encouragement de violences sectaires de la part de factions sunnites contre d’autres shiites, non seulement en Irak mais dans tous les pays arabes orientaux, surtout que les Etats-Unis et leurs alliés ont peur pour le pétrole de la présence de la minorité shiite dans les différents pays du Golfe arabique si l’Iran n’est pas vaincu ; de même, Israël ne pourrait pas se relever d’une nouvelle défaite contre le Hezbollah.
Ce plan, mis en exécution depuis l’été 2006, a-t-il dérapé quelque part ?
La question reste très présente.
En attendant, les Palestiniens ont peur de ce que le « Fath Al Islam » continue à sévir dans les camps du Liban Nord et que cela ait des répercussions dans d’autres régions… Les Libanais, quant à eux, se terrent dans la crainte de l’inconnu. La rumeur est reine, comme en 1975 et les esprits sont enflammés par des discours d’une telle virulence que l’on peut craindre le pire.
Pendant ce temps, et tandis que les bombardiers israéliens inspectent toutes les régions du Liban, l’administration de Georges W. Bush déclare qu’elle est prête à « répondre favorablement à une demande d’aide militaire du gouvernement libanais élu démocratiquement » et envoie du matériel militaire et des armes à l’armée libanaise (on parle d’un pont aérien) qui a subi de lourdes pertes à cause du dysfonctionnement de la coopération qui aurait dû avoir lieu entre les différents services de sécurité au Liban.
Tout cela nous remet à la mémoire des déclarations faites le 7 mai par Condoleeza Rice, ministre des Affaires étrangères étasuniennes, dans lesquelles elle disait : « le gouvernement de Fouad Sanioura, élu démocratiquement, doit obtenir notre aide. Le Liban et les Libanais peuvent compter sur les Etats-Unis, car la démocratie au Liban et la souveraineté de ce pays constituent un des intérêts essentiels par rapport à nous ».
Le lendemain de cette déclaration, l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Jeffry Fieltman disait : « nous devons tous, au Liban, prendre au sérieux les craintes concernant la sécurité au Liban », tandis que le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, parlant de nouvelles armes entrées au Liban à partir de la frontière syrienne et aussi de la présence de groupes islamistes « salafistes » dans les camps palestinien du Liban exprimait sa crainte d’une recrudescence de « la guerre civile au Liban»…
Marie NASSIF-DEBS
Texte proposé par Marie Ange Patrizio
Je suis un journaliste indépendant qui a étudié les événements du 11/9 depuis ce jour terrible où nos vies et réalité politique nationale ont si drastiquement changé.
Ma recherche et articles originaux ont eu comme conséquence plusieurs découvertes qui sont centrales à la compréhension de ce qui s'est vraiment produit au World Trade Center, au Pentagone, et à la mine de Lambertsville, Pennsylvanie. Malheureusement, parce que mes découvertes ne soutiennent pas la théorie de la conspiration de la version officielle du gouvernement, j'ai été stigmatisé « un théoricien anti-gouvernement de la conspiration » par ceux qui refusent d'étudier n'importe quelle évidence qui défie la version officielle. Le 15 août dernier, une troupe de trois policiers est venue à ma maison et m'a assailli au cours d'une arrestation injustifiée. J'étais électrocuté au TASER alors que j'étais immobilisé au sol et mon coude droit a été cassé devant mon épouse et ma fille de 8 ans. Mes écrits m'ont fait une cible de ceux qui sont consacrés à favoriser les mensonges au sujet du 11/9. Naturellement, cet assaut brutal m'a fait payer cher. J'ai été jeté dans une cellule sans eau et on m'a dit de « boire celle de la toilette ». Quand j'ai demandé pourquoi des policiers habillés en civil rôdaient autour de ma maison, on m'a dit - « nous vous observons ». J'ai été plus tard inculpé sous deux fausses accusations de méfait et suis immédiatement devenu le sujet d'une campagne internationale bien-orchestrée de critique de ma personne - et par extension mes écrits et ma recherche. Je fais maintenant face à un procès devant jury le 31 mai à la Cook County Circuit Court et j'apprécierais si vous contactiez le maire et le chef de police des domaines de Hoffman et exprimiez vos inquiétudes pour ce qui m'est arrivé. Aux États-Unis d'aujourd'hui, ce qui m'est arrivé pourrait arriver à n'importe qui. Pour cette raison, cette question doit être adressée par les citoyens inquiets. L'information de contact est disponible ici : http://www.bollyn.com/index/?id=10451 POURQUOI LES CHERCHEURS DU 11/9 SONT-ILS VISÉS ? Trois semaines après que j'aie été assailli et arrêté, Steven E. Jones, professeur à l'Université Brigham Young et chercheur du 11/9, était calomnié sur l'affiliation locale du NPR comme étant « antisémite » et se fit retirer son poste d'enseignement à cette école mormone prestigieuse. Jones et moi avions collaboré au printemps de 2006 pour sa recherche sur le métal fondu du World Trade Center. Je m'étais renseigné et j'avais rapporté la découverte de fer fondu dans les sous-sols des trois tours effondrées à l'été de 2002. Ces rapports ont capté l'intérêt de Jones plusieurs années plus tard. Son intérêt scientifique a eu comme conséquence une thèse que des charges de coupe de type Thermite avaient été employées pour faciliter la destruction des tours jumelles et de la tour 7 du WTC, un bâtiment de 47 étages. J'ai apporté la recherche de Jones à l'université de la Californie à Davis où j'ai rencontré le professeur Thomas Cahill. Cahill avait rassemblé des données et analysé la fumée (avec un TAMBOUR de Davis - DAVIS DRUM) qui s'élevait de la pile de débris du WTC à partir du début octobre jusqu'à Noël 2001. L'abondance extraordinaire de nanoparticules dans la fumée indiquait que le métal fondu sous les tours était plus chaud que le point d'ébullition du fer et les autres métaux trouvés dans la fumée bleuâtre. C'est le genre d'évidence que ceux qui soutiennent la version officielle haïssent. CAMPAGNE DE PEUR-DIFFAMATION Les attaques contre moi et le professeur Jones sont-elles reliées ? Avons-nous été attaqués, calomniés, et avons-nous été critiqués parce que nous posions trop de questions au sujet du 11/9 ? Dans son article récent "War and the Police State: Complicity of the American People," Donna J. Thorne de Global Research écrit: « En craignant l'exposition, les tsars de la propagande savent que les 'Chercheurs de Vérité' doivent être stigmatisés et critiqués si la corruption du gouvernement et la fraude des corporations doit s'épanouir sans contrainte. » « Craignez les tentatives de faire taire les dissidents », écrit Thorne. « Car le mouvement de vérité s'accélère et gagne en crédibilité, les profiteurs de la peur ont commencé à annoncer encore une autre « menace » pour la sécurité nationale - les esprits investigateurs. C'est autant une bonne et une mauvaise nouvelle. Nous ne sommes plus 'ignorable'. Craignant l'exposition, les tsars de la propagande savent que les « Chercheurs de Vérité » doient être stigmatisé et critiqué si la corruption de gouvernement et la fraude de corporation doit s'épanouir sans contrainte. Ceci dit, préparons-nous à une campagne intensifiée de-salissage-et-de-peur. N'importe quel groupe ou individu qui remet en cause verbalement l'histoire officielle du 11/9 ou qui exercent le droit d'exiger la responsabilité de gouvernement sera taxé d'"Anti-Américain et Anti-Patriotique" ». Permettrons-nous cela ? Nous lèverons-nous pour la vérité - ou nous soumettrons-nous en silence aux mensonges ?
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Oussama Ben Laden, le pape Benoît XVI, Al Gore, Leonardo DiCaprio figurent parmi les cent personnalités les plus influentes au monde, selon la liste annuelle établie par le magazine américain Time qui, cette année pour la première fois, n’inclut pas le président George W. Bush.
Et pour cause, le taux de satisfaction des Américains à l’égard de leur président a chuté à 28%, selon un sondage diffusé samedi dernier par Newsweek, qui n’avait jamais fait état d’un niveau aussi faible pour le président américain. Près de deux Américains sur trois (62%) considèrent que les récentes initiatives de Bush au sujet de l’Irak prouvent qu’il est « entêté et refuse de reconnaître ses erreurs », selon cette étude. Face aux échecs aux conséquences terribles sur le terrain irakien, Bush a dépêché son bras droit Dick Cheney cette semaine au Proche-Orient pour stimuler le soutien régional, trop mou à son goût, au gouvernement irakien. Le vice-président quittera Washington mardi pour se rendre d’ici le 14 mai aux Emirats arabes unis, en Arabie Saoudite, en Egypte et en Jordanie. Chez ces quatre alliés, il poursuivra l’effort récemment accru par une Administration sous pression pour rallier les pays de la région derrière un Irak toujours en proie au tumulte depuis plus de quatre ans après l’invasion.
Grave crise interne à Washington
M. Cheney tâchera officiellement de capitaliser les acquis de la conférence internationale de Charm El Cheikh, en Egypte, alors que le temps presse pour l’Administration Bush. Celle-ci est en plein bras de fer avec la nouvelle majorité parlementaire démocrate. Les adversaires de la Maison-Blanche tentent de forcer la fin de la guerre, qui a coûté aux Etats-Unis plus de 3 300 soldats et des centaines de milliards de dollars. Dans la plus grave confrontation de politique intérieure à laquelle a donné lieu la guerre, les démocrates viennent de se heurter au veto présidentiel dans leur tentative pour imposer un calendrier de retrait des troupes. Mais ils n’ont pas dit leur dernier mot et pourraient essayer de lier, dans une loi finançant la guerre, l’engagement américain à une obligation de résultats de la part du gouvernement irakien. Ce qui a fait réagir Aymane Al Zaouahri, numéro deux d’Al Qaïda, qui affirme dans un message vidéo diffusé samedi sur internet que la proposition de loi du Congrès démocrate réclamant un retrait des forces apporte la preuve de la défaite des Etats-Unis dans ce pays. « Cette proposition illustre l’échec et la frustration des Etats-Unis », déclare l’adjoint d’Oussama Ben Laden. « Mais cette proposition nous privera de l’occasion de détruire les forces américaines que nous avons fait tomber dans un piège historique. »
Pendant ce temps, M. Bush s’arc-boute sur un nouveau plan qui passe pour celui de la dernière chance. Le déchaînement de violence continue tandis qu’il est mis en œuvre. M. Bush souligne que la totalité des quelque 30 000 hommes envoyés en renfort n’est pas déployée. Plus de renfort ? Selon une étude du ministère américain de la Défense rendue publique vendredi, les déploiements longs et répétés augmentent les problèmes de santé mentale dans l’armée. C’est le quatrième rapport du genre depuis 2003. Seul un tiers des marines et environ la moitié des soldats déployés en Irak estiment devoir traiter les civils avec dignité. D’après des responsables de la Défense, ils ne sont que 40% des marines et 55% des soldats à déclarer qu’ils le signaleraient à un membre de leur unité s’ils tuaient ou blessaient un civil innocent, et plus de 40% des marines et soldats jugent que la torture devrait être autorisée pour sauver la vie des militaires. Selon un récent sondage du Pew Center for People, si presque deux tiers des Américains souhaitent que les élus au Congrès votent en faveur d’un retrait des troupes d’Irak, deux tiers des républicains veulent le contraire. En tout cas, la Maison-Blanche a jusqu’au début de l’automne pour réussir, selon une échéance que Bush s’est lui-même fixée. Sous la pression, la Maison-Blanche insiste avec davantage de force désormais sur les responsabilités du gouvernement irakien. Elle a salué le fait que Baghdad se soit, selon elle, engagé à les assumer lors de la conférence de Charm El Cheikh. Elle a aussi relevé qu’à Charm El Cheikh, ses voisins se sont dits prêts à aider l’Irak à rétablir la sécurité et que la communauté internationale lui a apporté son soutien par l’adoption d’un plan d’aide économique et politique et l’annonce d’une réduction de la dette irakienne. Mais les participants à cette conférence n’ont pas vraiment progressé pour lutter contre la violence qui ravage quotidiennement le pays. Les relations Iran-Etats-Unis ont pesé sur et notamment la possibilité d’une rencontre entre leurs ministres des Affaires étrangères. « L’opportunité ne s’est pas présentée, sinon nous l’aurions saisie », affirme pour sa part Condoleezza Rice, la secrétaire d’Etat américaine. Son homologue iranien Manouchehr Mottaki s’est montré plus offensif à l’égard de Washington en « accusant les Américains de se livrer à des actes de terrorisme en Irak ». Des « experts » américains et iraniens au niveau d’ambassadeurs se sont toutefois rencontrés en marge de la conférence qui a aussi permis une reprise de contact entre Washington et Damas.
Des alliés mécontents
Dans un autre rapport qui continue à faire référence, un groupe de personnalités respectées a souligné fin 2006 la nécessité d’un « nouveau consensus international pour l’Irak et la région » et d’un « effort diplomatique revigoré » parce que le gouvernement irakien ne peut s’en tirer en s’en remettant seulement à l’aide américaine. Le département d’Etat, lui, s’est employé à forger dans la région une alliance des forces et des pays considérés comme plutôt modérés contre les plus radicaux. Cependant, l’Arabie Saoudite n’a pas caché ses divergences avec les Etats-Unis. Le roi Abdallah est allé jusqu’à dénoncer en mars « l’occupation étrangère illégitime » de l’Irak. Avant Charm El Cheikh, il a refusé de recevoir le Premier ministre irakien, Nouri al Maliki. L’Arabie Saoudite s’inquiète pour la communauté sunnite, minoritaire chez le voisin irakien, et tiendrait le gouvernement de Baghdad pour coupable de servir la cause des chiites dans le conflit meurtrier qui oppose les deux communautés. Et les difficultés américaines sont ressenties également dans le dossier palestinien. Le calendrier proposé par Washington censé faciliter les discussions israélo-palestiniennes s’est heurté à son premier obstacle, le cabinet du Premier ministre israélien, Ehud Olmert, ayant fait savoir qu’il ne pouvait souscrire à certaines de ses exigences pour des raisons de sécurité. La secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, pour sa part, semble avoir un attachement sans précédent à ce plan. Le document demande au président Mahmoud Abbas d’entamer à la mi-juin le déploiement des forces qui lui sont fidèles pour mettre un terme aux tirs de roquettes en direction d’Israël et à la contrebande d’armes à destination de la bande de Ghaza, selon des responsables ayant eu accès à ce calendrier qui s’étend sur huit mois. En contrepartie, Israël devra prendre des mesures pour permettre la circulation des biens et des personnes entre la bande de Ghaza et la Cisjordanie occupée. Israël, selon des sources diplomatiques citées par des agences de presse, se méfie de plus en plus du nouveau secrétaire d’Etat à la défense, Robert Gates, présenté comme un dur, mais aussi un « non-idéologique », contrairement à son prédécesseur, fer de lance des néo-conservateurs, Donald Rumsfeld. En Afghanistan, les attaques des talibans contre les forces de l’OTAN marquent également l’échec de la politique US. Dans 18 mois, la présidentielle américaine changera-t-elle la donne ?
Par Adlene Mehdi
De toute façon, il est clair et net que c'est l'armée qui gouverne en Israël diligentée par le Sionisme sis à Washington et à Tel Aviv. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que "Tsahal" est la continuation de la Haganah, organisation clandestine née en 1920 qui ne brillait pas particulièrement pour son pacifisme. Quand on voit les lois iniques qui règnent en Pälestine et notamment le quadrillage des territoires par les check-points, murs et autres joyeusetés, on voit déjà l'esprit de la fameuse armée contre laquelle Olmert bien évidemment ne peut rien puisqu'il n'est qu'une marionnette dont les grands pontes militaires sionistes tirent les ficelles...
Israël critiqué après les rafles dans les rangs du Hamas
Par Jean-Pierre PERRIN
Après les tirs de roquettes, des élus du mouvement islamiste ont été arrêtés hier.
Posté par Adriana Evangelizt
Publié le 23-05-2007
El Baradei, Prix Nobel de la Paix soit dit en passant, présente l’inconvénient de ne pas être une marionnette des dirigeants américains qui lui reprochent entre autres d’avoir démonté leur bluff sur le fantasmatique programme nucléaire attribué par Washington à l’Irak de Saddam Hussein. Cette fois, les 4 pays occidentaux (disposant tous de l’arme atomique, à part l’Allemagne), montent au créneau pour reprocher de vagues déclarations de Mohammed El Baradei à un journal espagnol, dans lequel le chef de l’AIEA ne fait que constater que l’Iran développe son programme nucléaire, ce qui passe par l’étape de l’enrichissement de l’uranium, et qu’en conséquence, si l’on veut se prémunir contre le risque de voir l’Iran accéder au nucléaire militaire (ce que l’Iran dément vouloir faire), la négociation reste l’option la plus saine. La seule différence entre la marche à la guerre contre l’Irak il y a 5 ans et celle qui se déroule sous nos yeux aujourd’hui en direction de l’Iran, c’est qu’aujourd’hui, les gouvernements français et allemand font savoir à l’avance qu’ils donnent leur accord à l’agression. La direction israélienne, qui multiplie les efforts pour que les Etats-Unis envoient leurs avions et missiles sur l’Iran, entretient le climat guerrier. Témoin cet article du Yediot Aharonot, prônant ouvertement l’assassinat du numéro 1 iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Ynetnews : http://www.ynetnews.com/Ext/Comp/ArticleLayout/CdaArticlePrintPreview/1,2506,L-3390265,00.html
"Il faut le tuer
Israël n’a pas à reculer devant l’idée de menacer de tuer l’iranien Ahmadinejad par Uri Orbach
Il faut tuer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Vraiment tuer, je veux dire, physiquement. Il faut l’éliminer, le mettre à mort, l’assassiner, et autres mots qui veulent dire la même chose.
L’ancien directeur du Mossad Meir Amit le dit explicitement dans un entretien récemment donné à l’hebdomadaire "Kfar Chabad Weekly". Voila en effet une manière bien impolie d’exprimer notre dégoût vis-à-vis de l’ennemi suprême iranien. Les hauts-fonctionnaires, y compris retraités, ne font d’habitude qu’allusion à de telles questions - s’ils daignent en parler.
Et pourtant Meir Amit a bien raison. Même ici, alors que nous sommes si occupés avec les manières et le savoir-vivre, l’homme de Téhéran pousse vigoureusement son plan d’extermination pour le peuple d’Israel.
Puisqu’il est maintenant personnellement responsable du programme nucléaire iranien, puisqu’il reste insensible aux insistantes plaidoiries, diverses pressions, tentatives et tentations de persuasion, il faut tenter de l’éliminer. Il faut absolument changer les règles du savoir-vivre.
A ce stade, les propos de Meir Amit sont particulièrement importants dans cette optique de changement des règles du savoir-vivre. En effet, ce n’est pas la façon habituelle de parler d’un ennemi en langage diplomatique.
Cela étant, un retour à un mode d’expression violent et menaçant envers des personalités telles qu’Ahmadinejad, notre Hitler régional, peut aider à donner la légitimité aux gouvernements et à leurs bras opérationnels pour poursuivre sans crainte cet objectif (sic).
Ces menaces personnelles peuvent en effet être utiles pour faire peur à l’homme de Téhéran. Après tout, il a vu la corde se serrer autour du cou de l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein, par conséquent même si Ahmadinejad se moque du destin de l’Iran, il ne se moquera peut-être pas du destin de son propre cou.
Si donc nous souhaitons être toujours là pour le soixante-dixième anniversaire de l’indépendance (ndt : en 2018), nous devons menacer de l’assassiner.
Certes, c’est fort impoli, pas joli, inhabituel et peu diplomatique. Mais afin d’arrêter cet ennemi suprême bien spécial, il nous faut simplement lui expliquer que sa fin est proche.
Après tout, sauver des vies est plus important que le savoir-vivre.
Traduit par Guillaume Caillaud pour Europalestine
Ynetnews : http://www.ynetnews.com/Ext/Comp/ArticleLayout/CdaArticlePrintPreview/1,2506,L-3390265,00.html
C’est un sigle qui a surgi à la fin des années 1990… Le GSPC, Groupe salafiste pour la prédication et le combat… Une organisation terroriste et islamique qui serait aujourd’hui affiliée à Al-Qaïda. À tel point que le GSPC s’appelle aujourd’hui « Al-Qaïda Maghreb islamique ». C’est en tout cas ce que révèle un communiqué de l’organisation diffusé fin 2006. Réalité ou propagande ? Monsieur X qui, la semaine dernière, est remonté aux origines du GSPC, va revenir sur cette question. Il est en effet constant, a affirmé mon interlocuteur, que l’histoire du terrorisme algérien est jalonné de manipulations opérées par le pouvoir et spécifiquement par l’ancienne Sécurité militaire, devenue le puissant DRS, Département du renseignement et de la sécurité. Ainsi en a-t-il été en particulier lors des attentats qui ont frappé la capitale française en 1995 et qui ont été officiellement revendiqués par le ou les GIA algériens. Des structures terroristes souvent infiltrées par les services secrets et qui ont ensuite donné naissance au GSPC.
Alors justement ce Groupe salafiste, qui serait inféodé à Ben Laden, pourrait-il être lui aussi pénétré par le DRS ? Et pourquoi aurait-il décidé de perpétrer une nouvelle vague d’attentats alors que l’Algérie semblait connaître un répit après une guerre civile qui a causé la mort de presque 200.000 personnes ? Existerait-il réellement une volonté islamique de faire du Sahel un nouvel Afghanistan, comme le prétendent les Américains ? Enfin quelles sont les implications économiques d’un combat anti-terroriste où les Etats-Unis entendent désormais occuper la première place ?
« NOS » POLITICIENS SE TAISENT,TANDIS QUE DES OFFICINES SIONISTES ATTISENT LA HAINE | ||||
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Khalid Amayreh, Jérusalem-Est, 13 mai 2007 |
Dans un effort clairement propagandiste, le gouvernement israélien, en coordination avec des organisations américaines sionistes, a décidé d'accorder une aide relativement modeste aux réfugiés du Darfour. La ministre des Affaires Etrangères israélienne, Tzipi Livni, qui s'oppose avec virulence au retour des réfugiés palestiniens là d'où ils ont été expulsés manu militari par des bandes terroristes juives en « Comme je le disais devant l'ONU l'an dernier, il y a certains lieux où le monde doit agir », a en outre déclaré Livni. Israël est probablement un des principaux États criminels du monde en ce qui concerne le traitement des réfugiés, étant donné sa persécution systématique du peuple palestinien et son refus enragé d'autoriser les réfugiés palestiniens à rentrer chez eux dans ce qui est maintenant Israël. D'ailleurs, en plus de voler la terre palestinienne, de démolir les maisons palestiniennes et de raser au bulldozer les fermes, les champs et les vergers palestiniens, le gouvernement israélien refuse aux Palestiniens un libre accès à la nourriture et au travail, poussant de nombreuses familles palestiniennes au bord de la famine et même à la famine. Et Israël a toujours un mantra tout prêt pour justifier ces sales pratiques : la résistance palestinienne à l'occupation israélienne. D'après un rapport des Nations Unies présenté à De plus, le rapport montrait que près de la moitié de la « population palestinienne était pauvre, avec un taux de pauvreté stupéfiant de 65% dans Jusqu'à 16% des Palestiniens-550.000-vivaient avec 1.5 dollar par jour, avec la probabilité que ce chiffre atteindrait 35% en l'absence d'une aide prochaine. Qui plus est, il est généralement estimé que la malnutrition parmi les enfants de Cisjordanie et surtout de Gaza est maintenant à son plus haut niveau depuis 1967, la raison principale étant le refus d'Israël d'autoriser les soutiens de famille palestiniens à accéder au travail. De surcroît, Israël vole effectivement l'argent des Palestiniens en retenant le transfert de plus de 750 millions de dollars de taxes dues au gouvernement palestinien. D'ailleurs le refus inflexible d'Israël de procéder aux paiements mensuels, qui représentent plus d'un tiers du budget de l'Autorité Palestinienne (AP) a causé ce qui équivaut à un effondrement financier dans les enclaves autrefois autonomes, écrasant la capacité du gouvernement de l'AP à payer les salaires d'environ 150.000 fonctionnaires. En plus de chercher à améliorer son image essentiellement sordide, Israël espère apparemment qu'en faisant ressortir et en rendant publique « l'aide juive aux réfugiés musulmans », les cercles israéliens et sionistes seront capable d'avoir une forte cote à l’Argus de la moralité et donc de détourner l'attention des pratiques nazifiantes d'Israël contre les peuples du Moyen-Orient, en particulier les Palestiniens et les Libanais. L'an dernier, l'aviation israélienne a déversé 3 millions de bombes à fragmentation sur le Liban, tuant et mutilant de nombreux civils. Les 3 millions de bombes auraient suffit à tuer ou mutiler au moins trois millions d'enfants libanais. En d'autres termes la tempête de bombardements intensifs suffisait à causer un holocauste, ou du moins la moitié d'un holocauste. De plus, Israël a détruit les infrastructures civiles de base du Liban et de Il est dès lors difficile de remercier vraiment Israël de faire une « bonne action » qui est destinée avant tout à détourner l'attention de la brutale laideur d'Israël à Gaza, en Cisjordanie et au sud Liban et aussi à permettre au gouvernement nazioïde israélien de continuer avec sa politique d'apartheid et ses pratiques criminelles contre les Palestiniens.
On dit souvent que charité bien ordonnée commence par soi-même. Dans le cas d'Israël, il n'y a pas de charité interne. Les rares réfugiés du Darfour sont jetés dans des camps de détention***, tout comme leurs camarades d'infortune, les quelque 11 000 détenus palestiniens languissant dans les prisons israéliennes pour s'opposer au sionisme. En fait, au lieu de la charité, nous voyons des barrages routiers, des démolitions de maisons, des confiscation de terres et la satanique politique visant à affamer des millions de Palestiniens innocents dans le but de les « affaiblir » et de leur faire accepter le statut d'esclaves. Nous voyons aussi de la cruauté, beaucoup de cruauté, ainsi que de la dureté, de la mesquinerie, et une indescriptible barbarie qui transcende la réalité. Ce n'est pas quelque chose qui est tombé du ciel. C'est une politique systématique du gouvernement israélien visant à intimider les Palestiniens afin qu'ils capitulent et acceptent l'apartheid et l'occupation perpétuelle. L'ancien officiel israélien Dov Weisglass n'a t-il pas déclaré l'an dernier : «on va mettre les Palestiniens au pain sec» ? Pour toutes ces raisons il est impératif que la « charité » israélienne à l'égard des réfugiés du Darfour soit mise dans le contexte des efforts d' hasbara d'Israël, à savoir pour détourner l'attention de l'impitoyable traitement par Israël du peuple palestinien. Notes de l'éditeur * Hasbara : mot hébreu signifiant « explication », utilisé par l’État d’Israël et ceux qui le soutiennent pour nommer leurs opérations de propagande. Il existe même un « Israel Hasbara Committee », qui a pour tâche de « combatre les mensonges et diffuser la vérité sur Israël et le peuple juif » ** Israël va donner 20 millions de shekels (environ $5 millions) aux victimes du génocide au Darfour (au Soudan), d’après Ynet. |
Aujourd’hui 17 mai, nous sommes censés élire nos 389 nouveaux députés à l’Assemblée Nationale. Ils sont 12229 candidats et nous sommes plus de 18 millions d’électeurs inscrits.
Ce sera la sixième fois que nous sommes conviés à élire une Assemblée Nationale depuis l’instauration du multipartisme en 1989, adoptée par la nouvelle Constitution la même année. Le taux d’abstention est un véritable record, un record absolu. Les centres de vote sont vides pour célébrer un non-événement. À quatre heures de la fermeture des bureaux de vote, le taux de participation nationale est de 19,40 %.
À quatre heures de la fermeture des bureaux de vote, mon amie hésite, encore, elle cherche du bout du cœur sa carte électorale perdue entre une multitude de cartes de visites, de vieilles ordonnances et de photos jaunies par le temps. La voilà : voter, ne pas voter ? Les affiches sont moches, me dit-elle, et puis voter pour qui, pourquoi ? À quatre heures de la fermeture des bureaux de vote à la chaîne trois, la journaliste de service tente désespérément de joindre le journaliste qui couvre l’événement depuis le ministère de l’intérieur. « Allô Madjid Laguel, vous m’entendez ? Vous m’entendez ?… »
Seul lui répond le grésillement de la ligne… Elle n’insistera pas. Le système algérien tourne à vide et cette abstention massive est plus qu’un boycott des élections. C’est une agonie lente et imperturbable d’un mode de gouvernement qui n’arrive même plus à mobiliser une clientèle car il n’a plus rien à offrir, même aux plus cyniques. La comédie de la consultation populaire est déserte. C’est l’ensemble du corps des institutions qui est malade et les Algériens sont fatigués de lui rendre visite comme à une vieille tante qui n’en finirait pas de mourir, de radoter ses vieilles rengaines, de remuer ses vieilles gloires, de promettre des nouvelles histoires.
Ce taux d’abstention record est plus qu’un boycott, c’est un blocage des institutions algériennes, il signifie que l’écrasante majorité des électeurs a décrété, sans consultation, sans débat, en son âme et conscience, qu’elle se refusait à participer à la reproduction du système algérien en l’état. Ce taux d’abstention témoigne d’un profond désir de changement et d’un refus de participer à la reproduction de l’échec de ceux qui nous gouvernent.
L’Affaire Khalifa, du nom d’un pharmacien devenu milliardaire en transformant l’argent propre des cotisations des travailleurs en argent sale pendant que nos gouvernants regardaient ailleurs est passée par là. L’affaire des kamikazes s’écrasant sur le palais du gouvernement comme si cet événement spectaculaire était d’une banalité crasse.
Aucune communication, aucune information si ce n’est folklorique du genre, « ce n’étaient pas des kamikazes », n’est également passée par là. Les 80 milliards de réserves de change qui nous viennent du pétrole et qui ne se transforment pas en « une vie meilleure » pour l’écrasante majorité est aussi passée par là. La maladie du président n’est plus que rumeurs. Il est à l’agonie, nous dit-elle et le voici pour la démentir inaugurant des chantiers, recevant Jean Daniel, baptisant des écoles, se mêlant de tout et de rien, dans une atmosphère pathétique de fin de règne, elle aussi est passée par là.
C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore qu’aujourd’hui le front de mer est plein d’une joyeuse population qui s’exerce au footing, que sous ma fenêtre des jeunes jouent comme des forcenés à la darbouka dans une joie endiablée, que la forêt de Bouchaoui est animée de dizaines de familles venues s’enivrer de printemps, que ce matin le marché était une fête pour les yeux et les oreilles, c’est pour toutes ces raisons que des millions d’Algériens ont refusé aujourd’hui de se rendre à l’enterrement de leurs ambitions pour ce pays magnifique que l’on appelle l’Algérie.
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Le boycott économique imposé au peuple palestinien par les Etats-Unis et l’Union européenne, destiné à étrangler et à plier ce peuple aux exigences d’Israël, dure depuis plus d’une année déjà.
La vie des habitants de Cisjordanie et de Gaza était déjà épouvantable auparavant. Mais ce boycott, indigne de l’humanité, l’a rendue infiniment plus effroyable.
Ainsi, des Etats démocratiques, qui prétendent défendre la liberté et les droits humains, en sont venus à priver un peuple -déjà très éprouvé par les longues années de privation sous occupation- de tout moyen de subsistance. Cela est un crime. Cela est inadmissible. Cela doit cesser.
Les résultats sont là, implacables, terrifiants.
Ce boycott a détruit toute la société, et encore aggravé une situation qui était déjà d’une extrême gravité. C’est une catastrophe humaine programmée.
Par ce boycott, aussi injuste qu’illégal, le monde a délibérément réduit à l’état d’esclavage des millions de Palestiniens, pour la seule raison qu’ils ont élu les autorités qu’ils considéraient comme étant les plus aptes à servir leurs intérêts.
Or, si durant l’esclavage les esclaves pouvaient encore parfois échapper à leurs bourreaux, les Palestiniens de Gaza, qui vivent enfermés par l’occupant militaire israélien dans une grande prison, ne peuvent, eux, aller nulle part.
Voilà, aujourd’hui, des centaines de milliers d’enfants qui souffrent de malnutrition ; voilà des mères à bout de ressources, contraintes aujourd’hui à se livrer à la prostitution pour nourrir leur progéniture ; voilà des pères sans salaire qui, après avoir vendu les quelques effets personnels vendables qu’ils possédaient, jetés au désespoir, humiliés de ne pouvoir offrir une vie décente à leur famille, atteints dans leur dignité d’homme, versent dans la folie. Il n’est pas rare, en effet, de voir des hommes désœuvrés, qui semblent avoir perdu la raison, divaguer dans la rue, en se parlant à eux-mêmes.
Quel père, quelle mère, peuvent supporter de voir leurs enfants dépérir sans recours ? « Pour notre société, c’est terrible. Nous avons été poussés aux extrêmes. La prostitution n’est pas quelque chose d’usuel à Gaza. Cela est ressenti comme une immense offense, une immense humiliation. C’est une terrible blessure pour une société comme la nôtre où la femme est protégée et où la prostitution était inexistante» se désole cette femme qui a accepté d’évoquer, non sans réticence, cette plaie.
De savoir que le boycott économique du monde « occidental » a fini par pousser certaines de ces mères, fières, résistantes, à cette extrémité-là, à cette déchéance-là, de savoir que ces mères ont dû, doivent renoncer à la seule chose qui leur reste, la dignité, pour sauver la seule chose qui leur importe, la survie de leur enfant, notre cœur se brise.
Face à cette immense tragédie, où est le mouvement de solidarité qui devrait défendre les Palestiniens victimes de l’oppression israélienne ? Où est sa voix ?
Ne serait-il pas temps, pour ces mouvements qui ont malencontreusement apporté leur soutien aux accords d’Oslo et à ceux qui, en Palestine, en ont largement profité au détriment de leur peuple, de tirer enfin les cruelles leçons des faits ?
Pourquoi les responsables d’un grand nombre d’associations, qui se posent en défenseurs des Palestiniens, en défenseurs de la justice, n’appellent-ils pas massivement à un boycott d’Israël ? Pourquoi s’emploient-ils au contraire à neutraliser la voix de ceux qui, depuis longtemps, demandent que l’Etat d’apartheid d’Israël soit traité comme l’avait été – avec succès – l’Afrique du Sud ?
Pourquoi ne mènent-ils pas une vaste campagne visant à faire pression sur les gouvernements « occidentaux » pour qu’ils mettent fin au boycott financier et politique immoral des membres du Hamas démocratiquement élus, boycott qui sanctionne également tous les Palestiniens ?
La réponse à cette question ne serait-elle pas que la voix de nombreuses associations de solidarité est majoritairement sous l’influence des orientations d’un « camp de la paix » israélien, plus soucieux de préserver les intérêts d’Israël que de défendre les droits des Palestiniens ?
par Meursault
Le soutien militaire des Etats-Unis à Israël a commencé dans les années 60. Il a atteint son paroxysme avec les faucons de l’administration Bush. Voici l’histoire d’une amitié indéfectible entre le pays le plus puissant au monde et un micro-état ruiné qui s’est imposé au Proche-Orient, mais qui n’aurait aucune existence économique ou militaire viable sans le soutien indécent de l’Amérique depuis quarante ans.
Le 19 Octobre 1962, Mike Feldman, conseiller à la Maison-Blanche de J. F Kennedy et lien infatigable entre le pouvoir américain, Israël et les Juifs américains, rencontre secrètement à Tel-Aviv David Ben-Gourion et Golda Meir. Il leur annonce triomphalement que « Le Président a décidé d’autoriser la vente de missiles Hawk à Israël ». Alors qu’Eisenhower avait décrété deux ans auparavant l’embargo sur les ventes d’armes lourdes à Israël, Kennedy le lève partiellement. Cependant il ne veut pas aller plus loin. Il écrit deux lettres à Ben-Gourion, le 18 Mai et le 15 Juin 1963, pour l’avertir que « Le soutien des Etats-Unis à Israël cesserait si les inspections du site nucléaire de Dimona ne pouvaient se faire ». Ben-Gourion et son successeur Levi Eshkol mentent effrontément à Kennedy. Les missiles Hawk ne servent pas à protéger le pays d’une attaque hypothétique des MIGs égyptiens, mais à empêcher les attaques du site nucléaire de Dimona. Kennedy le comprend et menace Israël, décidé d’imposer son point de vue, déterminé à aller jusqu’au bout. Il n’en aura pas le temps. Assassiné le 22 Novembre 1963, il est remplacé par Lyndon B. Johnson. Celui-ci approuve la vente d’un grand nombre de blindés et d’avions de combats à Israël, avant la guerre de 1967, ce qui propulse l’état juif à un rôle prédominant dans la région, et rend la communauté juive américaine remplie de confiance, d’ambition et d’arrogance pour Israël. En ce sens, Johnson est le père de l’alliance militaire américano-israélienne : un business de plusieurs centaines de millions de dollars en équipements militaires de pointe, une collaboration militaire des états-majors, des exercices militaires conjoints inter-armées, et des accords de recherche et de coopération militaire. À partir de 1967, il n’y a aucun frein à l’épanouissement débordant des relations entre les Etats-Unis et Israël.
Mais si Lyndon B.Johnson fût le père de l’alliance, Henry Kissinger porta cette amitié vers de nouveaux sommets. En 1970 il demande à Israël d’intervenir en Jordanie pour venir en aide au roi Hussein, qui a demandé l’aide de l’Amérique. Les troupes syriennes étaient entrées dans le pays pour venir en aide aux Palestiniens. Avec l’aide d’Israël, le petit roi repousse les Syriens et massacre les Palestiniens. Cet épisode marque le lancement de la relation stratégique entre les Etats-Unis et Israël. C’est Kissinger qui fait adopter les thèses majeures des stratégies américano-israéliennes : Qu’Israël soit plus puissante à elle seule que toute combinaison d’états arabes, que les aspirations des Arabes de recouvrer les territoires perdus en 1967 sont « irréalistes », que le PLO ne sera jamais considéré comme un partenaire pour la paix. Tout ce qui suivra, y compris l’invasion par Ariel Sharon (déjà lui) du Liban en 1982, où 17,000 Palestiniens et Libanais furent tués, donnant naissance au Hezbollah, fut la conséquence de la politique de Kissinger et de ses ambitions pour Israël. En 1970, Israël reçut 30 millions de dollars en aide américaine. En 1971, après la crise jordanienne, l’aide grimpa à 545 millions de dollars ! Durant la guerre d’Octobre, Kissinger obtint 3 milliards de dollars pour Israël, et des aides de cette ampleur sont devenues monnaie courante depuis. Depuis sa création, l’état hébreu a reçu plus de 200 milliards de dollars de dons de l’Amérique !
Allée crescendo de Kennedy à Johnson, jusqu’à Kissinger, la collusion entre les Etats-Unis et Israël a atteint un niveau inégalé depuis l’ascension des « frères d’Israël » à des postes-clés au sein de l’administration Bush, et leur détermination à modeler la politique étrangère américaine en faveur d’Israël. Le lobby pro-israélien à Washington, les éditeurs de magazines influents, les gourous politiques, les idéologues ont eu une influence considérable auprès de George W.Bush pour aider Israël et soutenir les politiques de l’extrême droite israélienne du Likoud et d’Ariel Sharon. On connaît le résultat : La construction du mur de la honte, l’éradication du Hamas, la lente asphyxie du peuple palestinien, son élimination physique planifiée telle que décrite par Jean Ziegler, et sa descente aux enfers, l’arrogance militaire israélienne et son attaque en Syrie, les menaces de mort prononcées sans vergogne envers Yasser Arafat.
Le couple Amérique-Israël est haï dans le monde arabe et musulman, c’est-à-dire par plus d’un milliard et demi de personnes dans le monde. Ceux qui ont de façon éhontée, sans retenue et sans justice, protégé Israël, en l’armant, lui faisant des dons exorbitants et lui passant tous ses caprices, ont fait un mauvais calcul. La guerre d’Irak, partiellement motivée par le soutien à Israël, est un échec cuisant pour l’Amérique, qui y perdra ses rêves délirants d’hégémonie. L’opinion publique israélienne en a assez de la guerre et seule une minorité, menée par le Likoud, poursuit une politique extrêmiste, qui ne mène à rien.
Tant que les Etats-Unis accorderont leur soutien à Israël, aucun équilibre naturel ne peut s’établir en Israël entre Juifs et Palestiniens. Et si l’Amérique cessait tout soutien, Israël serait ruinée, et écrasée militairement par ses voisins. La solution réside dans une paix négociée, imposée par l’Amérique. Une Amérique qui serait affranchie de l’influence démesurée du lobby sioniste.
Le Moyen-Orient est une poudrière. Jamais la situation n’y a été aussi tendue. Les politiques arrogantes de deux irresponsables, Bush et Sharon, laissent présager un avenir sombre, où Israël et l’Amérique n’auront rien à gagner. Les prochains mois seront les mois de tous les dangers. Pour les Etats-Unis, Israël est un ami et allié encombrant, sans aucune contrepartie. Qui coûte à l’Amérique une bonne partie de la liberté qu’elle a laissée sur la table depuis le 11 Septembre. Un prix exorbitant, dont l’Américain moyen n’a pas encore pris conscience. Le lobby juif a décidément un bon savoir-faire ! Mais quelqu’un s’est-il posé la question : la situation n’aurait-elle pas été meilleure pour tout le monde sans ce soutien inconditionnel ? C’est ce que l’histoire démontrera, quand ce vent de folie qui dure depuis quarante ans aura disparu, au gré des souffrances des intéressés.
Algarath.
(Lettre ouverte à un pouvoir schizophrène)
(Par Abdelkader DEHBI)
On pourrait parier sans risque, que les cent mille figurants, dans le célèbre film "Ben Hur" ont un air beaucoup plus authentique que la demi douzaine de guignols d'orateurs et leurs quelques milliers d'auditeurs, dont nous gratifie chaque soir cette pauvre Télévision Algérienne, dans le cadre de cette irréelle et interminable campagne électorale précédant une nouvelle mascarade dite des élections législatives.
Comme si ce tapage indécent et sonnant faux, pour le renouvellement d'une vulgaire "Chambre d'Enregistrement", servant de simple faire valoir "démocratique" pouvait changer en quoi que ce soit, le cours d'une déliquescence annoncée, d'un pouvoir qui prend l'eau de toutes parts, à commencer par le délabrement biologique naturel de ses membres, - tous, au moins septuagénaires -, un délabrement sans doute aggravé par le discrédit moral qui a rejailli sur la plupart des barons du pouvoir, jusqu'aux plus hauts sommets de la hiérarchie, à la suite des récentes révélations qui ont mi à nu, les turpitudes de ce pouvoir.
L'Algérie avait-elle si cruellement besoin de "recruter" – car c'est le mot juste - de nouveaux députés rapaces, assoiffés de repas gratuits et d'hôtels de luxe, de commissions sur des marchés publics et de quotas de limousines, d'enveloppes de voyages et de pseudo missions à l'étranger ?
Comme si les bruits insolents des fêtes nocturnes de nouveaux riches provenant des hauteurs d'Alger, cherchaient à couvrir la misère silencieuse des mères de famille fouillant pudiquement au petit matin, dans les poubelles des marchés des bas quartiers.
Comme si d'anonymes jeunes chômeurs diplômés ne s'étaient pas noyés par dizaines au milieu des flots, en cherchant à fuir la misère de leur riche pays, entassés dans des embarcations de fortune, pour des horizons inconnus;
Comme si les récents scandales autour des grands crimes économiques perpétrés par la mafia politico financière n'avaient pas définitivement discrédité la classe politique algérienne dans son ensemble, y compris dans l'entourage du Chef de l'Etat.
Comme si l'Algérie n'avait rien de plus urgent à faire que d'organiser une nouvelle mascarade d'élections législatives où les marchandages avec des partis godillots, sur les "quotas" tiennent lieu de suffrage populaire.
Exit donc, de la grosse baudruche médiatique d'affaires judiciaires palpitantes qui ont occupé le devant de la scène politique nationale tout au long de ce premier trimestre 2007, à travers des procès en cascade qui, bien qu'inachevés et entachés de manipulations ont néanmoins révélé à une opinion publique médusée, l'existence d'un véritable complot contre l'économie du pays. Rideau sur ce court épisode d'une "Justice algérienne triomphante réglant leurs comptes aux mafiosi" – mais dont bon nombre demeurent intouchables -. Exit de tout cela, alors même que l'opinion publique nationale est encore sous le choc du déversement de tous ces flots nauséeux de banqueroutes frauduleuses, de détournements de deniers publics et autres sinistres révélations, faites de boue et de chair, de clinquant et de milliards volés au peuple, des années durant, au nez et à la barbe de toute une pléthore de "Services de Sécurité" qui pullulent comme chacun sait, à tous les niveau des services publics.
Des crimes économiques et financiers dont le solde au plan matériel est considérable, en tant qu'il est aujourd'hui provisoirement estimé à plus de 10 milliards de Dollars, soient plus de 700 milliards de Dinars ou 70.000 milliards de centimes. Somme qui représente à ce jour, la perte la plus colossale jamais enregistrée dans les annales des grands crimes économiques et financiers à travers le monde. Des crimes économiques et financiers qui ont crûment mis à nu les mœurs politiques d'un pouvoir mafieux et immoral, incompétent et corrompu, irresponsable et incivique.
Mais aussi et surtout, - ceci expliquant cela – un pouvoir politique totalement piégé et partant, paralysé par sa propre nature schizophrène originelle, source de graves confusions des normes et des concepts, dans une société algérienne où rien ne distingue plus, l'autorité civile de l'autorité militaire, l'institution officielle de "la loge occulte", l'idéologie de parti du parti pris clanique, le patrimoine public de la propriété privée, le prosélytisme religieux du fanatisme laïc… Une société algérienne forcément rongée donc, par cette ambivalence de clivages invisibles et illisibles, faussant par avance, toute analyse objective de cette société et vouant à l'échec, toute tentative sérieuse d'identification et de mise en oeuvre d'un projet consensuel d'une société moderne certes, mais solidement ancrée dans les valeurs et les codes qui ont forgé son identité.
Personne n'est dupe en effet – et cela, depuis fort longtemps -, que le "pouvoir réel" dans notre pays est détenu dans les faits, par un collège secret et restreint de la haute hiérarchie militaire et sécuritaire – collège pouvant fluctuer en nombre ou en membres en fonction des rapports de force de l'heure – et qui constitue le noyau dur, garant de la pérennité du "système" qui dirige le Pays.
Un système qui s'appuie moins sur des institutions politiques que sur des clans de politiciens; moins sur le droit que sur le rapport de forces. Un système où d'authentiques Commis de l'Etat, intègres et compétents sont généralement marginalisés au profit des allégeances carriéristes et clientélistes d'agents à double casquette, sous-traitants du système, installés aux postes névralgiques de l'Etat et des Entreprises et constituant un véritable maillage policier et sécuritaire, aux plans à la fois géographique et sectoriel, où le moindre agent du système jusqu'au niveau de la moindre petite commune, est soigneusement choisi en raison du seul critère de son aptitude à servir. Aptitude mesurée donc, non pas à l'aune de la compétence, de l'intégrité ou du civisme, mais à l'aune exclusive d'un engagement sans faille au service du Système.
Rien d'étonnant donc, qu'en contrepartie, ces Commis sous-traitants du Système, - comme certains super Directeurs Centraux de Ministères, certains super Chefs d'Entreprises publiques ou certains super Walis -, se sentent forcément protégés, en vertu de leur double casquette, par des immunités non écrites qui les mettent au-dessus des lois, au-dessus de leurs autres collègues et bien entendu au-dessus des autres citoyens. Le reste coule de source: Arbitraire et "hogra", népotisme et régionalisme, corruption, détournements de deniers publics et course effrénée à l'enrichissement.
Bien évidemment, avec le vent de "démocratisation" – plus factice que réelle -, qui souffle sur le monde depuis ces dernières décennies, consécutivement à la chute du bloc communiste, et pour ne pas être en reste, "le système" algérien a bien procédé à une sorte de "make-up" par la mise en place d'un véritable "leurre institutionnel" - qui a même failli lui être fatal en 1992…... Un leurre institutionnel qui donne à l'Algérie toutes les apparence d'un Etat de Droit, avec Constitution, Président de la République, Assemblée Nationale, Sénat, organisation d'élections…etc, et qui constitue la façade civile du pouvoir, c'est-à-dire la façade "présentable et opposable aux tiers"; même si personne ne se fait d'illusion sur la réalité des choses.
L'élection arrangée de M. Bouteflika en 1999, comme Président de la République après vingt ans de marginalisation n'a rien changé à la situation, dans la mesure où l'homme est incapable de prendre le risque de sacrifier son statut de Chef d'Etat en cherchant à évincer ceux qui l'ont ramené au pouvoir et à jeter les bases d'une véritable démocratisation du pays. D'autant que son retour en grâce est comme chacun sait, le résultat d'un "deal politique" - aux clauses censément secrètes -, passé entre lui et la hiérarchie militaire, alors aux prises avec de graves accusations pénales internationales, liées aux évènements dramatiques qui ont endeuillé l'Algérie, tout au long de la "décennie noire" qui a suivi l'arrêt du processus électoral de Janvier 1992.
Or, - et ce n'est là un secret pour personne -, il semblerait que les deux clans initialement co-partenaires du pouvoir depuis 1999, le clan de M. Bouteflika et ses partisans d'une part et le clan des Chefs de la hiérarchie militaire et sécuritaire d'autre part se livrent mutuellement aujourd'hui une véritable guerre de tranchées pour le contrôle de la réalité du pouvoir.
Paradoxalement cette confrontation semble se dérouler à un moment où les deux clans sont extrêmement affaiblis, aussi bien au plan moral, du fait des grands scandales financiers qui les ont tous éclaboussés les uns après les autres, qu'au plan physique, la santé des principaux chefs des deux clans respectifs étant lourdement dégradée. Sans parler de la fatale dégénérescence biologique et intellectuelle naturelle, due à leur âge avancé de septuagénaires largement usés, qui plus est, par l'exercice du pouvoir. Encore que l'opinion publique ne peut s'interroger que sur l'état de santé du Chef de l'Etat, à travers ses apparitions publiques; le statut secret des membres de la "loge" ne laissant transparaître que deux états biologiques possibles: celui de mort ou celui de vivant !
Mais revenons à la raison de cette sourde confrontation. Elle se résume à un chiffre: le formidable matelas de près de 100 milliards de dollars de réserves accumulées par l'Algérie, grâce au pétrole et dont le contrôle, d'une partie tout au moins, directement ou indirectement à travers de fabuleux marchés publics – en cours ou à venir -, suscite la convoitise acharnée entre "faiseurs" dans les deux clans. Une convoitise acharnée, même chez les plus repus de la faune des dignitaires, - si on ose dire – ainsi que leurs clientèles respectives. Sans parler des "nouveaux charognards" générés à la périphérie du système, - barbouzes, gorilles et autres témoins gênants, subitement travestis en hommes d'affaires par la seule grâce du port d'un costume cravate et d'un crâne aussi rasé extérieurement qu'il l'est intérieurement - encouragés qu'ils sont, par un régime gangréné, qui n'arrive même plus à cacher, ni ses tares ni ses vices, ni son immoralité ni sa corruption. Un régime putride qui semble n'avoir plus pour dieu que lui-même et le pouvoir. Ce pouvoir générateur de tant d'argent et de tant de privilèges. A défaut d'honneur ou de mérite....En témoigne l'actuelle mascarade de campagne pour les élections législatives qui ne fait qu'attiser les ambitions et les appétits des hyènes et des charognards de tout poil.
Il suffit de suivre – quand on en a le courage – les tristes spectacles dont nous gratifie tous les soirs cette Entreprise d'abrutissement populaire qu'on nomme ici "Télévision Algérienne", retransmettant depuis des semaines, comme dans un cauchemar obsessionnel, les guignolesques meetings des uns et des autres, à travers le pays. On eût dit pour certains, qu'ils venaient d'être subitement retirés de leur sarcophage de naphtaline, comme M. Saïd Saadi le leader du RCD, absent depuis si longtemps des écrans et subitement rejailli. Pour d'autres, comme M. Sidi Saïd de l'UGTA ou le leader du Hamas, M. Bougara Soltani, on les croyait franchement en prison, à force d'avoir entendu citer leurs noms parmi les délinquants impliqués dans l'affaire Khalifa Bank. Un M. Soltani qui a même poussé l'affront lui, dans une envolée qui se voulait oratoire, jusqu'à demander carrément à tous les dirigeants politiques du pays, appartenant à l'effectif des moudjahidine, de quitter la scène politique, après les avoir ironiquement remerciés, "pour tout ce qu'ils avaient fait pour le pays". C'est dire à quel niveau de déshérence notre pauvre pays semble être tombé, au point qu'une espèce de va-nu-pieds de la politique, - islamiste de service et potentiellement délinquant -, de l'acabit d'un Bougara Soltani, ait eu la témérité et l'outrecuidance de se poser en moralisateur.. On aura tout vu dans ce pauvre pays.
Quant aux images qui ne sont pas retransmises, ce sont celles des dizaines, voire des centaines de députés sortants ou nouveaux candidats, sillonnant le territoire national en long et en large, en quête de parrainages locaux ou régionaux – souvent moyennant monnaie sonnante et trébuchante -, comme au temps des "assemblées algériennes" de la période coloniale. Ailleurs, dans une petite Commune du Sud, c'est un cortège de plusieurs Toyota de la gendarmerie nationale – toutes sirènes hurlantes - qu'on a vu passer, escortant un ancien Chef de Gouvernement et chef de parti, venu rendre visite à un ancien moudjahid, notable de la région dans le cadre de cette chasse aux parrainages.
C'est ce même ancien Chef de Gouvernement d'ailleurs qui vient récemment de gloser sans rire dans un de ses meetings, sur la nécessité "de lutter contre la corruption dans notre pays", alors que lui-même fait l'objet de rumeurs persistantes depuis des mois et des mois, affirmant qu'il est derrière la flotte des quelques centaines d'autobus oranges "Mercédés" flambant neufs et bénéficiant du monopole du transport universitaire, générant des revenus annuels estimés à plusieurs centaines de millions de Dinars.
C'est assez souligner que l'heure n'est vraiment pas aux élections.
Que l'idée même d'élections dans notre pays – en plus de leur caractère inopportun - est intimement associée, dans l'imaginaire populaire à l'idée de fraude, de tricherie, de falsification, de répartition mafieuse de quotas de députés.
Car, il semble irréel et incongru, pour ne pas dire insultant pour l'intelligence de ce peuple, qu'on vienne lui parler aujourd'hui d' "élections législatives". au moment où l'Etat est en quasi déshérence dans des domaines majeurs qui font sa raison d'être socio politique, en particulier la Justice et la Sécurité, la création d'emplois et de richesses et la protection sociale des plus faibles.
L'Algérie serait-elle donc amoindrie si elle s'inspirait de l'exemple donné par nos frères Mauritaniens, qui viennent de donner à l'ensemble des démocraties émergentes, l'une des plus belles leçons d'abnégation, de sagesse et de nationalisme ?
Ce sera l'honneur des partenaires du pouvoir politique en Algérie, les tenants du pouvoir institutionnel et officiel, comme les tenants du pouvoir militaire et sécuritaire, d'organiser leur retrait dans l'honneur, de la scène politique à travers la mise en place rationnelle, équitable et honnête, d'une ASSEMBLEE NATIONALE CONSTITUANTE authentiquement représentative de toutes les sensibilités de la Nation, et dont la mission unique sera de rédiger sous un délai d'un an, UNE CONSTITUTION REPUBLICAINE digne de notre Grand Peuple Algérien, de son Histoire passée et récente et de ses aspirations légitimes à la Paix, à la Justice et au Progrès.
(Abdelkader DEHBI)
(Par Abdelkader DEHBI)
En portant à la Présidence de la République française Monsieur Nicolas Sarkozy; le candidat du sionisme, de l'atlantisme néo conservateur et des puissances d'argent, le Peuple français vient certes, d'exprimer un choix souverain. Personne n'en disconviendra.
Pour autant, il n'en demeure pas moins que ce résultat est la conséquence logique et prévisible, de la plus vaste opération de lobbying politique, de matraquage médiatique et de manipulation psychologique jamais orchestrée, que la scène politique française ait connu à ce jour, grâce à la mobilisation des médias français – publics et privés confondus, en majorité pro sionistes – derrière les ambitions du "candidat naturel d'Israël" ainsi que le soulignait sans complexes, M. Christian Estorsi, le Ministre français de l'Aménagement du Territoire, dans une interview accordée en Novembre 2006 au grand quotidien israélien "Haaretz".
Une telle déclaration d'un Ministre de droite est à mettre en parallèle du reste, avec une déclaration précédente d'un ex ministre de gauche – M. Dominique Straus-Kahn – qui, comme son nom l'indique, déclarait quant à lui: "Chaque matin en me levant, je me demande qu'est-ce que je peux faire pour Israël ?".
C'est peu dire en effet, que l'observateur de l'évolution de la politique française, durant ces deux dernières décennies, aura certainement noté la fulgurante accélération de l'emprise méthodique et irrésistible des thèses du sionisme et de l'atlantisme – concepts idéologiques devenus désormais synonymes - sur une opinion publique française qui n'en peut mais, matraquée qu'elle est, par la propagande quotidiennement distillée par les médias pro sionistes, majoritaires en France. Propagande pro sioniste dont les relais institutionnels sont assurés par la présence massive dans les états-majors des grands partis politiques français et dans la Haute Administration, d'hommes politiques porteurs de cette idéologie sioniste et atlantiste. Il suffit pour s'en convaincre, de lire les listes des staffs composant les directions des deux grands partis politiques français, l'UMP et le PS, représentant respectivement la droite et la gauche en France. Sans parler de la véritable colonisation des médias français par des journalistes et autres chroniqueurs politiques, affichant clairement leurs idées pro sionistes
Il découle de cette observation fondamentale que, quel qu'aurait pu être in fine, la couleur politique du résultat de cette élection présidentielle, elle débouchait de toute façon, sur la mise en avant, d(hommes politiques "naturellement acquis" – comme qui dirait – à la cause de l'Etat sioniste d'Israël et partant, aux thèses interventionnistes et messianiques des nouveaux croisés de cet atlantisme impérialiste et guerrier, prôné par les néo conservateurs, au pouvoir à la Maison Blanche depuis le début du nouveau siècle. Des thèses qui sont à l'origine comme chacun sait, des terribles désastres humanitaires qui se déroulent quotidiennement sous nos yeux, en Irak et en Afghanistan.
Exit donc, désormais, de la prétendue "politique d'amitié traditionnelle de la France à l'égard des Pays Arabes" qui n'a jamais constitué au bout du compte qu'une pauvre idée reçue, dans l'esprit encore plus pauvre de nos pauvres dirigeants politiques, de ce coté-ci de la Méditerranée.
Une nouvelle ère de la diplomatie française s'ouvre désormais. Une diplomatie qui sera nécessairement en phase avec la politique impérialiste et pro sioniste des néo conservateurs au pouvoir à Washington. M. Sarkozy ne s'est-il pas défini comme "le plus amé&ricain des français" ? -----------------------(Abdelkader DEHBI)------------------------------
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AJC, 6 mai 2007 |
6 mai 2007 – New York – Le Comité juif américain (AJC, American Jewish Committee) félicite Nicolas Sarkozy pour sa victoire électorale à l’élection présidentielle française. Traduit par quibla.net |
lundi 7 mai 2007Onze ans après l’enlèvement et l’exécution des sept moines de Tibhirine en Algérie, Abdelkader Tigha, ex-sous-officier des services secrets algériens et témoin essentiel , n’a toujours pas été entendu par le juge Bruguière malgré les demandes répétées des parties civiles et de l’ex-magistrat et député Alain Marsaud depuis 2002. Demandeur d’asile en France, depuis février 2007, il a été arrêté le 2 mai et il est désormais menacé d’expulsion vers les Pays-Bas où sa demande d’asile a été rejetée, C’est la justice francaise qu’on veut entraver en expulsant Abdelkader Tigha , tout comme lorsque le pouvoir refuse une perquisition à la cellule africaine de l’Élysée pour faire la lumière sur l’assassinat du juge Borrel à Djibouti. Nous dénonçons les pressions politiques d’États étrangers et les entraves à la justice française dont le seul but est d’empêcher que vérité soit faite. Nous réclamons qu’Abdelkader Tigha bénéficie d’une protection en France et qu’il soit entendu par la justice, pour contribuer à ce que la lumière soit faite sur l’assassinat des moines de Tibhirine. Premiers signataires Pour signer le communiqué , envoyer un mail à contact@anticol |
François Gèze et Salima Mellah, tous deux membres d’Algeria Watch*, analysent divers éléments indiquant que les récents attentats en Algérie seraient le fait de militaires mafieux et non de groupes islamistes. Depuis plusieurs mois, le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière (par ailleurs candidat UMP aux élections législatives dans le Lot-et-Garonne) n’a manqué aucune occasion de souligner le risque d’attentats que fait peser sur la France l’« alliance » entre Al-Qaida et le GSPC algérien. Logiquement, il a réaffirmé que « la France reste une cible privilégiée de ces groupes terroristes », au lendemain des terribles attentats du 11 avril dernier à Alger (trente morts et plus de deux cents blessés), officiellement revendiqués par l’« Organisation d’Al-Qaida au pays du Maghreb islamique » (nouvelle appellation du GSPC). Et, bien sûr, les médias dominants ont répercuté sans distance cette « menace », fort opportune pour entretenir le « climat d’insécurité » sur lequel surfe le candidat Sarkozy. Mais qui est vraiment derrière ce « GSPC qui menace la France » ? Al-Qaida ? Les informations qui nous viennent d’Alger montrent que cette « piste » est loin d’être évidente... Dans les jours qui ont suivi les attentats, on a entendu en effet des déclarations très inhabituelles de certains responsables politiques. Et dans une presse algérienne toujours étroitement contrôlée par les différents cercles du pouvoir, d’étranges « articles codés » ont fleuri. Un indice clair que ces attentats correspondent à une nouvelle phase aiguë de la lutte des clans au sein de la « coupole militaire mafieuse » qui détient le pouvoir réel. Et de nombreux éléments indiquent qu’ils ont très probablement été commandités par le clan le plus puissant désormais contesté par certains de ses pairs , celui du général Mohammed « Tewfik » Médiène, le chef inamovible depuis 1990 des services secrets de l’armée, le fameux DRS (Département de renseignement et de sécurité). Autre indice de la manipulation : le rôle prétendu des trois « kamikazes » qui auraient conduit les véhicules piégés. Quelques heures après les attentats, Al-Qaida au Maghreb les revendiquait et diffusait leurs photos. Mais, cinq jours plus tard, le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, proche du président Bouteflika et adversaire notoire du « clan Tewfik », déclarait : « La piste du kamikaze qui a visé le Palais du gouvernement [où se trouvent les bureaux de Zerhouni lui-même et du chef de gouvernement Abdelaziz Belkhadem, successeur possible de Bouteflika, tous les deux directement visés] n’est pas plausible. [...] Moi, je pense qu’on les a chargés d’une mission et puis on les a fait exploser pour ne laisser aucune trace. » Il en donnait pour preuves que ce « kamikaze » ne serait qu’un petit voyou sans aucun lien avec l’islam radical et qu’un mécanisme de commande à distance aurait été trouvé dans les débris de la voiture piégée. Quant aux deux autres prétendus « kamikazes » responsables des attentats contre le commissariat de Bab Ezzouar, certains journaux algériens (le Jour d’Algérie et Ech-Chourouk) ont distillé des informations laissant entendre qu’ils n’auraient été que des pions du DRS comme le fait que l’un d’entre eux aurait été un compagnon du fameux « Abderrazak El Para », ancien « émir » du GSPC, dont il ne fait guère de doute qu’il était un agent du DRS [1]. Et, curieusement, alors que médias et politiciens algériens s’efforcent unanimement depuis des années de convaincre leurs partenaires occidentaux des liens du GSPC avec l’organisation internationale, certains d’entre eux ont pour la première fois avancé ces derniers mois l’idée d’une instrumentalisation de l’étiquette GSPC dans une série d’attentats, comme ceux, inédits, commis contre des intérêts russes et américains. Au point de mettre parfois en cause... les États-Unis (comme le fait le journal El Watan le 15 avril 2007 : « Le réseau Al-Qaida, en réalité, travaille, consciemment ou pas, pour les intérêts géopolitiques américains. »). Au-delà de ces spéculations, une chose paraît sûre : certains « décideurs » ont choisi de recourir à nouveau à l’instrumentalisation de la violence islamiste, comme l’avaient déjà fait les chefs du DRS dans les années 1996-1998, quand ils utilisaient les fameux GIA (contrôlés grâce à des « émirs » retournés ou des agents infiltrés), à la fois pour terroriser la population et pour adresser, par massacres de civils interposés, des « messages » à leurs adversaires au sein du pouvoir qu’ils cherchaient à affaiblir. Pourquoi ce sinistre scénario se répète-t-il aujourd’hui, sous de nouvelles formes ? La raison la plus évidente est la fragilisation du « clan Tewfik ». Depuis 1999, celui-ci avait réussi à imposer son hégémonie en imposant l’« élection » du président Bouteflika et en nouant ensuite une alliance stratégique avec les États-Unis. Celle-ci a permis aux chefs du DRS et à leurs affidés de réaliser de fructueuses affaires secrètes avec certains grands groupes pétroliers américains. Et aussi, grâce à la « coopération antiterroriste », de sortir l’Algérie de son isolement international lors des « années de sang ». Mais, depuis 2006, l’hégémonie des chefs du DRS est mise en cause par leurs pairs, car ils n’ont pu atteindre leur objectif d’une « sortie de crise » instaurant durablement un nouveau mode de pouvoir, en assurant à tous à la fois l’impunité pour leurs crimes contre l’humanité des années 1990, une relative paix sociale et la certitude de poursuivre le pillage organisé des ressources naturelles du pays. L’« autoamnistie » des chefs de l’armée et du DRS organisée par la « Charte pour la paix et la réconciliation nationale » reste contestée par les familles des victimes en butte à une répression permanente. Quant au front social, l’échec est absolu : la dégradation des conditions de vie d’une grande majorité d’Algériens est telle que les émeutes sont devenues quasi quotidiennes. La stabilité économique, garante des rentes de corruption, n’est pas plus assurée : l’économie réelle est sinistrée, en dehors du secteur des hydrocarbures, où se concentrent les investissements étrangers. Or, à cet égard, l’intérêt de l’alliance stratégique avec les États-Unis pour les généraux, tous clans confondus, s’est nettement amoindri. L’explosion des prix des hydrocarbures a en effet augmenté de façon vertigineuse les richesses du pays, aiguisant les appétits de ceux qui contestent maintenant la domination du clan Tewfik. Et la nouvelle donne que représentent les débâcles américaines en Irak, en Afghanistan et au Liban, le refus de pays comme le Venezuela ou l’Iran de se plier aux règles du gendarme mondial, ainsi que la montée en puissance de la Russie et de la Chine indiquent que la subordination à la politique américaine n’est pas nécessairement la seule option possible. Enfin, la maladie du Président Abdelaziz Bouteflika, condamné à plus ou moins brève échéance, impose de renouveler la façade civile du pouvoir réel, selon de nouveaux équilibres difficiles à trouver. D’où la montée au créneau contre le clan Tewfik d’un autre clan militaire (sans doute celui des ex-généraux de l’armée écartés par le DRS) pour tenter d’élargir sa « part du gâteau » et d’imposer son propre « poulain civil ». Un jeu trouble où la France sarkozyenne, les États-Unis, la Russie et la Chine poussent aussi leurs pions. Et où le peuple algérien, une nouvelle fois, est la victime des soubresauts sanglants d’un « système » à bout de souffle. Voir www.algeria-watch.org, où l’on pourra lire une analyse plus détaillée, sous le titre : « Les attentats du 11 avril 2007 à Alger : luttes de clans sur fond de conflits géopolitiques ». François Gèze est aussi éditeur, directeur des éditions La Découverte. |
tunisielibre@yahoo.fr |
Par Salim Lone Traduit par Fausto Giudice |
La seule manière pour les USA de soutenir le régime somalien, leur client, c’est le non-respect des lois et le massacre
La lettre condamne l’usage indiscriminé de frappes aériennes et d’artillerie lourde dans les zones densément peuplées de Mogadiscio, le blocage délibéré d’aliments et de fournitures humanitaires dont il y a un besoin urgent, et le bombardement d’hôpitaux. Il s’agit là de gestes visant de manière implacable à terroriser et intimider les civils appartenant à des clans dont sont issus les combattants qui défient l’occupation.
Le dessinateur somalien Amin Amir exprime bien la perception qu'ont les Somaliens de la "force régionale de maintien de la paix", qui n'est qu'une feuille de vigne des envahisseurs éthiopiens. Il faut se mettre au travail pour faire échouer l’incroyable proposition du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, qui doit être discutée par le Conseil de sécurité à la mi-juin. Il voudrait mettre en place une « coalition des volontaires » sanctionnée par l’ONU pour instaurer la paix et restaurer l’ordre en Somalie. En clair, l’ONU aiderait l’Éthiopie et les USA à réussir ce à quoi leur propre intervention militaire illégale a échoué : sauver un régime client poussé dans ses retranchements et sans aucun soutien populaire. Une telle opération est de toute façon peu susceptible de réussir, mais elle pourrait menacer encore plus cette turbulente Corne de l’Afrique, qui est déjà au bord du chaos. |
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