ELWATAN-ALHABIB
mercredi 30 mai 2007
  Qui est responsable de la propagation de la violence dans le monde ?




Ecrit par Burhan Ghalioun

Qui est responsable de la propagation de la violence dans le monde ?

Au cours des deux dernières décennies, de nombreux gouvernements des grandes puissances et diverses forces politiques se sont servis de l'intensification des opérations violentes exécutées par certains courants islamistes liés à al-Qaeda ou utilisant son nom, pour gagner l'opinion mondiale à leurs politiques sécuritaires et l'aligner à leurs positions visant à transformer la guerre contre le terrorisme en pivot de la politique internationale.
De ce fait, ils ont également contribué à la création du mythe d'al Qaeda devenue le pôle d'attraction de toutes ces forces et groupements suicidaires et nihilistes qui ne supportent plus l'ordre d'oppression mondial et rêvent effectivement de le ruiner et de lui substituer le chaos.

Du côté des nombreux partisans de la riposte violente à la violence et de la limitation des libertés publiques, de la multiplication des dispositifs de harcèlement, d'inquisition, de surveillance, de tables d'écoute, qui menacent l'ensemble des libertés civiles, on se demande si la communauté internationale a déployé suffisamment d'efforts pour contrer le terrorisme.

Ce faisant, on espère pousser à plus de raison et peut-être même à l'autocritique les catégories hésitant à cautionner les mesures sécuritaires rigoureuses citées plus haut à cause de la limitation des libertés publiques qu'elles entraînent.

En bref, les Etats et forces qui continuent à privilégier le recours à la guerre face au terrorisme afin d'imposer leur ordre du jour politique et stratégique propre, tentent, à l'instar du président Bush à Washington, d'acculer leurs contradicteurs en leur imputant implicitement la responsabilité de la propagation de la violence du fait qu'ils ne souscrivent pas à l'usage de tous les procédés et moyens réclamés par le pouvoir pour être investis dans sa bataille contre la violence. Si leurs manœuvres réussissent il ne faudra pas longtemps avant que le monde entier ne bascule sous la tutelle de régimes policiers ne songeant qu'à restaurer le pouvoir de la bureaucratie sous prétexte de faire front à la violence. Il ne s'agit pas là d'un danger probable mais d'un mal en incubation, d'autant plus que c'est l'Etat le plus grand qui en propage les germes dont il use comme bouclier pour parer à toutes les critiques dirigées contre sa politique d'aventurisme désastreux au Moyen-Orient, dans le Caucase et autres régions du monde.

Or, jamais le monde n'a connu de plus grande extension de la violence que depuis la promotion de la doctrine exhortant à la guerre contre le terrorisme à l'échelle planétaire. Une évaluation s'impose, à savoir si ce n'est pas cette doctrine elle-même et les stratégies qu'elle a impliquées qui sont responsables de l'extension du cercle de la violence plutôt que l'insuffisance des moyens déployés pour la contrer ou que l'hésitation d'une partie de l'opinion publique à cautionner ces moyens. Même qu'il n'est pas excessif de dire que l'élargissement du cercle de la violence prouve bien plus l'échec cuisant de la doctrine de la guerre mondiale contre le terrorisme qu'il ne confirme l'insuffisance des moyens mobilisés à son service. Une telle extension aurait été inimaginable si la communauté internationale s'était donné les moyens de résorber les problèmes internationaux générant la violence plutôt que de cautionner les efforts de guerre et d'éluder les vraies questions. Pourtant même à ce niveau, un tel échec était difficilement prévisible n'étaient les objectifs politiques fixés, lesquels n'avaient aucun rapport, de près ou de loin, avec l'anéantissement du terrorisme.

Ceci pour dire que dès le départ, derrière la guerre mondiale contre le terrorisme se dissimulaient divers ordres du jour convergeant tous vers l'objectif des forces mondiales hégémoniques qui cherchaient à monopoliser l'initiative aux dépens des espoirs de changement et de transformation positive conformes à l'intérêt des peuples et couches démunies. Cette entreprise avait débuté en 1998, avec l'organisation à Charm El-Cheikh, de la première conférence internationale contre le terrorisme qui se proposait de crédibiliser les politiques expansionnistes d'Israël, de l'aider à isoler le peuple palestinien, à briser sa volonté et son moral afin de permettre à Tel-Aviv de conserver puis d'annexer les territoires occupés. Par la suite, cette guerre est devenue la couverture théorique et idéologique justifiant les politiques américaines de suprématie, au Moyen-Orient notamment, avant de se transformer en pivot et en ordre du jour principal de la politique internationale, dans un contexte où l'instrumentalisation de la guerre contre le terrorisme devenait l'option de tous les régimes en place pour esquiver les problèmes internes et s'affranchir des responsabilités.

Que la guerre contre le terrorisme ait en fait servi à développer le terrorisme s'explique dans la mesure où les peuples exposés à la menace, ou comme en Palestine et en Irak, exposés à l'anéantissement national et au dépérissement, font face à un défi jamais connu auparavant – celui de la mobilisation de l'ensemble de l'opinion internationale contre leurs droits et, au-delà, celui de la justification des politiques adoptées par les forces violant ces droits. Jamais contrainte colonialiste n'a joui d'une période de grâce plus longue ni d'une adhésion plus grande quant aux politiques américaines explicitement colonialistes au Moyen-Orient, dans le Caucase et en Afrique, qu'au cours des deux dernières décennies. Jamais non plus Israël n'a connu de conjoncture plus favorable pour étendre ses colonies, renforcer sa présence dans les territoires palestiniens et syriens occupés et bafouer les intérêts des peuples, qu'au cours des vingt ans passés.

Toutefois, ce ne sont pas uniquement les grands Etats qui ont fait emploi de la guerre contre le terrorisme pour restaurer leur contrôle et récupérer l'initiative dans les zones d'influence qui commençaient à leur échapper; les régimes oligarchiques arabes et autres ont usé du même prétexte et en usent toujours pour renforcer leur contrôle interne, boucher l'horizon des réformes démocratiques et renforcer la poigne d'un petit nombre de personnes à l'appétit féroce sur les ressources comme sur le destin de leurs peuples.

Et ainsi la guerre contre le terrorisme s'est transformée en une enseigne masquant la guerre ouverte contre les peuples dans le monde entier, contre la liberté, les intérêts et le futur de leurs individus. Elle sert de couverture pour dissimuler le monopole des décisions, le pillage des Etats, la marginalisation des sociétés, l'éclosion de mafias internationales qui se concertent derrière le dos des peuples et à leurs dépens, dissimulant le troc d'intérêts et l'échange de services sous des devises et discours propagandistes onctueux. Une telle situation ne pouvait aboutir qu'à une plus grande dégradation des conditions de vie des peuples avec l'aggravation de l'insécurité individuelle, la recrudescence des mesures répressives, des contraintes et enlèvements, l'intensification des phénomènes de pauvreté et du chômage, la transgression des lois et le rétrécissement du champ optionnel pour tous les habitants.

Cette situation n'a pas seulement créé des conditions plus favorables à l'embrigadement d'une jeunesse privée d'horizons et d'espoir, cherchant une issue après la faillite de tous les moyens économiques y compris ceux tablant sur l'émigration vers les pays riches et les chances de travail dans les pays du Golfe et en Europe, mais elle a aussi fourni davantage de justifications à la logique de la violence et de sa cause. Autant les mesures de sécurité arbitraires - dont les incarnations les plus éloquentes en sont les camps de détention de Guantanamo et d'Abou Ghraib, les politiques du siège imposé au peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie, l'harcèlement des activistes politiques et civils dans la plupart des Etats arabes, pour des raisons dérisoires ou même sans raison – ont détruit la crédibilité des systèmes politiques et les solutions fondées sur le respect de l'autre, les valeurs de justice et d'égalité, le respect minutieux des lois, autant la profanation de ces mêmes valeurs et lois de la part des groupes terroristes est devenue chose habituelle et acceptable aux yeux de larges parts de l'opinion et a justifié aux yeux de nombreux jeunes chômeurs et révoltés l'emprunt de la voie du crime, de l'action illégale et même terroriste.

C'est pour cela qu'il n'est pas étrange que la guerre mondiale déclarée au terrorisme soit la cause première de la propagation de la violence et du terrorisme dans la mesure où cette guerre était en fait dirigée contre l'indépendance, la souveraineté, la liberté des peuples et l'exercice de leurs droits. S'il est impossible à n'importe quelle personne raisonnable de ne pas condamner les actions terroristes, il est également impensable de ne pas condamner pour le même crime et plus sévèrement encore ceux qui, par leurs politiques hostiles et l'indifférence outrancière affichée à l'égard des intérêts des gens, de leurs droits et de leurs sentiments, ont transformé et continuent de transformer les jeunes du Moyen-Orient eux-même en hors-la-loi et certains en criminels.

Traduit de l'arabe par MA

Burhan Ghalioun est professeur de sociologie politique à la Sorbonne nouvelle Paris III. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur la société et la politique du monde arabe, il est l'une des figures intellectuelles les plus engagées dans le mouvement de démocratisation de la Syrie et du monde arabe.

Al-Ittihad

 
mardi 29 mai 2007
  Politique énergétique : Alger perd l’initiative

Analyse


El Watan, 28 mai 2007

La politique énergétique algérienne est au cœur d’une turbulence sans précédent depuis l’ouverture, il y a 20 ans, de la recherche-exploration aux firmes étrangères. » Ce constat est celui d’un diplomate européen encore en poste à Alger qui a suivi de près l’actualité de ces derniers mois. C’est peu dire.

De quoi s’agit il ? « D’un champ de bataille », répond la chronique des derniers évènements. Crise ouverte avec l’Espagne qui va jusqu’à remettre en cause le principal axe de la commercialisation du gaz naturel, offre stratégique de rapprochement GDF-Sonatrach restée sans réponse côté algérien, grandes manœuvres internationales autour du développement du nucléaire civil algérien et de son application la plus importante, la production d’électricité, le tout sur arrière-fond de paralysie totale des nouveaux contrats de prospection, les agences n’ayant terminé leur mise en place afin de lancer Alnaft, une nouvelle salve d’appel à concurrence pour les permis de recherche sur les blocs du domaine minier national. Si Chakib Khelil, le ministre de l’Energie et des Mines, avait voulu vivre un peu caché après le spectaculaire désaveu de sa loi sur les hydrocarbures une année après son adoption en avril 2005, c’est largement raté. Il doit faire face à des sollicitations en rafale toutes aussi périlleuses les unes que les autres. En réalité, le nouveau tableau du rapport de l’Algérie avec ses partenaires énergétiques témoigne nettement d’une chose : Alger a perdu l’initiative. Tel n’était pas le cas au début des années Khelil. L’épisode peu risible de l’ouverture-fermeture de l’accès majoritaire au gisement a tout freiné. Les recettes extérieures hors gabarits ont fait le reste. Sur tous les dossiers qui impliquent la configuration avenir de l’offre énergétique algérienne, les impulsions viennent désormais de l’extérieur. D’abord le sort du gaz. Dans la crise tarifaire entre Gas Natural et Sonatrach, les Algériens paraissent courir après des décisions espagnoles : refus d’augmenter le prix tel que auguré par la négociation, limitation à 1 milliard m3 des nouvelles quantités vendues sur le marché espagnol, refus de l’arbitrage international ; c’est Madrid qui assure le tempo, sur toute la ligne. Ce n’est pas loin d’être exactement le cas mais dans un dossier inverse. Sonatrach et sa tutelle demeurent sans voie au sujet de l’offre « sarkozienne » de rapprochement stratégique entre GDF et Sonatrach. Pas d’avis ? Pas de conduite active de la politique économique. En cas d’impasse tarifaire demain avec le client France, l’argument est prêt : « Vous avez refusé par le silence un mariage qui vous aurait assuré un accès privilégié au marché français et européen. » Ensuite l’avenir du nucléaire civil. Là aussi, la multiplication des accords de coopération, le dernier avec les Etats-Unis, marque plus une hésitation qu’une détermination à passer au format industriel. Une loi arrive qui va créer une agence de sûreté et de sécurité nucléaire. Mais à la stupeur générale, le ministre de l’Energie et des Mines n’envisage la première centrale électro-nucléaire qu’à l’horizon des 20 ans. Le DG de Sonelgaz parlait en novembre dernier d’un appel d’offres en 2008 pour la réalisation de la première centrale nucléaire produisant de l’électricité. L’initiative n’en finit pas de retomber. Enfin, la relance de la recherche-exploration dans l’amont pétrolier. Silence total sur ce qui était la vitrine du dynamisme à l’algérienne. La pause dans l’attribution des permis de recherche va boucler les quatre années l’automne prochain. La grogne des firmes pétrolières étrangères se fait audible. Là aussi, l’initiative menace de changer de main. Khelil pourra toujours dire : on a bien fait de ne pas découvrir plus de pétrole et de gaz. Puisque l’Espagne, notre client le plus proche, nous tourne le dos.

El Kadi Ihsane
 
 

La responsabilité de la politique étasunienne dans les nouveaux malheurs des Libanais

Les différentes administrations qui se sont succédées à Washington depuis 1982 sont-elles responsables des malheurs, anciens et nouveaux vécus par les Libanais et les réfugiés palestiniens au Liban ?

La réponse est : oui. Sans aucune hésitation.

Bien plus. Nous devrions ajouter que la responsabilité étasunienne, qui remonte bien au-delà de 1982, relève des deux niveaux : direct et indirect. La responsabilité directe ne résidant pas seulement dans le fait de l’appui (politique, économique et militaire) prodigué aux gouvernements israéliens dans le but de faire taire les revendications légales du peuple palestinien.

Les « Moudjahidin » de Ben Laden

Pour comprendre la situation actuelle qui prévaut au Liban, il nous faut revenir, très rapidement, deux décennies en arrière, à un moment où l’Occident tout entier acclamait à tout rompre ceux qu’il appelait, alors, les « Moudjahidin » et qui, sous l’égide de la CIA et d’un certain Oussama Ben Laden, constituaient des points avancés de cet Occident face au danger du communisme, représenté par la présence de l’ex URSS en Afghanistan.
Ces « Moudjahidin » étaient recrutés dans les milieux les plus obscurantistes du monde arabe, les « Salafistes », qui voulaient enchaîner la pensée arabe à des traditions n’ayant rien à voir avec l’Islam, mais aussi museler tout ceux qui avaient une attitude d’ouverture et un certain respect de la différence. Ils étaient, ensuite, emmenés au Pakistan pour subir un entraînement de pointe avant d’être acheminés vers la frontière soviéto-afghane…
Mais, une fois le « Djihad » fini contre les « athées », ces combattants se sont scindés en deux groupes :
Le premier était formé de combattants que l’on rapatria dans leurs pays (arabes) respectifs, afin de préparer l’avènement des maîtres du Nouveau régime mondial.
Le second était constitué des « durs », les fidèles de Ben Laden qui, avec ses amis du Pentagone, trouva dans l’Afghanistan, gouverné par le nouveau régime du Mollah Omar et ses Taliban, un endroit propice à la poursuite de leur œuvre destructrice. Ils s’empressèrent, donc, d’obtenir de Washington la reconnaissance du nouveau régime qui leur céda des camps d’entraînement militaire au milieu des champs d’opium. Et ils vécurent heureux, malgré tout ce qu’ils entendaient et voyaient sur les faits et méfaits de ceux qu’on appelait, désormais, les « Afghans » et qui furent à la base des mouvements qui ont commencé par bouleverser l’Algérie, le Golfe arabique et… le Liban.

Qu’est-ce que le « Fath Al Islam » ?

Ce sont les « Afghans », donc, qui ont donné naissance aux mouvements terroristes dans tous les pays arabes sans exceptions. Certains de ces mouvements ont grandi et prospéré, non seulement grâce à la présence tous azimuts de Ben Laden et sa « Qaeda », mais aussi grâce à l’aide procurée par des régimes arabes pour des raisons différentes, dont : la lutte contre ce qui reste de la gauche arabe afin de l’empêcher de regagner du terrain, la protection de trônes branlants et, surtout, la préparation de certains changements dans la région arabe visant à redorer le blason de certains gouvernements (l’Egypte, par exemple) ou à y effectuer des changements qui amèneraient de nouveaux « amis » sûrs, mais pouvant mieux gérer ou préserver les intérêts des Etats-Unis sur le pétrole (en Irak).
C’est dans cet objectif que fut mis au point le projet du « Grand Moyen Orient », dont les prémices furent dévoilés en 1993, lors d’une conférence tenue au Caire, à la suite de la publication du livre du responsable israélien Shimon Pérès très révélateur sur ce plan… Et c’est dans cet objectif que furent subventionnés d’anciens groupes « dormants » ou créés de « nouveaux » groupes de combattants, afin de miner le monde arabe, de le grignoter de l’intérieur, permettant ainsi l’exécution du plan essentiel mentionné.
Bientôt, des groupuscules de tous genres sont nés un peu partout, dans le Mashrek (Orient) et le Maghreb arabe, ayant, tous, des noms se rapportant au Djihad saint contre l’Occident, mais subventionné, d’une certaine manière par cet Occident, à partir de personnalités arabes formant des rouages dans la grande machine nouvelle du Nouveau régime international. Et cela nous rappelle à bien d’égard ce qui s’était passé dans les années Cinquante au Viet Nam pendant lesquelles, profitant de la lutte de libération contre les Français, des groupuscules de terroristes furent créés sous l’égide d’hommes de la CIA envoyé dans ce but…
Parmi ces groupes, et en plus de ceux nés dans la guerre civile dans les deux régions de « l’Est » et de « l’Ouest », nous citons pour le seul Liban plus d’une vingtaine, toutes confessions islamistes confondues, dont le « Fath Al Islam » rendue célèbre en Irak, d’abord, avant de passer en Syrie et au Liban où il a infiltré dans le camp palestinien de Nahr Al Bared plus de 250 combattants venant, pour la plupart, du Golfe (principalement des Saoudiens), en plus de Palestiniens, Syriens et Libanais.
Les versions diffèrent sur sa création : certains disent que les Syriens ont une certaine responsabilité dans ce fait ; d’autres (dont certains journalistes bien renseignés, dont Seymoun Hersch) disent que c’est le vice-président des Etats-Unis, Dick Chenney, qui le subventionne actuellement.
Ce qui est sûr, c’est qu’une grande partie des combattants de ce groupe sont venus en tant que « touristes » à partir de l’aéroport ; ils s’étaient, d’abord, regroupés à Saïda, au Liban Sud, où -selon certains- ils reçurent des subventions de députés appartenant à la majorité actuelle représentée par le gouvernement de Fouad Sanioura avant de passer dans la région du Nord.

Les objectifs de la nouvelle recrudescence de la violence

Ce qui est sûr aussi, c’est que les Libanais ont peur de cette recrudescence de la violence dans leur pays, due à l’exécution d’agendas dont ils n’ont rien à voir. Que ce soit l’agenda nouveau mis par Bush pour le Golfe en général et l’Irak en particulier et qui doit entrer en vigueur durant l’été 2007 ou, encore, l’agenda iranien contenant la riposte « nucléaire » ou, surtout, l’agenda israélien qui met en premier lieu une attaque (non généralisée) du Liban afin de redonner du tonus à l’armée vaincue en 2006 par les Résistants du Hezbollah et de la Résistance patriotique libanaise.
Surtout que ces nouveaux agendas se rencontrent avec d’autres purement libanais, dont la promulgation sous le chapitre sept du « tribunal à caractère international » pour juger des assassinats politiques perpétrés depuis 2005, les revendications concernant la création d’un nouveau gouvernement sur les bases d’une « meilleure répartition » du pouvoir exécutif, les élections présidentielles durant l’automne… Et surtout aussi que ces agendas divisent, depuis le vote au Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 1559en septembre 2004, le pays sur des bases confessionnelles très dangereuses puisqu’elles peuvent, si elles ne sont pas contrées, dégénérer en une nouvelle guerre civile dont les images de violence enregistrées, le 25 janvier dernier, à l’Université arabe de Beyrouth et tout s’en est suivi ne rassurent pas.
D’ailleurs, les prises de position dans les deux camps actuels au Liban, le gouvernement de Sanioura et ses alliés, d’une part, et le Hezbollah et ses alliés, d’autre part, donnent une image très claire que ce que la majorité (pro américaine) ne cherche pas seulement à s’emparer du pouvoir tout entier, ni à arriver à « la vérité » sur les assassinats, mais elle voudrait aussi créer la possibilité de mettre la main sur les armes de la Résistance, représentée par le Hezbollah. Tandis que l’opposition (amie de l’Iran ou de la Syrie) refuse de céder sur le plan des armes avant que les Nations Unies aient pu statuer sur les fermes de Chebaa, les hauteurs de Kfarchouba et les détenus libanais dans les prisons israéliennes…
Des analystes, occidentaux surtout, voient dans cette nouvelle phase « libanaise » du conflit et dans ce qui s’est ensuivi les répercussions du nouveau plan de l’administration étasunienne contre l’Iran, dont l’encouragement de violences sectaires de la part de factions sunnites contre d’autres shiites, non seulement en Irak mais dans tous les pays arabes orientaux, surtout que les Etats-Unis et leurs alliés ont peur pour le pétrole de la présence de la minorité shiite dans les différents pays du Golfe arabique si l’Iran n’est pas vaincu ; de même, Israël ne pourrait pas se relever d’une nouvelle défaite contre le Hezbollah.
Ce plan, mis en exécution depuis l’été 2006, a-t-il dérapé quelque part ?
La question reste très présente.
En attendant, les Palestiniens ont peur de ce que le « Fath Al Islam » continue à sévir dans les camps du Liban Nord et que cela ait des répercussions dans d’autres régions… Les Libanais, quant à eux, se terrent dans la crainte de l’inconnu. La rumeur est reine, comme en 1975 et les esprits sont enflammés par des discours d’une telle virulence que l’on peut craindre le pire.
Pendant ce temps, et tandis que les bombardiers israéliens inspectent toutes les régions du Liban, l’administration de Georges W. Bush déclare qu’elle est prête à « répondre favorablement à une demande d’aide militaire du gouvernement libanais élu démocratiquement » et envoie du matériel militaire et des armes à l’armée libanaise (on parle d’un pont aérien) qui a subi de lourdes pertes à cause du dysfonctionnement de la coopération qui aurait dû avoir lieu entre les différents services de sécurité au Liban.
Tout cela nous remet à la mémoire des déclarations faites le 7 mai par Condoleeza Rice, ministre des Affaires étrangères étasuniennes, dans lesquelles elle disait : « le gouvernement de Fouad Sanioura, élu démocratiquement, doit obtenir notre aide. Le Liban et les Libanais peuvent compter sur les Etats-Unis, car la démocratie au Liban et la souveraineté de ce pays constituent un des intérêts essentiels par rapport à nous ».
Le lendemain de cette déclaration, l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Jeffry Fieltman disait : « nous devons tous, au Liban, prendre au sérieux les craintes concernant la sécurité au Liban », tandis que le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, parlant de nouvelles armes entrées au Liban à partir de la frontière syrienne et aussi de la présence de groupes islamistes « salafistes » dans les camps palestinien du Liban exprimait sa crainte d’une recrudescence de « la guerre civile au Liban»…

Marie NASSIF-DEBS

Beyrouth, le 25 mai 2007

Texte proposé par Marie Ange Patrizio

 
  Pourquoi les chercheurs honnêtes du 11/9 sont-ils visés?





Je suis un journaliste indépendant qui a étudié les événements du 11/9 depuis ce jour terrible où nos vies et réalité politique nationale ont si drastiquement changé.

Ma recherche et articles originaux ont eu comme conséquence plusieurs découvertes qui sont centrales à la compréhension de ce qui s'est vraiment produit au World Trade Center, au Pentagone, et à la mine de Lambertsville, Pennsylvanie.

Malheureusement, parce que mes découvertes ne soutiennent pas la théorie de la conspiration de la version officielle du gouvernement, j'ai été stigmatisé « un théoricien anti-gouvernement de la conspiration » par ceux qui refusent d'étudier n'importe quelle évidence qui défie la version officielle.

Le 15 août dernier, une troupe de trois policiers est venue à ma maison et m'a assailli au cours d'une arrestation injustifiée. J'étais électrocuté au TASER alors que j'étais immobilisé au sol et mon coude droit a été cassé devant mon épouse et ma fille de 8 ans. Mes écrits m'ont fait une cible de ceux qui sont consacrés à favoriser les mensonges au sujet du 11/9.

Naturellement, cet assaut brutal m'a fait payer cher. J'ai été jeté dans une cellule sans eau et on m'a dit de « boire celle de la toilette ». Quand j'ai demandé pourquoi des policiers habillés en civil rôdaient autour de ma maison, on m'a dit - « nous vous observons ».

J'ai été plus tard inculpé sous deux fausses accusations de méfait et suis immédiatement devenu le sujet d'une campagne internationale bien-orchestrée de critique de ma personne - et par extension mes écrits et ma recherche.

Je fais maintenant face à un procès devant jury le 31 mai à la Cook County Circuit Court et j'apprécierais si vous contactiez le maire et le chef de police des domaines de Hoffman et exprimiez vos inquiétudes pour ce qui m'est arrivé. Aux États-Unis d'aujourd'hui, ce qui m'est arrivé pourrait arriver à n'importe qui. Pour cette raison, cette question doit être adressée par les citoyens inquiets.

L'information de contact est disponible ici : http://www.bollyn.com/index/?id=10451

POURQUOI LES CHERCHEURS DU 11/9 SONT-ILS VISÉS ?

Trois semaines après que j'aie été assailli et arrêté, Steven E. Jones, professeur à l'Université Brigham Young et chercheur du 11/9, était calomnié sur l'affiliation locale du NPR comme étant « antisémite » et se fit retirer son poste d'enseignement à cette école mormone prestigieuse.

Jones et moi avions collaboré au printemps de 2006 pour sa recherche sur le métal fondu du World Trade Center. Je m'étais renseigné et j'avais rapporté la découverte de fer fondu dans les sous-sols des trois tours effondrées à l'été de 2002. Ces rapports ont capté l'intérêt de Jones plusieurs années plus tard. Son intérêt scientifique a eu comme conséquence une thèse que des charges de coupe de type Thermite avaient été employées pour faciliter la destruction des tours jumelles et de la tour 7 du WTC, un bâtiment de 47 étages.

J'ai apporté la recherche de Jones à l'université de la Californie à Davis où j'ai rencontré le professeur Thomas Cahill. Cahill avait rassemblé des données et analysé la fumée (avec un TAMBOUR de Davis - DAVIS DRUM) qui s'élevait de la pile de débris du WTC à partir du début octobre jusqu'à Noël 2001. L'abondance extraordinaire de nanoparticules dans la fumée indiquait que le métal fondu sous les tours était plus chaud que le point d'ébullition du fer et les autres métaux trouvés dans la fumée bleuâtre. C'est le genre d'évidence que ceux qui soutiennent la version officielle haïssent.

CAMPAGNE DE PEUR-DIFFAMATION

Les attaques contre moi et le professeur Jones sont-elles reliées ? Avons-nous été attaqués, calomniés, et avons-nous été critiqués parce que nous posions trop de questions au sujet du 11/9 ? Dans son article récent "War and the Police State: Complicity of the American People," Donna J. Thorne de Global Research écrit:

« En craignant l'exposition, les tsars de la propagande savent que les 'Chercheurs de Vérité' doivent être stigmatisés et critiqués si la corruption du gouvernement et la fraude des corporations doit s'épanouir sans contrainte. »

« Craignez les tentatives de faire taire les dissidents », écrit Thorne. « Car le mouvement de vérité s'accélère et gagne en crédibilité, les profiteurs de la peur ont commencé à annoncer encore une autre « menace » pour la sécurité nationale - les esprits investigateurs. C'est autant une bonne et une mauvaise nouvelle. Nous ne sommes plus 'ignorable'. Craignant l'exposition, les tsars de la propagande savent que les « Chercheurs de Vérité » doient être stigmatisé et critiqué si la corruption de gouvernement et la fraude de corporation doit s'épanouir sans contrainte. Ceci dit, préparons-nous à une campagne intensifiée de-salissage-et-de-peur. N'importe quel groupe ou individu qui remet en cause verbalement l'histoire officielle du 11/9 ou qui exercent le droit d'exiger la responsabilité de gouvernement sera taxé d'"Anti-Américain et Anti-Patriotique" ».

Permettrons-nous cela ? Nous lèverons-nous pour la vérité - ou nous soumettrons-nous en silence aux mensonges ?



Photo : Christopher Bollyn et professeur Steven Jones discutant l'évidence de la Thermite du World Trade Center. Peu de temps après cette photo prise en mai 2006, Jones et Bollyn étaient victimes des campagnes organisées de souillure.


Article original en anglais, 24 mai 2007.

Site de Christopher Bollyn

Traduction : David Veill

 
samedi 26 mai 2007
  La politique de George Bush a montré ses limites au Moyen-Orient : Echec du « chaos constructif »

Oussama Ben Laden, le pape Benoît XVI, Al Gore, Leonardo DiCaprio figurent parmi les cent personnalités les plus influentes au monde, selon la liste annuelle établie par le magazine américain Time qui, cette année pour la première fois, n’inclut pas le président George W. Bush.

Et pour cause, le taux de satisfaction des Américains à l’égard de leur président a chuté à 28%, selon un sondage diffusé samedi dernier par Newsweek, qui n’avait jamais fait état d’un niveau aussi faible pour le président américain. Près de deux Américains sur trois (62%) considèrent que les récentes initiatives de Bush au sujet de l’Irak prouvent qu’il est « entêté et refuse de reconnaître ses erreurs », selon cette étude. Face aux échecs aux conséquences terribles sur le terrain irakien, Bush a dépêché son bras droit Dick Cheney cette semaine au Proche-Orient pour stimuler le soutien régional, trop mou à son goût, au gouvernement irakien. Le vice-président quittera Washington mardi pour se rendre d’ici le 14 mai aux Emirats arabes unis, en Arabie Saoudite, en Egypte et en Jordanie. Chez ces quatre alliés, il poursuivra l’effort récemment accru par une Administration sous pression pour rallier les pays de la région derrière un Irak toujours en proie au tumulte depuis plus de quatre ans après l’invasion.

Grave crise interne à Washington

M. Cheney tâchera officiellement de capitaliser les acquis de la conférence internationale de Charm El Cheikh, en Egypte, alors que le temps presse pour l’Administration Bush. Celle-ci est en plein bras de fer avec la nouvelle majorité parlementaire démocrate. Les adversaires de la Maison-Blanche tentent de forcer la fin de la guerre, qui a coûté aux Etats-Unis plus de 3 300 soldats et des centaines de milliards de dollars. Dans la plus grave confrontation de politique intérieure à laquelle a donné lieu la guerre, les démocrates viennent de se heurter au veto présidentiel dans leur tentative pour imposer un calendrier de retrait des troupes. Mais ils n’ont pas dit leur dernier mot et pourraient essayer de lier, dans une loi finançant la guerre, l’engagement américain à une obligation de résultats de la part du gouvernement irakien. Ce qui a fait réagir Aymane Al Zaouahri, numéro deux d’Al Qaïda, qui affirme dans un message vidéo diffusé samedi sur internet que la proposition de loi du Congrès démocrate réclamant un retrait des forces apporte la preuve de la défaite des Etats-Unis dans ce pays. « Cette proposition illustre l’échec et la frustration des Etats-Unis », déclare l’adjoint d’Oussama Ben Laden. « Mais cette proposition nous privera de l’occasion de détruire les forces américaines que nous avons fait tomber dans un piège historique. »
Pendant ce temps, M. Bush s’arc-boute sur un nouveau plan qui passe pour celui de la dernière chance. Le déchaînement de violence continue tandis qu’il est mis en œuvre. M. Bush souligne que la totalité des quelque 30 000 hommes envoyés en renfort n’est pas déployée. Plus de renfort ? Selon une étude du ministère américain de la Défense rendue publique vendredi, les déploiements longs et répétés augmentent les problèmes de santé mentale dans l’armée. C’est le quatrième rapport du genre depuis 2003. Seul un tiers des marines et environ la moitié des soldats déployés en Irak estiment devoir traiter les civils avec dignité. D’après des responsables de la Défense, ils ne sont que 40% des marines et 55% des soldats à déclarer qu’ils le signaleraient à un membre de leur unité s’ils tuaient ou blessaient un civil innocent, et plus de 40% des marines et soldats jugent que la torture devrait être autorisée pour sauver la vie des militaires. Selon un récent sondage du Pew Center for People, si presque deux tiers des Américains souhaitent que les élus au Congrès votent en faveur d’un retrait des troupes d’Irak, deux tiers des républicains veulent le contraire. En tout cas, la Maison-Blanche a jusqu’au début de l’automne pour réussir, selon une échéance que Bush s’est lui-même fixée. Sous la pression, la Maison-Blanche insiste avec davantage de force désormais sur les responsabilités du gouvernement irakien. Elle a salué le fait que Baghdad se soit, selon elle, engagé à les assumer lors de la conférence de Charm El Cheikh. Elle a aussi relevé qu’à Charm El Cheikh, ses voisins se sont dits prêts à aider l’Irak à rétablir la sécurité et que la communauté internationale lui a apporté son soutien par l’adoption d’un plan d’aide économique et politique et l’annonce d’une réduction de la dette irakienne. Mais les participants à cette conférence n’ont pas vraiment progressé pour lutter contre la violence qui ravage quotidiennement le pays. Les relations Iran-Etats-Unis ont pesé sur et notamment la possibilité d’une rencontre entre leurs ministres des Affaires étrangères. « L’opportunité ne s’est pas présentée, sinon nous l’aurions saisie », affirme pour sa part Condoleezza Rice, la secrétaire d’Etat américaine. Son homologue iranien Manouchehr Mottaki s’est montré plus offensif à l’égard de Washington en « accusant les Américains de se livrer à des actes de terrorisme en Irak ». Des « experts » américains et iraniens au niveau d’ambassadeurs se sont toutefois rencontrés en marge de la conférence qui a aussi permis une reprise de contact entre Washington et Damas.

Des alliés mécontents

Dans un autre rapport qui continue à faire référence, un groupe de personnalités respectées a souligné fin 2006 la nécessité d’un « nouveau consensus international pour l’Irak et la région » et d’un « effort diplomatique revigoré » parce que le gouvernement irakien ne peut s’en tirer en s’en remettant seulement à l’aide américaine. Le département d’Etat, lui, s’est employé à forger dans la région une alliance des forces et des pays considérés comme plutôt modérés contre les plus radicaux. Cependant, l’Arabie Saoudite n’a pas caché ses divergences avec les Etats-Unis. Le roi Abdallah est allé jusqu’à dénoncer en mars « l’occupation étrangère illégitime » de l’Irak. Avant Charm El Cheikh, il a refusé de recevoir le Premier ministre irakien, Nouri al Maliki. L’Arabie Saoudite s’inquiète pour la communauté sunnite, minoritaire chez le voisin irakien, et tiendrait le gouvernement de Baghdad pour coupable de servir la cause des chiites dans le conflit meurtrier qui oppose les deux communautés. Et les difficultés américaines sont ressenties également dans le dossier palestinien. Le calendrier proposé par Washington censé faciliter les discussions israélo-palestiniennes s’est heurté à son premier obstacle, le cabinet du Premier ministre israélien, Ehud Olmert, ayant fait savoir qu’il ne pouvait souscrire à certaines de ses exigences pour des raisons de sécurité. La secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, pour sa part, semble avoir un attachement sans précédent à ce plan. Le document demande au président Mahmoud Abbas d’entamer à la mi-juin le déploiement des forces qui lui sont fidèles pour mettre un terme aux tirs de roquettes en direction d’Israël et à la contrebande d’armes à destination de la bande de Ghaza, selon des responsables ayant eu accès à ce calendrier qui s’étend sur huit mois. En contrepartie, Israël devra prendre des mesures pour permettre la circulation des biens et des personnes entre la bande de Ghaza et la Cisjordanie occupée. Israël, selon des sources diplomatiques citées par des agences de presse, se méfie de plus en plus du nouveau secrétaire d’Etat à la défense, Robert Gates, présenté comme un dur, mais aussi un « non-idéologique », contrairement à son prédécesseur, fer de lance des néo-conservateurs, Donald Rumsfeld. En Afghanistan, les attaques des talibans contre les forces de l’OTAN marquent également l’échec de la politique US. Dans 18 mois, la présidentielle américaine changera-t-elle la donne ?

Par Adlene Mehdi

 
 

De toute façon, il est clair et net que c'est l'armée qui gouverne en Israël diligentée par le Sionisme sis à Washington et à Tel Aviv. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que "Tsahal" est la continuation de la Haganah, organisation clandestine née en 1920 qui ne brillait pas particulièrement pour son pacifisme. Quand on voit les lois iniques qui règnent en Pälestine et notamment le quadrillage des territoires par les check-points, murs et autres joyeusetés, on voit déjà l'esprit de la fameuse armée contre laquelle Olmert bien évidemment ne peut rien puisqu'il n'est qu'une marionnette dont les grands pontes militaires sionistes tirent les ficelles...


Israël critiqué après les rafles dans les rangs du Hamas


Par Jean-Pierre PERRIN

Après les tirs de roquettes, des élus du mouvement islamiste ont été arrêtés hier.

Un ministre, trois députés, des maires de grandes villes, dont celle de Naplouse : au total ce sont plus d'une trentaine de hauts responsables du Hamas que l'armée israélienne a arrêtés, hier, en Cisjordanie au moment où le président palestinien, Mahmoud Abbas, s'employait à négocier avec le mouvement islamiste une trêve avec Israël. Ces arrestations ont été qualifiées d' «enlèvements» par le gouvernement palestinien, qui a demandé à la communauté internationale d' «intervenir immédiatement». «C'est un massacre de la démocratie palestinienne et une agression contre l'Autorité palestinienne et ses institutions», a déclaré, dans un communiqué, son porte-parole, le ministre de l'Information Moustapha Barghouti.
«Immunité». Selon l'armée israélienne, cette rafle s'inscrit dans le cadre de sa riposte aux tirs de roquettes par le Hamas, de la bande de Gaza vers le sud d'Israël. «Il s'agit d'un message adressé aux branches militaires des organisations terroristes pour qu'elles cessent leurs tirs de roquettes», a justifié le ministre israélien Amir Peretz. «Quand on prêche la destruction d'Israël, on n'appartient plus à la classe politique et on devient un terroriste en costume, et aucun des chefs du Hamas ne bénéficie de l'immunité», a renchéri Ephraïm Sneh, le vice-ministre de la Défense. Une partie de la communauté internationale est d'un tout autre avis. Washington a exprimé pour une fois sa «préoccupation» à Israël. «La France condamne de la manière la plus claire l'arrestation d'un ministre, de députés et élus palestiniens et demande leur libération immédiate», a déclaré à la presse un porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «Ces arrestations sont graves. Elles risquent d'hypothéquer l'avenir du gouvernement d'union nationale, ainsi que la possibilité d'une reprise des négociations entre les parties», a-t-il ajouté.
Même le prudent chef de la diplomatie de l'Union européenne, Javier Solana, a estimé que cette vague d'arrestations n'était pas justifiée, et le nouveau représentant des Nations unies au Proche-Orient, Michael Williams, l'a jugée «troublante». Ce dernier a d'ailleurs rappelé que ni charges ni procès n'avaient suivi les arrestations de plusieurs dizaines d'autres élus du Hamas, l'an dernier, après l'enlèvement en Israël d'un soldat de Tsahal, le 25 juin, à la lisière de la bande de Gaza. Trente-deux députés et deux ministres, désormais remplacés au gouvernement, sont à ce jour toujours en prison.
Parmi les personnes arrêtées hier figurent le ministre de l'Education, Nasreddine al-Chaër, le maire de la ville de Naplouse et son adjoint, ainsi que les élus des villes de Qalqilya et de Bita. A Tulkarem, Abdelrahman Zeidan, un député et ex-ministre a également été appréhendé, de même que deux autres députés du Hamas. Les maires de trois localités dans la région de Hébron (sud de la Cisjordanie) ont également été arrêtés. L'opération israélienne sape les efforts entrepris depuis trois jours par Mahmoud Abbas pour tenter de rallier les groupes armés à une offre de trêve susceptible de mettre fin aux raids israéliens, qui se sont poursuivis hier. Le président palestinien était arrivé mardi à Gaza dans ce but.
«Enfer». Mercredi soir, il avait rencontré, dans un endroit secret, les chefs de factions. S'adressant à la presse hier à Gaza, le chef de l'Autorité palestinienne a déclaré avoir fait valoir à ceux-ci l'inutilité de leurs attaques et attendre de leur part un geste dans les quarante-huit heures. Un espoir que Sami Abou Zouhri, le porte-parole du mouvement, a aussitôt douché en estimant que son appel à l'arrêt des tirs «montre qu'il ne soutient pas la résistance et qu'il s'écarte du consensus palestinien». «On tirera des roquettes tant que se poursuivra l'agression contre notre peuple», a-t-il ajouté. Dans un communiqué, le Hamas a aussi lancé des menaces : «La poursuite de la détention de ses parlementaires et de ses ministres donne au Hamas le droit d'utiliser tous les moyens pour les libérer. Leur faire du mal ouvrirait les portes de l'enfer . »
L'ampleur de l'opération militaire de Tsahal étonne dans la mesure où le gouvernement d'Ehud Olmert est totalement discrédité dans l'opinion publique israélienne et ne doit sa survie qu'au peu d'empressement des partis pour de nouvelles élections législatives. En revanche, elle semble témoigner du poids grandissant dans les décisions politiques de l'armée israélienne.

Posté par Adriana Evangelizt

 
  Iran: pas de sanctions sans preuves concrètes (député russe)



Des sanctions contre l'Iran ne sont envisageables que si la possibilité qu'il réalise un programme nucléaire à des fins militaires est prouvée, et même dans ce cas, il faut exclure le recours à la force, a souligné vendredi Konstantin Kossatchev, président de la commission pour les Affaires internationales de la Douma (chambre basse du parlement russe).

"Toutes les résolutions prises ultérieurement (contre l'Iran) seront envisageables seulement après que les experts auront étudié le dossier (du directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Mohamed ElBaradei). L'important est de savoir si la proposition d'autoriser Téhéran à enrichir partiellement de l'uranium sur son territoire peut être considérée comme un programme nucléaire militaire. Si oui, des sanctions ultérieures sont possibles", a-t-il déclaré.

M. Kossatchev a signalé que si l'on ne pouvait arriver à une telle conclusion sur la question du programme nucléaire de l'Iran, il était indispensable de chercher d'autres ouvertures en vue de régler la situation.

"Mais même si la situation prend la pire des directions, si le dossier nous conduit à des soupçons bien-fondés contre l'Iran, toutes les initiatives de la communauté internationale devront rester uniquement dans le cadre des mesures politiques, diplomatiques et économiques, et ne mener en aucun cas à des sanctions militaires", a-t-il insisté.

"Le recours à la force contre l'Iran ne serait pas justifié et aboutirait à la destruction du Traité de non-prolifération nucléaire, à son enterrement définitif", a-t-il ajouté.
Ria Novosti
 
jeudi 24 mai 2007
  TERRORISME : UN RESPONSABLE ISRAÉLIEN APPELLE PUBLIQUEMENT À ASSASSINER LE PRÉSIDENT IRANIEN AHMADINEJAD


Publié le 23-05-2007


Les gesticulations guerrières occidentales et notamment israéliennes se multiplient, en prévision d’une attaque contre l’Iran. La plus forte armada de l’U.S. Navy depuis l’invasion de l’Irak, comprenant une dizaine de navires de guerre dont deux porte-avions supplémentaires, est entrée mercredi dans le Golfe Persique, officiellement pour "des exercices grandeur nature". Sur la scène dite "diplomatique", qui n’en est pas une dès lors qu’on pratique la diplomatie de la canonnière, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France de Sarkouchner ainsi que l’Allemagne, ont fait preuve de leur incroyable arrogance, en exerçant de nouvelles pressions sur Mohamed El Baradei, Directeur général de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA).

El Baradei, Prix Nobel de la Paix soit dit en passant, présente l’inconvénient de ne pas être une marionnette des dirigeants américains qui lui reprochent entre autres d’avoir démonté leur bluff sur le fantasmatique programme nucléaire attribué par Washington à l’Irak de Saddam Hussein. Cette fois, les 4 pays occidentaux (disposant tous de l’arme atomique, à part l’Allemagne), montent au créneau pour reprocher de vagues déclarations de Mohammed El Baradei à un journal espagnol, dans lequel le chef de l’AIEA ne fait que constater que l’Iran développe son programme nucléaire, ce qui passe par l’étape de l’enrichissement de l’uranium, et qu’en conséquence, si l’on veut se prémunir contre le risque de voir l’Iran accéder au nucléaire militaire (ce que l’Iran dément vouloir faire), la négociation reste l’option la plus saine. La seule différence entre la marche à la guerre contre l’Irak il y a 5 ans et celle qui se déroule sous nos yeux aujourd’hui en direction de l’Iran, c’est qu’aujourd’hui, les gouvernements français et allemand font savoir à l’avance qu’ils donnent leur accord à l’agression. La direction israélienne, qui multiplie les efforts pour que les Etats-Unis envoient leurs avions et missiles sur l’Iran, entretient le climat guerrier. Témoin cet article du Yediot Aharonot, prônant ouvertement l’assassinat du numéro 1 iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Ynetnews : http://www.ynetnews.com/Ext/Comp/ArticleLayout/CdaArticlePrintPreview/1,2506,L-3390265,00.html

"Il faut le tuer

Israël n’a pas à reculer devant l’idée de menacer de tuer l’iranien Ahmadinejad par Uri Orbach

Il faut tuer le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Vraiment tuer, je veux dire, physiquement. Il faut l’éliminer, le mettre à mort, l’assassiner, et autres mots qui veulent dire la même chose.

L’ancien directeur du Mossad Meir Amit le dit explicitement dans un entretien récemment donné à l’hebdomadaire "Kfar Chabad Weekly". Voila en effet une manière bien impolie d’exprimer notre dégoût vis-à-vis de l’ennemi suprême iranien. Les hauts-fonctionnaires, y compris retraités, ne font d’habitude qu’allusion à de telles questions - s’ils daignent en parler.

Et pourtant Meir Amit a bien raison. Même ici, alors que nous sommes si occupés avec les manières et le savoir-vivre, l’homme de Téhéran pousse vigoureusement son plan d’extermination pour le peuple d’Israel.

Puisqu’il est maintenant personnellement responsable du programme nucléaire iranien, puisqu’il reste insensible aux insistantes plaidoiries, diverses pressions, tentatives et tentations de persuasion, il faut tenter de l’éliminer. Il faut absolument changer les règles du savoir-vivre.

A ce stade, les propos de Meir Amit sont particulièrement importants dans cette optique de changement des règles du savoir-vivre. En effet, ce n’est pas la façon habituelle de parler d’un ennemi en langage diplomatique.

Cela étant, un retour à un mode d’expression violent et menaçant envers des personalités telles qu’Ahmadinejad, notre Hitler régional, peut aider à donner la légitimité aux gouvernements et à leurs bras opérationnels pour poursuivre sans crainte cet objectif (sic).

Ces menaces personnelles peuvent en effet être utiles pour faire peur à l’homme de Téhéran. Après tout, il a vu la corde se serrer autour du cou de l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein, par conséquent même si Ahmadinejad se moque du destin de l’Iran, il ne se moquera peut-être pas du destin de son propre cou.

Si donc nous souhaitons être toujours là pour le soixante-dixième anniversaire de l’indépendance (ndt : en 2018), nous devons menacer de l’assassiner.

Certes, c’est fort impoli, pas joli, inhabituel et peu diplomatique. Mais afin d’arrêter cet ennemi suprême bien spécial, il nous faut simplement lui expliquer que sa fin est proche.

Après tout, sauver des vies est plus important que le savoir-vivre.

Traduit par Guillaume Caillaud pour Europalestine

Ynetnews : http://www.ynetnews.com/Ext/Comp/ArticleLayout/CdaArticlePrintPreview/1,2506,L-3390265,00.html

 
mercredi 23 mai 2007
  LA SALE GUERRE: UN PLAN MACHIAVELIQUE DE DESTRUCTION SYSTEMATIQUE DE L'IRAK




La sale guerre : un plan machiavélique de destruction systématique de l'Irak

Un plan machiavélique de destruction systématique de l'Irak, de sa société, de son infrastructure et de son patrimoine est en exécution depuis plus de 4 ans. Cela a commencé dès le premier jour de l'occupation, mais son rythme s'est accéléré après la destruction du mausolée de Samarra le 22 février 2006, dont les auteurs ont cherché à déclencher une guerre civile en frappant l'imaginaire sacré des chiites irakiens. Depuis, que de symboles de l'Irak ont été détruits !
Tout récemment, les vrais terroristes, c'est-à-dire les forces étasuniennes d'occupation et leurs divers agents, ont détruit le pont Assarrafya et le tunnel de la place Ennoussour (les aigles).
Lisez les deux témoignages suivants sur les conditions dans lesquelles se sont déroulées ces deux opérations.
Un témoin raconte : « la veille de son explosion, le pont Assarrafia était fermé à la circulation. Il n'a été ouvert que le lendemain, pour exploser au bout de quelques heures et sombrer dans les eaux du fleuve ».
Pour ce qui est du tunnel Ennoussour, un correspondant de iraqirabita rappelle que les choses s'étaient passées de la même façon que dans le premier cas : « Il n'y a aucune trace de voiture piégée, comme on l'a prétendu. Le tunnel était fermé depuis l'après midi du dimanche. Un témoin, digne de confiance, m'a raconté : vers 18 heures de la journée du dimanche, alors que le tunnel était fermé, il avait aperçu des lumières bleues et blanches et des individus qui se déplaçaient à l'intérieur, au niveau du plafond. Le lendemain le tunnel a explosé. Ne croyez surtout pas que les gens qui se déplaçaient dans le tunnel avec des torches lumineuses sur la tête, sont des extra-terrestres. Il s'agit d'agents superpuissants qui travaillent sous la protection des iraniens et des américains et que ni le gouvernement irakien ni même les américains ne peuvent arrêter !
Ces derniers temps, des témoins ont aperçu des hommes grenouilles très spéciaux opérant dans les eaux du lac Atharthar, au nord de Bagdad. Il ne serait pas étonnant qu'on assiste, un de ces jours, à la destruction du barrage du même nom dont les eaux finiront par engloutir Bagdad l'invincible !!!!

Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï : [www.tunisitri.net]url:www.tunisitri.net/

Un soldat étasunien d'origine irakienne :
Notre mission est de tuer le chiite et le sunnite pour les pousser à s'entretuer !!!!!!!!!

Arrabitat Al irakia : Bagdad : 09/05/07

Un soldat étasunien, d'origine irakienne met à nu les crimes de l'occupant étasunien, les assassinats, les attentats terroristes et les opérations de sabotage commis par les troupes d'occupation à l'encontre des civils irakiens pour approfondir la discorde interconfessionnelle. Il raconte avoir servi pendant deux ans et demi dans l'armée d'occupation étasunienne et a réussi à fuir Bagdad pour échapper aux forces d'occupation.
Il raconte : « j'étais soldat dans l'armée irakienne au cours de la guerre de 1991. Lors du retrait du Koweït, j'ai décidé de me réfugier en Arabie Saoudite avec des dizaines de mes camarades et c'est là-bas que j'ai été recruté par une commission de recrutement militaire étasunienne, chargée d'incorporer les anciens soldats irakiens dans l'armée étasunienne et de les transférer aux Etats-Unis.
En 1992, j'ai été transféré aux Etats-Unis ou plutôt dans une île dont tous les équipements étaient militaires. J'étais avec de nombreux autres irakiens dont l'ancien gouverneur du Nadjaf, Adnan Atharfi. Nous suivions des exercices militaires ainsi que des cours intensifs d'anglais mais surtout une formation spéciale « dans les liquidations physiques ».
Au cours de la guerre actuelle, l'agent a été transféré à l'intérieur de l'Irak pour des missions très spéciales au profit des services secrets étasuniens. Il raconte : « au cours de la guerre actuelle qui a conduit à l'occupation de l'Irak, j'ai accompli, avec une certain nombre de mes camarades qui ont suivi avec moi la formation aux Etats-Unis, des missions diverses. On nous a infiltré en Irak par la frontière Saoudienne avec des tenues de l'armée irakienne. Notre mission consistait à répandre les fausses nouvelles parmi les irakiens, tel que l'armée étasunienne est entrée dans telle ville ou qu'elle est aux abords de Bagdad. Les fausses nouvelles étaient un des facteurs qui ont précipité l'effondrement de l'armée irakienne ».
Le soldat ajoute : « l'unité à laquelle j'appartenais s'est installée dans le palais présidentiel de Al Adhamia. Nous étions autorisés à rendre visite à nos familles à Bagdad une fois par mois. Moi-même je rendais visite à ma famille à la Cité Sadr à l'est de Bagdad. Quand les choses se compliquèrent et que les hommes armés ont commencé d'attaquer tous ceux qui sortaient du palais, j'ai demandé aux membres de ma famille de venir de temps en temps pour les voir. J'étais chargé de la surveillance. Puis de nouveau des changements et l'armée US m'a chargé de commander une unité chargée d'opérations d'assassinats dans les rues de Bagdad ».
Notre mission consistait à liquider des gens sur des listes que nous fournissait l'armée, avec photos, adresses et un plan de leurs déplacements quotidiens. On nous demandait par exemple de tuer le chiite dans le quartier Al Adhamia (sunnite) et le sunnite à la cité Sadr (chiite) et ainsi de suite.
Quant à la manière dont était traité l'agent qui commet une erreur sur la victime ou ne réussit pas dans sa mission, l'ex-agent raconte : « l'agent qui commet une erreur, est liquidé à son tour. Ainsi, trois membres de mon équipe ont été liquidés par les forces étasuniennes, après avoir échoué à tuer une personnalité politique sunnite à Bagdad. Cela s'est passé il y a un peu plus 2 ans ».
L'ex-agent raconte que les forces d'occupation disposent d'un escadron chargé d'exécuter les « basses besognes ». Cet escadron est composé d'irakiens, d'américains et d'étrangers dont les membres, se répartissent à Bagdad et dans les autres villes irakiennes, en patrouilles de sécurité. Sa mission ne consiste pas seulement aux liquidations physiques mais certains de ses membres s'occupent aussi de poser les bombes et les voitures piégées dans les quartiers et les marchés. Elle s'occupe aussi d'interpeller les personnes que l'armée d'occupation ne veut pas tuer.
Il raconte que les opérations de piégeage et d'explosion se font de diverses manières. La plus fréquente chez les forces d'occupation consiste à poser des bombes explosives lors des fouilles des véhicules ou lors des interrogatoires. Ainsi, une personne est convoquée à une base étasunienne et alors qu'elle est interrogée, on place la bombe dans son véhicule puis on la lâche en lui demandant d'aller à tel poste de police ou à tel marché, pour un motif quelconque et c'est là que se fait l'explosion.
La version de cet ex-agent irakien des services militaires étasuniens, concorde avec les nombreux rapports occidentaux qui avaient impliqué les forces étasuniennes d'occupation dans des attentats ayant visé des civils irakiens. Certains de ces rapports sont contenus dans une série d'articles du journaliste Britannique Robert Fisk, sur la base d'entretiens avec des Syriens et des Irakiens à Beyrouth au sujet de ces attentats.
L'écrivain Egyptien Mohamed Hassaneyn Heikal a déclaré pour sa part à la chaîne Al Jazeera que les mercenaires « constituaient la deuxième force organisée, au plan des effectifs et des équipements, après les forces étasuniennes ». Il les a appelés « les chevaliers de Malte » et leur a attribués de nombreuses opérations ayant visé les civils irakiens, en insistant que des irakiens et des libanais y étaient en grand nombre.

http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=8899/


Lire aussi

SICK STRATEGIES FOR SENSELESS SLAUGHTER


By Robert Fisk The Independent UK 04/29/06

Un jeune irakien raconte : « j'ai été formé par les américains pour devenir agent de police à Bagdad. Je passais 70% de mon temps à apprendre la conduite des voitures et 30% à manipuler les armes. Au bout d'un certain temps les américains m'ont dit de m'en aller et de revenir au bout d'une semaine. A mon retour, ils m'ont donné un téléphone portable et une voiture et m'ont demandé d'aller près des mosquées et Husseiniètes (lieux de culte chiites) pour voir ce qui s'y passait et de le leur téléphoner. Arrivé au lieu dit, je suis sorti de la voiture et j'ai téléphoné mais il n'y avait pas de couverture et je me suis éloigné un peu pour tenter une autre fois à un point où se trouvait la couverture. Dès les premières sonneries de la communication, la voiture a explosé.

Un autre…

Un autre irakien, formé auprès des américains pour devenir lui aussi agent de police, raconte : « Ils m'ont donné un téléphone portable et une voiture et m'ont demandé d'aller à un lieu où il y avait un rassemblement de gens pour s'assurer si c'était une manifestation ou un sit inn. On lui a demandé aussi de les appeler à son arrivée sur les lieux pour les informer de ce qui se passe. La personne a eu comme la première des difficultés à établir la communication. Elle est sortie de voiture pour leur téléphoner d'une cabine publique dès que la communication est établie il leur a dit qu'il était sur les lieux et qu'il pouvait leur dire donc ce qui s'y passait. Aussitôt sa voiture explosa.
http://www.rudemacedon.caExcerpts/


Un autre irakien raconte : « Il y a quelques jours, j'ai été arrêté à un point de contrôle US. On m'a confisqué mon permis de conduire et on m'a dit d'aller le récupérer tout de suite à un camp américain, proche de l'aéroport de Bagdad où je serais interrogé. On m'a dit qu'ils ont envoyé le permis et les papiers de la voiture au poste de police de Kadhimia pour les suites.
Le conducteur est parti en hâte, mais bientôt, il eut le sentiment que sa voiture se conduisait comme si elle portait une lourde charge. Sa méfiance grandit à cause d'un hélicoptère volant bas qui continuait à planer au-dessus de sa voiture, comme s'il le suivait. Il a arrêté la voiture et l'a inspectée soigneusement. Il a trouvé presque 100 kilogrammes d'explosifs cachés sous la banquette arrière et à côté des portes arrière !

Le 13 mai 2005, Al Hadj Hayder Abou Sejjad, 64 ans, originaire de Hilla et paysan de son état, chargea son camion de cageots de tomates, se fit accompagner par son petit-fils Ali, âgé de 11 et s'en alla à Bagdad. Il fut arrêté à un point de contrôle US qui le somma de descendre du camion. Puis on les autorisa à continuer leur route. C'est alors que le petit fils informa le grand père qu'il avait aperçu les américains mettre quelque chose de couleur cendre du volume d'une pastèque dans le camion, entre les cageots de tomates. Ils avaient l'intention que ça explose à Bagdad pour prétendre que c'était le travail des " terroristes ", ou des " insurgés " ou de ceux qu'ils appellent eux-mêmes la " résistance ".

Original : http://www.rense.com/general74/70th.htm


Les forces étasuniennes d'occupation piègent les véhicules

Un citoyen irakien a accusé les forces étasuniennes d'occupation d'avoir piégé sa voiture et tenté de le tuer à l'avenue de Palestine, à l'est de Bagdad.
Après l'utilisation des jeunes handicapés mentaux irakiens pour détecter les mines, révélée par de nombreux témoignages, les forces étasuniennes d'occupation recourent au piégeage des véhicules civils. C'est du moins ce qu'a révélé Hussein Jawad Abdel Mohsen, 54 ans, un chiite irakien qui travaille à la société Al Afia de distribution des produits alimentaires. Il raconte : « Hier soir, alors que je conduisais mon camion de marque KA sur la route du camp Errachid, au sud-est de Bagdad, j'ai été arrêté par un barrage des forces étasuniennes d'occupation qui ont procédé à une fouille minutieuse durant une dizaine de minutes, accompagnée du déballage d'un certain nombre de cartons j'ai été autorisé à repartir. A mon arrivée à l'avenue de Palestine, au niveau du centre Turkemène de loisirs, j'ai arrêté mon camion près du local d'un de nos agents pour lui livrer sa commande. C'est alors que j'ai eu la surprise de découvrir qu'il y avait dans mon camion une bombe d'une vingtaine de kilogrammes, munie d'une minuterie. Le propriétaire du local a aussitôt téléphoné aux forces spéciales du ministère de l'intérieur qui ont procédé à mon arrestation durant 12 heures pour interrogatoire. Les forces spéciales ont conduit en même temps Le véhicule jusqu'à une grande place non fréquentée…et attendu jusqu'à ce qu'il explose.
Et Jawad d'ajouter que « l'interprète qui accompagnait les forces étasuniennes m'avait demandé ma destination et je lui avais répondu faussement que j'allais à la Cité Sadr, étant persuadé que les forces étasuniennes ne suspectaient pas les gens et ne fouillaient pas beaucoup les véhicules qui y allaient. C'est pour cette raison que mon véhicule n'avait pas explosé, puisqu'il fallait entre une heure et une heure et quart pour me rendre du Camp Errachid à la Cité Sadr, étant donné les difficultés de circulation. Or j'étais arrivé à l'avenue de Palestine au bout d'une demi-heure et l'explosion était prévue pour après mon arrivée à la Cité Sadr ».
http://www.islammemo.cc/article1.aspx?id=39340/



Lundi 14 Mai 2007
tunisielibre@yahoo.fr
 
mardi 22 mai 2007
  Al Qaïda implanté au Sahara ?



http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/rendezvousavecx/

C’est un sigle qui a surgi à la fin des années 1990… Le GSPC, Groupe salafiste pour la prédication et le combat… Une organisation terroriste et islamique qui serait aujourd’hui affiliée à Al-Qaïda. À tel point que le GSPC s’appelle aujourd’hui « Al-Qaïda Maghreb islamique ». C’est en tout cas ce que révèle un communiqué de l’organisation diffusé fin 2006. Réalité ou propagande ? Monsieur X qui, la semaine dernière, est remonté aux origines du GSPC, va revenir sur cette question. Il est en effet constant, a affirmé mon interlocuteur, que l’histoire du terrorisme algérien est jalonné de manipulations opérées par le pouvoir et spécifiquement par l’ancienne Sécurité militaire, devenue le puissant DRS, Département du renseignement et de la sécurité. Ainsi en a-t-il été en particulier lors des attentats qui ont frappé la capitale française en 1995 et qui ont été officiellement revendiqués par le ou les GIA algériens. Des structures terroristes souvent infiltrées par les services secrets et qui ont ensuite donné naissance au GSPC.

Alors justement ce Groupe salafiste, qui serait inféodé à Ben Laden, pourrait-il être lui aussi pénétré par le DRS ? Et pourquoi aurait-il décidé de perpétrer une nouvelle vague d’attentats alors que l’Algérie semblait connaître un répit après une guerre civile qui a causé la mort de presque 200.000 personnes ? Existerait-il réellement une volonté islamique de faire du Sahel un nouvel Afghanistan, comme le prétendent les Américains ? Enfin quelles sont les implications économiques d’un combat anti-terroriste où les Etats-Unis entendent désormais occuper la première place ?

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/rendezvousavecx/

 
  UN FANATIQUE FRANCO-ISRAÉLIEN ASSASSINE UN CHAUFFEUR DE TAXI PALESTINIEN

« NOS » POLITICIENS SE TAISENT,TANDIS QUE DES OFFICINES SIONISTES ATTISENT LA HAINE

La police israélienne a interpellé lundi, dans les rues de Tel-Aviv, un homme de 26 ans qui déambulait bizarrement. L’homme a aussitôt déclaré aux policiers qu’il venait de couper la gorge à « un Arabe », et les a conduits sur les lieux de son crime.

Là, dans son appartement, Julien S. a montré le cadavre de Tayssir Karaki, marié et père de 4 enfants, chauffeur de taxi à Jérusalem-Est, qu’il avait égorgé deux ou trois heures plus tôt au motif que « c’était un Arabe ». L’assassin a raconté qu’il était déterminé, depuis quelque temps, « à tuer au moins un Arabe ». C’est pourquoi, lundi matin, Julien S. s’est rendu à Jérusalem-Est, est monté à bord du taxi de Tayssir et, une fois arrivé à Tel-Aviv, a proposé à ce dernier de monter à l’appartement prendre un café. Quelques secondes après, il attaquait Tayssir avec un couteau, le blessant mortellement.

Les communiqués de la police, pour qui le crime a donc bien évidemment été motivé par la haine raciale, ont rapidement été relayées par les principaux médias. Ceux-ci ont fourni des détails additionnels sur l’assassin, indiquant qu’il s’agissait d’un immigré de France de fraîche date, dont une partie de la famille habite Netanya, ville jumelée avec Sarcelles (Val d’Oise). Depuis quelques mois, Julien S. serait devenu dévot, assortissant ses prières d’incantations au meurtre des Arabes. Son épouse l’a quitté récemment, et avait même alerté la police, à plusieurs reprises mais sans succès, sur la dangerosité manifeste de son ex-compagnon.

Les représentants politiques de la minorité palestinienne israélienne ont constaté, avec colère, que la folie criminelle de Julien S. intervenait dans un climat généralisé de haine raciale, comme l’atteste la présence, au sein même du gouvernement israélien, du ministre Avigdor Liebermann qui prône ouvertement l’expulsion d’un million de Palestiniens. Le maire (religieux) de Jérusalem, Uri Lupoliansky, va lui-même au-delà de paroles convenues pour condamner le crime, et demande à l’ Etat de reconnaître à Tayssir Karaki le statut légal de Victime d’Actes Terroristes, réservé jusqu’à une date récente aux seuls Juifs.

Pourtant, ici en France, c’est un scenario bien différent qui est en train de se mettre en place.

Pas plus que le CRIF, les dirigeants des principaux partis politiques français, qui cherchent depuis des mois à émouvoir l’opinion sur le sort de Gilat Shalit en insistant sur la nationalité française de ce soldat israélien prisonnier de la résistance palestinienne, n’avaient eu le temps de trouver un petit mot, mercredi, pour condamner l’acte odieux de leur « compatriote » Julien S. Il est vrai qu’avec l’intronisation, comme candidat à la députation à Paris, du militaire israélien (pardon, franco-israélien) Arno Klarsfeld, la couleur (kaki) est annoncée.

Pendant ce temps, des officines sionistes s’emploient cyniquement à exploiter l’événement en agitant le spectre de « représailles arabes contre les Juifs en France », qu’elles appellent manifestement de leurs vœux.

« Les Juifs de France craignent des vengeances après l’assassinat d’un chauffeur de taxi arabe », écrit ainsi le journaliste Daniel Ben Simon, dans l’édition électronique du journal Haaretz.

Pour semer la panique, Ben Simon n’a eu qu’à tendre le micro à ce professionnel de la provocation qu’est le nommé Sammy Gozlan, du « Service de Protection de la Communauté Juive », toujours fidèle au poste quant il est question de désinformation.

Peu importe que les médias de masse, en France, n’aient apparemment (selon le survol de la presse française, forcément incomplet, que nous avons pu faire) même pas relaté l’assassinat et qu’en conséquence, le public français, arabe ou pas, n’a généralement pas eu connaissance des faits. Ben Simon, ainsi que des sites franco-israéliens se chargent « d’informer », mais à leur sauce. Ils n’hésitent pas non plus à publier le nom de famille de Julien S., prenant délibérément le risque d’exposer des membres de sa famille ou des homonymes vivant en France.

De tels procédés sont tout sauf anecdotiques : le mouvement sioniste compte en effet beaucoup sur la communauté juive française pour maintenir un courant d’immigration en Israël, comme l’avait bruyamment déclaré Ariel Sharon (« faites vos valises, et venez tout de suite »). L’argument de vente, développé jusqu’à la nausée, est que les Juifs seraient « en danger » en France, au milieu de « 6 millions d’arabo-musulmans ». Alors, si le sang de Tayssir Karaki pouvait servir leurs opérations, par le biais d’incidents par avance suggérés, pourquoi pas ?

Par CAPJPO-EuroPalestine






 
samedi 19 mai 2007
  La tragédie du Darfour : une excellente occasion pour Israël de faire de la Hasbara*



Khalid Amayreh, Jérusalem-Est, 13 mai 2007

Tradut par Gérard Jugant et révisé par Fausto Giudice


Dans un effort clairement propagandiste, le gouvernement israélien, en coordination avec des organisations américaines sionistes, a décidé d'accorder une aide relativement modeste aux réfugiés du Darfour.


La ministre des Affaires Etrangères israélienne, Tzipi Livni, qui s'oppose avec virulence au retour des réfugiés palestiniens là d'où ils ont été expulsés manu militari par des bandes terroristes juives en 1948, a déclaré textuellement le dimanche 13 mai que la donation de 5 millions de dollars était destinée à « soulager de l'intolérable situation » dans la tragédie qui frappe la région occidentale du Soudan**.


« Comme je le disais devant l'ONU l'an dernier, il y a certains lieux où le monde doit agir », a en outre déclaré Livni.
Néanmoins Livni a tacitement admis qu'au moins une des raisons, si ce n'est la principale raison du « Programme d'aide au Darfour » était « d'améliorer l'image d'Israël » à l'étranger.
En réalité, cela semble bien être le principal but de l'aide proposée au Darfour, à savoir « l'amélioration de l’ image repoussante d'Israël ».


Israël est probablement un des principaux États criminels du monde en ce qui concerne le traitement des réfugiés, étant donné sa persécution systématique du peuple palestinien et son refus enragé d'autoriser les réfugiés palestiniens à rentrer chez eux dans ce qui est maintenant Israël.


D'ailleurs, en plus de voler la terre palestinienne, de démolir les maisons palestiniennes et de raser au bulldozer les fermes, les champs et les vergers palestiniens, le gouvernement israélien refuse aux Palestiniens un libre accès à la nourriture et au travail, poussant de nombreuses familles palestiniennes au bord de la famine et même à la famine. Et Israël a toujours un mantra tout prêt pour justifier ces sales pratiques : la résistance palestinienne à l'occupation israélienne.


D'après un rapport des Nations Unies présenté à la Conférence des Donateurs il y a plusieurs mois, « 37% des Palestiniens vivant en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza ont eu des difficultés pour se nourrir en 2004 ». Il y en avait en outre 27% qui risquaient de tomber dans les mêmes difficultés.


De plus, le rapport montrait que près de la moitié de la « population palestinienne était pauvre, avec un taux de pauvreté stupéfiant de 65% dans la Bande de Gaza ».



Jusqu'à 16% des Palestiniens-550.000-vivaient avec 1.5 dollar par jour, avec la probabilité que ce chiffre atteindrait 35% en l'absence d'une aide prochaine.


Qui plus est, il est généralement estimé que la malnutrition parmi les enfants de Cisjordanie et surtout de Gaza est maintenant à son plus haut niveau depuis 1967, la raison principale étant le refus d'Israël d'autoriser les soutiens de famille palestiniens à accéder au travail.


De surcroît, Israël vole effectivement l'argent des Palestiniens en retenant le transfert de plus de 750 millions de dollars de taxes dues au gouvernement palestinien.


D'ailleurs le refus inflexible d'Israël de procéder aux paiements mensuels, qui représentent plus d'un tiers du budget de l'Autorité Palestinienne (AP) a causé ce qui équivaut à un effondrement financier dans les enclaves autrefois autonomes, écrasant la capacité du gouvernement de l'AP à payer les salaires d'environ 150.000 fonctionnaires.


En plus de chercher à améliorer son image essentiellement sordide, Israël espère apparemment qu'en faisant ressortir et en rendant publique « l'aide juive aux réfugiés musulmans », les cercles israéliens et sionistes seront capable d'avoir une forte cote à l’Argus de la moralité et donc de détourner l'attention des pratiques nazifiantes d'Israël contre les peuples du Moyen-Orient, en particulier les Palestiniens et les Libanais.


L'an dernier, l'aviation israélienne a déversé 3 millions de bombes à fragmentation sur le Liban, tuant et mutilant de nombreux civils.


Les 3 millions de bombes auraient suffit à tuer ou mutiler au moins trois millions d'enfants libanais. En d'autres termes la tempête de bombardements intensifs suffisait à causer un holocauste, ou du moins la moitié d'un holocauste.


De plus, Israël a détruit les infrastructures civiles de base du Liban et de la Bande de Gaza, incluant des centrales électriques, des ponts et même des écoles et collèges, infligeant une indescriptible misère aux civils innocents.


Il est dès lors difficile de remercier vraiment Israël de faire une « bonne action » qui est destinée avant tout à détourner l'attention de la brutale laideur d'Israël à Gaza, en Cisjordanie et au sud Liban et aussi à permettre au gouvernement nazioïde israélien de continuer avec sa politique d'apartheid et ses pratiques criminelles contre les Palestiniens.




Un soldat israélien "accueille" des réfugiés soudanais à la frontière israélo-égyptienne. Direction : une prison. Photo Meri Azulay



On dit souvent que charité bien ordonnée commence par soi-même. Dans le cas d'Israël, il n'y a pas de charité interne. Les rares réfugiés du Darfour sont jetés dans des camps de détention***, tout comme leurs camarades d'infortune, les quelque 11 000 détenus palestiniens languissant dans les prisons israéliennes pour s'opposer au sionisme.


En fait, au lieu de la charité, nous voyons des barrages routiers, des démolitions de maisons, des confiscation de terres et la satanique politique visant à affamer des millions de Palestiniens innocents dans le but de les « affaiblir » et de leur faire accepter le statut d'esclaves.


Nous voyons aussi de la cruauté, beaucoup de cruauté, ainsi que de la dureté, de la mesquinerie, et une indescriptible barbarie qui transcende la réalité.


Ce n'est pas quelque chose qui est tombé du ciel. C'est une politique systématique du gouvernement israélien visant à intimider les Palestiniens afin qu'ils capitulent et acceptent l'apartheid et l'occupation perpétuelle. L'ancien officiel israélien Dov Weisglass n'a t-il pas déclaré l'an dernier : «on va mettre les Palestiniens au pain sec» ?


Pour toutes ces raisons il est impératif que la « charité » israélienne à l'égard des réfugiés du Darfour soit mise dans le contexte des efforts d' hasbara d'Israël, à savoir pour détourner l'attention de l'impitoyable traitement par Israël du peuple palestinien.


Notes de l'éditeur


* Hasbara : mot hébreu signifiant « explication », utilisé par l’État d’Israël et ceux qui le soutiennent pour nommer leurs opérations de propagande. Il existe même un « Israel Hasbara Committee », qui a pour tâche de « combatre les mensonges et diffuser la vérité sur Israël et le peuple juif »


** Israël va donner 20 millions de shekels (environ $5 millions) aux victimes du génocide au Darfour (au Soudan), d’après Ynet.
Conformément aux recommandations actuelles, Israël transférera 16 millions de shekels à quatre organismes internationaux d’aide et achètera à des compagnies israéliennes des médicaments et des équipements de dessalement d’eau de mer pour une valeur d’1 million de dollars.
Le ministère des Affaires Etrangères établira également un camp au Kenya avec plusieurs médecins israéliens pour traiter des centaines de patients.
Ce don fera d’Israël un des dix plus grands donateurs aux victimes du génocide.
« L’état d’Israël ne peut pas rester sans rien faire sans essayer de tendre la main quand une tragédie humaine si terrible, la pire au monde, a lieu actuellement » a dit Daniel Meron, directeur du département des droits de l’Homme au ministère des affaires étrangères. (Source :israelvalley.com )
*** Des dizaines de réfugiés du Darfour ont pénétré en Israël, via le désert du Sinaï, dans l’espoir d’obtenir l’asile politique. Ces réfugiés sont emprisonnés le temps que les autorités israéliennes vérifient leurs véritables intentions.
Le Yediot Aharonot cite le témoignage de Mouhamed Adam, 25 ans, qui explique que son frère et ses oncles ont été assassinés au Darfour et qu’il a lui-même été torturé avant de décider de se rendre en Israël. : “J’ai vécu au Darfour ce que vos ancêtres ont vécu dans les camps de concentration” affirme-t-il. Je demande à l’Etat d’Israël de nous aider. Personne n’a aidé le peuple juif durant la Shoah. Mais aujourd’hui, vous avez un état puissant et vous pouvez nous aider”.
Dans le Yediot Aharonot : De nombreux réfugiés du Darfour espèrent en effet que les souvenirs de la Shoah sensibiliseront l’opinion publique israélienne en leur faveur. Mouhamad Adam est entré illégalement en Israël il y a quelques jours avec plusieurs autres réfugiés. Ils ont été admis, dans une base militaire qui a ensuite refusé de les garder. Ils ont été transférés au commissariat de police de Beer-Shevah qui a refusé de les garder.
Depuis le début du génocide au Darfour, 400 réfugiés soudanais ont pénétré en Israël dont 90 seulement sont originaires du Darfour, les autres venant d’autres régions du Soudan.
Parmi eux, 150 sont détenus dans une prison israélienne et 250 ont été libérés et ont pu s’installer soit dans des kibboutzim soit dans un hôtel d’Eilat.
Certains ont trouvé du travail. Jusqu’à présent le gouvernement israélien a refusé de leur accorder un statut officiel de réfugiés sous prétexte qu’ils sont originaires d’un état ennemi d’Israël, le Soudan et que certains de ces réfugiés pourraient être, en fait, des agents d’Al Quaïda.
Dans le Yediot Aharonot : Le gouvernement israélien est en contact avec l’ONU pour tenter de trouver une solution au drame de ces réfugiés. Il semble que le gouvernement Olmert décidera d’accueillir officiellement les 90 réfugiés du Darfour et demandera à l’ONU de prendre en charge les autres qui devraient être expulsés. (Source : israelvalley.com )



 
vendredi 18 mai 2007
  Élections en Algérie : plus qu'un boycott, une agonie

Élections en Algérie : plus qu’un boycott, une agonie

jeudi 17 mai 2007

par Malika Rededal

Instantané du scrutin législatif d’aujourd’hui, depuis Alger.


Aujourd’hui 17 mai, nous sommes censés élire nos 389 nouveaux députés à l’Assemblée Nationale. Ils sont 12229 candidats et nous sommes plus de 18 millions d’électeurs inscrits.

Ce sera la sixième fois que nous sommes conviés à élire une Assemblée Nationale depuis l’instauration du multipartisme en 1989, adoptée par la nouvelle Constitution la même année. Le taux d’abstention est un véritable record, un record absolu. Les centres de vote sont vides pour célébrer un non-événement. À quatre heures de la fermeture des bureaux de vote, le taux de participation nationale est de 19,40 %.

À quatre heures de la fermeture des bureaux de vote, mon amie hésite, encore, elle cherche du bout du cœur sa carte électorale perdue entre une multitude de cartes de visites, de vieilles ordonnances et de photos jaunies par le temps. La voilà : voter, ne pas voter ? Les affiches sont moches, me dit-elle, et puis voter pour qui, pourquoi ? À quatre heures de la fermeture des bureaux de vote à la chaîne trois, la journaliste de service tente désespérément de joindre le journaliste qui couvre l’événement depuis le ministère de l’intérieur. « Allô Madjid Laguel, vous m’entendez ? Vous m’entendez ?… »

Seul lui répond le grésillement de la ligne… Elle n’insistera pas. Le système algérien tourne à vide et cette abstention massive est plus qu’un boycott des élections. C’est une agonie lente et imperturbable d’un mode de gouvernement qui n’arrive même plus à mobiliser une clientèle car il n’a plus rien à offrir, même aux plus cyniques. La comédie de la consultation populaire est déserte. C’est l’ensemble du corps des institutions qui est malade et les Algériens sont fatigués de lui rendre visite comme à une vieille tante qui n’en finirait pas de mourir, de radoter ses vieilles rengaines, de remuer ses vieilles gloires, de promettre des nouvelles histoires.

Ce taux d’abstention record est plus qu’un boycott, c’est un blocage des institutions algériennes, il signifie que l’écrasante majorité des électeurs a décrété, sans consultation, sans débat, en son âme et conscience, qu’elle se refusait à participer à la reproduction du système algérien en l’état. Ce taux d’abstention témoigne d’un profond désir de changement et d’un refus de participer à la reproduction de l’échec de ceux qui nous gouvernent.

L’Affaire Khalifa, du nom d’un pharmacien devenu milliardaire en transformant l’argent propre des cotisations des travailleurs en argent sale pendant que nos gouvernants regardaient ailleurs est passée par là. L’affaire des kamikazes s’écrasant sur le palais du gouvernement comme si cet événement spectaculaire était d’une banalité crasse.

Aucune communication, aucune information si ce n’est folklorique du genre, « ce n’étaient pas des kamikazes », n’est également passée par là. Les 80 milliards de réserves de change qui nous viennent du pétrole et qui ne se transforment pas en « une vie meilleure » pour l’écrasante majorité est aussi passée par là. La maladie du président n’est plus que rumeurs. Il est à l’agonie, nous dit-elle et le voici pour la démentir inaugurant des chantiers, recevant Jean Daniel, baptisant des écoles, se mêlant de tout et de rien, dans une atmosphère pathétique de fin de règne, elle aussi est passée par là.

C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres encore qu’aujourd’hui le front de mer est plein d’une joyeuse population qui s’exerce au footing, que sous ma fenêtre des jeunes jouent comme des forcenés à la darbouka dans une joie endiablée, que la forêt de Bouchaoui est animée de dizaines de familles venues s’enivrer de printemps, que ce matin le marché était une fête pour les yeux et les oreilles, c’est pour toutes ces raisons que des millions d’Algériens ont refusé aujourd’hui de se rendre à l’enterrement de leurs ambitions pour ce pays magnifique que l’on appelle l’Algérie.

Voir en ligne : i
 
  Palestine : Les ravages d’un boycott criminel
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Ecrit par Silvia Cattori.

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Le boycott économique imposé au peuple palestinien par les Etats-Unis et l’Union européenne, destiné à étrangler et à plier ce peuple aux exigences d’Israël, dure depuis plus d’une année déjà.

La vie des habitants de Cisjordanie et de Gaza était déjà épouvantable auparavant. Mais ce boycott, indigne de l’humanité, l’a rendue infiniment plus effroyable.

Ainsi, des Etats démocratiques, qui prétendent défendre la liberté et les droits humains, en sont venus à priver un peuple -déjà très éprouvé par les longues années de privation sous occupation- de tout moyen de subsistance. Cela est un crime. Cela est inadmissible. Cela doit cesser.

Les résultats sont là, implacables, terrifiants.

Ce boycott a détruit toute la société, et encore aggravé une situation qui était déjà d’une extrême gravité. C’est une catastrophe humaine programmée.

Par ce boycott, aussi injuste qu’illégal, le monde a délibérément réduit à l’état d’esclavage des millions de Palestiniens, pour la seule raison qu’ils ont élu les autorités qu’ils considéraient comme étant les plus aptes à servir leurs intérêts.
Or, si durant l’esclavage les esclaves pouvaient encore parfois échapper à leurs bourreaux, les Palestiniens de Gaza, qui vivent enfermés par l’occupant militaire israélien dans une grande prison, ne peuvent, eux, aller nulle part.

Voilà, aujourd’hui, des centaines de milliers d’enfants qui souffrent de malnutrition ; voilà des mères à bout de ressources, contraintes aujourd’hui à se livrer à la prostitution pour nourrir leur progéniture ; voilà des pères sans salaire qui, après avoir vendu les quelques effets personnels vendables qu’ils possédaient, jetés au désespoir, humiliés de ne pouvoir offrir une vie décente à leur famille, atteints dans leur dignité d’homme, versent dans la folie. Il n’est pas rare, en effet, de voir des hommes désœuvrés, qui semblent avoir perdu la raison, divaguer dans la rue, en se parlant à eux-mêmes.

Quel père, quelle mère, peuvent supporter de voir leurs enfants dépérir sans recours ? « Pour notre société, c’est terrible. Nous avons été poussés aux extrêmes. La prostitution n’est pas quelque chose d’usuel à Gaza. Cela est ressenti comme une immense offense, une immense humiliation. C’est une terrible blessure pour une société comme la nôtre où la femme est protégée et où la prostitution était inexistante» se désole cette femme qui a accepté d’évoquer, non sans réticence, cette plaie.

De savoir que le boycott économique du monde « occidental » a fini par pousser certaines de ces mères, fières, résistantes, à cette extrémité-là, à cette déchéance-là, de savoir que ces mères ont dû, doivent renoncer à la seule chose qui leur reste, la dignité, pour sauver la seule chose qui leur importe, la survie de leur enfant, notre cœur se brise.

Face à cette immense tragédie, où est le mouvement de solidarité qui devrait défendre les Palestiniens victimes de l’oppression israélienne ? Où est sa voix ?

Ne serait-il pas temps, pour ces mouvements qui ont malencontreusement apporté leur soutien aux accords d’Oslo et à ceux qui, en Palestine, en ont largement profité au détriment de leur peuple, de tirer enfin les cruelles leçons des faits ?

Pourquoi les responsables d’un grand nombre d’associations, qui se posent en défenseurs des Palestiniens, en défenseurs de la justice, n’appellent-ils pas massivement à un boycott d’Israël ? Pourquoi s’emploient-ils au contraire à neutraliser la voix de ceux qui, depuis longtemps, demandent que l’Etat d’apartheid d’Israël soit traité comme l’avait été – avec succès – l’Afrique du Sud ?

Pourquoi ne mènent-ils pas une vaste campagne visant à faire pression sur les gouvernements « occidentaux » pour qu’ils mettent fin au boycott financier et politique immoral des membres du Hamas démocratiquement élus, boycott qui sanctionne également tous les Palestiniens ?

La réponse à cette question ne serait-elle pas que la voix de nombreuses associations de solidarité est majoritairement sous l’influence des orientations d’un « camp de la paix » israélien, plus soucieux de préserver les intérêts d’Israël que de défendre les droits des Palestiniens ?

 
  Quarante ans de soutien des Etats-Unis à Israël.


par Meursault



Le soutien militaire des Etats-Unis à Israël a commencé dans les années 60. Il a atteint son paroxysme avec les faucons de l’administration Bush. Voici l’histoire d’une amitié indéfectible entre le pays le plus puissant au monde et un micro-état ruiné qui s’est imposé au Proche-Orient, mais qui n’aurait aucune existence économique ou militaire viable sans le soutien indécent de l’Amérique depuis quarante ans.

Le 19 Octobre 1962, Mike Feldman, conseiller à la Maison-Blanche de J. F Kennedy et lien infatigable entre le pouvoir américain, Israël et les Juifs américains, rencontre secrètement à Tel-Aviv David Ben-Gourion et Golda Meir. Il leur annonce triomphalement que « Le Président a décidé d’autoriser la vente de missiles Hawk à Israël ». Alors qu’Eisenhower avait décrété deux ans auparavant l’embargo sur les ventes d’armes lourdes à Israël, Kennedy le lève partiellement. Cependant il ne veut pas aller plus loin. Il écrit deux lettres à Ben-Gourion, le 18 Mai et le 15 Juin 1963, pour l’avertir que « Le soutien des Etats-Unis à Israël cesserait si les inspections du site nucléaire de Dimona ne pouvaient se faire ». Ben-Gourion et son successeur Levi Eshkol mentent effrontément à Kennedy. Les missiles Hawk ne servent pas à protéger le pays d’une attaque hypothétique des MIGs égyptiens, mais à empêcher les attaques du site nucléaire de Dimona. Kennedy le comprend et menace Israël, décidé d’imposer son point de vue, déterminé à aller jusqu’au bout. Il n’en aura pas le temps. Assassiné le 22 Novembre 1963, il est remplacé par Lyndon B. Johnson. Celui-ci approuve la vente d’un grand nombre de blindés et d’avions de combats à Israël, avant la guerre de 1967, ce qui propulse l’état juif à un rôle prédominant dans la région, et rend la communauté juive américaine remplie de confiance, d’ambition et d’arrogance pour Israël. En ce sens, Johnson est le père de l’alliance militaire américano-israélienne : un business de plusieurs centaines de millions de dollars en équipements militaires de pointe, une collaboration militaire des états-majors, des exercices militaires conjoints inter-armées, et des accords de recherche et de coopération militaire. À partir de 1967, il n’y a aucun frein à l’épanouissement débordant des relations entre les Etats-Unis et Israël.

Mais si Lyndon B.Johnson fût le père de l’alliance, Henry Kissinger porta cette amitié vers de nouveaux sommets. En 1970 il demande à Israël d’intervenir en Jordanie pour venir en aide au roi Hussein, qui a demandé l’aide de l’Amérique. Les troupes syriennes étaient entrées dans le pays pour venir en aide aux Palestiniens. Avec l’aide d’Israël, le petit roi repousse les Syriens et massacre les Palestiniens. Cet épisode marque le lancement de la relation stratégique entre les Etats-Unis et Israël. C’est Kissinger qui fait adopter les thèses majeures des stratégies américano-israéliennes : Qu’Israël soit plus puissante à elle seule que toute combinaison d’états arabes, que les aspirations des Arabes de recouvrer les territoires perdus en 1967 sont « irréalistes », que le PLO ne sera jamais considéré comme un partenaire pour la paix. Tout ce qui suivra, y compris l’invasion par Ariel Sharon (déjà lui) du Liban en 1982, où 17,000 Palestiniens et Libanais furent tués, donnant naissance au Hezbollah, fut la conséquence de la politique de Kissinger et de ses ambitions pour Israël. En 1970, Israël reçut 30 millions de dollars en aide américaine. En 1971, après la crise jordanienne, l’aide grimpa à 545 millions de dollars ! Durant la guerre d’Octobre, Kissinger obtint 3 milliards de dollars pour Israël, et des aides de cette ampleur sont devenues monnaie courante depuis. Depuis sa création, l’état hébreu a reçu plus de 200 milliards de dollars de dons de l’Amérique !

Allée crescendo de Kennedy à Johnson, jusqu’à Kissinger, la collusion entre les Etats-Unis et Israël a atteint un niveau inégalé depuis l’ascension des « frères d’Israël » à des postes-clés au sein de l’administration Bush, et leur détermination à modeler la politique étrangère américaine en faveur d’Israël. Le lobby pro-israélien à Washington, les éditeurs de magazines influents, les gourous politiques, les idéologues ont eu une influence considérable auprès de George W.Bush pour aider Israël et soutenir les politiques de l’extrême droite israélienne du Likoud et d’Ariel Sharon. On connaît le résultat : La construction du mur de la honte, l’éradication du Hamas, la lente asphyxie du peuple palestinien, son élimination physique planifiée telle que décrite par Jean Ziegler, et sa descente aux enfers, l’arrogance militaire israélienne et son attaque en Syrie, les menaces de mort prononcées sans vergogne envers Yasser Arafat.

Le couple Amérique-Israël est haï dans le monde arabe et musulman, c’est-à-dire par plus d’un milliard et demi de personnes dans le monde. Ceux qui ont de façon éhontée, sans retenue et sans justice, protégé Israël, en l’armant, lui faisant des dons exorbitants et lui passant tous ses caprices, ont fait un mauvais calcul. La guerre d’Irak, partiellement motivée par le soutien à Israël, est un échec cuisant pour l’Amérique, qui y perdra ses rêves délirants d’hégémonie. L’opinion publique israélienne en a assez de la guerre et seule une minorité, menée par le Likoud, poursuit une politique extrêmiste, qui ne mène à rien.

Tant que les Etats-Unis accorderont leur soutien à Israël, aucun équilibre naturel ne peut s’établir en Israël entre Juifs et Palestiniens. Et si l’Amérique cessait tout soutien, Israël serait ruinée, et écrasée militairement par ses voisins. La solution réside dans une paix négociée, imposée par l’Amérique. Une Amérique qui serait affranchie de l’influence démesurée du lobby sioniste.

Le Moyen-Orient est une poudrière. Jamais la situation n’y a été aussi tendue. Les politiques arrogantes de deux irresponsables, Bush et Sharon, laissent présager un avenir sombre, où Israël et l’Amérique n’auront rien à gagner. Les prochains mois seront les mois de tous les dangers. Pour les Etats-Unis, Israël est un ami et allié encombrant, sans aucune contrepartie. Qui coûte à l’Amérique une bonne partie de la liberté qu’elle a laissée sur la table depuis le 11 Septembre. Un prix exorbitant, dont l’Américain moyen n’a pas encore pris conscience. Le lobby juif a décidément un bon savoir-faire ! Mais quelqu’un s’est-il posé la question : la situation n’aurait-elle pas été meilleure pour tout le monde sans ce soutien inconditionnel ? C’est ce que l’histoire démontrera, quand ce vent de folie qui dure depuis quarante ans aura disparu, au gré des souffrances des intéressés.

Algarath.

 
mardi 15 mai 2007
  RENDRE POUR DE VRAI, LA PAROLE AU PEUPLE ALGERIEN


(Lettre ouverte à un pouvoir schizophrène)

(Par Abdelkader DEHBI)



On pourrait parier sans risque, que les cent mille figurants, dans le célèbre film "Ben Hur" ont un air beaucoup plus authentique que la demi douzaine de guignols d'orateurs et leurs quelques milliers d'auditeurs, dont nous gratifie chaque soir cette pauvre Télévision Algérienne, dans le cadre de cette irréelle et interminable campagne électorale précédant une nouvelle mascarade dite des élections législatives.
Comme si ce tapage indécent et sonnant faux, pour le renouvellement d'une vulgaire "Chambre d'Enregistrement", servant de simple faire valoir "démocratique" pouvait changer en quoi que ce soit, le cours d'une déliquescence annoncée, d'un pouvoir qui prend l'eau de toutes parts, à commencer par le délabrement biologique naturel de ses membres, - tous, au moins septuagénaires -, un délabrement sans doute aggravé par le discrédit moral qui a rejailli sur la plupart des barons du pouvoir, jusqu'aux plus hauts sommets de la hiérarchie, à la suite des récentes révélations qui ont mi à nu, les turpitudes de ce pouvoir.
L'Algérie avait-elle si cruellement besoin de "recruter" – car c'est le mot juste - de nouveaux députés rapaces, assoiffés de repas gratuits et d'hôtels de luxe, de commissions sur des marchés publics et de quotas de limousines, d'enveloppes de voyages et de pseudo missions à l'étranger ?
Comme si les bruits insolents des fêtes nocturnes de nouveaux riches provenant des hauteurs d'Alger, cherchaient à couvrir la misère silencieuse des mères de famille fouillant pudiquement au petit matin, dans les poubelles des marchés des bas quartiers.
Comme si d'anonymes jeunes chômeurs diplômés ne s'étaient pas noyés par dizaines au milieu des flots, en cherchant à fuir la misère de leur riche pays, entassés dans des embarcations de fortune, pour des horizons inconnus;
Comme si les récents scandales autour des grands crimes économiques perpétrés par la mafia politico financière n'avaient pas définitivement discrédité la classe politique algérienne dans son ensemble, y compris dans l'entourage du Chef de l'Etat.
Comme si l'Algérie n'avait rien de plus urgent à faire que d'organiser une nouvelle mascarade d'élections législatives où les marchandages avec des partis godillots, sur les "quotas" tiennent lieu de suffrage populaire.
Exit donc, de la grosse baudruche médiatique d'affaires judiciaires palpitantes qui ont occupé le devant de la scène politique nationale tout au long de ce premier trimestre 2007, à travers des procès en cascade qui, bien qu'inachevés et entachés de manipulations ont néanmoins révélé à une opinion publique médusée, l'existence d'un véritable complot contre l'économie du pays. Rideau sur ce court épisode d'une "Justice algérienne triomphante réglant leurs comptes aux mafiosi" – mais dont bon nombre demeurent intouchables -. Exit de tout cela, alors même que l'opinion publique nationale est encore sous le choc du déversement de tous ces flots nauséeux de banqueroutes frauduleuses, de détournements de deniers publics et autres sinistres révélations, faites de boue et de chair, de clinquant et de milliards volés au peuple, des années durant, au nez et à la barbe de toute une pléthore de "Services de Sécurité" qui pullulent comme chacun sait, à tous les niveau des services publics.
Des crimes économiques et financiers dont le solde au plan matériel est considérable, en tant qu'il est aujourd'hui provisoirement estimé à plus de 10 milliards de Dollars, soient plus de 700 milliards de Dinars ou 70.000 milliards de centimes. Somme qui représente à ce jour, la perte la plus colossale jamais enregistrée dans les annales des grands crimes économiques et financiers à travers le monde. Des crimes économiques et financiers qui ont crûment mis à nu les mœurs politiques d'un pouvoir mafieux et immoral, incompétent et corrompu, irresponsable et incivique.
Mais aussi et surtout, - ceci expliquant cela – un pouvoir politique totalement piégé et partant, paralysé par sa propre nature schizophrène originelle, source de graves confusions des normes et des concepts, dans une société algérienne où rien ne distingue plus, l'autorité civile de l'autorité militaire, l'institution officielle de "la loge occulte", l'idéologie de parti du parti pris clanique, le patrimoine public de la propriété privée, le prosélytisme religieux du fanatisme laïc… Une société algérienne forcément rongée donc, par cette ambivalence de clivages invisibles et illisibles, faussant par avance, toute analyse objective de cette société et vouant à l'échec, toute tentative sérieuse d'identification et de mise en oeuvre d'un projet consensuel d'une société moderne certes, mais solidement ancrée dans les valeurs et les codes qui ont forgé son identité.
Personne n'est dupe en effet – et cela, depuis fort longtemps -, que le "pouvoir réel" dans notre pays est détenu dans les faits, par un collège secret et restreint de la haute hiérarchie militaire et sécuritaire – collège pouvant fluctuer en nombre ou en membres en fonction des rapports de force de l'heure – et qui constitue le noyau dur, garant de la pérennité du "système" qui dirige le Pays.
Un système qui s'appuie moins sur des institutions politiques que sur des clans de politiciens; moins sur le droit que sur le rapport de forces. Un système où d'authentiques Commis de l'Etat, intègres et compétents sont généralement marginalisés au profit des allégeances carriéristes et clientélistes d'agents à double casquette, sous-traitants du système, installés aux postes névralgiques de l'Etat et des Entreprises et constituant un véritable maillage policier et sécuritaire, aux plans à la fois géographique et sectoriel, où le moindre agent du système jusqu'au niveau de la moindre petite commune, est soigneusement choisi en raison du seul critère de son aptitude à servir. Aptitude mesurée donc, non pas à l'aune de la compétence, de l'intégrité ou du civisme, mais à l'aune exclusive d'un engagement sans faille au service du Système.
Rien d'étonnant donc, qu'en contrepartie, ces Commis sous-traitants du Système, - comme certains super Directeurs Centraux de Ministères, certains super Chefs d'Entreprises publiques ou certains super Walis -, se sentent forcément protégés, en vertu de leur double casquette, par des immunités non écrites qui les mettent au-dessus des lois, au-dessus de leurs autres collègues et bien entendu au-dessus des autres citoyens. Le reste coule de source: Arbitraire et "hogra", népotisme et régionalisme, corruption, détournements de deniers publics et course effrénée à l'enrichissement.

Bien évidemment, avec le vent de "démocratisation" – plus factice que réelle -, qui souffle sur le monde depuis ces dernières décennies, consécutivement à la chute du bloc communiste, et pour ne pas être en reste, "le système" algérien a bien procédé à une sorte de "make-up" par la mise en place d'un véritable "leurre institutionnel" - qui a même failli lui être fatal en 1992…... Un leurre institutionnel qui donne à l'Algérie toutes les apparence d'un Etat de Droit, avec Constitution, Président de la République, Assemblée Nationale, Sénat, organisation d'élections…etc, et qui constitue la façade civile du pouvoir, c'est-à-dire la façade "présentable et opposable aux tiers"; même si personne ne se fait d'illusion sur la réalité des choses.

L'élection arrangée de M. Bouteflika en 1999, comme Président de la République après vingt ans de marginalisation n'a rien changé à la situation, dans la mesure où l'homme est incapable de prendre le risque de sacrifier son statut de Chef d'Etat en cherchant à évincer ceux qui l'ont ramené au pouvoir et à jeter les bases d'une véritable démocratisation du pays. D'autant que son retour en grâce est comme chacun sait, le résultat d'un "deal politique" - aux clauses censément secrètes -, passé entre lui et la hiérarchie militaire, alors aux prises avec de graves accusations pénales internationales, liées aux évènements dramatiques qui ont endeuillé l'Algérie, tout au long de la "décennie noire" qui a suivi l'arrêt du processus électoral de Janvier 1992.
Or, - et ce n'est là un secret pour personne -, il semblerait que les deux clans initialement co-partenaires du pouvoir depuis 1999, le clan de M. Bouteflika et ses partisans d'une part et le clan des Chefs de la hiérarchie militaire et sécuritaire d'autre part se livrent mutuellement aujourd'hui une véritable guerre de tranchées pour le contrôle de la réalité du pouvoir.
Paradoxalement cette confrontation semble se dérouler à un moment où les deux clans sont extrêmement affaiblis, aussi bien au plan moral, du fait des grands scandales financiers qui les ont tous éclaboussés les uns après les autres, qu'au plan physique, la santé des principaux chefs des deux clans respectifs étant lourdement dégradée. Sans parler de la fatale dégénérescence biologique et intellectuelle naturelle, due à leur âge avancé de septuagénaires largement usés, qui plus est, par l'exercice du pouvoir. Encore que l'opinion publique ne peut s'interroger que sur l'état de santé du Chef de l'Etat, à travers ses apparitions publiques; le statut secret des membres de la "loge" ne laissant transparaître que deux états biologiques possibles: celui de mort ou celui de vivant !
Mais revenons à la raison de cette sourde confrontation. Elle se résume à un chiffre: le formidable matelas de près de 100 milliards de dollars de réserves accumulées par l'Algérie, grâce au pétrole et dont le contrôle, d'une partie tout au moins, directement ou indirectement à travers de fabuleux marchés publics – en cours ou à venir -, suscite la convoitise acharnée entre "faiseurs" dans les deux clans. Une convoitise acharnée, même chez les plus repus de la faune des dignitaires, - si on ose dire – ainsi que leurs clientèles respectives. Sans parler des "nouveaux charognards" générés à la périphérie du système, - barbouzes, gorilles et autres témoins gênants, subitement travestis en hommes d'affaires par la seule grâce du port d'un costume cravate et d'un crâne aussi rasé extérieurement qu'il l'est intérieurement - encouragés qu'ils sont, par un régime gangréné, qui n'arrive même plus à cacher, ni ses tares ni ses vices, ni son immoralité ni sa corruption. Un régime putride qui semble n'avoir plus pour dieu que lui-même et le pouvoir. Ce pouvoir générateur de tant d'argent et de tant de privilèges. A défaut d'honneur ou de mérite....En témoigne l'actuelle mascarade de campagne pour les élections législatives qui ne fait qu'attiser les ambitions et les appétits des hyènes et des charognards de tout poil.
Il suffit de suivre – quand on en a le courage – les tristes spectacles dont nous gratifie tous les soirs cette Entreprise d'abrutissement populaire qu'on nomme ici "Télévision Algérienne", retransmettant depuis des semaines, comme dans un cauchemar obsessionnel, les guignolesques meetings des uns et des autres, à travers le pays. On eût dit pour certains, qu'ils venaient d'être subitement retirés de leur sarcophage de naphtaline, comme M. Saïd Saadi le leader du RCD, absent depuis si longtemps des écrans et subitement rejailli. Pour d'autres, comme M. Sidi Saïd de l'UGTA ou le leader du Hamas, M. Bougara Soltani, on les croyait franchement en prison, à force d'avoir entendu citer leurs noms parmi les délinquants impliqués dans l'affaire Khalifa Bank. Un M. Soltani qui a même poussé l'affront lui, dans une envolée qui se voulait oratoire, jusqu'à demander carrément à tous les dirigeants politiques du pays, appartenant à l'effectif des moudjahidine, de quitter la scène politique, après les avoir ironiquement remerciés, "pour tout ce qu'ils avaient fait pour le pays". C'est dire à quel niveau de déshérence notre pauvre pays semble être tombé, au point qu'une espèce de va-nu-pieds de la politique, - islamiste de service et potentiellement délinquant -, de l'acabit d'un Bougara Soltani, ait eu la témérité et l'outrecuidance de se poser en moralisateur.. On aura tout vu dans ce pauvre pays.
Quant aux images qui ne sont pas retransmises, ce sont celles des dizaines, voire des centaines de députés sortants ou nouveaux candidats, sillonnant le territoire national en long et en large, en quête de parrainages locaux ou régionaux – souvent moyennant monnaie sonnante et trébuchante -, comme au temps des "assemblées algériennes" de la période coloniale. Ailleurs, dans une petite Commune du Sud, c'est un cortège de plusieurs Toyota de la gendarmerie nationale – toutes sirènes hurlantes - qu'on a vu passer, escortant un ancien Chef de Gouvernement et chef de parti, venu rendre visite à un ancien moudjahid, notable de la région dans le cadre de cette chasse aux parrainages.
C'est ce même ancien Chef de Gouvernement d'ailleurs qui vient récemment de gloser sans rire dans un de ses meetings, sur la nécessité "de lutter contre la corruption dans notre pays", alors que lui-même fait l'objet de rumeurs persistantes depuis des mois et des mois, affirmant qu'il est derrière la flotte des quelques centaines d'autobus oranges "Mercédés" flambant neufs et bénéficiant du monopole du transport universitaire, générant des revenus annuels estimés à plusieurs centaines de millions de Dinars.
C'est assez souligner que l'heure n'est vraiment pas aux élections.
Que l'idée même d'élections dans notre pays – en plus de leur caractère inopportun - est intimement associée, dans l'imaginaire populaire à l'idée de fraude, de tricherie, de falsification, de répartition mafieuse de quotas de députés.
Car, il semble irréel et incongru, pour ne pas dire insultant pour l'intelligence de ce peuple, qu'on vienne lui parler aujourd'hui d' "élections législatives". au moment où l'Etat est en quasi déshérence dans des domaines majeurs qui font sa raison d'être socio politique, en particulier la Justice et la Sécurité, la création d'emplois et de richesses et la protection sociale des plus faibles.
L'Algérie serait-elle donc amoindrie si elle s'inspirait de l'exemple donné par nos frères Mauritaniens, qui viennent de donner à l'ensemble des démocraties émergentes, l'une des plus belles leçons d'abnégation, de sagesse et de nationalisme ?

Ce sera l'honneur des partenaires du pouvoir politique en Algérie, les tenants du pouvoir institutionnel et officiel, comme les tenants du pouvoir militaire et sécuritaire, d'organiser leur retrait dans l'honneur, de la scène politique à travers la mise en place rationnelle, équitable et honnête, d'une ASSEMBLEE NATIONALE CONSTITUANTE authentiquement représentative de toutes les sensibilités de la Nation, et dont la mission unique sera de rédiger sous un délai d'un an, UNE CONSTITUTION REPUBLICAINE digne de notre Grand Peuple Algérien, de son Histoire passée et récente et de ses aspirations légitimes à la Paix, à la Justice et au Progrès.
(Abdelkader DEHBI)

 
lundi 14 mai 2007
  L'holocauste en préparation des Palestiniens par Israel
PROCHE ORIENT


“Je ne savais pas qu'afin de protéger quelques personnes, des champs étaient confisqués et que des récoltes étaient détruites ; Je ne savais pas qu'afin de fournir la sécurité à quelques personnes, des centaines de gens devaient attendre aux checkpoints et aux barrages routiers avant d'être autorisés à rentrer chez eux épuisés, s'ils ne sont pas tués." - José Saramango, Prix Nobel Portugais, le 28 mars 2002 lors d'une visite en Cisjordanie.

Par Khaled Amayreh



Maha Qatuni en soins intensifs après la mort de l'enfant qu'elle portait par une balle israélienne. (MaanImages)
Maha Qatuni en soins intensifs après la mort de l'enfant qu'elle portait par une balle israélienne. (MaanImages)
Pas un seul jour ne passe sans qu'un crime ne soit commis par l'armée d'occupation israélienne et/ou par les terroristes paramilitaires juifs, connus sous le nom de colons, contre les civils palestiniens innocents et sans défense en Cisjordanie.

Et au cas où un meurtre ne serait pas commis, une maison est démolie, un écolier est estropié par les balles indifférentes d'un tireur isolé juif, une ferme est rasée au bulldozer, une récolte est incendiée, ou une nouvelle colonie est construite sur une terre Arabe volée, saisie sous la menace des armes à ses propriétaires légaux, tout cela, au nom du nationalisme juif.

C'est plus que le Far West ici ; cela ressemble réellement à l'Allemagne d'avant-guerre quand le Troisième Reich encourageait réellement les Allemands à s'en prendre librement aux juifs, à leurs vies, à leurs maisons et à leurs entreprises.

Prenons juste quelques exemples de ce que le soi-disant "peuple élu" a fait en Cisjordanie ces dernières 48 heures

Le mercredi (le 9 mai), les héros du sionisme ont tué un foetus de 7 mois dans le ventre de sa mère. La femme se bat maintenant contre la mort à l'hôpital.

Selon des témoins, les tanks israéliens ont envahi le camp de réfugiés palestinies d'Ein Beit Alma à Naplouse, ils ont commencé à tirer au hasard et ont touché la femme dans son bas ventre et ont tué le foetus.

Un film a montré une image du foetus à l'hôpital après avoir été sorti de l'utérus de sa mère ; le foetus était déjà mort d'une balle dans la tête.

Le médecin soignant a témoigné : "Les balles ont touché le foetus à la tête après avoir pénétré dans l'utérus de la mère."

Ce dernier crime porte à 853 le nombre d'enfants palestiniens assassinés par des terroristes juifs depuis 2000, dont 124 ont été tués en 2006.

L'armée israélienne "examine toujours l'incident" tout comme elle examine toujours les milliers d'autres crimes meurtriers commis depuis la naissance illégitime d'Israel il y a soixante ans.

Les mêmes héros du Sionisme ont incendié hier des centaines d'hectares de champs de grain prêts à être récoltés dans diverses régions de la Cisjordanie. Les crimes ont été commis en toute connaissance et sous les yeux de l'armée israélienne.

A Hebron, des soldats israéliens ont attaqué des pacifistes, y compris des participants juifs, après que les activistes aient tenté d'enlever des rochers et des amas de terre qui bloquaient une grand route reliant Hebron à la ville de Dahiriya.

Plusieurs manifestants ont été frappés sauvagement et des images des "confrontations" ont été diffusées sur plusieurs sites Internet.

A peu près au même moment, l'armée d'occupation israélienne a pris plus de 51 Palestiniens dans des rafles (le quota quotidien est de 15 à 20), et les a envoyés dans le camp de concentration notoire du désert de Negev où ils sont internés dans de dures conditions pendant des mois ou des années, soit sur de fausses accusations ou soit sans accusations ou sans procès.

Il y a plus de 11.000 Palestiniens qui languissent dans ces camps de détention. Israel les appelle "des terroristes ou des extrémistes". Cependant, la vérité est que ces personnes sont des médecins, des enseignants, des professeurs d'université, des infirmiers, des étudiants, des législateurs, des employés du gouvernement, des hommes d'affaires et des gens ordinaires dont le seul crime est leur opposition souvent pacifique à l'occupation israélienne de leur pays qui ressemble à celle des Nazis.


Le jeudi 10 mai, le ministre de la Défense, Amir Peretz, a décidé "d'interdir" le plus grand parti politique dans les territoires occupés, à savoir la Liste Réformes et Changement, apparemment parce que le groupe soutenu par le Hamas refuse d'abandonner le droit au retour des millions de Palestiniens et de leurs descendants qui ont été déracinés par des gangs d'Europe de l'Est en 1948.


Toujours jeudi, Israel décide de conserver 530 barrages routiers et checkpoints dans l'ensemble de la Cisjordanie, apparemment pour faire en sorte que les Palestiniens restent tourmentés et humiliés et également pour donner aux jeunes juifs qui gardent ces postes de persécutions, un véritable sentiment de virilité et de contrôle.


A un niveau plus global, les médias israéliens ont annoncé, toujours jeudi, la confiscation de milliers d'hectares de terre appartenant à des Arabes autour de Jérusalem-Est afin de construire trois autres colonies pour des juifs Talmudiques ultra-Orthodoxes qui croient que les non-juifs vivant sous la loi juive devraient être exterminés, asservis (des tailleurs de bois et des porteurs d'eau), ou, encore mieux, expulsés.

L'énorme vol de terre a pour but de rendre impossible à tout futur gouvernement israélien de rendre Jérusalem-Est à un éventuel Etat palestinien. En d'autres termes, le but est de tuer de façon irréversible toute perspective viable d'un accord pacifique basé sur la solution envisagée de deux Etats.

C'est vrai, ces crimes ne constituent pas encore un holocauste à part entière.

Cependant, l'accumulation de ces crimes qui se poursuivent depuis près de soixante ans et qui perpétuent une volonté inchangée a finalement l'effet d'un holocauste.

Oui, la laideur brutale de l'occupation israélienne, en dépit de ses toutes ses manifestations criminelles, n'est peut-être pas exactement identique à ce que le Troisième Reich a fait il y a plus de soixante ans

Mais l'occupation israélienne n'est pas un phénomène statique ou un épisode ancien, mais c'est un processus continu dont l'objectif final est d'effacer les Palestiniens, soit par un génocide physique, ou au moins par un génocide physique partiel, ou en rendant insupportable la vie quotidienne des Palestiniens ordinaires (en conséquence de la persécution brutale qui leur est imposée), de telle sorte que les Palestiniens immigrent ou succombent aux desseins génocidaires d'Israel

Bien, les génocides et les tentatives génocides n'ont pas besoin d'être des copies conformes.

Staline, le dictateur soviétique, a assassiné des millions de personnes pendant le Goulag (en utilisant principalement des communistes juifs comme instruments).

Les Hutus au Rwanda ont assassiné près d'un million d'êtres humains en utilisant des machettes, des sabres et des Ak-47.

Vous voyez, le résultat ici est qu'un holocauste contre les Palestiniens n'a pas besoin d'être aussi dramatique que l'holocauste allemand

Je réalise qu'Israel, en particulier l'establishment militaire à l'esprit fasciste, qui dirige en réalité Israel (Israel est une armée avec un Etat, pas un Etat avec une armée), ne cherche pas à tuer chaque Palestinien.

Cependant, il est absolument très clair que la stratégie non déclarée d'Israel est de déraciner chaque Palestinien de Palestine afin d'accomplir le sionisme.

Et si un génocide, ou au moins un génocide partiel, est ce qu'il faut pour atteindre cet objectif criminel, il n'y a aucun doute qu'Israel, quand le moment le permettra, aura recours aux scénarios les plus sauvages possibles pour atteindre ses objectifs.

Après tout, le génocide fait partie de l'idéologie sioniste qui est basée sur les traditions fascistes d'Europe de l'est

L'année dernière, le philosophe espagnol Santiago Alba Rico, a écrit les mots suivants, en alertant le monde sur la nature infâme de l'attitude d'Israel envers les Palestiniens :
“Les Palestiniens ne sont peut-être pas le peuple le plus puni sur terre, mais ils sont manifestement le peuple le plus ouvertement puni sur terre ; ils ne sont peut-être pas le peuple qui a le plus souffert, mais ils sont le peuple dont les souffrances sont les plus visibles, sans interruption."

Je sais que les chiens de garde du sionisme protesteront énergiquement à l'analogie avec le Nazisme.

Je réalise également, de même que de nombreuses personnes de conscience dans le monde, y compris de nombreux juifs honnêtes, que de telles protestations bruyantes ont en fait pour but moins de mettre l'accent sur les maux de l'holocauste que de tenter de détourner l'attention de l'oppression criminelle israélienne envers les Palestiniens.

Je dis cela parce que lorsqu'on écoute les leaders sionistes, tels qu'Elie Wiesel et Benyamin Netanyahu, par exemple, on a facilement le sentiment que le sionisme, qui dérive de façon inquiétante vers le fascisme religieux et chauvine d'Extrème-Droite, demande en réalité au monde, en particulier à l'Occident, de dédommager les juifs de l'holocauste en leur permettant de commettre un holocauste contre les Palestiniens

En effet, il y a un certain nombre de pays européens, tels que l'Allemagne, qui ont déjà réellement consenti à cette équation macabre, ce qui explique la complicité européenne dans le fait d'affamer des millions de Palestiniens en bloquant leur accès à la nourriture et au travail, et en ne disant presque rien au sujet de la saisie illégale et immorale de l'argent palestinien des recette fiscales par Israel

En conclusion, je crois que ce que fait Israel aux Palestiniens devrait être traité au moins comme un holocauste en préparation, pour empêcher seulement la possibilité qu'il évolue en un holocauste à part entière.

Je sais et le monde sait que l'holocauste n'a pas commencé par Auschwitz et Bergen Belsen et par les fours.

Il a commencé par la promulgation de lois racistes à l'égard des juifs, avec un livre, un kristlnacht et des actions similaires, comme celles faites aux Palestiniens par Israel, ses soldats terroristes et ses colons du genre Gestapo.

Source : http://www.maannews.net/
Traduction : MG pour ISM

Dimanche 13 Mai 2007
Khaled Amayreh
 
samedi 12 mai 2007
  Dick Cheney cherche à susciter la méfiance des pays arabes autour de l'affaire nucléaire iranienne



Le Vice-président américain cherche à susciter la méfiance des dirigeants des pays de la région autour du nucléaire iranien. "Aux côtés des autres, nous ne tolérons pas que l'Iran se dote de l'arme nucléaire et rétablisse sa dominance sur la région", a affirmé Dick Cheney, cité par l'AFP qui, à bord d'un navire, faisait le tour du golfe Persique, à l'issue d'une visite aux Emirats Arabes Unis. Le Président des Etats-Unis, George W. Bush a récemment reconnu que le premier objectif de la tournée moyen-orientale de Dick Cheney était plutôt de renforcer ce qu'il a appelé le camp anti-iranien et d'obtenir l'appui des pays de la région aux politiques d'animosité de Washington contre Téhéran. Au cours d'une visite inopinée en Irak, le Vice-président américain, Dick Cheney s'est entretenu, mercredi et jeudi, avec les Officiels et les hauts responsables militaires du pays, avant de partir pour les Emirats Arabes Unis. Les Occidentaux cherchent également à faire croire aux pays du Moyen-Orient que la centrale atomique de Bouchehr présente une menace aux écosystèmes et à l'environnement de la région. L'Iran a pour sa part tient à les rassurer par la voie de ses responsables dont le Président Mahmoud Ahmadinejad qui, dans une récente visite au Koweït, a tenté de neutraliser ces rumeurs. Ahmadinejad sera lui aussi attendu dimanche aux Emirats Arabes Unis.

IRIB
 
vendredi 11 mai 2007
  UN PRESIDENT SIONISTE POUR LA FRANCE


(Par Abdelkader DEHBI)

En portant à la Présidence de la République française Monsieur Nicolas Sarkozy; le candidat du sionisme, de l'atlantisme néo conservateur et des puissances d'argent, le Peuple français vient certes, d'exprimer un choix souverain. Personne n'en disconviendra.
Pour autant, il n'en demeure pas moins que ce résultat est la conséquence logique et prévisible, de la plus vaste opération de lobbying politique, de matraquage médiatique et de manipulation psychologique jamais orchestrée, que la scène politique française ait connu à ce jour, grâce à la mobilisation des médias français – publics et privés confondus, en majorité pro sionistes – derrière les ambitions du "candidat naturel d'Israël" ainsi que le soulignait sans complexes, M. Christian Estorsi, le Ministre français de l'Aménagement du Territoire, dans une interview accordée en Novembre 2006 au grand quotidien israélien "Haaretz".
Une telle déclaration d'un Ministre de droite est à mettre en parallèle du reste, avec une déclaration précédente d'un ex ministre de gauche – M. Dominique Straus-Kahn – qui, comme son nom l'indique, déclarait quant à lui: "Chaque matin en me levant, je me demande qu'est-ce que je peux faire pour Israël ?".
C'est peu dire en effet, que l'observateur de l'évolution de la politique française, durant ces deux dernières décennies, aura certainement noté la fulgurante accélération de l'emprise méthodique et irrésistible des thèses du sionisme et de l'atlantisme – concepts idéologiques devenus désormais synonymes - sur une opinion publique française qui n'en peut mais, matraquée qu'elle est, par la propagande quotidiennement distillée par les médias pro sionistes, majoritaires en France. Propagande pro sioniste dont les relais institutionnels sont assurés par la présence massive dans les états-majors des grands partis politiques français et dans la Haute Administration, d'hommes politiques porteurs de cette idéologie sioniste et atlantiste. Il suffit pour s'en convaincre, de lire les listes des staffs composant les directions des deux grands partis politiques français, l'UMP et le PS, représentant respectivement la droite et la gauche en France. Sans parler de la véritable colonisation des médias français par des journalistes et autres chroniqueurs politiques, affichant clairement leurs idées pro sionistes
Il découle de cette observation fondamentale que, quel qu'aurait pu être in fine, la couleur politique du résultat de cette élection présidentielle, elle débouchait de toute façon, sur la mise en avant, d(hommes politiques "naturellement acquis" – comme qui dirait – à la cause de l'Etat sioniste d'Israël et partant, aux thèses interventionnistes et messianiques des nouveaux croisés de cet atlantisme impérialiste et guerrier, prôné par les néo conservateurs, au pouvoir à la Maison Blanche depuis le début du nouveau siècle. Des thèses qui sont à l'origine comme chacun sait, des terribles désastres humanitaires qui se déroulent quotidiennement sous nos yeux, en Irak et en Afghanistan.
Exit donc, désormais, de la prétendue "politique d'amitié traditionnelle de la France à l'égard des Pays Arabes" qui n'a jamais constitué au bout du compte qu'une pauvre idée reçue, dans l'esprit encore plus pauvre de nos pauvres dirigeants politiques, de ce coté-ci de la Méditerranée.
Une nouvelle ère de la diplomatie française s'ouvre désormais. Une diplomatie qui sera nécessairement en phase avec la politique impérialiste et pro sioniste des néo conservateurs au pouvoir à Washington. M. Sarkozy ne s'est-il pas défini comme "le plus amé&ricain des français" ? -----------------------(Abdelkader DEHBI)------------------------------
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jeudi 10 mai 2007
  Les autorités vénézuéliennes demandent la comparution devant la justice de Bush


Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Nicolas Maduro a déclaré que Bush doit être traduit en justice pour ses crimes en Irak et dans d'autres pays. Selon l'IRIB, Nicolas Maduro qui dénonçait les politiques de Bush dans une interview télévisée a ajouté que les criminels américains doivent comparaître devant un tribunal international. "Les Etats-Unis qui ont échoué, doivent se retirer, dans les plus brefs délais, de l'Irak", a souligné le ministre en allusion à l'attaque des Etats-Unis contre l'Irak et l'occupation de ce pays.


IRIB
 
  Le cauchemar géopolitique des Etats-Unis


Une analyse pertinente des sérieuses défaites enregistrées sur plusieurs fronts, internes et externes, par l'administration Bush qui, aux abois, risque de provoquer une nouvelle guerre.



Copyright Asia Times
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Le cauchemar géopolitique des Etats-Unis

En attirant l'attention sur l'Irak et le rôle évident joué par le pétrole dans la politique américaine actuelle, l'administration de Georges Bush- Dick Cheney a juste fait ceci : il a attiré l'attention des puissance mondiales déficitaires en ressources énergétiques sur une bataille stratégique pour l'énergie et plus particulièrement le pétrole.

Ceci a déjà des conséquences sur l'économie mondiale en terme de coût du baril de pétrole actuellement à 75 dollars. Maintenant cela prend la dimension de ce qu'un ex secrétaire à la défense américaine a appelé un « cauchemar géopolitique » pour les Etats-Unis.

La création par Bush, Cheney, le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld et Cie d'un cauchemar géopolitique est aussi la toile de fond pour comprendre le changement politique dramatique au sein de l'administration américaine ces derniers mois, un éloignement de la présidence de Bush. En deux mots : Bush - Cheney et leur bande de néo conservateurs durs pro guerre, qui entretiennent une relation spéciale sur les capacités d'Israël, en Irak et dans tout le Moyen Orient, ont eu leur chance.

Cette chance c'était de remplir le but stratégique des Etats-Unis de contrôler mondialement les ressources pétrolières, pour assurer le rôle hégémonique des Etats-Unis, pour la prochaine décennie et plus. Non seulement ils ont raté cet objectif de cette domination stratégique, ils ont aussi fortement ébranlé la base même de l'hégémonie mondiale continue américaine, ou comme dans le jargon de Rumsfeld / Pentagon : « full spectrum dominance » de domination totale.

La décision du président bolivien Eva Morales, après avoir rencontré ses homologues vénézuelien et cubain, Hugo Chavez et Fidel Castro, de nationaliser les ressources en pétrole et en gaz de son pays, est la dernière démonstration du déclin de la projection du pouvoir des Etats-Unis.

La doctrine de Bush dans la balance

Alors que la réalité de la politique étrangère américaine est obscurcie par la rhétorique sans fin de « défense de la démocratie », et ainsi de suite, c'est utile de rappeler que la politique étrangère des Etats-Unis depuis l'effondrement de l'Union Soviétique était ouverte et explicite. C'était de prévenir à tout prix la concrétisation d'un rassemblement potentiel de nations qui pourraient défier la domination des Etats Unis. C'est la politique américaine telle qu'exposée par Bush dans son discours de juin 2002 à l'académie militaire américaine à West Point, New York.

Là, le président a décrit l'éloignement radical de la politique explicite des Etats-Unis dans deux domaines vitaux : une politique de guerre préventive, si les Etats-Unis étaient menacés par des terroristes ou des états voyous, engagés dans la fabrication d'ADM, deuxièmement, le droit à l'auto défense autorise les Etats-Unis a lancer des attaques par préemption contre des agresseurs potentiels, les détruisant avant qu'ils ne lancent des attaques contre les Etats-Unis.

La nouvelle doctrine américaine, la doctrine Bush, proclamait aussi, « le devoir des Etats-Unis c'est de poursuivre des actions militaires unilatérales quand il est impossible de trouver des solutions multilatérales. » Cette doctrine va plus loin et déclare que la politique américaine c'est que « les Etats-Unis ont eu, et ont l'intention de garder, une puissance militaire non égalée ». Les Etats-Unis mènerait toute action nécessaire pour continuer à être l'unique super puissance militaire mondiale. Ceci ressemble à la politique de l'empire britannique avant la première guerre mondiale, plus précisément que la flotte royale britannique doit être plus grande que les deux plus grandes flottes mises ensemble.

La politique américaine comprenait aussi des actions pour des changements de régime dans le monde sous le slogan d'« étendre la démocratie ». Comme Bush l'a dit à West Point : « l'Amérique n'a pas d'empire à étendre ou d'utopie à établir. Nous souhaitons pour les autres ce que nous souhaitons pour nous – mêmes – sécurité contre la violence, les récompenses de la liberté, et l'espoir d'une vie meilleure. »

Ces fragments d'une politique ont été rassemblés en une politique officielle en septembre 2002, dans un texte du Conseil de Sécurité National intitulé « Stratégie Nationale de Sécurité des Etats Unis ». Ce texte a été écrit pour aval par le président par la conseillère à la sécurité nationale de l'époque Condoleezza Rice.

Elle, de son côté, s'est servi d'un document préparé auparavant en 1992 sous la présidence de Bush père, par le néo conservateur Paul Wolfowitz. La doctrine de Bush et de Rice a été entièrement délimitée en 1992 dans un guide de planification de la défense intitulé « ébauche finale » réalisé par le secrétaire à la défense pour la politique Wolfowitz, et connu à Washington sous le nom de « doctrine de Wolfowitz. ». Wolfowitz déclare alors que, avec la disparition de la menace d'une attaque soviétique, les Etats-Unis étaient la seule super puissance qui devrait poursuivre son agenda mondial, inclus la guerre de préemption et des actions de politique étrangère unilatérales.

Une fuite interne de l'ébauche au New York Times a conduit à l'époque Bush père à dire que ce n'était « q'une ébauche et non la politique américaine ». en 2002 c'était devenu la politique américaine.

La doctrine Bush stipulait que des actions « militaires de préemption » étaient légitimes quand la menace « émergeait » ou était « suffisante », même s'il restait des incertitudes quant au moment, l'endroit, de l'attaque de l'ennemi. » Ceci laissait un trou suffisamment large pour qu'un tank Abrams puisse s'y engouffrer, selon des critiques. L'Afghanistan, par exemple, a été déclaré une cible légitime pour un bombardement militaire américain parce que le régime des talibans avait dit qu'il livrerait Osama Ben Laden seulement quand les Etats Unis auraient apporté la preuve qu'il était derrière les attaques du World Trade Center et du Pentagon le 11 septembre 2001. Bush n'a pas donné de preuve. Il a effectivement lancé une guerre de préemption. A l'époque, peu ont pris la peine de se pencher sur les subtilités des lois internationales.

La doctrine de Bush était et est une doctrine néo conservatrice de guerres préventives et de préemption. Cela s'est avéré être une catastrophe stratégique pour les Etats-Unis pour son rôle d'unique super puissance. Ceci est la toile de fond pour comprendre tous les évènements d'aujourd'hui comme ils se déploient dans et autour de Washington.

Le futur de cette doctrine de politique étrangère de Bush – et en fait la future capacité des Etats-Unis à s'accrocher à cette position d' unique super puissance ou unique quelque chose – c'est ce qui est actuellement mis en jeu en ce qui concerne le futur de la présidence de Bush. Il est utile de noter que Wolfowitz écrivait dans son ébauche de 1992 pour le secrétaire à la défense de l'époque, Dick Cheney.

L'administration Bush en crise

Le signe le plus fascinant d'un changement important au sein de l'administration politique américaine à l'égard de la doctrine de Bush et de ceux qui sont derrière celle-ci, c'est le débat qui se développe sur le texte de 83 pages d'abord publié sur le site officiel de l'université d'Harvard, critiquant le rôle dominant d'Israël dans la fabrique de la politique étrangère des Etats-Unis.

Cependant, ce qui est profondément significatif cette fois c'est que les principaux medias, inclus Richard Cohen dans le Washington Post, ont défendu les auteurs Stephen Walt et John Mearsheimer. Même une partie de la presse israélienne l'a fait. Le tabou de parler publiquement de l'agenda pro Israël des néo conservateurs a, apparemment, été brisé. Ceci suggère que la veille garde de l'administration de la politique étrangère, des gens comme Brzezinski et Brent Scowscroft et leurs alliés, accroissent leur pression pour reprendre en main la direction de la politique étrangère. Les néo cons ont prouvé être un échec colossal dans leur défense des intérêts stratégiques américains tels que les perçoivent les réalistes.

Cet article « Le lobby israélien et la politique étrangère américaine »* a été écrit par deux personnes forts respectées, des réalistes en matière de politique étrangère américaine qui conseillent le département d'état. Les auteurs sont ni des skinheads néonazis, ni antisémites. Mearsheimer est professeur de science politique et codirecteur du programme sur la politique de sécurité internationale à l'université de Chicago. Walt est un recteur d'académie et a une chaire d'enseignement à la Kennedy School of Government d'Harvard. Tous les deux sont membres de la Coalition pour une Politique Etrangère Réaliste. On les appelles les « réalistes », et cela inclus Henri Kissinger, Scowcroft, et Brzezinski.

Certaines de leurs conclusions à propos du lobby israèlien soulignent que :

« aucun lobby n'a réussi à autant détourner la politique de l'intérêt national américain tel qu'on peut l'envisager, tout en convaincant simultanément les américains que les intérêts des Etats-Unis et ceux d'Israël étaient essentiellement les mêmes. "

Ceux qui soutiennent Israël ont fait la promotion de la guerre contre l'Irak. Les hauts fonctionnaires de l'administration qui ont conduit la campagne étaient aussi à l'avant garde du lobby pro israélien, comme Wolfowitz ; le sous secrétaire à la politique de défense Douglas Feith ; Elliott Abrams, responsable à la Maison Blanche des affaires du Moyen Orient, David Wumser, responsable des affaires du Moyen Orient auprès de Dick Cheney vice président, Richard Perle, le plus néo con des néo cons, directeur du comité de politique de défense, un organisme de conseil regroupant des experts en stratégie.

Un effort similaire est actuellement mené pour bombarder les installations nucléaires iraniennes.

L'AIPAC (le Comité pour les Affaire Publiques Américaines et Israéliennes) se bat pour ne pas être enregistré comme groupe d'agents étrangers, parce que cela mettrait de sérieuses limites à ses activités auprès du Congrès, particulièrement dans le domaine des élections législatives. Les politiciens américains sont très sensibles aux campagnes de financement et autres formes de pression politique et les principaux médias continueront probablement de montrer de la sympathie pour Israël quoiqu'il fasse.

C'est utile de citer les buts officiels de la Coalition pour une Politique Etrangère Réaliste, dont Walt et Mearsheimer font partie, pour avoir une meilleure compréhension de leur position dans le combat que se joue actuellement entre les différentes factions de l'élite américaine. Le site internet de cette Coalition affirme :

"Sur fond d'un conflit de plus en plus meurtrier en Irak, la politique étrangère américaine se déplace dans une direction dangereuse, celle d'un empire. Des tendances impérialistes inquiétantes sont apparentes dans la stratégie de Sécurité Nationale Américaine de l'administration Bush. Ce document plaide pour le maintient de la domination militaire américaine du monde, et il le fait d'une façon qui encourage d'autres nations à former des coalitions et alliances pour faire contre poids. Nous pouvons nous attendre, et nous le voyons maintenant, à ce que de multiples contre pouvoirs se forment contre nous. Les peuples répugnent et résistent à la domination, aussi bénigne soit-elle."

Les auteurs Walt et Mearsheimer notent également, que Perle et Feith ont mis leur nom sur un document de politique en 1996 réalisé pour le gouvernement de l'époque de Benjamin Netanyahu en Israël et intitulé « Une rupture nette : une nouvelle stratégie pour renforcer la nation »*

Dans ce document, Perle et Feith conseillaient à Netanyahu que pour reconstruire le sionisme on doit abandonner toute idée d'échanger la terre pour la paix avec les palestiniens, et d'abroger les accords d'Oslo. Ensuite, Saddam Hussein doit être renversé, et la démocratie établie en Irak, ce qui se montrerait contagieux ensuite chez les autres voisins arabes d'Israël. C'était en 1996, 7 ans avant que Bush ne lance une guerre presque unilatérale pour un changement de régime en Irak.

Quand Tim Russert, de la TV NBC dans l'émission très populaire « Meet The Press » a posé des questions à Perle sur sa liste géopolitique de changements de régimes au bénéfice d'Israël, il a répondu :« qu'est ce qu'il y a de mal à cela. »

Pour que tout cela puisse réussir, Perle et Feith ont écrit : « Israël aura à obtenir un soutien américain étendu. » Pour s'assurer de ce soutien, ils ont conseillé au premier ministre israélien d'utiliser « un langage familier aux américains, en s'inspirant des thèmes utilisés par les administrations américaines précédentes pendant la guerre froide, et qui s'appliquent aussi à Israël ». Un chroniqueur du journal israélien Haaretz a accusé Perle et Feith de « marcher sur une ligne mince entre leur loyauté aux gouvernements américains et les intérêts israéliens. »

Aujourd'hui, Perle a été obligé de faire profil bas à Washington après avoir initialement été à la tête du directorat de la politique de la défense de Rumsfeld. Feith a été obligé de quitter le département d'état, pour le secteur privé. Ceci c'était il y a plus d'un an.

Des vagues de démissions chez Bush

Le directeur du personnel de la Maison Blanche, un homme loyal à la famille Bush depuis 25 ans, Andrew Card, est parti, et dans une annonce qui a apparemment choqué les durs chez les néo conservateurs, tel que William Kristol, vendredi, Porter Goss le dirigeant pro néo conservateur de la CIA a annoncé brusquement sa démission en une phrase.

Le départ de Goss a été précédé d'un scandale qui monte en puissance et qui implique le N°3 de la CIA, le directeur exécutif Kyle « Dusty » Foggo. En décembre dernier, l'inspecteur général de la CIA a ouvert une enquête sur le rôle de Foggo dans un contrat frauduleux CIA Pentagon. Foggo est aussi lié à un scandale sexuel entrain de faire surface qui implique le parti républicain à la Maison Blanche et qui ferait pâlir l'affaire de Monika Lewinsky qui a provoqué de nombreux problèmes pour Bill Clinton. Comme Goss a violé la priorité à l'ancienneté en nommant Foggo N°3 de la CIA, les medias font le lien entre la démission de Goss et les scandales imminents sexuels et de chantage qui vont éclaté autour de Foggo.

Le cas Foggo est lié à l'affaire concernant le membre républicain du Congrés tombé en disgrâce Randall « Duke ». Des procureurs fédéraux ont accusé, l'un des amis les plus proches de Foggo, comme co-conspirateur non écroué, l'homme d'affaires de San Diego Brent Wilkes, d'avoir participé à un plan pour faire chanter Cunningham, l'ex représentant au congres de San Diego.

Cunningham, lui, est lié au républicain condamné pour blanchiment d'argent Jack Abramoff. Foggo supervisait des contrats dont l'un d'entre eux au moins avait été passé avec la société accusée de payer des pots de vin au membre du Congres Cunningham. Le Wall Street Journal, rapporte que Foggo était un ami proche depuis le lyçée avec le sous traitant pour la Défense Brent R. Wilkes, et qu'une enquête criminelle est en cours se concentrant sur le fait de savoir « si Mr Foggo a utilisé sa position à la CIA pour malhonnêtement orienter des contrats vers les sociétés de Mr Wilkes. »

Wilkes a été impliqué dans les accusations contre Cunningham co-conspirateur non inculpé, qui aurait payé 630 000 dollars en pots de vin à Cunningham pour aider à obtenir des contrats de la défense fédérale et autres. Aucune plainte n'a été déposée contre Wilkes, bien que les procureurs fédéraux travaillent au montage d'un dossier contre lui et Foggo.

Le FBI et les procureurs fédéraux, enquêtent sur des preuves que Wilkes a offert des cadeaux à Foggo, et a payé pour différents services, notamment des orgies à Watergate ( maintenant Westin) tandis que Foggo était dans une position de l'aider à obtenir certains contrats de la CIA.

La démission de Goss fait suite aux demandes du public pour la démission immédiate de Rumsfeld à cause de la débâcle militaire en Irak, à la suite des critiques émises par un chœur grandissant d'anciens généraux de l'armée américaine.

Dernière péripétie dans ce processus de sape du régime de Bush, un incident à Atlanta jeudi dernier devant une audience supposée favorable à la politique étrangère et où Rumsfeld a pris la parole. Pendant le temps des questions, il s'est trouvé confronté à ses mensonges concernant les raisons s'entrer en guerre contre l'Irak.

Ray Mac Govern, un vétéran ayant passé 27 ans à la CIA et qui autrefois faisait les brèves synthèses en matière de renseignement le matin auprès de Bush père, a engagé un long débat avec Rumsfeld. Il a demandé pourquoi Rumsfeld avait insisté avant l'invasion de l'Irak qu'il y avait une évidence sûre liant Saddam et al Qaeda.

« Etait ce un mensonge, Mr Rumsfeld, ou était ce une production venant d'ailleurs ? Parce que tous mes collègues de la CIA avaient mis ceci en doute de même que la commission sur le 11 septembre. » Mc Govern a dit à Rumsfeld médusé « Pourquoi nous avez-vous menti pour nous entraîné dans cette guerre qui n'était pas nécessaire ? »

Ce qui suit est significatif des changements opérés dans les médias influents concernant leur approche actuelle de Rumsfeld, Cheney et Bush. Le Los Angeles Times rapporte:

« Au début de la discussion, Rumsfeld est resté imperturbable comme d'habitude : « je n'ai pas menti ; je n'ai pas menti à cette époque ; » avant de se lancer dans une défense vigoureuse des déclarations de l'administration avant la guerre sur les ADM.

Mais Rumsfeld s'est inhabituellement tu quand Mc Govern l'a pressé sur des affirmations faites qu'il savait ou se trouvait ces armes non conventionnelles.

« Vous avez dit que vous saviez où elles étaient », a dit Mc Govern.

« Je ne l'ai pas dit. J'ai dit que je savais où se trouvaient des sites suspects » a rétorqué Rumsfeld.

Mc Govern a alors lu des déclarations que le secrétaire à la défense avaient faites que les armes étaient situées près de Tikrit, Iraq et Bagdad… »

Rumsfeld est resté plongé dans un silence tombal. La totalité de cette discussion a été filmée et retransmise à la télévision.

Il est clair que les jours de Rumsfeld sont comptés. Karl Rove devrait être co-inculpé avec l'aide de Cheney, Lewis « Scooter », pour l'affaire des fuites concernant Valérie Plame. Rappelons que cette affaire portait sur des supposées preuves concernant de l'uranium acheté par Saddam Hussein, et qui ont servi à persuader le Congrès à renoncer à une déclaration de guerre et à donner carte blanche à Bush.

Tous ses fils sont entrain d'être prudemment rassemblés par une faction réaliste ré -émergeante, en une tapisserie qui peut conduire à une mise en accusation en temps voulu, peut être aussi du vice président, le vrai pouvoir derrière la présidence.


Une politique étrangère désastreuse avec la Chine

Dans ce contexte, l'insulte diplomatique de Bush au président chinois Hu Jintao venu en visite, est désastreuse pour les Etats-Unis sur la scène internationale. Bush a agi selon un script écrit par des néo conservateurs anti Chine, délibérément rédigé pour insulter et humilier Hu à la Maison Blanche.

D'abord, il y a eu l'incident au cours duquel un journaliste de Taiwan, un membre du Falungong, présent dans une salle de conférence de la Maison Blanche dont les entrées sont passées au peigne fin, a déclamé une tirade contre les violations par la Chine des droits de l'homme, et ce, pendant plus de trois minutes, sans qu'on n'essaie de le faire sortir, à une conférence de presse filmée.

Puis, l'hymne national chinois a été joué pour Hu, présenté comme l'hymne national de la République de Chine – Taiwan. Ce n'était pas un lapsus de la part des responsables du protocole à la Maison blanche, mais un effort délibéré pour humilier le dirigeant chinois.

Le problème, c'est que l'économie américaine est devenue dépendante des importations chinoises, également du fait que les chinois détiennent des bons du trésor américains. La Chine est actuellement celui qui détient le plus de ces réserves américaines soit environ 825 billions de dollars. Si Beijing décide de sortir du marché des bons américains, même seulement en partie, cela provoquerait une chute du dollar et l'effondrement du marché immobilier de 7 trillions de dollars, une vague de banqueroutes, et un chômage massif. C'est une option réelle, même si elle est peu probable actuellement.

Hu, n'a cependant pas perdu son temps à déplorer les affronts faits par Bush. Il est allé immédiatement en Arabie Saoudite, pour une visite d'état de 3 jours, pour signer des accords commerciaux, de défense, et de sécurité. Ceci n'est pas une petite claque à la figure de Washington lancée par la famille royale saoudienne traditionnellement « loyale » aux USA.

Hu a signé un accord pour que la SABIC (Saudi Basic Industries Corp) un puissant congloméra industriel saoudien, construise une raffinerie de pétrole et réalise un projet de pétro chimie d'une valeur de 5,2 billions. Au début de cette année, le roi d'Arabie Saoudite, Abdullah, a fait une visite d'état à Beijing.

Depuis l'accord passé entre la maison des Saud et l'administration américaine sous F. Roosevelt offrant une concession exclusive à Aramco, entreprise américaine, et non aux anglais, pour développer le pétrole saoudien en 1943, l'Arabie Saoudite était considérée par Washington comme sphère d'intérêt stratégique commun.

Puis Hu est allé au Maroc, au Niger, et au Kenya, tous vus comme des « sphères d'intérêts américains ». Il y a seulement 2 mois, Rumsfeld était au Maroc pour offrir des armes. Hu offre de financer l'exploration de sources d'énergie dans ces pays.


Le SCO et les évènements avec l'Iran

Les derniers développements concernant l'Organisation de Coopération de Shanghai (Shanghai Coopération Développement, SCO) et l'Iran, montre une fois de plus les changements dramatiques concernant la position géopolitique des Etats-Unis.

Le SCO a été crée à Shanghai en juin 2001, par la Russie et la Chine, avec 4 autres républiques d'Asie Centrale de l'ancien Union soviétique : le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l'Uzbekistan. Avant le 11 septembre 2001, et la déclaration par les USA de « l'Axe du Mal » en janvier 2002, le SCO était juste un groupe de discussion sur la toile de fond géopolitique pour Washington.

Aujourd'hui, le SCO, dont évitent de parler les medias influents américain, est entrain de définir une nouvelle politique de contrepoids à l'hégémonie américaine et son monde « unipolaire ». Au prochain rendez vous du SCO, le 15 juin, l'Iran sera invité à devenir un membre à part entière.

Et le mois dernier à Téhéran, l'ambassadeur chinois Lio G Tan a annoncé qu'un accord pétrolier et sur le gaz était en voie d'être signé entre la Chine et l'Iran.

Cet accord porte sur 100 billions de dollars, et comprend le développement du vaste champ pétrolifère de Yadavaran. La compagnie chinoise Sinopec serait d'accord pour acheter 250 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié pendant 25 ans. Pas étonnant que la Chine ne se précipite pas pour soutenir Washington contre l'Iran au Conseil de Sécurité de l'ONU. Les Etats-Unis ont essayé de mettre une forte pression sur Bejing pour arrêter l'accord, pour des raisons géopolitiques évidentes, mais sans succès. Une autre défaite majeure pour Washington.

L'Iran avance aussi d'autres plans pour délivrer du gaz naturel via un pipeline au Pakistan et à l'Inde. Les ministres de l'énergie des trois pays se sont rencontré à Doha récemment et on prévu de se revoir ce mois ci au Pakistan.

Les progrès concernant le pipeline est un mauvais coup contre les efforts de Washington d'écarter les investisseurs de l'Iran. Ironiquement, l'opposition américaine poussent ces pays dans les bras les uns des autres, « un cauchemar géopolitique pour Washington ».

A la réunion du SCO le mois prochain, l'Inde, que Bush essaie personnellement de booster comme un « contre poids « à la Chine sur la scène géopolitique asiatique, sera aussi invitée à se joindre à l'organisation, de même que la Mongolie et le Pakistan. Le SCO est entrain de gagner de manière conséquente en poids géopolitique.

Le député ministre des affaires étrangères iranien Manouchehr Mohammadi a dit à Itar –Tass (agence de presse russe ndt) à Moscou le mois dernier que la position de membre du SCO de l'Iran pourrait « faire que le monde soit plus juste ». Il a aussi parlé de la construction d'un arc pétrole gaz Iran Russie, dans lequel les deux grands producteurs d'énergie pourraient coordonner leurs activités.

Les Etats-Unis sont laissés en zone froide en Asie

L'admission de l'Iran au sein du SCO ouvre beaucoup d'options pour l'Iran et la région. Du fait d'être membre du SCO, l'Iran pourra participer aux projets de celui-ci, ce qui veut dire en retour avoir accès à une technologie très recherchée, aux investissements, au développement du commerce et des infrastructures. Ceci aura des implications majeures pour la sécurité énergétique mondiale.

Le SCO a mis sur pied une commission de travail comprenant des experts avant la réunion au sommet de juin pour développer une stratégie commune du SCO en Asie, discuter des projets de pipelines, d'exploration pétrolière et d'activités liées. L'Iran se trouve sur la deuxième plus importante réserve de gaz du monde, et la Russie a la plus grande. La Russie est le deuxième plus important producteur de pétrole après l'Arabie Saoudite. Tout ceci, ce ne sont pas de petits mouvements.

L'Inde a désespérément besoin d'un accord avec l'Iran pour son approvisionnement en énergie, mais est aussi sous pression de Washington de ne pas le faire.

L'année dernière, l'administration Bush a essayé d'obtenir le « statut d'observateur » au SCO mais sa demande a été repoussée. Ceci, avec les demandes du SCO que Washington réduisent sa présence militaire en Asie Centrale, la coopération plus profonde entre la Russie et la Chine, et les déboires de la diplomatie américaine en Asie Centrale – ont accéléré une réévaluation de la politique de Washington.

Apres son tour en Asie centrale en octobre 2005, Rice a annoncé une réorganisation du bureau de l'Asie du sud du département d'état, pour inclure les états d'Asie centrale, et un nouveau plan américain d' « Asie centrale élargie ».

Washington essaie d'éloigner les états d'Asie centrale de la Russie et de la Chine. Le gouvernement du président Hamid Karzai à Kabul n'a pas répondu aux ouvertures faites par le SCO. Etant donné ses liens avec Washington, il a peu de choix.

Gennady Yefstafiyev, un ancien général des services secrets russes a dit : « les objectifs à long terme américains en Iran sont évidents : de provoquer la chute du régime actuel, d'établir son contrôle sur le pétrole et le gaz, et d'utiliser le territoire iranien comme la route la plus courte pour le transport des hydrocarbures sous contrôle américain des régions d'Asie centrale et de la mer caspienne, en contournant la Russie et la Chine. Ceci sans oublier la signification stratégique et militaire de l'Iran.

Washington a basé sa stratégie sur le fait que le Kazakhstan soit son partenaire clé en Asie centrale. Les Etats-Unis veulent étendre leur contrôle physique sur les réserves en pétrole de ce pays, et concrétiser le transport du pétrole Kazakh via le pipeline Baku-Ceyhan, de même que se créer un rôle dominant dans la sécurité de la mer Caspienne. . Mais le Kazakhstan ne joue pas le jeu. Le président Nursultan Nazarbayev s'est rendu à Moscou le 3 avril pour réaffirmer sa dépendance continue aux pipelines russes. De même, la Chine passe des accords importants en matière d'énergie et de pipeline avec le Kazakhstan.

Pour rendre pire les problèmes géopolitiques de Washington, bien que s'étant assuré d'un accord militaire d'utilisation d'une base en Uzbekistan après septembre 2001, les relations de Washington avec l'Uzbekistan sont désastreuses. Les efforts de Washington pour isoler le président Islam Karimov, en utilisant les mêmes tactiques de la « révolution orange » ukrainienne, ne fonctionnent pas. Le premier ministre indou Manmohan Singh s'est rendu à Tashkent le mois dernier.

De même, le Tajikistan dépend étroitement du soutien de la Russie. Au Kirghizstan, malgré des tentatives clandestines de créer des dissensions au sein du régime, l'alliance du président Kurmanbek avec le premier ministre Félix Kulov qui a le soutien de Moscou, tient.

En l'espace de 12 mois, la Russie et la Chine ont réussi à bouger leurs pièces sur l'échiquier géopolitique d'Eurasie de telle sorte que ce qui était au départ un avantage géostratégique en faveur de Washington devienne l'opposé, avec des Etats-Unis de plus en plus isolés.

C'est potentiellement la plus grande défaite stratégique de projection de la puissance des Etats-Unis de la période post seconde guerre mondiale. C'est aussi la toile de fond de la ré-émergence de cette soi disante faction réaliste dans la politique US.

F. William Engdahl

Article paru le 9 mai 2006 sous le titre « The US's géopolitical nightmare « sur la site Asia times on line www.atimes.com. Copyright Asia Times traduction bénévole pour information à caractère non commercial par MD pour Planète Non Violence.

F.William Engdahl est auteur de « A Century of War: Anglo-American Oil Politics and the New World Order, Pluto Press Ltd.
Pour le contacter : www.engdahl.oilgeopolitics.net.




 
mercredi 9 mai 2007
  Rice appelle à la mise en place d'un tribunal international


Accabler un pays à terre, cela s'appelle donner "le coup de pied de la mule". La Secrétaire Rice qui s'est fait particulièrement remarquer aux yeux des Libanais par ses nauséuses diatribes pro sionistes tout au long de la guerre de 33 jours, vient d'illustrer de façon magistrale cette belle expression française. Mardi, à quelques jours d'une tournée qu'elle s'est promises au Moyen Orient, Rice a menacé le Liban d'un recours sans appel au chapitre 7 du charte de l'ONU, si le parlement libanais ne parvient pas de lui même à mettre en place un tribunal chargé de statuer l'affaire Hariri. Dans la foulé, le très orthodoxe quotidien sioniste, Haaretz a enchainé, voyant dans cette menace directe les prémices d'une "volonté américaine de prendre cette dite affaire en main". Mais que dit au juste ce fameux chapitre 7? Brandi souvent à titre d'épouventail, ce chapitre concerne tout pays en proie à l'insécurité chronique faute de consesus politique interne. Or le Liban est loin d'en être là. S'il est vrai que le courant peine à passer entre divers acteurs de la scène politique libanaise, cela est moins du à des divergences de fond qu'à une détestable politique "zizaniste" qu'affichent les Etats Unis à l'égard du pays du cèdre. Cette politique a donné lieu en été 2006 à l'une des guerres les plus injustes, les plus infames de l'histoire de moderne. C'est un fait avéré qu'Isreal d'Ehud Olmert n'aurait eu ni la force ni le courage d'attaquer le Liban sans soutien logistique, matériel et diplomatique de Wasgington. Ce même soutien qui s'est verbalisé sous les yeux "ahuris" du monde entier par cette mémorable phrase de Mme Rice d'une cruauté sans nom: "C'est sur les décombres du Liban que naitra le nouveau Moyen Orient". Sur son volet libanais, le projet américain du nouveau Moyen Orient a fait fausse couche et c'était grâce à la vaillance des combattants du Hezbollah qui ont su s'imposer de façon à repousser à temps la catastrophe. Mais avec les Américains toujours présent dans la région, la catastrophe n'est jamais trop loin. A l'approche du premier anniversaire de l'offensive israelienne de 2006 contre le Liban, la menace de Rice ne peut pas être anodine. Elle veut dire tout simplement que les Américains sont prêts à mettre le Liban devant le fait accompli, en décidant à sa place, via le Conseil de sécurité des Nations Unies. Nasrallah a qualifié d'illégitime ce recours qui, s'il a lieu, réduit le Liban au rang d'un état sous assisstance. Mais qu'en pensent-t-ils le premier ministre Siniora et ses acolytes? le stupide jeu du pouvoir vaut-il qu'on y sacrifie l'avenir et la souvrainté d'un pays? hélas, l'expérience irakienne ne semble pas avoir sérvi de leçon et la question est ouverte autant que sa réponse.

IRIB
 
  Le Comité juif américain félicite Sarközy pour sa victoire



AJC, 6 mai 2007


6 mai 2007 – New York – Le Comité juif américain (AJC, American Jewish Committee) félicite Nicolas Sarkozy pour sa victoire électorale à l’élection présidentielle française.
« Nous admirons depuis longtemps Nicolas Sarkozy en tant que leader politique profondément engage en faveur des valeurs démocratiques de la France, son empressement à affronter les menaces à ces principes et son dévouement au renforcement des relations transatlantiques », a déclaré David A. Harris, directeur exécutif de l’AJC. « L’AJC envisage de travailler étroitement avec le Président Sarkozy et son administration sur les questions cruciales relevant de l’intérêt commun. »
L’AJC a eu la joie d’avoir une relation coopérative et productive avec Sarkozy depuis qu’il est devenu ministre de l’Intérieur en 2002.
« À un moment où, il y quelques années, les Juifs français se sentaient directement menaces par la montée d’un antisémitisme violent à Paris et ailleurs à travers la France, Sarkozy a joué un rôle crucial pour amener le gouvernement français à enfin reconnaître la gravité du problème et à faire le nécessaire pour affronter les vents mauvais qui menacent non seulement la plus grande communauté juive d’Europe occidentale mais, comme l’histoire nous l’enseigne, constitueraient en dernière analyse une menace pour la société française dans son ensemble », a dit Harris.
« Je considère toute insulte contre les Juifs comme une insulte contre la France », avait déclaré Sarkozy dans un discours à l’AJC à Washington en avril 2004, réaffirmant ce qu’il avait dit à une délégation de l’AJC à Paris six mois plus tôt. Il a œuvré de manière décisive, dans cette période critique, à augmenter la protection policière autour des bâtiments et écoles juifs et à arrêter et poursuivre les individus ayant commis des actes antisémites.
Sarkozy a rencontré régulièrement l’ AJC à Paris, ainsi qu’à New York et Washington durant ses visites aux USA.
« Nous espérons que vous continuerez à considérer l’AJC comme un allié dans la tâche essentielle du renforcement de la compréhension et de la coopération entre la France et les USA”, ont écrit le président de l’ AJC Richard Sideman et le directeur exécutif David A. Harris dans une lettre de félicitations envoyée à Sarkozy aujourd’hui..
En outre, l’AJC apprécie l’empathie de Sarkozy face aux menaces affrontées par Israël et envisage de discuter avec le nouveau président des moyens par lesquels la France, en travaillant à l’intérieur de l’UE, pourra contribuer de manière efficace à la recherche de l paix et de la sécurité pour Israël et ses voisins.
L’AJC, une organisation mondiale de plaidoyer, maintient une présence à Paris par sa représentante Valerie Hoffenberg.

Traduit par quibla.net

 
lundi 7 mai 2007
  Abdelkader Tigha doit être entendu par la justice française

lundi 7 mai 2007

Onze ans après l’enlèvement et l’exécution des sept moines de Tibhirine en Algérie, Abdelkader Tigha, ex-sous-officier des services secrets algériens et témoin essentiel , n’a toujours pas été entendu par le juge Bruguière malgré les demandes répétées des parties civiles et de l’ex-magistrat et député Alain Marsaud depuis 2002.

Demandeur d’asile en France, depuis février 2007, il a été arrêté le 2 mai et il est désormais menacé d’expulsion vers les Pays-Bas où sa demande d’asile a été rejetée,

C’est la justice francaise qu’on veut entraver en expulsant Abdelkader Tigha , tout comme lorsque le pouvoir refuse une perquisition à la cellule africaine de l’Élysée pour faire la lumière sur l’assassinat du juge Borrel à Djibouti.

Nous dénonçons les pressions politiques d’États étrangers et les entraves à la justice française dont le seul but est d’empêcher que vérité soit faite. Nous réclamons qu’Abdelkader Tigha bénéficie d’une protection en France et qu’il soit entendu par la justice, pour contribuer à ce que la lumière soit faite sur l’assassinat des moines de Tibhirine.

Premiers signataires
premiers signataires sont le la ZEP (Zone d'Ecologie Populaire), CEDETIM (centre d'études et de solidarité internationale), l'UNADE (Union d'associations pour la diversité et l'égalité) , le CAAC (Collectif des Associations et Amis des Comores)

Pour signer le communiqué , envoyer un mail à contact@anticol

 
vendredi 4 mai 2007
  Les généraux derrière les attentats du 11 avril à Alger ?
François Gèze et Salima Mellah, tous deux membres d’Algeria Watch*, analysent divers éléments indiquant que les récents attentats en Algérie seraient le fait de militaires mafieux et non de groupes islamistes.

Depuis plusieurs mois, le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière (par ailleurs candidat UMP aux élections législatives dans le Lot-et-Garonne) n’a manqué aucune occasion de souligner le risque d’attentats que fait peser sur la France l’« alliance » entre Al-Qaida et le GSPC algérien. Logiquement, il a réaffirmé que « la France reste une cible privilégiée de ces groupes terroristes », au lendemain des terribles attentats du 11 avril dernier à Alger (trente morts et plus de deux cents blessés), officiellement revendiqués par l’« Organisation d’Al-Qaida au pays du Maghreb islamique » (nouvelle appellation du GSPC). Et, bien sûr, les médias dominants ont répercuté sans distance cette « menace », fort opportune pour entretenir le « climat d’insécurité » sur lequel surfe le candidat Sarkozy.

Mais qui est vraiment derrière ce « GSPC qui menace la France » ? Al-Qaida ? Les informations qui nous viennent d’Alger montrent que cette « piste » est loin d’être évidente... Dans les jours qui ont suivi les attentats, on a entendu en effet des déclarations très inhabituelles de certains responsables politiques. Et dans une presse algérienne toujours étroitement contrôlée par les différents cercles du pouvoir, d’étranges « articles codés » ont fleuri. Un indice clair que ces attentats correspondent à une nouvelle phase aiguë de la lutte des clans au sein de la « coupole militaire mafieuse » qui détient le pouvoir réel. Et de nombreux éléments indiquent qu’ils ont très probablement été commandités par le clan le plus puissant ­ désormais contesté par certains de ses pairs ­, celui du général Mohammed « Tewfik » Médiène, le chef inamovible depuis 1990 des services secrets de l’armée, le fameux DRS (Département de renseignement et de sécurité).

Autre indice de la manipulation : le rôle prétendu des trois « kamikazes » qui auraient conduit les véhicules piégés. Quelques heures après les attentats, Al-Qaida au Maghreb les revendiquait et diffusait leurs photos. Mais, cinq jours plus tard, le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, proche du président Bouteflika et adversaire notoire du « clan Tewfik », déclarait : « La piste du kamikaze qui a visé le Palais du gouvernement [où se trouvent les bureaux de Zerhouni lui-même et du chef de gouvernement Abdelaziz Belkhadem, successeur possible de Bouteflika, tous les deux directement visés] n’est pas plausible. [...] Moi, je pense qu’on les a chargés d’une mission et puis on les a fait exploser pour ne laisser aucune trace. » Il en donnait pour preuves que ce « kamikaze » ne serait qu’un petit voyou sans aucun lien avec l’islam radical et qu’un mécanisme de commande à distance aurait été trouvé dans les débris de la voiture piégée. Quant aux deux autres prétendus « kamikazes » responsables des attentats contre le commissariat de Bab Ezzouar, certains journaux algériens (le Jour d’Algérie et Ech-Chourouk) ont distillé des informations laissant entendre qu’ils n’auraient été que des pions du DRS ­ comme le fait que l’un d’entre eux aurait été un compagnon du fameux « Abderrazak El Para », ancien « émir » du GSPC, dont il ne fait guère de doute qu’il était un agent du DRS [1].

Et, curieusement, alors que médias et politiciens algériens s’efforcent unanimement depuis des années de convaincre leurs partenaires occidentaux des liens du GSPC avec l’organisation internationale, certains d’entre eux ont pour la première fois avancé ces derniers mois l’idée d’une instrumentalisation de l’étiquette GSPC dans une série d’attentats, comme ceux, inédits, commis contre des intérêts russes et américains. Au point de mettre parfois en cause... les États-Unis (comme le fait le journal El Watan le 15 avril 2007 : « Le réseau Al-Qaida, en réalité, travaille, consciemment ou pas, pour les intérêts géopolitiques américains. »).

Au-delà de ces spéculations, une chose paraît sûre : certains « décideurs » ont choisi de recourir à nouveau à l’instrumentalisation de la violence islamiste, comme l’avaient déjà fait les chefs du DRS dans les années 1996-1998, quand ils utilisaient les fameux GIA (contrôlés grâce à des « émirs » retournés ou des agents infiltrés), à la fois pour terroriser la population et pour adresser, par massacres de civils interposés, des « messages » à leurs adversaires au sein du pouvoir qu’ils cherchaient à affaiblir.

Pourquoi ce sinistre scénario se répète-t-il aujourd’hui, sous de nouvelles formes ? La raison la plus évidente est la fragilisation du « clan Tewfik ». Depuis 1999, celui-ci avait réussi à imposer son hégémonie en imposant l’« élection » du président Bouteflika et en nouant ensuite une alliance stratégique avec les États-Unis. Celle-ci a permis aux chefs du DRS et à leurs affidés de réaliser de fructueuses affaires secrètes avec certains grands groupes pétroliers américains. Et aussi, grâce à la « coopération antiterroriste », de sortir l’Algérie de son isolement international lors des « années de sang ». Mais, depuis 2006, l’hégémonie des chefs du DRS est mise en cause par leurs pairs, car ils n’ont pu atteindre leur objectif d’une « sortie de crise » instaurant durablement un nouveau mode de pouvoir, en assurant à tous à la fois l’impunité pour leurs crimes contre l’humanité des années 1990, une relative paix sociale et la certitude de poursuivre le pillage organisé des ressources naturelles du pays. L’« autoamnistie » des chefs de l’armée et du DRS organisée par la « Charte pour la paix et la réconciliation nationale » reste contestée par les familles des victimes ­ en butte à une répression permanente. Quant au front social, l’échec est absolu : la dégradation des conditions de vie d’une grande majorité d’Algériens est telle que les émeutes sont devenues quasi quotidiennes. La stabilité économique, garante des rentes de corruption, n’est pas plus assurée : l’économie réelle est sinistrée, en dehors du secteur des hydrocarbures, où se concentrent les investissements étrangers.

Or, à cet égard, l’intérêt de l’alliance stratégique avec les États-Unis pour les généraux, tous clans confondus, s’est nettement amoindri. L’explosion des prix des hydrocarbures a en effet augmenté de façon vertigineuse les richesses du pays, aiguisant les appétits de ceux qui contestent maintenant la domination du clan Tewfik. Et la nouvelle donne que représentent les débâcles américaines en Irak, en Afghanistan et au Liban, le refus de pays comme le Venezuela ou l’Iran de se plier aux règles du gendarme mondial, ainsi que la montée en puissance de la Russie et de la Chine indiquent que la subordination à la politique américaine n’est pas nécessairement la seule option possible.

Enfin, la maladie du Président Abdelaziz Bouteflika, condamné à plus ou moins brève échéance, impose de renouveler la façade civile du pouvoir réel, selon de nouveaux équilibres difficiles à trouver. D’où la montée au créneau contre le clan Tewfik d’un autre clan militaire (sans doute celui des ex-généraux de l’armée écartés par le DRS) pour tenter d’élargir sa « part du gâteau » et d’imposer son propre « poulain civil ». Un jeu trouble où la France sarkozyenne, les États-Unis, la Russie et la Chine poussent aussi leurs pions. Et où le peuple algérien, une nouvelle fois, est la victime des soubresauts sanglants d’un « système » à bout de souffle.

Voir www.algeria-watch.org, où l’on pourra lire une analyse plus détaillée, sous le titre : « Les attentats du 11 avril 2007 à Alger : luttes de clans sur fond de conflits géopolitiques ».

François Gèze est aussi éditeur, directeur des éditions La Découverte.

 
jeudi 3 mai 2007
  100 VEUVES ET 400 ORPHELINS CHAQUE JOUR A BAGDAD- 900.000 ORPHELINS EN 4 ANS

tunisielibre@yahoo.fr



100 veuves et 400 orphelins chaque jour à Bagdad !
900.000 orphelins de plus en Irak en 4 ans !
Croissance du taux de divorce de 200% et baisse de celui des mariages de 50%!
Hani Achour : Shabakat Albasrah

Alors que les rapports officiels irakiens estiment que le nombre d'orphelins a dépassé le chiffre de 900.000 en 4 ans, une étude réalisée par un sociologue irakien est venue confirmer la grave détérioration de la situation sociale en avançant « qu'il y a chaque jour 100 veuves et 400 orphelins de plus à Bagdad », conséquence de la violence qui sévit depuis des années et que rien ne semble pouvoir arrêter.

Le Sociologue Adnan Yacine Mustafa, auteur de cette étude, estime que « la vie en Irak occupé est une série ininterrompue de massacres quotidiens, coûtant la vie à des dizaines d'innocents, qu'elle se caractérise par un profond sentiment d'insécurité généralisée et par une décomposition de la famille irakienne, donnant lieu à une croissance phénoménale du taux de divorce, avec en plus, une corruption généralisée, des atteintes aux biens publics et privés, des agressions armées, du crime organisé, des viols, des enlèvements et de la délinquance juvénile ».
Dans ses analyses et ses conclusions, le sociologue se fonde tout particulièrement sur les rapports et les statistiques des Nations Unies dont le dernier en date, rapporte que « chaque jour, 100 femmes sont réduites au statut de veuves et 400 enfants deviennent orphelins, rien qu'à Bagdad, et qu'une nouvelle famille se reconstitue sur les cendres de quatre autres ».

Et le sociologue d'ajouter que « la société irakienne s'est complètement effondrée après la série de coups mortels qu'elle a reçus au cours des deux guerres des décennies 1980 et 1990, d'un boycott qui a duré 10 ans et d'une occupation qui a commencé, dès son installation en 2003, par démanteler les institutions de l'Etat et détruire l'infrastructure du pays ».

Le mépris et les mauvais traitements que les forces d'occupation font subir aux citoyens, ont porté les tensions sociales à leur paroxysme et fait perdre aux gens leurs repaires. C'est ce qui a exacerbé les tensions et les extrémismes interconfessionnels et ce sur le compte de l'appartenance et de l'allégeance au même peuple. Ainsi tous les plans élaborés par les forces en présence avec leurs moyens immenses, pour ramener la sécurité, n'ont pas abouti.

Le sociologue donne quelques exemples pour illustrer son étude : ainsi, le nombre actuel des veuves qui est de 560.000, n'est pas répertorié par le ministère des affaires sociales et le bureau de coordination humanitaire des Nations unies a « répertorié 100.000 femmes arabes de Al Ahwar réduites au veuvage et leurs enfants abandonnés depuis le début de la guerre ».
Le même bureau a enregistré une croissance de 200% du taux de divorce de 2003 à 2006, alors que celui des mariages a baissé de 50% selon les statistiques du ministère de la justice. Tous les rapports signalent la forte pression exercée par l'inflation galopante sur la vie des familles, leur appauvrissement et les conséquences néfastes sur leur cohésion. Les poches de pauvreté sont présentes aussi bien dans les villes que dans les campagnes.

La guerre et les luttes interconfessionnelles ont eu aussi une grande incidence sur la dégradation de l'environnement dans le pays. Les mines n'ayant pas explosé sont partout et particulièrement dans le sud et l'ouest du pays. L'usage des armes de destruction massive par les forces d'occupation fait des ravages dans la population. Des centaines de milliers de gens sont ainsi menacés constamment dans leur vie et notamment ceux qui ont perdu leurs maisons et qui vivent dans des camps de fortune. Ces gens constituent plus du quart de la population totale du pays, contraints à l'exode à l'intérieur ou à l'émigration.

Traduit de l'arabe par Ahmed Manai

Lire aussi sur le même sujet :

Le Désordre créateur et l'enfance en Irak

L'Irak est devenu le pays des veuves



 
mercredi 2 mai 2007
  Somalie : l'Afrique et l'Europe doivent se ressaisir



Par Salim Lone


Traduit par Fausto Giudice


La seule manière pour les USA de soutenir le régime somalien, leur client, c’est le non-respect des lois et le massacre
C’est la guerre la plus illégale de notre génération. Toutes les guerres d’agression manquent de légitimité, mais aucun conflit n’a, de mémoire récente, accumulé autant d’illégalités que celui qui se déroule en Somalie. Les violations de la charte des Nations unies et des lois humanitaires internationales sont malheureusement banales de nos jours, et elles abondent dans le carnage que le monde tolère à Mogadiscio, mais en plus cette guerre viole les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Pour compléter le tableau, une de ces résolutions viole la Charte elle-même.
L’impunité totale avec laquelle l’Éthiopie et le gouvernement de transition somalien ont été autorisés à violer ces résolutions explique le caractère impitoyable des attaques militaires qui ont eu lieu ces dernières six semaines. Les particularités des atrocités commises ont été formellement reconnues pour la première fois par un gouvernement occidental lorsque l’Allemagne, actuellement présidente de l’UE, a fait écrire par son ambassadeur en Somalie, Walter Lindner,une lettre dure –rendue publique mercredi – au président somalien Abdullahi Yusuf.



Soldats éthiopiens, Kismayo, janvier 2007


La lettre condamne l’usage indiscriminé de frappes aériennes et d’artillerie lourde dans les zones densément peuplées de Mogadiscio, le blocage délibéré d’aliments et de fournitures humanitaires dont il y a un besoin urgent, et le bombardement d’hôpitaux. Il s’agit là de gestes visant de manière implacable à terroriser et intimider les civils appartenant à des clans dont sont issus les combattants qui défient l’occupation.
Il fut un temps où les résolutions du Conseil de sécurité étaient respectées par presque le monde entier, comme par exemple la résolution 242 demandant le retour du territoire palestinien occupé en échange de la paix. Mais dans notre nouvel ordre mondial, ce sont les puissants qui décident quelles résolutions de l’ONU doivent être adoptées et s’il est nécessaire de les honorer. Ainsi les USA, qui ont violé l’embargo sur les armes à destination de la Somalie, ont fait passer en force en décembre dernier une autre résolution, dont ils pensaient qu’elle servirait mieux leurs intérêts – puis ils l’ont allègrement violée
La nouvelle résolution interdisait aux pays voisins de participer à la force régionale de maintien de la paix que le Conseil de sécurité avait autorisé pour la Somalie ; mais l’Éthiopie est allée beaucoup plus loin et a envahi unilatéralement, avec l’assistance secrète des USA, qui se sont joints à la guerre en bombardant la Somalie.
Cette résolution de décembre contrevenait d’ailleurs à la Charte elle-même, car elle faisait du Conseil de sécurité l’agresseur et transformait une situation clairement pacifique en guerre. La résolution liait le gouvernement des Tribunaux islamiques au terrorisme international et mandatait une force de maintien de la paix, sur la base du Chapitre VII de la Charte de l’ONU, pour affronter la « menace à la paix et à la sécurité internationales » constituée par la Somalie – alors que tous les rapports d’observateurs indépendants, le dernier en date étant celui de Chatham House de mercredi, indiquaient que le pays vivait sa première période de paix et de sécurité depuis 1991.
La résolution a frayé la voie à l’invasion éthiopienne qui a déclenché ce conflit cruel dont de nombreux analystes indépendants, y compris ceux réunis à Addis Abeba par le groupe inter-africain de l’Éthiopie, avaient averti qu’il serait le résultat inévitable. Un gouvernement imposé par la force par l’ennemi juré éthiopien ne pourrait jamais tenir la route.
Le long silence et le refus, même maintenant, d’annoncer des mesures qui pourraient arrêter le massacre marquent le niveau le plus bas atteint dans l’abdication par les grandes puissances de leur mandat de “responsabilité de protection” , adopté à l’initiative britannique à une réunion au sommet de Conseil de sécurité il y a deux ans. Le peuple le plus appauvri de la planète est maintenant réduit en lambeaux sans que qui ce soit ne tente d’amener ceux qui perpètrent ce crime à cesser.
Une grande campagne doit être lancée pour pousser les gouvernements occidentaux à mettre fin à ce massacre, qui est presque entièrement l’oeuvre de ceux qui contrôlent le pays. L’Union européenne a averti il y a un mois que des crimes de guerre auraient pu avoir été commis dans l’attaque contre la capitale le mois dernier – crimes dont l’UE pourrait être rendue complice, vu son soutien à grande échelle apporté à ceux qui sont accusés de ces crimes. Human Rights Watch a documenté la manière dont le Kenya et l’Éthiopie ont transformé cette région en version africaine de Guantánamo Bay, par les kidnappings, les transferts extraordinaires, les prisons secrètes et le grand nombre de « disparus » : un projet qui porte sa marque de fabrique, Made in America. Le fait de permettre que règne une telle loi de la jungle est une tache sur tous ceux qui, qui auraient du, au minimum, y mettre un frein.



Le dessinateur somalien Amin Amir exprime bien la perception qu'ont les Somaliens de la "force régionale de maintien de la paix", qui n'est qu'une feuille de vigne des envahisseurs éthiopiens.


Il faut se mettre au travail pour faire échouer l’incroyable proposition du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, qui doit être discutée par le Conseil de sécurité à la mi-juin. Il voudrait mettre en place une « coalition des volontaires » sanctionnée par l’ONU pour instaurer la paix et restaurer l’ordre en Somalie. En clair, l’ONU aiderait l’Éthiopie et les USA à réussir ce à quoi leur propre intervention militaire illégale a échoué : sauver un régime client poussé dans ses retranchements et sans aucun soutien populaire. Une telle opération est de toute façon peu susceptible de réussir, mais elle pourrait menacer encore plus cette turbulente Corne de l’Afrique, qui est déjà au bord du chaos.
Le gouvernement somalien ne cesse de crier à « Al Qaïda » à chaque occasion et est en train d’offrir des deals lucratifs à des compagnies pétrolières, dans le but d’engranger du soutien occidental. Mais cette guerre a été perdue depuis longtemps. En se tournant vers l’ennemi juré éthiopien, le gouvernement de transition a scellé son sort : la nation n’acceptera jamais une occupation éthiopio-US.
Seule une solution politique pourra résoudre la crise. L’Afrique doit monter au créneau et faire preuve de détermination pour prendre en main la protection de ses civils, et travailler avec l’Europe et les Nations unies pour convaincre les USA de mettre en douceur un terme à leur dernière aventure déstabilisatrice.

 
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