Depuis quand la propagande oxidentale de plus en plus détestable est elle une référence pour les français. En réalité, elle est une référence au moins pour 10 % de la population française. Celle qui a voté pour sarkozy. Ces gens aiment se faire fouetter ou alors, ce sont les pires fachos et les bobos du 16eme qui soutiennent une autocratie.| Omar Mazri : SUR LA MOBILISATION MONDIALE POUR UNE REVOLUTION VERTE CONTRE AHMADINEJAD | | | |
Tout le monde occidental se mobilise pour donner poids, orientation et sens à ses intérêts stratégiques en surfant sur la vague de contestation démocratique et légitime en d'autres circonstances mais qui prend dans les temps présents une allure d'action subversive devant conduire à une "révolution colorée".
On voit une fois de plus comment l'Occident toutes tendances confondues est impliqué dans une lutte idéologique contre l'islam en général et l'Iran en particulier. La pseudo gauche française dont nous connaissons ses méfaits en Algérie coloniale et post coloniale n' a pas la pudeur et la probité intellectuelle de voir une lutte de classe et une lutte de décolonisation au niveau international conduites par les peuples musulmans. Ils ne peuvent et ne veulent faire aucun parallèle entre le coup de force américain en Asie musulmane, en Chine, en Amérique laine ou en Ukraine (voir article "Rappels sur les stratégies subversives contre Ahmadinejad").
Ils font semblant de ne pas entendre la reconnaissance implicite d'Obama dans son discours au Caire de la participation des USA avec l'Angleterre dans le coup d'état contre le président iranien et démocratiquement élu Mossadegh en 1953 ni celle raciste et colonialiste de Netanyahu
La gauche française et le Gaullisme font semblant de ne pas voir la félonie israélienne et la cupidité américaine contre les peuples musulmans. Ils applaudissent comme des niais au sionisme (voir dernier discours de Bibi) et à l'impérialisme au mépris de la souveraineté nationale dont ils se gargarisent le gosier et écorchent nos oreilles. Les élites françaises en perdant l'esprit critique, la mesure, le sens de la liberté, la vision de leurs intérêts à long terme, et le devoir de mémoire montre leur niveau politique : des démagogues qui faute de projet social acceptent d'être des porte voix, des faussaires, des aveugles qui ne voient pas qu'ils ont consommé leur capital civilisation et leur rente idéologique et qu'ils amorcent leur descente vers la régression et la décadence globale.
Devant ce matraquage médiatique et diplomatique on ne peut rester insensible.

Sentimentalement et idéologiquement ma sympathie va à Ahmadinejad comme elle va à Hugo Chavez. Je ne peux pas supporter l'injustice de voir le monde coalisé contre un homme qui a fait vœu de défendre les faibles et de tenir tête à l'Amérique. Rationnellement parlant je ne peux me taire devant la haine d' une coalition impérialo sioniste qui manifeste toujours son choix pour une minorité contre la majorité et leurrant les élites minoritaires les poussant à déstabiliser leur pays comme fut le cas en Algérie par exemple. Ceux qui ont vécu la décennie noire et rouge qui a placé l'Algérie à l'avant dernier rang dans la liste des pays misérables doivent montrer du doigt ceux qui les poussé à une lutte fratricide en leur vendant des slogans "démoncratiques". BARAKAT notre sang a trop coulé et notre énergie est trop gaspillée.
En effet on ne peut donner du crédit à cet enchainement :
prétendre remporter les élections alors que le comptage n'a pas commencé et que le vote est en cours
Nier le résultat sans apporter de preuves et affirmer la fraude
Ne pas solliciter l'arbitrage de la justice
Mettre la rue en otage pour exercer une pression sur le régime
Participer au cyber matraquage en laissant toutes les officines et les lobbies capitalistes et sionistes activer par twitter (micro blog) comme cela a été fait en Modavie. Difficile de distinguer les blogueurs iraniens des blogueurs amé"ricains et israéliens qui encombrent le réseau et alimante l'idée d'une révolution coloréé...

Je ne peux toujours pas comprendre pourquoi les élites occidentalisées et se réclamant de la démocratie, du pluralisme et de l'alternance refusent la sanction des urnes qui n'est pas à leur avantage. Toute les écoles de militantisme laïc ou islamique disent que le recours à la grève doit être l'ultime recours une fois toutes les actions politiques épuisées. Il n' y a que dans les pays musulmans ou non musulmans, sous influence impérialiste, que la démocratie est dévoyée : on recours à la désobéissance civile et on demande à la rue d'arbitrer, opposant les habitants d'une même ville comme s'ils étaient ennemis, au lieu de commencer par solliciter l'arbitrage de la justice ou du conseil constitutionnel comme l'exigent la logique politique, le fonctionnement des instituions et la morale islamique.
Moussaoui a servi comme premier ministre sous l'autorité de Khomeini sait mieux que moi où se trouve les intérêts de son pays et surtout l'ordre du Prophète de tuer le rival à l'autorité légitime s'il n' a plus possibilité de trouver un consensus de gouvernement pour qu'il n' y ait pas de troubles provoquant la discorde sociale et l'exacerbation politique qui peuvent mener à la perdition de tous. Où bien Moussawi est un politicien de talent opprmé par un régime qui doit disparaître ou bien c'est un ambitieux qui va peut-être conduire son pays à la catastrophe mais sans doute son mouvement des réformateurs à la perte de crédibilité totale. Les jours à venir sont déterminants. La bataille sera impitoyable car les enjeux dépassent la sanction des urnes.
Je ne suis ni d'origine iranienne ni chiite mais musulman et à ce titre je suis désolé de voir, une fois de plus, les musulmans, au nom de l'élitisme, entrer dans des luttes intestines car leurs élites défendent des privilèges de classe et se laissent entrainer dans des manœuvres fatales pour leur cohésion à un moment où l'impérialisme américain s'essouffle idéologiquement et s'enlise militairement à proximité des frontières iraniennes. Il est scandaleux de voir la coalition des perdants conduite par Moussawi aller vers ce rapport des forces alors que la logique politique et l'éthique islamique exigent qu'il constitue une force démocratique d'opposition en faisant de ses voix un tremplin pour les futures élections législatives, communales et présidentielles. BARAKAT l'ennemi est ailleurs, il nous attend là où il a préparé son stratagème pour nous le donner comme un bâton contre nos peuples.
Je suis musulman, je peux me tromper sur les enjeux véritables en Iran, j'avoue ne pas maitriser toutes les données. Musulman je ne peux me taire devant ce gâchis.Musulman je ne peux rester insensible à la voix d'un homme qui promet de lutter contre la corruption, contre la rente et les privilège, et qui s'engage à rester à proximité des pauvres, des paysans et des ouvriers, de promouvoir la justice sociale et d'émanciper son pays de l'arrogance impérialiste. Je ne peux qu'encourager un homme qui s'engage résolument dans la lutte ant capitaliste et qui ouvre son cœur à Hugo Chavez et qui s'oppose aux monarchies arabes comme l'a fait Mossadegh avant d'être destitué par la CIA et l'IS.
Je ne peux soutenir LES EXCLAMATIONS OUTRAGÉES DES EUROPÉENS QUI NE SONT PAS CAPABLES DE MOBILISER LE TIERS DE LEUR ÉLECTORAT MAIS QUI SE MOBILISENT COMME UNE MEUTE CONTRE UN PRÉSIDENT RÉÉLU AVEC 2/3 DES VOTANTS REPRÉSENTANT 85% ?
En effet quelle est cette morale ou cette déontologie qui est outragée par un président qui a remporté 63% des voix sur une participation de 85% alors qu'elle n'est pas interpellée par les récentes élections européennes où L’UMP, le parti présidentiel, a remporté a peine 28% des voix sur une participation d'à peine 40%. Quel est ce droit à juger l'élection d'Ahmadinejad d'illégitime ou d'illégale ou de douteuse alors que la pratique française est antidémocratique : L'UMP n' a-t-elle pas réalisé un coup d'état contre le peuple en validant un OUI au congrès à Versailles alors que par voie référendaire le peuple français a dit NON ?
Sur internet on trouve ces calculs de représentativité qui montre chiffres à l'appui qu'il est facile de voir la paille dans l'œil du voisin et difficile de voir la poutre qui est dans leurs yeux :
· Ahmadinejad représente donc 52% DU CORPS ELECTORAL iranien
· Obama représente 32% du corps électoral étasunien.
· Sarko représente donc 11% du corps électoral français.
Non iranien, je serais resté neutre comme la majorité des musulmans,s'il n' y avait pas cette orchestration qui pousse à la guerre civile : Ahmadinejad ou Moussawi n'est pas important pour nous. L'important est le processus démocratique, le mode de gouvernance et la lutte ant impérialiste initiée par la révolution islamique. La haine étant affichée nous prenons position :
{de rage contre vous, ils se mordent les bouts des doigts. Dis: "mourez de votre rage". En vérité, Allah connaît fort bien le contenu des cœurs. Qu'un bien vous touche, ils s'en affligent. Qu'un mal vous atteigne, ils s'en réjouissent. Mais si vous êtes endurants et pieux, leur manigance ne vous causera aucun mal. Allah connaît parfaitement tout ce qu'ils font.} Ali Imrane 119
Puisque le haro est lancé (cri lancé aux chiens de la meute pour débusquer la proie dans une chasse à courre) par les "démocrates" européens contre les "théocrates" iraniens je vais alterner leurs appels subversifs contre Ahmadinejad avec quelques images d'Iran qui démentent l'idée que Moussawi est le candidat préféré des jeunes et des femmes. A vous de comparer et de juger :
Ben ki moon : " L'Iran doit respecter la volonté populaire41 anciens responsables états-uniens de l’anti-terrorisme et du renseignement mettent en cause la version officielle du 11-Septembre Plus de 40 citoyens états-uniens ayant travaillé pour différents services de Renseignement et de Contre-terrorisme ont sévèrement critiqué le compte-rendu officiel du 11-Septembre ; la plupart d’entre eux demandent une nouvelle enquête. Il est scandaleux que la majorité des États-uniens [et des populations des pays de l’OTAN] soient maintenus dans l’ignorance totale de leurs déclarations publiques, conséquence immédiate du refus des organismes de la presse comme des médias de masse de traiter cette question d’une extrême importance. La crédibilité de ces personnes et leur loyauté envers leur pays ne peuvent être mises en doute, ce que démontre les années de service passées à collecter et analyser l’information, à planifier, et à effectuer des opérations cruciales pour la sécurité nationale des États-Unis. Ces 41 personnes ont travaillé pour le Département d’État, l’Agence de la sécurité nationale (NSA), l’Agence centrale de Renseignement (CIA), le Bureau fédéral d’investigation (FBI), l’Administration fédérale de l’Aviation (FAA), Le Bureau des douanes et de la protection des frontières ainsi que pour diverses sections de l’armée des États-Unis. Ils sont présentés ci-dessous en fonction du service pour lequel ils ont travaillé. |
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| Département d’État
National Security Agency(NSA)
Central Intelligence Agency (CIA)
Federal Bureau of Investigation (FBI)
Federal Aviation Administration (FAA)
US Customs and Border
Services de renseignement militaire
Documents joints
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Truthdig, Chris Hedges, 15 juin 2009
Cette semaine marque la fin du règne de la monnaie de réserve mondiale dollar, le début d'une terrible période de déclin économique et politique aux États-Unis, et le dernier souffle du pouvoir suprême étasunien. C’est fini. Ils ne reviendront plus. Et ce qui se profile sera très, très douloureux.
Barack Obama et la famille mafieuse de Wall Street, aidés par des médias qui colporte toujours des commérages ridicules et des imbécillités en tant que nouvelles, au moment où nous essuyons la plus grande crise économique de notre histoire, ont pu nous duper, mais le reste du monde sait que nous sommes en faillite. Et ces pays sont damnés s’ils continuent à s’appuyer sur un dollar dilaté et à soutenir les énormes déficits budgétaires fédéraux, gonflés de plus de 2 billions de dollars, qui financent l'expansion impériale des États-Unis en Eurasie et notre système de capitalisme de casino. Ils nous tiennent à la gorge. Ils sont sur le point de presser.
Des réunions se tiendront lundi et mardi à Ekaterinbourg, en Russie, (Sverdlovsk autrefois) entre le Président chinois Hu Jintao, le Président russe Dmitri Medvedev et d'autres hauts fonctionnaires des six pays de l’Organisation de Coopération de Shanghai. Les États-Unis, qui ont demandé à participer, se sont vus refuser l'admission. Regardez attentivement ce qui s'y passe. Selon l’économiste Michael Hudson, la rencontre est « la réunion la plus importante du 21ème siècle jusqu’ici. »
Il s'agit du premier pas formel de nos principaux partenaires commerciaux pour remplacer le dollar en tant que monnaie de réserve mondiale. S'ils réussissent, la valeur du dollar plongera considérablement, le coût des importations, notamment du pétrole, montera en flèche, les taux d'intérêt grimperont, et les emplois s’évanouiront à un rythme qui fera ressembler ces derniers mois à une époque prospère. Les services étatiques et fédéraux seront réduits ou fermés par manque de fonds. Les États-Unis vont commencer à ressembler à la République de Weimar ou au Zimbabwe. Obama, doté par beaucoup des qualités d'un sauveur, semblera soudain pitoyable, inepte et faible. Et la colère, qui a suscité quelques coups de feu et crimes, motivée par la haine ces dernières semaines, engloutira de vastes pans de la classe moyenne et ouvrière, privés de leurs droits et abasourdis. Ces gens exigeront vengeance, des changements radicaux, le renouveau de l'ordre et de la moralité, un déploiement pro-fasciste, de la droite chrétienne aux voyous qui propagent des discours de haine sur Fox News, assurera le pays qu’ils imposeront.
J'ai appelé Hudson, qui a un article dans le Financial Times de lundi, « Le tournant de Yekaterinburg : La dé-dollarisation et la fin de l’hégémonie financière et militaire des États-Unis. » Selon Hudson, « Ekaterinbourg pourrait devenir connu, non seulement comme le lieu du décès des tsars, mais aussi comme celui de l'empire étasunien. » Son article est intéressant à lire, avec l'inquiétant exposé de John Lanchester sur le système bancaire mondial, intitulé « C'est fini, » paru dans le numéro du 28 mai du London Review of Books.
« Ça signifie la fin du dollar, » m'a dit Hudson. « Ça veut dire que la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan, l'Iran, forment une zone financière et militaire pour faire sortir les États-Unis de l'Eurasie. La nature du déficit de la balance des paiements est essentiellement militaire. La moitié des dépenses discrétionnaires des États-Unis sont militaires. Le déficit se retrouve entre les mains de banques étrangères, des banques centrales. Elles n'ont pas d'autre choix que de recycler l'argent pour acheter la dette du gouvernement étasunien. Les pays asiatiques ont financé leur propre encerclement militaire. Ils ont été forcés d'accepter des dollars qui n'ont aucune chance d'être remboursés. Ils paient les États-Unis pour qu’ils les agressent. Ils veulent parvenir à se débarrasser de cela. »
La Chine, comme le souligne Hudson, est déjà parvenu à des accords commerciaux bilatéraux avec le Brésil et la Malaisie, pour libeller leur commerce en yuan de Chine plutôt qu’en dollar, euro ou livre. La Russie promet d’inaugurer le commerce en rouble et en monnaies locales. Le gouverneur de la banque centrale de Chine a ouvertement appelé à l'abandon de la monnaie de réserve dollar, suggérant d’utiliser à sa place les Droits de Tirages Spéciaux du Fonds monétaire international. Ce que sera le nouveau système demeure obscur, mais la chute du dollar a bel et bien commencé. L'objectif, selon les paroles du Président russe, est de construire un « ordre mondial multipolaire, » qui brisera la situation économique des États-Unis et, par extension, leur domination militaire. Tant qu’elle peut se défaire de ses devises étasuniennes, la Chine dépenses ses réserves de dollars avec frénésie, achetant des usines et des biens dans le monde entier. C'est pourquoi Aluminum Corp. de Chine a fait d’aussi grandes concessions lors de sa tentative ratée pour sauver ses 19,5 milliards de dollars dans l’alliance avec les entreprises minières de Rio Tinto en Australie. Elle a désespérément besoin de jeter ses dollars.
« La Chine tente de se débarrasser du maximum de dollars possible dans un échange de saloperies contre des ressources, » a dit Hudson. « Elle donnera ses dollars aux pays disposés à vendre leurs ressources, puisque les États-Unis refusent de vendre leurs industries de pointe, même Unocal, au péril jaune. Elle réalise que ces dollars seront sans valeur assez rapidement. »
Les architectes de ce nouvel échange mondial réalisent que s’ils torpillent le dollar des États-Unis, ils brisent aussi leur domination militaire. Nos dépenses militaires ne peuvent être soutenues sans le cycle de lourds emprunts. Le budget officiel de la défense des États-Unis pour l'année fiscale 2008 est de 623 milliards de dollars, avant d'ajouter des choses comme la recherche nucléaire. Selon la Central Intelligence Agency, le budget militaire national le plus proche est celui de la Chine, avec 65 milliards de dollars.
Il existe trois catégories de déficits de balance des paiements. Les États-Unis importent plus qu'ils n'exportent. C’est du négoce. Wall Street et les compagnies étasuniennes raflent des sociétés étrangères. C'est de la circulation de capitaux. Le troisième et plus important déficit de la balance des paiements au cours des 50 dernières années concerne les dépenses du Pentagone à l'étranger. Les dépenses militaires sont principalement responsable du déficit de la balance des paiements des cinq dernières décennies. Regardez la table cinq du rapport de la balance des paiements, publié dans le Survey of Current Business trimestriel, et vérifiez sous les dépenses militaires. Là vous pouvez voir le déficit.
Pour financer notre économie de guerre permanente, nous avons inondé le monde de dollars. Les bénéficiaires étrangers rapportent les dollars à leur banque centrale contre de la monnaie locale. Les banques centrales ont ensuite un problème. Si la banque centrale ne dépense pas l'argent aux États-Unis, le taux de change contre le dollar va monter. Cela pénalise les exportateurs. Ceci a permis aux États-Unis d'imprimer de l'argent sans restriction pour acheter des importations et des sociétés étrangères, financer l’expansion militaire et faire en sorte que les pays étrangers comme la Chine continuent à acheter des bons du Trésor. Ce cycle est désormais terminé. Dès que le dollar ne pourra plus inonder les banques centrales et que personne n’achètera de bons du trésor, notre empire s'effondrera. La débauche de dépenses de l'armée, environ 1 billion de dollars quand tout est compté, sera insoutenable.
« Nous devrons financer nos propres dépenses militaires, » a prévenu Hudson, « et la seule façon de le faire sera de réduire fortement le niveau des salaires. La guerre des classes sera de retour dans l'entreprise. La finance de Wall Street comprend cela. C'est pourquoi, dans une énorme arnaque, elle a donné à Bush et Obama ces 10 billions de dollars, pour qu'ils puissent avoir assez d'argent pour survivre. »
La démarche désespérée d’emprunter pour sortir de la débâcle financière a encouragé un niveau d'intervention étatique inédit depuis la Seconde Guerre Mondiale. Ça nous mène aussi en territoire inconnu.
« Nous avons dû en effet déclarer la guerre pour sortir du trou créé par notre système économique, » a écrit Lanchester dans le London Review of Books. « Il n’y a aucun modèle ou précédent à cela, et aucun moyen de débattre que c'est vraiment bon, parce que, dans tel ou tel modèle de capitalisme... il n'existe pas de modèle. Ce n'est pas censé marcher ainsi, et il n'y a pas de feuille de route pour ce qui s'est passé. »
Le coût de la vie quotidienne, de l'achat de nourriture, des soins médicaux, deviendra une difficulté pour tous, sauf pour quelques-uns quand le dollar plongera. Les États et les villes verront leur fonds de pension drainés et finalement coupés. Le gouvernement sera forcé de vendre les infrastructures, notamment les routes et les transports, à des sociétés privées. Nous serons de plus en plus ponctionnés par les services publics privatisés -- pensez à Enron --, par ceux qui étaient autrefois réglementés et subventionnés. L'immobilier commercial et privé aura une valeur inférieure, à la moitié de leur valeur actuelle. La valeur négative des capitaux propres sur les maisons, qui harcèle déjà 25 pour cent des foyers étasuniens, se développera jusqu’à inclure pratiquement tous les biens des propriétaires. Il sera difficile d'emprunter et impossible de vendre des biens immobiliers, sauf en acceptant d’énormes pertes. Bloc après bloc, il y aura des magasins vides et des maisons condamnées. Les saisies seront épidémiques. Il y aura de longues files devant la soupe populaire et beaucoup, beaucoup de sans-abri. Nos médias contrôlés, déjà rebattus et superficiels, feront des heures supplémentaires pour nous anesthésier avec des potins inutiles, des spectacles, du sexe, de la violence gratuite, de la peur et du bric-à-brac politique tape-à-l’œil. Les États-Unis seront composés d’un sous-prolétariat de dépossédés et d’une minuscule oligarchie qui entretiendra un système néo-féodal impitoyable et brutal pour sécuriser le parc à bétail. Ceux qui résistent seront réduits au silence, beaucoup par la force. Nous allons payerons un prix terrible, et nous le ferons bientôt, pour les méfaits grossiers du gratin au pouvoir.
Original : www.truthdig.com/report/print/20090614_the_american_empire_is_bankrupt/
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
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John Mearsheimer y voit clair. Et nous aussi.
Barack Obama peut-il faire avancer la paix
au Proche-Orient ?
Grand théoricien de l’école "réaliste" dans les relations internationales, John J. Mearsheimer a coécrit, avec Stephen M. Walt, Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine (1). Il est pessimiste sur la capacité de Barack Obama à imposer ses vues à Israël
John J. Mearsheimer, Professeur de science politique à l’université de Chicago
"Il ne fait pas de doute que l’administration Obama veut augmenter la pression sur Israël pour faire avancer le processus de paix. Je ne parle pas seulement d’arrêter la construction de colonies mais aussi de les démanteler pour créer un État palestinien en Cisjordanie et à Gaza. Jusque-là, Barack Obama a poursuivi une politique très intelligente. Reste à voir jusqu’où il pourra aller et s’il sera de taille à affronter le lobby pro- israélien dans son pays.
Depuis 1967, tous les présidents américains se sont opposés à la construction des colonies juives dans les Territoires occupés mais aucun d’entre eux n’a réussi à exercer une pression suffisante sur Israël pour l’arrêter et créer un État palestinien dans les Territoires occupés. La raison principale de cette impuissance, c’est le poids du lobby pro-israélien dans les relations entre les États-Unis et Israël.
Couper dans l’aide financière américaine
Une pression sérieuse sur Israël impliquerait de couper dans l’aide financière américaine qui s’élève à plus de trois milliards de dollars par an et de refuser de soutenir systématiquement Israël au Conseil de sécurité de l’ONU en opposant le veto américain aux résolutions condamnant Israël. La question clé pour l’avenir est de savoir si Barack Obama peut mobiliser un large soutien au sein de la communauté juive américaine en faveur d’une solution à deux États, une solution qui est dans l’intérêt d’Israël comme des États-Unis.
L’ancien premier ministre israélien Ehoud Olmert a affirmé que si Israël n’acceptait pas la solution à deux États, il finirait dans une situation d’apartheid similaire à celle de l’Afrique du Sud quand elle était dirigée par les Blancs, et que ce serait la fin de l’État hébreu parce qu’un tel État perdrait le soutien des États-Unis. Tout dépendra du rapport de force entre les extrémistes et les modérés à l’intérieur de la communauté juive américaine. Il ne faut pas sous-estimer l’opposition profonde des leaders du lobby pro-israélien, de même que celle de sa composante sioniste chrétienne, à toute concession territoriale aux Palestiniens.
Si ces éléments radicaux prévalent, Barack Obama ne pourra pas faire pression sur Israël. J’espère me tromper mais si j’avais à parier, je dirai que le lobby pro-israélien l’emportera, que la construction des colonies continuera et qu’Israël finira comme un État d’apartheid. Ce serait une tragédie."
Recueilli par François D’ALANÇON
(1) éd. La Découverte, 2009, 12 €.
Sources La Croix
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